Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 12 octobre 1793

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yann sinclair

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MessageSujet: 12 octobre 1793   Jeu 12 Oct - 10:13

Marie-Antoinette souffre du froid et de terribles hémorragies

Dès le jour tombé, elle met sa "camisole de nuit", que Rosalie lui a apportée toute brûlante de sa cuisine, et se couche..

LA jolie servante s'arrange pour faire traîner son "petit manage du soir" afin, nous dit-elle, que la reine soit un peu plus tard dans la solitude et l'obscurité

Enfin Rosalie s'en va et la cellule n'est plus &éclairée que par le réverbère de la cour des femmes

Marie-Antoinette met longtemps à se réchauffer

Elle a bien réclamé une couverture supplémentaire au concierge, mais sans succès

En transmettant la demande de l'Accusée, Bault s'était fait rabrouer par Fouquier-Tinville: "Qu'oses-tu demander là ? Tu mériterais d'être envoyé à la guillotine !

La prisonnière est couchée depuis deux heures, lorsque les deux portes de son cachot s'ouvrent avec fracas

un huissier et quatre gendarmes viennent la chercher pour être interrogée

La Reine, derrière son paravent, met rapidement sa robe noire, puis entourée de ses gardiens, précédée d'un guichetier portant un quinquet, elle quitte sa cellule, prend à gauche dans le couloir où brûle nuit et jour une lanterne, traverse les deux grilles du parloir (une vraie cage de ménagerie) et, par un perron de quelques marches, descend dans la cour des hommes, vide à cette heure tardive

Elle traverse tout le préau et s'engage dans l'escalier Bonbec

Les bottes de l'escorte résonnent dans l'étroit escalier de pierre

Arrivé au premier étage, le petit groupe suit un couloir tortueux, coupé de marches et débouche enfin dans l'ancienne Grand Chambre du Parlement, le "tabernacle" de l'ancien régime où Louis XVI avait tenu ses lits de justice, cette "basilique" dont un souverain disait: "En voyant de telles choses, on est fier d'être Roi de France !"

La vaste pièce porte maintenant le nom de Salle de la Liberté. Elle est devenue le siège du Tribunal révolutionnaire

Les tapisseries fleurdelysées ont disparu et le crucifiement d'Albert Dürer ou de Van Eyck (on ne sait plus au juste) a été remplacé par un tableau de papier peint reproduisant la Déclaration des droits de l'homme

Le bas-relief de Coustou, Louis XV entre la Vérité et la Justice, a fait place aux bustes de Marat, de Lepeletier et de Lucius Junius Brutus, un homme que tout le monde citait alors en exemple, car, afin de montrer son amour pour la république, il avait condamné à mort ses propres enfants, coupables d'avoir conspiré en faveur du rétablissement des Tarquins

On fait asseoir la Reine sur une banquette qui se trouve placée devant le bureau de Fouquier

Dans l'ombre, derrière la haute balustrade du public, on devine quelques visages de privilégiés invités par Fouquier

LA Reine entend des murmures et tourne le regard vers le fond de la salle, mais de ses yeux myopes elle ne distingue rien

La vaste pièce n'est éclairée que par deux bougies posées sur le bureau du greffier, le Marseillais Paris qui, pour sacrifier à la mode, se fait appeler Fabricius

La Grande Chambre semble un sépulcre et la Reine parle déjà d'elle au passé:

"Je m'appelais Marie-Antoinette de lorraine d'Autriche"

La question lui a été posée par le jeune président du Tribunal révolutionnaire Hermann, qui, avant de présider après-demain les débats, fait ce soir office de juge d'instruction et se tient seul à sa table

il affecte la plus grande sensibilité, mais, ami de Robespierre à qui il doit son avancement (il y a quatre mois il était encore président du Tribunal criminel d'Arras) c'est un homme tout dévoué aux ordres de son chef Fouquier-Tinville

L'Accusateur peut compter sur lui !

Il va droit au but:

"Vous avez eu, avant la Révolution, des rapport politiques avec le roi de Bohême et de Hongrie et, ces rapports étaient contraires aux intérêts de la France qui vous comblait de biens

La fille de Marie -Thérèse nie, bien sûr ...Mais c'est là un des points sur lesquels Marie-Antoinette est terriblement vulnérable

Comme Fouquier exulterait s'il pouvait sortir de son dossier cette lettre de Mercy vieille de 15 ans...Il y aurait un hic en face de chaque ligne !

"La Reine s'est mise en mesure d'amener le Roi à son sentiment et de l'opposer en quelque façon à ses propres ministres; elle mérite des félicitations "

Hermann sans tarder, va porter un nouveau coup:

"non contente de dilapider d'une manière effroyable les finances de la France, fruit des sueurs du peuple, pour vos plaisirs et vos intrigues...

Aucune preuve n'est apportée. Il eût pourtant suffi d'ouvrir quelques dossiers des dépenses de la Maison de la Reine ou de faire comparaître quelques témoins s'étant autrefois, à Fontainebleau, assis à la table de Pharaon

Cette absence de preuves permet à l'Accusateur de nier avec véhémence

"Jamais ! Je sais que trop souvent on s'est servi de ce moyen contre moi. J'aimais trop mon époux pour dilapider l'argent de mon pays !

Hermann poursuit:

"Depuis la Révolution, vous n'avez cessé un instant de manœuvrer chez les puissances étrangères et dans l'intérieur contre la liberté; lors même que nous n'avions encore que le simulacre de cette liberté que veut absolument le peuple français

"Depuis la Révolution je me suis interdit personnellement toute correspondance au-dehors, et je ne me suis jamais mêlée de l'intérieur

L'Accusée nie ce qui n'est un secret pour personne en France...

D'ailleurs, elle ne se sent nullement coupable: pour elle, il n'y a pas d’État, il n'existe que le Roi, c'est le fameux l’État, c'est moi ! de Louis XIV

Appeler au secours, demander à son frère de l'aider à recouvrer son trône, le supplier "de mettre un terme aux troubles de la Révolution", ainsi qu'elle le lui a demandé dès le 3 septembre 1791, n'est pas pour Marie-Antoinette faire acte d'Autrichienne

En s'adressant "aux ennemis de la Nation", loin de commettre un crime, elle sauvait l’État !

Marie-Antoinette va encore nier l'évidence

"N'avez-vous pas employé des agents secrets pour correspondre avec les puissances étrangères, notamment avec votre frère ?

"Jamais de la vie !"

Hermann peut s'écrier avec franchise:

" Votre réponse ne nous paraît pas exacte, car il est constaté qu'il existait au ci-devant château des Tuileries des conciliabules secrets et nocturnes que vous présidiez vous-même et dans lesquels on discutait, délibérait et arrêtait les réponses à faire aux puissances étrangères et aux Assemblées constituantes et législatives !

Elle nie ... Mais sait-elle que la République a trouvé dans l'armoire de fer des Tuileries des lettres de Barnave faisant allusion à sa correspondance, aux entrevues avec les Triumvirs et aux mémoires adressés à Bruxelles ?... Fort heureusement la pagaille est telle que Fouquier-Tinville n'est point parvenu à avoir communication des pièces

Hermann et tous les membres du Tribunal (et ils sont sincères !) approuvent le vote régicide de la Convention

louis XVI était coupable...coupable d'avoir soutenu les prêtres réfractaires, coupable d'avoir opposé son véto aux décrets, coupable (les rapports de Barnave l'ont prouvé à leurs yeux) d'avoir joué le "double jeu"

Prouver que la Reine a été la grande instigatrice de cette politique vacillante, la rend plus "criminelle" que son mari décrété "irresponsable"

Tel est l'un des buts de l'Accusateur

"C'est vous qui avez appris à Louis Capet cet art de profonde dissimulation avec laquelle il a trompé trop longtemps le bon peuple français, qui ne se doutait pas qu'on pût porter à un tel degré le scélératisme et la perfidie !

Faut-il rappeler cette lettre de la Reine à Mercy, en date du 26 août 1791: "Il ne s'agit pour nous que de les endormir et de leur donner confiance en nous, pour les mieux déjouer après" ?

Lorsque Hermann reproche à l'Accusée les conseils qu'elle donnait à Louis Capet, conseils qui étaient allés "jusqu'à des persécutions" pour que le Roi aille "se mettre à la tête des factieux ", comment ne pas penser à l'aveu de la Reine à Fersen, à cet "enfer" que leur intérieur était devenu, à ces "grands obstacles" qu'elle rencontrait pour faire aboutir ses vues et dont elle entretenait Mercy, à ces "grands combats" qu'il lui fallait "livrer" contre son mari trop hésitant et versatile ?

Ce n'est pas accuser la Reine que rappeler ces documents, c'est essayer d'expliquer, autrement que par la peur de la guillotine, le comportement des juges et des jurés qui vont envoyer cette femme à la mort, persuadés qu'ils font œuvre de justiciers

Comme semblant de preuve, Fouquier n'a que les documents concernant la fuite de juin 1791

"Vous avez ouvert les portes et fait sortir tout le monde; il ne reste aucun doute que c'est vous qui dirigiez louis Capet dans ses actions et qui l'avez déterminé à fuir

Elle répond avec raison:

"Je ne pense pas qu'une porte ouverte prouve qu'on dirige en général les actions de quelqu'un...

A-t-elle mis un peu d'ironie dans sa réponse ? Le Président s'exclame avec violence:

"Vous n'avez jamais cessé un moment de vouloir détruire la liberté; vous vouliez régner à quelque prix que ce fût, et remonter au trône sur les cadavres des patriotes

Toujours avec ironie, elle répond:

"Nous n'avions pas besoin de remonter sur le trône, nous y étions !

Et elle ajoute plus gravement:

"Nous n'avons jamais désiré que le bonheur de la France ! Qu'elle fût heureuse, mais qu'elle le soit, et nous seront toujours contents

La phrase est belle, mais permet à Hermann de remarquer que si la Reine avait désiré sincèrement ce "bonheur de la France", elle aurait empêché son frère de rompre le traité avec le Roi

il est alors facile à Marie-Antoinette de répondre "que c'est la France qui a déclaré la guerre ?"

Hermann le reconnaît

"mais l'Accusée ne doit pas ignorer que cette déclaration de guerre n'a eu lieu que par les intrigues d'une faction liberticide

"L'Assemblée législative a réitéré la demande de la déclaration de guerre et mon mari n'y a accédé que d'après l'aveu unanime de son Conseil

Hermann n'a pas été heureux et il préfère attaquer la malheureuse sur le terrain plus mouvant: le banquet des gardes du corps où l'on aurait "foulé aux pieds la cocarde tricolore pour arborer la cocarde blanche"

Là encore elle répond avec adresse:

"Cela n'a pu être que l'erreur de quelques uns... Mais il n'est pas à croire que des êtres aussi dévoués foulassent aux pieds et voulussent changer la marque que le Roi portait lui-me^me !

Sans transition, Hermann demande.:

"Quel intérêt mettez-vous aux armes de la République ?

"Le bonheur de la France est celui que je désire par-dessus tout

Maintenant les questions pleuvent:

"Pensez-vous que les rois soient nécessaires au bonheur du peuple?

"Un individu ne peut pas décider de cette chose !

"vous regrettez sans doute que votre fils ait perdu un trône sur lequel il eût pu monter, si le peuple, enfin éclairé sur ses droits, n'eût pas brisé ce trône?

"Je ne regretterai jamais rien pour mon fils quand son pays sera heureux

Dès que son fils est en cause, Marie-Antoinette trouve le mot juste

Aussi Hermann se hâte-t-il de changer de sujet:

"Quelle est votre opinion sur la journée du 10 août, où les Suisses, par l'ordre du maître du Château, ont tiré sur le peuple ?

"J'étais hors du château quand on a commencé à tirer? Je ne sais comment cela s'est passé. Je sais seulement que jamais l'ordre n'a été donné de tirer

Après quelques chausse-trapes sur le Temple et un long interrogatoire sur la conspiration de l’œillet, Hermann pose la dernière question:

"Avez-vous un Conseil?"

"Non, je ne connais personne

"Voulez-vous que le Tribunal en nomme un ou deux office?

"Je le veux bien

"D'après quoi, lui avons nommé d'office pour conseils et défenseurs officieux, les citoyens Tronson de Coudray et Chauveau-Lagarde"

Fabricius tend la plume à la Reine. Elle signe, puis Hermann, Fouquier et enfin le greffier apposent leur paraphe

Tandis que la prisonnière entourée de son escorte redescend à la Conciergerie, Fouquier s'enferme dans son bureau de la Tour de César et prépare l'acte d'accusation

Dès le début, il commet une erreur historique en voulant comparer Marie-Antoinette à Messaline, Frédégonde et Brunehaut qu'il qualifie de "reines de France"... Il écrit d'ailleurs Bruneau, puis sentant que la chose ne va pas il corrige en Brunechaut et, enfin il écrit Brunehault !

En parsemant son texte de quelques "fléau et sangsue des Français...féconde en intrigues criminelles...dilapidations excessives...vues perfides..." l'Accusateur reprend en les amplifiant toutes les questions posées à la Reine par Hermann

Bien entendu, il ne tient compte des réponses de l'Accusée qu'à propos d'un seul point concernant le voyage à Varennes:

"Que la veuve Capet, convient dans son interrogatoire que c'est elle qui a tout ménagé et tout préparé pour effectuer cette évasion, et que c'est elle qui a ouvert et fermé la porte de l'appartement par où tous les fugitifs ont passé "

A propos du 10 août, il prétend que Marie-Antoinette, la veille au soir, s'est rendue "dans la salle où les Suisses et autres à elle dévoués travaillaient à des cartouches; qu'en même temps qu'elle les encourageait à hâter la confection de ces cartouches, pour les exciter de plus en plus, elle a pris des cartouches et a mordu des balles (les expressions manquent pour rendre un trait aussi atroce); que le lendemain 10, il est notoire qu'elle a pressé et sollicité Louis Capet à aller dans les Tuileries vers 5 heures et demie du matin, passer la revue des véritables Suisses et d'autres scélérats qui en avaient pris l'habit et qu'à son retour elle lui a présenté un pistolet, en disant: "Voilà le moment de vous montrer" et que, sur son refus, elle l'a traité de lâche: que quoique dans son interrogatoire la veuve Capet ait persévéré à dénier qu'il ait été donné aucun ordre de tirer sur le peuple, la conduite qu'elle a tenue le 9, sa démarche dans la salle des Suisses, les conciliabules qui ont eu lieu toute la nuit, et auxquels elle a assisté, l'article du pistolet et son propos à Louis Capet, leur retraite subite des Tuileries, et les coups de fusils tirés au moment même de leur entrée dans la salle de l'Assemblée législative; toutes ces circonstances réunies ne permettent pas de douter qu'il n'ait été convenu, dans le conciliabule qui a eu lieu toute la nuit, qu'il fallait tirer sur le peuple et que Louis Capet et Marie-Antoinette, qui était la grande directrice de cette conspiration, n'ait elle-même donné l'ordre de tirer"

Fouquier en arrive à un point grave, si grave même, qu'il sera inutile de cherche autre chose si l'Accusateur parvenait à en faire la preuve:

"Que c'est par ses manœuvres et ses intrigues, toujours funestes à la France, que s'est opérée la première retraite des Français du territoire de la Belgique. Que c'est la veuve Capet qui a fait parvenir aux puissances étrangères les plans de campagne et d'attaque qui étaient convenus dans le Conseil, de manière que par cette double trahison les ennemis étaient toujours instruits à l'avance des mouvements que devaient faire les armées de la République d'où suit la conséquence que la veuve Capet est l'auteur des revers qu'ont éprouvés, en différents temps, les armées françaises"

Avant de terminer, l'Accusateur ose se servir de la machination d'Hébert: "Qu'enfin, la veuve Capet, est si perverse et si familière avec tous les crimes, qu'oubliant sa qualité de mère et la démarcation prescrite par les lois de la nature, elle n'a pas craint de se livrer avec louis-Charles Capet, son fils, et de l'aveu de ce dernier, é des indécences dont l'idée et le nom seul font frémir d'horreur"

En renversant cette poubelle en plein prétoire et en rapportant des détails devant lesquels reculait l'auteur du plus bas mélodrame (la Reine traitant louis XVI de lâche ou mordant des balles la veille du 10 août) Fouquier pense impressionner favorablement les jurés

Les jurés!

Il les a choisis minutieusement. D'abord les purs: le chirurgien pyrénéen Soubervieille, l'imprimeur Nicolas, tous deux amis de Robespierre, l'ex-procureur Thoumin, le commissaire-priseur Besnard et le ci-devant marquis Antonelle, ancien député des Bouches-du-Rhône à l'Assemblée législative. Fouquier est aussi sûr d'eux que de lui-même. Les autres sont des hommes assez frustres, les formules toutes faites leur plaisent et ils croient aux énormités: le perruquier Ganney, le sabotier Desboisseaux, la cafetier Chrétien, le chapelier Baron, le musicien Lumière, un certain Fievé, deux menuisiers: Devèse et Trinchard, ce dernier ancien dragon dans le régiment de Bourbon.

Dès le lendemain matin l'Accusateur les fera prévenir

Ce même soir, Fersen écrivait dans son journal:

"Les nouvelles de la Reine sont un peu plus rassurantes. L'Accusateur public se plaint de ne pas avoir les pièces, on décrète de les lui donner, c'est du mins un retard"

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spa monopole

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MessageSujet: Re: 12 octobre 1793   Jeu 12 Oct - 12:11

Trop émouvant... Sad Sad
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le beau lauzun

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MessageSujet: Re: 12 octobre 1793   Jeu 12 Oct - 12:13

Yann Sinclair a écrit:
Les jurés!

Il les a choisis minutieusement. D'abord les purs: le chirurgien pyrénéen Soubervieille,

Le gars dont nous a parlé Namtar ?? Suspect
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PierrotLeFou

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MessageSujet: Re: 12 octobre 1793   Jeu 12 Oct - 12:16

yann sinclair a écrit:
Ce même soir, Fersen écrivait dans son journal:

"Les nouvelles de la Reine sont un peu plus rassurantes. L'Accusateur public se plaint de ne pas avoir les pièces, on décrète de les lui donner, c'est du mins un retard"

Pauvre Fersen. Il aura été à côté de la plaque du début à la fin ! Rolling Eyes

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PierrotLeFou

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MessageSujet: Re: 12 octobre 1793   Jeu 12 Oct - 12:17

le beau lauzun a écrit:
Yann Sinclair a écrit:
Les jurés!

Il les a choisis minutieusement. D'abord les purs: le chirurgien pyrénéen Soubervieille,

Le gars dont nous a parlé Namtar ?? Suspect

Késako ?

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Lady Marmelade

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MessageSujet: Re: 12 octobre 1793   Jeu 12 Oct - 13:17

PierrotLeFou a écrit:
yann sinclair a écrit:
 Ce même soir, Fersen écrivait dans son journal:

"Les nouvelles de la Reine sont un peu plus rassurantes. L'Accusateur public se plaint de ne pas avoir les pièces, on décrète de les lui donner, c'est du mins un retard"

Pauvre Fersen. Il aura été à côté de la plaque du début à la fin ! Rolling Eyes

Encore cette injustice crasse envers mon cher Axel !!!!!! Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes

Il sentait tout , était au fait de tout , brillant esprit qu ' il était . Et , surtout , épris d'amour pour SA Reine , sa seule et unique raison de vivre .

.

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MessageSujet: Re: 12 octobre 1793   

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