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 21 novembre 1781: Décès de Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas

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yann sinclair

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MessageSujet: 21 novembre 1781: Décès de Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas   Mer 25 Oct - 16:12



Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas (v. 1730) atelier de L-M Van Loo
Mort de Maurepas

Jean-Frédéric Phélypeaux

comte de Maurepas et de Pontchartrain


Grand Trésorier de l'Ordre du Saint-Esprit
Greffier de l'Ordre du Saint-Esprit
Homme politique français
Ministre de la Marine de Louis XV
Secrétaire d’État de la Maison du roi (1718-1749)
Il fut secrétaire d'État à la Marine de Louis XV de 1723 à 1749
Ministre d'État de Louis XVI
Premier ministre (1774-1781)

Membre de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres (membre honoraire, 1736)
Membre de l'Académie royale des Sciences (membre honoraire, 16 avril 1725)

Né à Versailles le 9 juillet 1701
Mort le 21 novembre 1781 à Versailles à l'âge de 80 ans
Inhumé - sépulture familiale, Saint Germain l'Auxerrois à Paris

Parents

   Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_Ph%C3%A9lypeaux_de_Pontchartrain Prévôt de l'Ordre du Saint-Esprit. Secrétaire d'État à la Marine (1699-1715), Secrétaire d'Etat de la Maison du roi (1699-1715) Né en mars 1674 - Décédé le 8 février 1747 à Saint Roch à Paris à l'âge de 72 ans. (Louis XIV refusa son alliance avec Marie Geneviève Henriette Gertrude de Bourbon Melle de Malauze car elle portait les armes de Bourbon et il ne souhaitait point voir les armes de Pontchartrain cotoyer celles des Bourbons)

  Christine Eléonore de La Rochefoucauld. Née en 1681 - Décédée le 23 juin 1708 à l'âge de 27 ans des suites malheureux de cet accouchement difficile. Inhumée en 1713 à Paris (Saint-Germain-l'Auxerrois) (Son corps fut ramené à la sépulture des Phélypeaux à st Germain l'Auxerrois en 1713)


   Marié le 29 mars 1718 avec Marie Jeanne Phélypeaux 1704-1793

   1731: Témoin au mariage de Pierre Charles Félix 1703-1780 et de Marie Anne Mercier 1706-1786
   1735: Témoin au mariage de Daniel-Henry de Besset, seigneur de la Chapelle Milon + et de Elisabeth Marguerite de Guiry +1753

Après une longue disgrâce, il devint ministre d'État à l'avènement de Louis XVI en 1774 jusqu'à sa mort en 1781


Biographie
Maurepas était doué d'une intelligence vive et d'une grande finesse, mais il était frivole et égoïste, ainsi que le note par exemple Mme de Tencin. Ironique, mordant, sarcastique, voire facétieux, « il n'était pas ce que l'on appelle méchant », écrit le baron de Besenval, mais il ne résistait jamais au plaisir d'un bon mot. De figure banale et de petite taille, il essayait de compenser la médiocrité de son physique par le soin de sa mise et une affectation de raideur et de gravité. S'il n'était pas très cultivé, il était doué d'une mémoire prodigieuse et d'un véritable talent pour la conversation. Intuitif, d'après l'abbé de Véri « son jugement sur les hommes était rarement mis en défaut », mais il lui manquait souvent de s'y tenir lui-même.

Secrétaire d'État de Louis XV (1718-1748): un ministre de la marine efficace

Fils de Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain, secrétaire d'État à la Marine et à la Maison du Roi, Maurepas, âgé de seulement quatorze ans et demi succéda, dans la seconde de ces charges à son père, que l'on avait fait démissionner en sa faveur pour s'en débarrasser. Le marquis de La Vrillière se chargea de gérer le département tout en faisant l'éducation du jeune homme, qui devint en outre son gendre en épousant le 19 mars 1718 sa fille Marie-Jeanne Phélypeaux de La Vrillière (1704-1793).

Parade navale organisée par Maurepas. Maurepas fut un très habile ministre de la Marine, de 1723 à 1749

Maurepas prit en définitive ses fonctions à la Maison du Roi, avec supervision des affaires du Clergé et de Paris en 1718, à l'âge de dix-sept ans. Il devint également secrétaire d'État de la Marine le 16 août 1723, à la place de Fleuriau de Morville, nommé aux Affaires étrangères en remplacement du cardinal Dubois qui venait de mourir. Il le resta jusqu'au 23 avril 1749. C'est durant cette fonction de secrétaire d'État à la Marine qu'un fort français de la Nouvelle-France fut nommé en son honneur, le Fort Saint Frédéric. Il utilisa le négociant Vincent de Gournay, en pleine guerre pour faire de l'espionnage en Angleterre, en Hollande et dans les États allemands.

Authentiquement intéressé par les questions scientifiques, ami du malouin Maupertuis, il l'envoya en Laponie faire une série de relevés et d'études. Il fit travailler les meilleurs esprits pour améliorer les techniques de navigation et de construction navale. Il fut un ministre de la marine discret mais très efficace, battant des records de longévité. C'est avec beaucoup de talent qu'il utilise des crédits insuffisants pour moderniser la Marine royale des années 1730-1740. Il visite les ports, rencontre les constructeurs et favorise l'émergence de nouvelles techniques de construction. Il fait remonter peu à peu les effectifs des vaisseaux et des frégates, restés longtemps à un très bas niveau (depuis 1708) à cause de la grave crise financière de la fin du règne de Louis XIV. C'est à lui que l'on doit l'apparition des vaisseaux de 74 canons qui surprennent la Royal Navy par leur puissance de feu et leur manœuvrabilité pendant la guerre de Succession d'Autriche (1741-1748).

Protection du commerce. C'est la mission essentielle que Maurepas a fixé à la Marine royale. Les vaisseaux ont ordre de se sacrifier en cas d'attaque de la Royal Navy pour sauver le convoi marchand, tactique qui réussit jusqu'en 1747
Maurepas gère au mieux la marine pendant ce conflit alors que la Royal Navy garde malgré tout un fort avantage en nombre d'unité, de presque 2 pour 1. Le début de la guerre est marqué par une défaite française : la prise de la forteresse de Louisbourg en 1745 qui défend l'entrée du Saint-Laurent et du Canada. La place s'est laissée surprendre par un débarquement improvisé. Maurepas décide aussitôt d’envoyer une puissante escadre reprendre Louisbourg : 55 (ou 60) bâtiments portant 3 500 hommes de troupe escortés par 10 vaisseaux, 3 frégates et 3 navires à bombarde, commandés par le duc d'Anville. Le plan, très ambitieux, prévoit aussi de reprendre Port-Royal, l'ancienne capitale de l'Acadie devenue Annapolis et rien moins que la destruction de la ville de Boston (!) Mais l’expédition se traîne dans une interminable traversée de l’Atlantique (du 22 juin au 12 septembre 1746) où elle est bousculée par une terrible tempête lorsqu'elle arrive sur place. Elle tourne ensuite à la catastrophe sanitaire. Le scorbut, puis une toxicose liée à la mauvaise qualité des vivres se déclare et décime les équipages. 800 soldats et 1 500 matelots décèdent en quelques jours. D’Anville, emporté par une crise d’apoplexie s'écroule sur le gaillard d'arrière de son vaisseau. La Jonquière qui reprend le commandement fait une ultime tentative avec quatre vaisseaux et ce qui reste du convoi contre la ville d'Annapolis. Mais la tempête s'en mêle à nouveau alors que l'épidémie poursuit ses ravages. La Jonquière décide de rentrer. Les vaisseaux, réduits à l'état d'hôpitaux flottants rentrent en ordre dispersé. L'escadre a été vaincue par la maladie sans même avoir rencontré l'ennemi. Louisbourg restera entre les mains des Anglais jusqu’à la fin de la guerre et sera échangée contre Madras, grosse place anglaise en Inde dont les Français de Dupleix se sont emparés. Cet échec ne doit pas faire oublier la très bonne tenue de la marine pour maintenir ouvertes les routes commerciales.

Lors de ce conflit Maurepas organise de grands convois marchands escortés par la marine royale pour protéger ceux-ci des attaques anglaises. La réussite de cette tactique assure le maintien du commerce colonial français et les chambres de commerce félicitent même les capitaines français pour leur efficacité. Ces missions obscures, oubliées pendant longtemps des historiens assurent tant bien que mal la liberté des mers pour les Français. Il faut attendre 1747, pour que la Royal Navy tirant l'expérience de ses échecs, réussisse à reprendre le dessus lors des terribles batailles du cap Ortegal (mai 1747) et du cap Finisterre (octobre 1747). Mais la paix, signée l'année suivante assure le succès global de la marine royale qui a su résister pendant l'essentiel de la guerre à la pression anglaise. Notons que la Royal Navy, surprise par la qualité des vaisseaux français, intègre immédiatement dans ses rangs les unités qu'elle a capturées lors des batailles de 1747 et se met aussi à les copier. Le renvoi de Maurepas en 1749 à la suite d'une cabale de Cour apparait comme une lourde perte pour la marine.

Il fut aussi un membre très influent de la haute noblesse franc-maçonne. Sa carrière fut surtout marquée par ses démêlés avec les maîtresses du Roi, placées par Mme de Tencin qui, pour des raisons politiques, le détestait également:

   « C’est un homme faux, jaloux de tout, qui, n’ayant que de très petits moyens pour être en place, veut miner tout ce qui est autour de lui, pour n’avoir pas de rivaux à craindre. Il voudrait que ses collègues fussent encore plus ineptes que lui, pour paraître quelque chose. C’est un poltron, qui croit qu’il va toujours tout tuer, et qui s’enfuit en voyant l’ombre d’un homme qui veut résister. Il ne fait peur qu’à de petits enfants. De même Maurepas ne sera un grand homme qu’avec des nains, et croit qu’un bon mot ou qu’une épigramme ridicule vaut mieux qu’un plan de guerre ou de pacification. Dieu veuille qu’il ne reste plus longtemps en place pour nos intérêts et ceux de la France »
— Mme de Tencin, lettre au duc de Richelieu, 1er août 1743

Mme de Châteauroux le détestait également et l'appelait le « comte de Faquinet ». Tombé malade à Metz, Louis XV l'avait renvoyée dans un accès de dévotion, mais il renoua avec elle une fois rétabli et ce fut Maurepas qui fut chargé de lui apporter la lettre du Roi qui le lui annonçait. La duchesse se proposait de le faire renvoyer sans tarder, mais elle n'en eut pas le loisir car elle mourut peu après le 8 décembre 1744, coïncidence qui amena certains à parler — quoique ce fût bien invraisemblable — de poison.

Avec Mme de Pompadour, les difficultés vinrent du tempérament facétieux de Maurepas, qui le poussait à répéter les libelles répandus contre la favorite. Chargé d'en poursuivre les auteurs, on l'accusait de ne les rechercher qu'avec peu de zèle, voire d'être l'auteur de certaines chansons.

La disgrâce (1749-1774)

L'une de ces accusations parut plus sérieuse que les autres: Maurepas fut disgracié en 1749 et exilé à quarante lieues (environ 160 km) de Paris.

Il choisit d'abord Bourges, dont le cardinal archevêque, Mgr de La Rochefoucauld, était son cousin, logeant dans un petit pavillon dépendant du palais archiépiscopal. C'est là qu'il se lia avec l'abbé de Véri, alors grand vicaire. Puis, en 1752, il reçut l'autorisation de s'installer dans son château de Pontchartrain. Enfin, l'exil ayant été commué, en 1756, en une simple interdiction de paraître à la Cour, il se partagea entre cette campagne et Paris.

« Le poste de ministre exilé », écrit Edgar Faure, « était celui où Maurepas pouvait le mieux déployer ses qualités chatoyantes. Il y fit longue et brillante carrière. » Doté d'une grande fortune, sachant recevoir agréablement, le comte et la comtesse de Maurepas recevaient, dans leur exil, de nombreuses visites. Maurepas entretenait une abondante correspondance avec le personnel politique, les savants et les hommes de lettres, qui le consultaient sur toutes les affaires importantes du temps.

Ministre d'État de Louis XVI (1774-1781)


Vingt-cinq ans plus tard, dès son avènement (mai 1774), Louis XVI nomme Maurepas ministre d'État. Il ne fut pas nommé principal ministre en titre, mais il eut la préséance dans le Conseil. Lui-même se présentait comme le Mentor du jeune roi. « Le comte de Maurepas », note le prince de Montbarrey, « le premier quart d'heure de son installation, eut l'air d'occuper une place qu'il n'avait jamais quittée. »

L'historien Jean-Christian Petitfils (biographies Louis XV et Louis XVI) décrit l'action de Maurepas comme un règlement de comptes avec Louis XV. La vindicte de Maurepas fait chuter le triumvirat impopulaire, légué par feu le roi, composé du chancelier Maupeou, du contrôleur général Terray et du secrétaire d'État d'Aiguillon (un de ses neveux7), qui, depuis trois ans, travaillaient, non sans succès, au rétablissement des finances, et du pouvoir royal (l'action diplomatique du duc d'Aiguillon, ministre des Affaires étrangères du 6 juin 1771 au 2 juin 1774; est elle, plus sujette à caution, pendant le premier partage de la Pologne en 1772). Maurepas fit nommer Turgot aux finances, le très populaire Malesherbes, à la Maison du Roi et Vergennes, aux Affaires étrangères.

Il commit l'erreur de rappeler les Parlements, qui avaient été suspendus par Maupeou en 1771, remettant en selle le pire ennemi du pouvoir royal. Jaloux de son ascendant sur Louis XVI, il intrigua contre Turgot dont la disgrâce en 1776 fut suivie après six mois de troubles par la nomination de Necker.
En 1781, Maurepas se détourna de Necker comme il s'était détourné de Turgot.

Il mourut à Versailles le 21 novembre 1781 âgé de 80 ans. Son héritière universelle fut Adélaïde-Diane-Hortense Mancini-Mazarini (1742-1808), duchesse de Brissac par son mariage avec Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, fille d'Hélène-Angélique Phélipeaux de Pontchartrain (1715-1782)

Second étage
- Aile centrale
- Appartement Maurepas



Appartement Maurepas



Second étage
- Aile centrale
- Appartement Maurepas
- 33 Ancienne chambre de Monsieur











Hyacinthe Collin de Vermont (1693-1761), peintre. Huile sur toile de Roslin Alexandre (1718-1793). Date de création: 1753. Hauteur: 1.28 m. Largeur: 0.98 m


Charles Amédée Van Loo (1718-1795), peintre. Huile sur toile de Labille-Guiard Adélaïde (1749-1803). Date de création1785. Hauteur: 1.3 m. Largeur: 0.975 m

Louis-Claude Vassé, sculpteur (1716-1772). Huile sur toile d'Aubry Etienne (1745-1781). Date de création : 1771. Hauteur: 1.29 m. Largeur: 0.969 m


Carle Van Loo (1705-1765), peintre. Huile sur toile de Le Sueur Pierre (vers 1724-1786). Hauteur: 1.29


Second étage
- Aile centrale
- Appartement Maurepas
- 37 Chambre de Madame










Second étage
- Aile centrale
- Appartement Maurepas
- 38 Couloir garde-robe







Vue de Paris, prise du pont Neuf. Huile sur toile de Demachy Pierre-Antoine (1723-1807). Date de création 1783

Portrait de Carle Van Loo, peintre (1705-1765)- en 1764. Huile sur toile de Van Loo Louis Michel (1707-1771). Date de création:1764. Hauteur: 0.76 m. Largeur: 0.62 m

Second étage
- Aile centrale
- Appartement Maurepas
- 39 Grand cabinet













40 Ver


Michel-François Dandré Bardon. Huile sur toile de Roslin, Alexandre
Date de création: 1701-1800. Cadre: 107 x 90 x 9 cm. Œuvre : 83,4 x 67,1 cm

François Boucher 1703-1770. Huile sur toile de Roslin, Alexandre. Date de création: 1760. Forme ovale: 64,5 x 53,5 cm cadre ovale: 84 x 73 x 8,5 cm. Morceau de réception à l'Académie de peinture, 1761; Salon de 1761, n°72; acquis de M. Saint pour 100 francs, 1841; entré au musée de Versailles, 10 mai 1888; exposé dans les salles du XVIIe siècle en 1969; restauration, 2008.



Joseph-Charles Roëttiers. Huile sur toile de Vallayer-Coster, Anne. Date de création: 1701-1800
Forme ovale: 64,5 x 54,5 cm cadre: 78,5 x 68 x 5 cm



Joseph-Marie Vien. Huile sur toile de Roslin, Alexandre. Date de création: 1701-1800. Forme ovale: 50,5 x 38,5 cm cadre: 64,5 x 55 x 5,5 cm. Don de M. G.E. Coubard au Louvre en 1864; dépôt du Louvre à Versailles en 1922.



Joseph-Marie Ven. Née Reboul. Huile sur toile de Roslin, Alexandre. Date de création: 1701-1800. Dimensions : 50,8 x 38,5 cm cadre : 64,5 x 55 x 6 cm. Don de M. G.E.Coubard au Louvre en 1864; dépôt du Louvre à Versailles en 1922.Roslin, Alexandre



Fauteuil de Boulard, Jean-Baptiste en hêtre mouluré et peint, velours. Date de création: vers 1760. Dimensions: 85 x 56,7 x 62 cm. Achat, 1963. Ce fauteuil en cabriolet (à dossier creux) fait partie d'un ensemble comportant huit fauteuils à la reine, quatre fauteuils en cabriolet, six chaises à la reine dont deux avec entretoise, un écran et un canapé. Bien que participant du même esprit, chaque série à l'intérieur de cet ensemble de sièges comporte des petites différences ornementales avec les autres, tendant à prouver que tous ces sièges durent être réunis dans un second temps. Jean-Baptiste Boulard est reçu maître menuisier en 1755, mais il ne commence à travailler pour le Garde-Meuble de la Couronne qu'en 1778, continue en 1779, puis cesse jusqu'en 1782, avant de reprendre sans interruption jusqu'en 1792. Nos sièges peuvent être datés vers 1760 ; ils n'ont donc pas été commandés à Boulard directement par le Garde-Meuble, mais ont été achetés, très certainement en plusieurs lots, par la boutique du château de Versailles, soit chez un marchand tapissier, soit dans le magasin de Boulard, et furent en tout cas destinés à meubler des appartements courants. Contrairement aux apparences, ces sièges, qu'on qualifie de « simplement moulurés », étaient toujours d'une exécution difficile, car aucune sculpture ne pouvait rattraper une éventuelle maladresse dans la ligne. Avec cette moulure large et ondulante et ce dossier arrondi, sans épaulement, nos sièges sont bien typiques du début des années 1760, lorsque les menuisiers et ornemanistes adoptaient les formes épurées du classicisme ambiant. Il faut juste attendre quelques années pour que la console d'accotoir revienne à l'aplomb du pied antérieur.




Ecran en hêtre mouluré et peint, velours, bronze doré de Boulard, Jean-Baptiste. Date de création: vers 1760. Dimensions: 99,3 x 66,3 x 40,8 cm. D'un ensemble comportant un canapé huit fauteuils à la reine quatre fauteuils en cabriolet, quatre chaises à la reine, deux chaises à la reine avec entretoise. Achat, 1963.





Second étage
- Aile centrale
- Appartement Maurepas
-40 Verrière escalier Louis Philippe



Second étage
- Aile centrale
- Appartement Maurepas
- 41 Antichambre ou salle à manger










Portrait allégorique du roi Louis XV représenté par les vertus – 1762.Huile sur toile de Van Loo Charles Amédée Philippe (1719-1795). Ce tableau est une anamorphose, le visage de Louis XV se trouvant dispersé "façon puzzle" dans le tableau. Les éléments sont disposés en cercle. Hauteur: 0.67 m. Largeur: 0.56 m




Claude-Louis-Robert (1707-1778), comte de Saint-Germain Secrétaire d'Etat au département de la Guerre en 1775. Huile sur toile de Taillasson Jean-Joseph (1745-1809). Date de création1777. Hauteur: 0.9 m. Largeur: 0.715

René-Augustin de Maupeou (1714-1792), chancelier de France. Huile sur toile de Lacour Pierre (le Père) (1745-1814). Hauteur: 1.33 m. Largeur: 1.02 m

Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny (1727-1781), directeur général des bâtiments de France. Huile sur toile de Roslin Alexandre (1718-1793). Date de création:1764
Hauteur: 1.26 m. Largeur: 1.12 m

Marc-Pierre de Voyer de Paulmy, comte d'Argenson, ministre de la guerre (1696-1764)
Huile sur toile de l'atelier Nattier Jean-Marc (1685-1766). Hauteur: 0.92 m. Largeur: 0.72 m


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Charlotte

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MessageSujet: Re: 21 novembre 1781: Décès de Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas   Dim 14 Jan - 18:50

Ce décès narré par Bachaumont -

22 novembre 1781.— M. le comte de Maurepas est mort hier au soir sur les onze heures. Lorsqu'on en vint porter la nouvelle au Roi, Sa Majesté se couchait. M. le duc d'Estissac, grand maître de sa garde-robe, intime ami du défunt, me put s'empêcher de se livrer à une exclamation vive, dont il s'excusa auprès du Roi qui lui dit : « Si vous faites une grande perte, j'en fais une bien plus grande. » Le Roi devait aller aujourd'hui à Brunoy où Monsieur avait fait préparer une fête pour recevoir son auguste frère. Sa Majesté lui a fait dire qu'elle m'irait pas le voir ce jour-ci; elle n'a point chassé, et elle est dans une douleur profonde. Sa Majesté a ce matin envoyé complimenter madame de Maurepas, qui lui a répondu qu'elle faisait une perte irréparable, celle d'un mari avec qui elle avait vécu cinquante-cinq ans sans s'être quittés d'un jour ; qu'il lui laissait une fortune considérable , mais que rien ne pouvait adoucir sa douleur que les bontés de Sa Majesté. Comme M. le comte de Maurepas était logé au château d'où l'on expulse les morts dès le premier instant, Madame de Maurepas avait prévenu le Roi et avait demandé un répit de six heures qui lui avait été accordé; en même temps ne pouvant se dissimuler la fin prochaine de son mari, elle avait donné ordre qu'on tînt à l'Ermitage un appartement bien chaud et un lit tout prêt à être bassiné et à recevoir le cadavre lorsqu'il arriverait : en effet, il a été transporté dans sa robe de chambre et en chaise à porteurs ; et, tout ce cérémonial rempli, la comtesse est partie vers les onze heures du matin aujourd'hui, pour se rendre à Paris. L'Ermitage est un château de plaisance bâti dans le parc de Versailles pour madame de Pompadour et que Louis XVI a donné à vie au comte et à la comtesse de Maurepas. Le corps doit être présenté demain à Notre Dame de Versailles, sa paroisse, et transféré de là dans un corbillard à Saint-Germain-l'Auxerrois, où est la sépulture des Pontchartrain. Comme tout le monde ne regrette pas la perte de ce ministre, dès aujourd'hui il a couru dans Versailles et à Paris le distique suivant :

O France, applaudis-toi, triomphe de ton sort,
Un Dauphin vient de naître, et Maurepas est mort.

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MessageSujet: Re: 21 novembre 1781: Décès de Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas   Dim 14 Jan - 18:51

Triste coïncidence, c'est vrai. Surprised

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MessageSujet: Re: 21 novembre 1781: Décès de Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas   

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21 novembre 1781: Décès de Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas
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