Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 1er août 1785: Voyage sans retour pour Lapérouse

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yann sinclair

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MessageSujet: 1er août 1785: Voyage sans retour pour Lapérouse    Lun 31 Juil - 18:44





En juin 1785, Louis XVI lance une grande expédition autour du monde. Pour en assurer le commandement, il a l’homme de la situation : le capitaine de vaisseau Lapérouse.



Il lui reviendra, avec une équipe de savants, de compléter cartes et répertoires scientifiques, mais aussi d’ouvrir de nouvelles voies de commerce en Extrême-Orient. En ce jour, l’Astrolabe et la Boussole quittent donc Brest pour une navigation estimée à 4 années. Après le Chili, l’île de Pâques puis Hawaï, voici l’Alaska, où meurent 21 marins dans le naufrage de deux chaloupes.

L’expédition poursuit vers San Francisco, la Chine et les Philippines. Après avoir observé les côtes méconnues de la Corée, elle rejoint la péninsule russe du Kamtchatka. Près de 28 mois après le départ de Brest, il atteint avec soulagement Tutuila, île des Salomon, pour se ravitailler en eau. Mais l’opération coûte la vie à 12 marins, tués à coups de pierre ou de massue par les indigènes après que leurs chaloupes se soient échouées.

C’est donc démoralisée et affaiblie par les carences alimentaires que l’expédition parvient en Australie où elle découvre avec surprise une flotte anglaise à la recherche d’un endroit accueillant pour installer près de 700 forçats. Les Français en profitent pour confier quelques lettres à leurs « compatriotes européens » avant de quitter Botany Bay, le 10 mars 1788. Alors commence le mystère Lapérouse.

Les navires s'échouèrent à Vanikoro, ce qui mit un terme à l'expédition en 1788. Des survivants s'installèrent sur place avant de disparaître. Le sort de l'expédition demeurera mystérieux pendant plusieurs années. Il faut attendre 1826-1827 pour que le capitaine marchand Peter Dillon découvre les restes du naufrage à Vanikoro, Îles Santa Cruz (Îles Salomon), au nord du Vanuatu. Les recherches se poursuivent de nos jours pour éclaircir les circonstances de la perte de l’expédition Lapérouse, certainement victime d’un ouragan.

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pilayrou

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MessageSujet: Re: 1er août 1785: Voyage sans retour pour Lapérouse    Mar 1 Aoû - 8:18

Bonaparte avait postulé pour l'expédition. Il ne fut pas pris. Résultat : 2 millions de morts en Europe pour rien ! Sans compter qu'au bout du compte; par ricochets historiques; Hitler !!!!!!!!!!!!
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madame antoine

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MessageSujet: Re: 1er août 1785: Voyage sans retour pour Lapérouse    Mar 12 Sep - 8:54

Bonjour les Amis,

Il semblerait que du nouveau se dessine dans l'affaire Lapérouse.

Une énigme va peut-être trouver son épilogue. Celle de l’expédition La Pérouse – du nom du comte de La Pérouse qui en assurait le commandement -  considérée comme le plus grand voyage d’exploration scientifique jamais organisé par la France du XVIIIe siècle. Sa fin tragique en 1788 a durablement marqué les esprits, nul ne sachant réellement ce qu’il advint de Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse, et de son équipage après le naufrage des frégates l’"Astrolabe" et la "Boussole" sur les récifs de Vanikoro, dans l'archipel des Salomon (océan Pacifique). Comme le veut la légende, Louis XVI, personnellement impliqué dans l’aventure, se serait encore inquiété de leur sort à la veille de son exécution, en 1793…  Dans un article récemment publié dans la revue scientifique The Journal of Pacific History* , Garry Hitchcock raconte en effet avoir retrouvé des documents du XIXe siècle qui pourraient concerner les navigateurs français après le drame. Selon lui, certains de ceux qui auraient survécu au naufrage de Vanikoro seraient finalement parvenus à quitter l’île sur une embarcation de fortune à en croire un article de presse paru en 1818…. « Cette annonce est très intéressante et va beaucoup plus loin que ce que j'avais pu faire suite à mes découvertes dans cette île du Pacifique», reconnaît Jean-Christophe Galipaud, archéologue de l’IRD joint par Sciences et Avenir.


Le chantier de fouille de l'île de Vanikoro, en novembre 2000,
preuve de la présence de rescapés au naufrage des frégates de l'expédition La Pérouse.
© Pierre Larue/AFP


En 1999, ce chercheur avait en effet été le premier à avoir exhumé sur la plage du Paiou, à Vanikoro, les fondations d’un fortin contenant des vestiges provenant des deux navires de l’expédition. Dans ce « campement des Français », Jean-Christophe Galipaud avait recueilli des fragments d’instruments de mesure, un compas de proportion, des pierres à fusil, des balles de mousquets, de la porcelaine, des clous et des bouteilles. Autant de preuves matérielles qui mettaient ainsi un terme à deux siècles d'énigme. Des hommes avaient bien survécu aux naufrages. Par la suite, en 2004, les archéologues français du Drassm (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) avaient remonté de la dunette d’une des deux épaves (qu’il avait été impossible d’identifier tant elles étaient encroûtées dans le corail), un squelette humain.


Extrait du "Courrier de Madras" du 29 décembre 1818.
© Garry Hitchcock.


L’article de presse du « Courrier de Madras » daté de 1818 retrouvé par le chercheur australien « relate ainsi comment, en septembre de cette année-là, les navires « Claudine » et « Mary » qui voguaient depuis Sydney en direction de Calcutta, ont jeté l’ancre sur l’île Murray, dans l’archipel du détroit de Torres et porté secours à un marin indien, Shaik Jumaul, qui avait survécu à un naufrage, quatre ans plus tôt», écrit Garry Hitchcock. Au cours du voyage de rapatriement, alors qu’il répond aux questions de ses sauveteurs, le rescapé raconte qu’il a vu sur cette île des épées et des mousquets « fabriqués différemment de ceux des Anglais, en plus d’une montre en or et d’une boussole »…


Vue aérienne de l'île Murray, dans le détroit de Torres,
qui sépare le nord de l'Australie de l'île de Nouvelle-Guinée.
© Garry Hitchcock


Toujours selon ses dires, les habitants de l’île Murray, lui auraient expliqué que 30 ans plus tôt, une embarcation s’était échouée sur la Grande Barrière de Corail, à l’approche de l’île. Tous les hommes blancs du bateau avaient alors été tués par les insulaires, à l’exception d’un jeune garçon épargné, que ceux-ci auraient élevé… Pour le chercheur australien, ces détails coïncident avec les récits ancestraux de départ d’une embarcation de fortune avec des survivants de l’expédition La Pérouse, depuis Vanikoro…  « Avec ces révélations, une nouvelle piste est à suivre et peut-être des découvertes à faire dans l’île Murray », s’enthousiasme Jean-Christophe Galipaud.

L’expédition

Partie de Brest en août 1785, deux frégates – la Boussole et l’Astrolabe - commandées par François de Galaup de La Pérouse et son ami Fleuriot de Langle, devaient entamer un long périple de quatre ans au-delà du Cap Horn avec, à leur bord, des savants, des botanistes et des astronomes. Leur mission était de cartographier la Terre et d’explorer de nouvelles routes maritimes pour concurrencer les Anglais. L’époque étant aux ambitions et rivalités coloniales, ce voyage dans le Pacifique suivait les traces du célèbre explorateur James Cook, directeur des expéditions britanniques à partir de 1766. Arrivé au large de Botany Bay à Sydney (Australie) en 1788, La Pérouse explique dans un dernier courrier qu’il pensait quitter l’océan Pacifique par le détroit de Torres, pour être de retour en France en… 1789. Mais il disparut en mer avec ses navires. Plusieurs expéditions, parmi lesquelles celle de l’Amiral d’Entrecasteaux en 1791, ou de Dumont D’Urville vers 1827, furent lancées pour tenter de retrouver trace des 220 hommes d’équipage. En vain. Il faudra attendre 1964, pour que la Marine Nationale et l’Amiral de Brossard découvrent le navire de La Pérouse, et 1999 pour que des traces de quelques survivants soient retrouvées dans le lagon de l’île de Vanikoro par Jean-Christophe Galipaud et les plongeurs de l’Association Salomon.


Un graphomètre retrouvé dans les épaves de l'expédition La Pérouse,
au large de Vanikoro. © Pierre Larue/AFP


Vanikoro

C’est à Peter Dillon, navigateur irlandais, que l’on doit d’avoir découvert le premier les traces de l’expédition La Pérouse en 1826, en découvrant des objets d’origine européenne à Tikopia, dans les îles Salomon. Ils avaient été rapportés par des habitants d’une île voisine, Vanikoro. En s’y rendant en 1827, Dillon découvrit alors ce qui était arrivé aux deux navires de l’expédition L’Astrolabe et la Boussole.
https://www.sciencesetavenir.fr/

Bien à vous

madame antoine

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MessageSujet: Re: 1er août 1785: Voyage sans retour pour Lapérouse    

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