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 15 septembre 1736: Jean Sylvain Bailly

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yann sinclair

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MessageSujet: 15 septembre 1736: Jean Sylvain Bailly   Ven 15 Sep - 14:19


Jean Sylvain Bailly

astronome et homme politique français

maire de Paris de 1789 à 1791


Biographie

Famille

Jean-Sylvain Bailly est le petit-fils de Nicolas Bailly, peintre du roi et garde des tableaux de la Couronne, qui le destinait à la peinture. Nicolas Bailly est le fils de Jacques Bailly qui était aussi un peintre. Jean Sylvain Bailly préfère par-dessus tout l'astronomie.
Membre des académies

Il travaille d’abord pour le théâtre, mais lié à Lacaille, il s’intéresse très tôt à l’astronomie et fait construire un observatoire sur le toit du Louvre, à Paris. Proche des Philosophes, ses observations astronomiques lui valent son élection à l’Académie des sciences en 1763.
Son Histoire de l’Astronomie, œuvre littéraire autant que scientifique, lui ouvre les portes de l’Académie française, où il est élu membre en 1783, grâce à la persévérance de son ami Buffon et malgré l'opposition de d'Alembert.

Pendant la révolution, il aide Alexandre Lenoir à sauvegarder le patrimoine français

Membre aussi de la Société des amis de la constitution, Jean Sylvain Bailly est rédacteur avec Camus, Le Chapelier et Guillotin, du Cahier de doléances du Tiers état de Paris qui demande la démolition de La Bastille, puis il est élu le 12 mai 1789, 1er député du Tiers état de Paris aux États généraux.
Le 3 juin suivant, il est élu président du tiers état et, le 17 juin, président de l’Assemblée nationale (fonction qu'il occupera jusqu'au 3 juillet de cette année)

Le 20 juin, lors du serment du Jeu de Paume, il est le premier à prêter serment et, trois jours plus tard, lors de la séance où Louis XVI exige la dispersion de l’Assemblée, il refuse d’obtempérer et s'autoproclame Président de l'Assemblée nationale.

Maire de Paris

Le lendemain de l'assassinat de Jacques de Flesselles, il est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789 par l'acclamation d'une assemblée hétéroclite d'électeurs des soixante districts et de quelques députés de l'Assemblée nationale1. C'est à ce titre qu'il remet la cocarde tricolore au roi, lors de la visite que celui-ci rend à l’Hôtel de Ville, le 17 juillet.

Dans sa fonction de maire, il est le chef de la première Commune de Paris, et se trouve attaqué par Camille Desmoulins et Jean-Paul Marat, pour être trop conservateur. Il demeure à cette époque dans un hôtel particulier 8-12 rue Neuve des Capucines, mis à la disposition par la commune.


Fusillade du Champ-de-Mars


https://fr.wikipedia.org/wiki/Fusillade_du_Champ-de-Mars
Après l’évasion manquée des 20 et 21 juin 1791 de la famille royale, Bailly veut contenir l’agitation républicaine qui vise à obtenir la déchéance du roi et, à la demande de l’Assemblée, proclame la loi martiale. Le 17 juillet 1791 en sa présence, la garde nationale a tiré sur la foule des émeutiers. Sa popularité, restée jusque-là à peu près intacte, tombe au plus bas. Le 12 novembre, il démissionne de toutes ses fonctions politiques, et se retire à Nancy.

Condamnation

Il est mis en état d’arrestation en juillet 1793, alors qu’il se trouve à Melun, et placé en détention. Appelé à témoigner lors du procès de Marie-Antoinette, il refuse de le faire à charge et dépose en sa faveur, ce qui le conduit implicitement à sa perte.

Son procès est expédié par le Tribunal révolutionnaire du 9 au 10 novembre 1793, et la sentence exécutée le lendemain, après que la guillotine a été symboliquement transportée par les révolutionnaires de l’esplanade du Champ-de-Mars (à l’endroit même où les troupes de la Constituante avaient tiré sur les « Sans-Culotte » le 17 juillet 1791), et installée à l'extrémité gauche du champ de la Fédération, dans le fossé même qui entourait l'enceinte, car les révolutionnaires ne voulaient pas que le sang de Bailly soit mélangé à celui de leurs émeutiers morts au Champ-de-Mars. Comme les membres du condamné, glacés par la pluie et le froid, sont agités d’un tremblement involontaire, un spectateur lui dit:

Tu trembles, Bailly ?
Oui, répond le vieillard avec calme, mais c'est seulement de froid.

Bailly conduit à l'échafaud, Musée de la Préfecture de Police.

Une éloge funèbre lui est rendue en décembre 1794 par son ami, l'auteur libertin Simon-Pierre Mérard de Saint-Just (1747-1812)

Une plaque apposée sur l'immeuble au 2 avenue de La Bourdonnais marque l'emplacement de son exécution.

Son corps repose sous l'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou dans laquelle une plaque commémorative a été apposée le 23 novembre 1993.

Les académies étant supprimées, sa place à l'Académie française ne sera donnée à Emmanuel Joseph Sieyès qu'en 1803 lors de la création de la seconde classe de l’Institut de France.

C'est Arago qui prononce en 1844 son éloge à l’Académie des sciences.


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