Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Chantilly

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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:01

Et dans ce même cabinet, une heureuse surprise ! Notre guide aurait pu tout de même en toucher deux mots au lieu de nous faire une visite au pas de charge !







Fin de la visite après ce clou du spectacle !
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:03

Le tombeau du Grand Condé.









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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:05

olivia a écrit:
Et dans ce même cabinet, une heureuse surprise ! Notre guide aurait pu tout de même en toucher deux mots au lieu de nous faire une visite au pas de charge !

Je ne parle même pas de certaines expressions légèrement modernes ou "jeun's" Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:08

olivia a écrit:
Les célèbres singeries

..... ce que j'ai préféré ( drunken ) avec la petite mosaïque représentant l'enlèvement d'Europe !
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:09

Une petite pratique pour les élèves retords. pour nos ami(e)s de l'éducation Nationale

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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:20







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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:21

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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:23

A nouveau trois pas outside !



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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:27

Eh hop

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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 0:41

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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 9:30

Ça me donne envie d'y retourner... drunken drunken drunken
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 10:08

Quand je dis que le hameau de Chantilly n'est pas beau , je pense moins réussi que celui de Trianon ; on dirait des préfabriqués ( fabriques )
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 10:11

Magnifique !!
Voilà ce que c’est que d’être accompagné des photographes du Boudoir : on n’a plus qu’à copier/coller les images. Embarassed

Merci pour ces belles photos (le petit oiseau de la Singerie, l’arbre du parc en feu... ) ; et merci pour cette belle journée et sympathique soirée.
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 10:18

Autre chose, l’expo sur les objets de Chine ou du Japon, et les chinoiseries de Chantilly, était bien décevante ! Shocked
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 10:36

Cher comte, savez-vous si les restes du grand Condé se trouvent encore dans son tombeau ?
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 14:18

Le Grand Condé a terminé sa vie à Chantilly mais à été inhumé dans l’église Saint-Thomas Becket de Vallery (Yonne) près de son père le prince Henri II de Condé (1588-1646).

Le village de Vallery est dominé par ses deux châteaux : le premier date probablement du XIIIe siècle et fut édifié par les premiers seigneurs de Vallery; le second date du milieu du XVIe siècle et a été construit pour Jacques d'Albon de Saint-André par Pierre Lescot.





La terre de Vallery fut donnée, parmi d'autres présents, à Louis de Bourbon, Prince de Condé, par la maréchale de Saint-André qui se ruina pour lui. Cette terre est depuis devenue la sépulture des princes de la Maison de Condé. (sources: La Henriade publiée chez De Bure - 1836).

Les Condés étaient enterrés non pas dans leur château, mais dans l'église paroissiale construite grâce aux libéralités de Henri II de Bourbon-Condé, qui fit aménagerer vers 1614 un caveau destiné à cet effet sous le maître-autel. Le sanctuaire avait été dédié à Saint-Thomas de Cantorbéry.

Dès 1619, Éléonore de Bourbon sœur du fondateur, fut inhumée, ensuite en 1588 Henri Ier, dont les restes furent ramenés à Vallery, et enfin Louis Ier dit le Huguenot dans le cimetière extérieur attenant à l'église. Henri II rejoindra les siens en 1646, et le Grand Condé son fils, après avoir élevé un monument, fut à son tour inhumé en 1686, ce fut le tour successivement de Henri Jules de Bourbon-Condé un des fils du grand Condé, et de ses cinq enfants.


Mausolée de Henri II de Condé par Gilles Guérin.



Le prince est représenté vivant, allongé en appui sur le bras gauche, en cuirasse à l’antique.
L’allure est à la fois noble et sereine, les jambes croisées avec nonchalance. La position du gisant accoudé est apparue en France au XVIe siècle. Le sculpteur s’est manifestement inspiré d’un précédent célèbre, l’Effigie de l’Amiral Chabot (M.R. 1579) réalisée un siècle plus tôt. Toutefois, Chabot est en armure de son temps, tandis que Condé est figuré à l’antique.
Le défunt est un personnage majeur de la Cour de France, premier prince du sang et commandant des armées. Pendant un temps, l’absence de descendance d’Henri IV lui permit même d’espérer la royauté.


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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 15:14

Le village de Vallery
Tiens, en pays de connaissance ....Où en sont les travaux de restitution des jardins ?


Dernière édition par clioxviii le Mar 1 Nov - 15:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 15:37



Liste des Princes et Princesses de Condé inhumés à Vallery (Yonne).


-Louis I de Bourbon - prince de Condé, marquis de Conti, comte de Soissons, d'Anisy, de Valery et de La Ferté sous Jouarre, chevalier des ordres du Roi
Né le 7 mai 1530 - château de Vendôme
Assassiné le 13 mars 1569 - Jarnac
Inhumé dans la collégiale Saint-Georges de Vendôme puis transféré dans l'église Saint-Thomas à Vallery

-Henri I de Bourbon (fils de L I & Eléonore de Roye) - prince de Condé, comte de Valery et d'Anisy, marquis d'Isles en Champagne, seigneur de La Ferté sous Jouarre, de Noyers, gouverneur de Picardie,empoisonné prince de Condé
Né le 29 décembre 1552 - La Ferté-sous-Jouarre
Assassiné le 5 mars 1588 - Saint-Jean d'Angély
Inhumé - église de Vallery

*Eléonore 30/04/1587 (fille d'Henri I & de Charlotte Catherine de la Trémoille) – décédée au château de Muret 20/02/1619
inhumée dans l'église Saint-Thomas à Vallery Epousa : 1606 Philippe-Guillaume d’Orange (1554 – 1618),



-Henri II de Bourbon (fils d' H I ...)) - prince de Condé, duc d'Enghien, de Montmorency, de Châteauroux, d'Albret et de Bellegarde, comte de Gex, de Châteaubriant, de Valery, seigneur de Chantilly et de l'Isle-Adam, chevalier des ordres du roi, premier prince du sang, grand-maître de France
Né le 1er septembre 1588 - Saint-Jean d'Angély
Décédé le 26 décembre 1646 - hôtel de Condé, Paris
Inhumé dans l'église Saint-Thomas à Vallery et son coeur déposé dans l'église Saint-Louis de la maison professe des Jésuites rue Saint-Antoine à Paris


(3 enfants morts après naissance inhumés à Vallery)



-Louis II de Bourbon (fils d'H II & de Charlotte de Montmorency) « Le Grand Condé » - prince de Condé, duc d'Enghien, de Fronsac, de Châteauroux, d'Albret, de Montmorency, duc de Bourbon et de Bellegarde, Prince du Sang, grand-maître de France, chevalier du Saint-Esprit, Gouverneur de Bourgogne
Né le 8 septembre 1621 - hôtel de Condé, Paris
Décédé le 11 décembre 1686 - château de Fontainebleau
Inhumé dans l'église Saint-Thomas à Vallery et son coeur déposé dans l'église Saint-Louis de la maison professe des Jésuites rue Saint-Antoine à Paris



-Henri III Jules de Bourbon (fils de L II & Claire de Maillé-Brézé) - prince de Condé, duc d'Albret, d'Enghien, de Châteauroux, de Montmorency, de Guise, marquis de Graville, Prince du Sang, grand-maître de France, chevalier du Saint-Esprit
Né le 29 juillet 1643 - hôtel de Condé, Paris
Décédé le 1er avril 1709 - Paris
Inhumé dans l'église Saint-Thomas à Vallery et son coeur déposé dans l'église Saint-Louis de la maison professe des Jésuites rue Saint-Antoine à Paris

*Henri (fils d'Henri III et d'Anne de Bavière) né et mort à Paris 05/11/1667 – 05/07/1670 Duc d’Enghien
inhumé dans l'église Saint-Thomas à Vallery


*Henri (fils d'Henri III ...) né à Saint-Germain-en-Laye 03/07/1672 – décédé à Paris 06/06/1675 comte de Clermont
inhumé dans l'église Saint-Thomas à Vallery

*Louis-Henri (fils d'Henri III....) né à Paris 09/11/1673 - décédé à Saint-Germain-en-Laye 21/02/1677 comte de La Marche
puis de Clermont inhumé dans l'église Saint-Thomas à Vallery


*Mademoiselle de Clermont (fille d'Henri III...) née et morte à Paris 17/07/1679 - 17/09/1680
inhumée dans l'église Saint-Thomas de Vallery



-Louis III de Bourbon (fils d'H III ...) - prince de Condé, Duc de Guise, d'Enghien, de Châteauroux, de Bellegarde, grand-maître de France, chevalier du Saint-Esprit, Gouverneur de Bourgogne et de Bresse
Né le 11 octobre 1668 - hôtel de Condé, Paris
Décédé le 4 mars 1710 - hôtel de Condé, Paris
Inhumé dans l'église Saint-Thomas à Vallery et son coeur déposé dans l'église Saint-Louis de la maison professe des Jésuites rue Saint-Antoine à Paris.








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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 16:20

Merci cher diphildor. Alors à quoi correspond le monument dans la chapelle, qui apparemment est le monument des Coeurs des Condé ?
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 17:53

le comte axel a écrit:
Merci cher diphildor. Alors à quoi correspond le monument dans la chapelle, qui apparemment est le monument des Coeurs des Condé ?

C'est le monument et l'urne aménagés par le duc d'Aumale
Il contient les cœurs de :

Henri II de Bourbon prince de Condé mort en 1646
Louis II de Bourbon prince de Condé mort en 1686
Henri-Jules de Bourbon prince de Condé mort en 1709
Louis III de Bourbon prince de Condé mort en 1710
Louis de Bourbon comte de Clermont mort en 1771
Louis-Henri de Bourbon prince de Condé mort en 1740

qui avaient tous été déposés (Cf supra) dans l'église Saint-Louis de la maison professe des Jésuites rue Saint-Antoine à Paris (actuelle église St-Paul-St-Louis dans le Marais)...

Quant au monument en bronze contenant celui du Grand Condé, il avait été sauvé par Alexandre Lenoir. Ainsi le duc d'Aumale put-il également le récupérer et le faire transférer à Chantilly.


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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 18:24

Les sépultures de Vallery furent elles profanées ?

C'est super qu'au moins les coeurs soient sauvés, avec leurs urnes.
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 18:45

Citation :
Les sépultures de Vallery furent elles profanées ?

Hélas oui!

NOTE

SUR LES DÉGRADATIONS COMMISES EN 1792 AU TOMBEAU DE HENRI II , PRINCE DE CONDÉ , EXISTANT DANS L'Église DE VALLERY,

Par M. QUANTIN.


Tout le monde connaît le magnifique tombeau du prince Henri de Bourbon, mort en 1646, et qui fut élevé à sa mémoire par les soins du grand Condé, dans l'église de Vallery, canton de Chéroy. Notre savant président en a publié l'histoire dans l'Annuaire de 1842, avec un dessin de M. V. Petit.

Ce monument est composé d'un soubassement de trois arcades, contre les pilastres desquelles s'appuient quatre statues en marbre blanc représentant la Justice, la Force, la Tempérance et la Prudence. Au-dessus du soubassement s'étend le tombeau en marbre noir sur lequel est la statue du prince, à demi-couchée. De chaque côté est un génie tenant l'écu des armes du prince. On a longtemps ignoré le nom du sculpteur de cette œuvre, mais on pense généralement aujourd'hui que c'est Cl. Sarrazin qui en est l'auteur. Se. hisl. 3

Outre le tombeau du prince Henri II, l'église de Vallery renfermait les corps de dix autres membres de l'illustre famille de Condé; ils furent profanés et jetés dans une fosse commune en 1794. Mais auparavant, à la fin de 1792, alors que la fièvre révolutionnaire ne s'attaquait encore qu'aux signes extérieurs de ce qu'on appelait avec emphase la féodalité, une atteinte malheureuse avait été portée aux ornements en cuivre qui décoraient la frise et les autres parties du tombeau du prince de Condé.

Heureusement que peu de temps auparavant Grégoire, curé d'Embermenil, membre de la Convention, avait fait son fameux rapport contre le vandalisme, et fait rendre un décret « qui chargeait la commission des monuments de veiller à la conservation des objets qui peuvent intéresser essentiellement les arts. »

Le Conseil général du district de Sens, informé des premières attaques portées contre le tombeau de l'église de Vallery, prit, le 24 novembre 1792, une délibération « pour inviter la municipalité de Vallery à ce qu'il ne soit porté aucune atteinte à ce monument, et à constater la dégradation qui pourrait y être faite. » Elle envoya en même temps à Vallery un architecte nommé Person, qui demeurait à Sens, pour lui rendre compte de l'état des choses, afin d'en informer ensuite la Convention.

Person, arrivé à Vallery deux jours après, se transporta dans l'église et dressa, en présence du maire, du procureur de la commune et d'un certain nombre d'habitants, son rapport sur l'état du monument. Je ne le lirai pas, il est assez bien fait, quoique d'une orthographe qui laisse beaucoup à désirer. L'auteur y signale les dégradations commises. Des écussons fleurdelisés, que tenaient les génies, avaient perdu leurs armoiries On avait enlevé de la frise les chiffres et les fleurs de lys, ainsi que les armoiries et une partie des guirlandes qui ornaient le tombeau. Tous ces objets étaient en cuivre.

Jambon, maire de Vallery, animé d'un beau zèle, avait lui-même enlevé ces ornements et les avait fait déposer à la mairie, en attendant que l'administration du district en ordonnât la destination.

Person en était là de son enquête, lorsque « le procureur de la commune vint lui annoncer que des citoyens de Vallery venoient de traiter, non-seulement de la vente des ornements enlevés, mais de ceux qui restoient au monument. » Il courut aussitôt au cabaret où se traitait l'affaire, et où il trouva le maire et une foule d'individus. Sur ses observations qu'ils outrepassaient leurs droits, il reçut d'un horloger de Villeneuve-la-Guyard, nommé Durand, qui s'était déjà rendu acquéreur d'une partie des cuivres, l'assurance qu'il répondait de tout, et que d'ailleurs les habitants de Vallery avaient le droit de vendre les ornements. Sur quoi Person termina son procès-verbal et revint à Sens.

Mais le Conseil général du district, quelque peu soucieux qu'il fût peut-être de la conservation des objets d'art en général, avait devant les yeux le redoutable réquisitoire de Grégoire contre les vandales, et le décret qui en avait été la suite. Il se fit donc un devoir d'empêcher que les projets des destructeurs de l'œuvre de Sarrazin fussent continués, et il manda devant lui, le 29 décembre, le maire et le procureur de la commune de Vallery.

A partir de ce moment, l'affaire prit une autre tournure. ÎLes révélations de ces personnages, les déclarations du procureur-syndic du district compromis, celles de deux

conseillers municipaux de Vallery qui affirment être restés complètement étrangers à la vente des cuivres, et n'avoir pas été consultés par le maire, enfin la longue déposition du sieur Durand, l'horloger de Villeneuve-la-Guyard, qui avait acheté les ornements, tout cela fait un tableau curieux de la manière dont on traitait alors les objets d'art « entachés de féodalité. »

Le Conseil général du district, après avoir dressé procèsverbal de tous les dires, en référa à la Convention quelques jours après. Mais cette assemblée, entraînée dans le tourbillon des grandes affaires de cette époque, ne paraît pas avoir donné suite à celle-ci. Du reste, le moment était assez mal choisi de protéger le tombeau d'un Bourbon, lorsqu'on allait faire périr le chef de sa famille. Cependant, trois ans après, le 8 brumaire an III, une nouvelle copie des pièces concernant l'affaire de Vallery fut envoyée à la commission temporaire des arts. Je n'ai pas pu retrouver la trace de la fin de cette nouvelle phase de l'affaire.

Je vais reproduire les procès-verbaux du Conseil général du district de Sens.

Cejourd'hui jeudi vingt-neuf novembre mil sept cent quatrevingt-douze, l'an Ier de la République, trois heures après-midi, sont comparus : les citoyens Pierre Jambon, maire, et Jean Bonnevet, procureur de la commune de Vallery, en exécution et au désir de la lettre invitative du Conseil général de ce district, du vingt-sept de ce mois, à l'effet de donner à l'administration les renseignements par elle demandés sur l'état actuel du mausolée de Henri Bourbon, existant dans l'église paroissiale dudit Vallery, qu'elle avoit appris que des malintentionnés avoient dégradé, et se disposoienlencore à endommager, malgré les représentations à eux faites par le citoyen Pierson, sculpteur, demeurant à Sens, commis par le Conseil général le vingt-quatre du courant, tant pour faire sur les lieux la description du monument, que de l'état dudit monument, lors de son transport audit Vallery;

Lesquels maire et procureur de la commune ont dit que différents particuliers de leur commune, souffrant impatiemment l'existence, dans leuréglise paroissiale, d'un monument qu'ils regardoient comme tenant à la féodalité, et en consacrant les restes, avoient manifesté l'intention formelle de le détruire ; qu'instruits du danger que couroit le mausolée de Henri Bourbon, et craignant de se compromettre en donnant les mains, ou même en tolérant cette destruction, avant de savoir si elle étoit permise par les lois, s'étoient transportés, le deux du présent mois, en la maison du district pour s'y instruire sur la conduite qu'ils avoient à tenir dans la circonstance; que s'étant adressés au citoyen procureursyndic, et lui ayant fait part de leurs craintes relativement au mausolée ci-dessus, il leur avoit répondu qu'ils étoient autorisés à détruire tout ce qui tenait à la féodalité, sans entrer dans d'autres détails, ajoutant même qu'ils n'auroient pas dû tarder si longtemps à supprimer ce monument ;

Que sur cette réponse, les comparants s'étant retirés et voyant qu'il n'y avoit aucun mal à accéder au vœu d'une grande partie des habitants de la commune de Vallery, dans le cas où ils persisteroient dans leur intention, ne s'étoient point opposés à ce que la destruction de ce monument ne fût effectuée, quant aux ornements dont il étoit enrichi; qu'eux-mêmes, comparants, craignant que le corps du monument ne fût endommagé, avoient pris le parti d'en détacher, vendredi dernier, deux écussons, des fleurs de lys et chiffres en bronze, objet principal de la réprobation de leurs concitoyens ; que cet entèvement étoit la seule atteinte portée au mausolée dont le mérite étoit encore ignoré dans la paroisse jusqu'à l'arrivée du citoyen Pierson, artiste, commis par l'administration, qui, le vingt-six du présent mois, a constaté l'état de ce mausolée et pouvoit attester la vérité des faits par eux avancés ;

Mais que, depuis la visite de cet artiste, certains esprits non contents de cette première suppression avoient excité une partie île leurs concitoyens à consommer l'anéantissement du mausolée, s'étayant de l'autorité du procureur-syndic ;

Qu'en effet, le lendemain du départ de l'artiste, vingt-sept du courant, la municipalité avoit livré au nommé Durand, horloger à Villeneiivc-la-Guyard, une partie des ornements en bronze déjà enlevés et de ceux restants, y compris dix fuseaux des grille et porte servant de fermeture à la chapelle et de support au mausolée, et qu'elle lui avoit vendus la veille, aussitôt le départ de l'artiste, à la sollicitation d'un grand nombre de citoyens, moyennant la somme de quatre cents livres, stipulée payable dans le jour de demain trente du présent.

Signé: Jambon, maire; Bonnevet, procureur de la commune.

A quoi le procureur-syndic a répondu qu'il se rappelle effectivement que les maire et officiers municipaux étoicnt venus, il y a quelque temps, lui faire part de l'intention où étoit la m jeure partie des habitants de détruire un monument décoré de signes caractéristiques de la féodalité; qu'il leur répondit que la loi exigeoit que les monuments, restes de la féodalité, dévoient être détruits à la diligence des communes; mais que, comme il paroissoit que les maire et officiers municipaux en étoient affligés, il leur conseilloit d'attendre les ordres qui leur seroient donnés à cet effet par l'administration; qu'il ignoroit alors le mérite de ce monument; qu'ayant été instruit depuis qu'il étoit de nature à être conservé comme intéressant essentiellement les arts, il avoit écrit à la municipalité de Vallery, le vingt-quatre de ce mois, de s'opposer à la destruction de ce monument, que la visite alloit en être faite par un artiste, pour décider s'il étoit dans le cas d'être conservé, et que, jusques-la, la municipalité se compromettroit essentiellement si elle passoit outre à sa destruction; que le même jour il étoit intervenu, sur son réquisitoire, un arrêté du conseil de ce district, qui a ordonné que la visite de ce monument reroit faite sans délai par le citoyen Pierre-Gédeon Pierson, artiste, qui s'est transporté le lendemain au lieu de Vallery, qu'il ignore le

résultat de son procès-verbal qui n'est pas encore déposé au secrétariat, et a signé.

Signé : Douine.

Sur tous lesquels dire et réplique le Conseil délibérant, lecture faite du procès-verbal du citoyen Pierson, en date du vingt-six de ce mois et par lui déposé au secrétariat de l'administration, duquel il résulte que du mausolée y décrit il a été enlevé différents ornements y attachés et après avoir entendu de nouveau le procureur syndic ;

Arrête, avant de statuer sur l'enlèvement et vente des ornements du mausolée de Henri Bourbon, que de nouveau et dès demain le citoyen Pierson se transportera au lieu de Vallery, à l'effet d'y constater l'état actuel dudit mausolée et de ses ornements, ainsi que des dégradations qui pourroient avoir été faites à ce monument depuis sa première visite, d'en dresser procès-verbal en présence des maire et officiers municipaux de Vallery, que le Conseil général du district requiert d'accompagner à cet effet ledit citoyen Pierson ; lequel procès-verbal sera, par ledit citoyen Pierson, déposé au secrétariat de ce district aussitôt sa visite achevée ;

Et, attendu qu'il est constaté par l'aveu des maire et procureur de la commune de Vallery qu'une grande partie des ornements du mausolée de Henri Bourbon a été enlevée, vendue et livrée au nommé Durand, horloger à Villeneuve-la-Guyard, que ces ornements ajoutoienl infiniment à la beauté du monument, suivant le rapport de l'artiste chargé d'en faire la description, et qu'il importe aux arts que ces ornements soient rétablis ;

Arrête en outre qu'à la plus prompte poursuite et diligence du procureur-syndic, revendication desdits ornements, attributs et autres accessoires enlevés audit mausolée sera faite, soit chez ledit Durand, soit chez tout autre dépositaire ; lui déléguant à cet effet toute autorisation nécessaire, même de faire devant tous tribunaux telles poursuites qu'il appartiendra ;

Arrête enfin que dès ce moment le mausolée de Henri Bourbon est et demeure sous la sauvegarde et responsabilité de la municipalité et commune de Vallery, leur faisant défense de souffrir ou permettre qu'il y soit porté aucune nouvelle atteinte;

Le tout sauf à l'administration à former, s'il y a lieu, telle dénonciation que de droit contre qui il appartiendra;

Et sera expédition de la présente délibération remise ès-mains du citoyen maire dudit Vallery pour en donner communication à la commune dès le jour de demain, avec toute la publicité en tel cas requise et nécessaire.

Signé Les membres de l'administration, Chapelain, président, Guillemin, Lorillon, Bagard, Douine, procureur-syndic, et autres.

Cejourd'hui samedi premier décembre mil sept cent quatrevingt-douze, l'an Ier de la République françoise, dix heures du matin, en la salle des séances du Conseil général du district de Sens où étoit le Conseil assemblé ;

Sont comparus les citoyens François - Louis Breton et René Chapelot, officiers municipaux de la commune de Vallery, lesquels ont dit qu'étant instruits par le citoyen Pierson, artiste et commissaire nommé par l'administration du district, par un arrêté du vingt-neuf novembre dernier; que la municipalité de. Vallery étoit inculpée relativement au délit commis en l'église dudit lieu, par la mutilation du mausolée de Henri Bourbon, existant dans ladite église; ils déclaroient et affirmoient n'avoir pris aucunement part à ce délit directement ni indirectement, qu'ils n'ont été consultés sur ce fait ainsi que sur celui de la vente des ornements enlevés dudit mausolée, ni par le maire, ni par le procureur de la commune, qu'au surplus, le jour où ce délit a été commis, ils étoient tous deux absents du pays pour leurs affaires et que c'est pour cette raison qu'ils ont refusé de signer le procès-verbal de la nouvelle visite faite le jour d'hier par ledit citoyen Pierson ;



De laquelle déclaration les comparants ont requis acte pour servir et valoir ainsi qu'il appartiendra, et ont signé.

Signé : Breton et Chapelot, et les membres de l'administration.

Ledit jour premier décembre mil sept cent quatre-vingt-douze, l'an Ier d la République, quatre heures après-midi, le Conseil général du district rassemblé, est comparu le citoyen HenriNicolas Durand, horloger, demeurant à Villeneuve-la-Guyard, lequel a dit qu'il a été instruit le jour d'hier, à Vallery, par le. citoyen maire et procureur de la commune dudit Vallery, que l'administration du district entendoit que les ornements et autres accessoires en bronze enlevés du mausolée étant dans l'église dudit Vallery et vendus à lui Durand, fussent rétablis; qu'il eût, en conséquence, à rapporter ce qu'il pouvoit en avoir transporté chez lui à Villeneuve-la-Guyard, et à le rétablir entre les mains de la municipalité ;

Qu'étonné de cette invitation pressante qu'il ne pouvoit concilier avec l'empressement que lesdits maire et procureur de la commune avoient montré à lui vendre et livrer les cuivres réclamés aujourd'hui, et la bonne foi qn'il avoit lui-même mise dans celte acquisition , il s étoit transporté à Sens pour y faire part à l'administration des faits relatifs à cette vente, et qui peuvent le concerner particulièrement ;

Pourquoi il venoit déclarer que le samedi 24 novembre dernier, un particulier à lui connu depuis cette époque pour professer la peinture, étoit venu à Villeneuve-la-Guyard au domicile de lui comparant,le prier de la part de la municipalité de Vallery de se transporter aussitôt audit lieu de Vallery, que ledit commissionnaire lui avoit présenté un échantillon de cuivre ayant la forme d'un rouleau de fleurs de lys, lui demandant si cet échantillon était de cuivre ou de bronze; et disant qu'au cas où ce seroit du cuivre il ne manquât pas de se rendre à Vallery, où il y avoit environ cent soixante livres prêles à être livrées, indépendamment d'une plus forte quantité dont on pourroit encore disposer;

Que n'ayant pu, ledit jour vingt-quatre, se rendre à Vallery, il s'y étoit transporté le lendemain dimanche au moment où l'on sortoit de la messe, accompagné du commissionnaire qui étoil resté la veille et avait couché à Villeneuve-la Guyard, que ledit commissionnaire apercevant le maire de Vallery sortir de la messe, lui avoit présenté le comparant, auquel ledit maire, montrant une lettre qui l'invitoit de se trouver au chef lieu du canton pour l'élection d'un juge de paix, avoit dit de l'attendre jusqu'au soir, qu'il lui feroit part à son retour de ce dont il était question ;

Que de retour vers le soir, ledit maire le pria d'attendre au lendemain pour conclure ;

Qu'effectivement le lundi, au sortir d'une assemblée publiée à son de tambour, à laquelle la municipalité fut présente, les maire, officiers municipaux, procureur de la commune et greffier vinrent le trouver à l'auberge où il étoit descendu ; que le maire commença par lui demander si le morceau de métal, qui lui avoit été montré par le commissionnaire dépêché à Villeneuve-la-Guyard, étoit de cuivre ou bronze; sur quoi, lui comparant, répondit qu'il pouvoit garantir que l'échantillon produit n'étoit point de bronze ,

Que les maire, officiers municipaux, procureur de la commune, et beaucoup de particuliers présents, reprirent tous ensemble que, puisque ce n'était pas du bronze, ils avoient la permission du procureur-syndic d'en disposer et de le vendre, que le procureursyndic étant un homme instruit on n'avoit rien à craindre d'après sa décision;

Qu'alors le susdit maire, procureur de la commune et autres particuliers présents offrirent au comparant de lui vendre en bloc tant ce qui étoit enlevé que ce qui restoit encore de matière de cuivre existant autour du mausolée et à la grille, à la charge de remplacer les barreaux.de cuivre par d'autres en bois peints de la même couleur du métal, et reboucher avec du plâtre les trous occasionnés par l'enlèvement des crampons et des tenons qui assujetissoient les guirlandes; le tout moyennant la somme de quatre cents livres payable lors du dernier enlèvement des cuivres, etles frais d'un écot qui eut lieu dès l'instant, montant à la somme de soixante livres, indépendamment de cinq livres d'harres; les maire, procureur de la commune, et l'un des officiers municipaux étant des principaux acteurs de la table, à laquelle lui comparant ne resta que très peu d'instants ;

Que pendant les débats qui eurent lieu entre les maire et officiers municipaux, procureur de la commune, habitants et lui comparant pour le prix de la vente, se présenta le commissaire nommé par l'administration, pour faire la description dn mausolée de Henri Bourbon, lequel représenta auxdits maire, officiers municipaux, procureur de la commune et habitants qu'ils ne pouvoienl se permettre d'enlever ni vendre aucun des accessoires et ornements de ce mausolée, bien moins encore de toucher au corps dudit mausolée; à quoi il kii fut répondu qu'on avoit l'autorisation du procureur-syndic, et qu'on n'auroit aucun égard aux observalions que le commissaire pourroit leur faire ; qu'au surplus c'étoit une affaire faite et qu'il pouvoit se retirer;

Que suivant son marché, le comparant avoit enlevé une partie des ornements du mausolée, pendant que la municipalité et une partie des habitants étoient encore à l'auberge ;

Que le lendemain il avoit enlevé une partie, des fuseaux en cuivre de la grille servant de support au mausolée, que vers les deux heures de l'après-midi il étoit parti pour Villeneuve emmenant sur une bête asine, environ cent vingt livres de cuivre provenant de son acquisition ; que le peintre, dont il a parlé plus haut, l'y accompagna pour acheter le plâtre et autres objets nécessaires tant pour la bouchure des trous des crampons qui servoient d'attache aux ornements que pour la peinture des fuseaux de bois à substituer à ceux de cuivre, conformément au marché fait pat le comparant;

Qu'avant de partir pour ce premier transport à Villeneuve-laGuyard, le maire, procureur de la commune et habitants de Vallery, avoient recommandé au comparant de hâter son retour et l'enlèvement des objets vendus; sans doute pour se trouver plutôt en possession du prix de la vente, stipulé payable alors seulement de ce dernier enlèvement;

Que le jour suivant, mercredi vingt-huit, obligé pour ses affaires de rester à Villeneuve-la-Guyard, il renvoya le peintre à Vallery, avec la bête enfin chargée des objets dont il vient d'être parlé ;

Que le lendemain il reçut dudit peintre, par l'occasion du nommé Orsin, vitrier à Villeneuve la-Guyard, revenant de Vallery, une lettre qui l'invitoit, lui comparant, à se rendre sans faute dans le jour à Vallery, pour y achever l'enlèvement des cuivres qui fui avoient été vendus, et surtout à apporter la somme convenue; que dans cette lettre on lui annonçoit beaucoup d'inquiétudes et d'embarras de la part du maire, relativement à son retard; entr'autres choses, que toute la municipalité étoit partie le matin pour Sens, et qu'elle arriveroit le soir même ;

Que pour attester la vérité de ce fait il déposoit ladite lettre sur le bureau après l'avoir paraphée, pour en être pris lecture par l'administration et en être par elle disposé ainsi qu'elle croiroil utile et nécessaire dans la suite de cette affaire, dans laquelle il protestoit avoir agi avec bonne foi et sans aucun soupçon qu'elle dut jamais intéresser autres que les vendeurs et lui ;

Desquels dire -et déclaration ci-dessus le comparant a demandé acte, ainsi que de toutes réserves, droits et actions contre qui il appartiendra, tant pour les avances et déboursés que pour les voyages et déplacements auxquels la vente à lui faite aurait pu donner lieu, et a signé.

Signé : Durand.

Sur quoi, le Conseil général délibérant, après lecture faite de son arrêté du vingt-quatre novembre dernier, ainsi que des déclarations ci-dessus, dans lesquelles les comparants ont déclaré persister ,

Le procureur-syndic entendu,

Arrête qu'à la diligence dudit procureur-syndic il sera du tout référé à la Convention nationale, pour être par elle statué ce qu'il appartiendra, à l'effet de quoi expédition de toutes les pièces lui seront adressées.

Et ont signé les membres de l'administration ci-dessus.

Original, Archives de l'Yonne.



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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 19:22

C'est bien triste, des tombeaux vides, heureusement qu'il y avait des gens dévoués au respect des arts, sinon il n'y aurait plus même de tombeau !
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mar 1 Nov - 19:46

Des émules d'Alexandre Lenoir ...  Very Happy
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MessageSujet: Re: Chantilly   Mer 2 Nov - 0:17

Citation :
Autre chose, l’expo sur les objets de Chine ou du Japon, et les chinoiseries de Chantilly, était bien décevante !  Shocked

A propos de chinoiseries,  ( celles-là pas décevantes du tout ) du salon de nos petits cousins simiesques, Nikko m'a dit cet après-midi que nous avons vu la grande Singerie, mais il en existe aussi une autre plus petite .  
Elle est située entre les appartements privés du duc et de la duchesse d'Aumale, comme une manière de sas conjugal !  

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MessageSujet: Re: Chantilly   

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Chantilly
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