Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 L'énigme du bijou de Marie-Antoinette

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de La Reinta

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Nombre de messages : 706
Date d'inscription : 15/03/2016

MessageSujet: L'énigme du bijou de Marie-Antoinette   Mer 6 Déc - 7:36

Ce matin pour mes petits amis du Boudoir
un thriller !!!!!! affraid

Ce jour de 1780, un colporteur de 14 ans, Jean-Baptiste Mellerio, ouvre les tiroirs de son éventaire devant les grilles du château de Versailles. A l’intérieur s’étagent des bijoux fantaisie conçus par sa famille, italienne, dans un atelier de la rue des Lombards, à Paris. Parmi ces pièces, il y aurait eu un bracelet ornementé de sept camées représentant un profil d’empereur romain, reliés par une monture sertie de rubis. Soudain, le carrosse de Marie-Antoinette s’arrête devant lui. Une dame d’honneur en descend et choisit pour Sa Majesté le joli bracelet. Ebloui, le jeune homme s’en va raconter sa prestigieuse vente à sa famille. Rien d’étonnant pourtant. Depuis 1613, un décret de la reine Marie de Médicis, épouse d’Henri IV, offre à ces artisans lombards une protection royale pour exercer leur commerce en France ainsi qu’à la cour. Ce décret sera reconduit deux cents ans durant par les rois successifs. La raison supposée de ce privilège : la position stratégique de leur village d’origine, Craveggia, situé dans une petite vallée du Piémont qui débouche sur Milan. Certains Mellerio auraient donc été « agents secrets » au service de la France.

Légende ? La Révolution a détruit les preuves, excepté les fameux décrets royaux prudemment conservés à Craveggia. Mais, dès la fin du XIXe siècle, l’histoire de la vente du bracelet de Jean-Baptiste à la dernière reine de France circule à nouveau. En mars 1935, le bijou lui-même resurgit chez Mellerio, rue de la Paix, lors d’une exposition. Un document atteste que Marie-Antoinette l’a offert à la comtesse de Bladis en 1786. La baronne de Castelbajac l’a prêté pour l’occasion, car elle serait la descendante de cette comtesse.

Quarante ans passent. Un jour, le bracelet est déposé au coffre chez Mellerio. Par qui ? La confidentialité de certains dépôts ne permet pas d’en retrouver la trace. Le photographe de la maison l’immortalise avant qu’il ne soit récupéré par son propriétaire. Puis les Mellerio perdent sa trace. Jusqu’à l’an dernier, après le 400e anniversaire de la joaillerie et à l’issue d’une enquête commencée en 2004. Cette année-là, quand elle arrive chez Mellerio, la responsable de la communication est intriguée par l’énigme romanesque du bracelet. Elle utilise la presse pour le retrouver : « Je donnais sa photo aux journalistes. Nous sommes le seul joaillier encore en activité à avoir servi Marie-Antoinette, je le faisais donc savoir. Début 2014, un homme m’appelle. Il a vu la photo dans un article consacré à Mellerio par “Historia” et il a le bracelet ! Sa grand-mère maternelle l’a acquis aux enchères à Drouot à la fin des années 1970. Il voulait le vendre, nous l’avons acheté. »

Entre-temps et pendant dix ans, aidée par Vincent Meylan, historien, journaliste à « Point de vue » et spécialiste en joaillerie, et la responsable du patrimoine de Mellerio, la jeune femme cherche à identifier celui qui avait fait ce dépôt. Elle fouille dans les archives, se rend au « Bottin mondain », contacte les Castelbajac. « C’était le seul nom qu’on avait. Mais personne ne se souvenait du bracelet ! » Elle poursuit : « Le lien a toujours été fort entre les Bourbons et les Mellerio. Le neveu de Jean-Baptiste, François Mellerio, réquisitionné par la garde nationale sous la Terreur, a probablement assisté à la condamnation à mort de Marie-Antoinette : il a été convoqué à la Conciergerie ce jour-là. Ce bracelet serait le symbole de ce lien, même si aucun livre de comptes ni poinçon ne le confirment. » Un faisceau de présomptions indique pourtant qu’il ne s’agirait pas d’une légende. Marie-Antoinette adore les rubis, lance les modes et, sûrement, celle des camées. On vient en effet de découvrir les sites de Pompéi et d’Herculanum et on a rapporté à Paris ces bijoux antiques.

Récemment, le bracelet a été authentifié à Rome par un spécialiste des camées. S’ils avaient daté du XIXe siècle, l’enquête aurait pris fin aussitôt en même temps que la légende. Mais ce n’est pas le cas ! Chez Mellerio, on garde donc espoir. Des experts ont déjà attesté que le métal et la monture datent du XVIIIe siècle ; les rubis sont toujours en cours d’analyse. Emilie Mellerio, qui incarne la quinzième génération, ajoute : « Le style du bijou correspond. Comme Marie-Antoinette offrait des cadeaux à ses suivantes, une recherche en généalogie est lancée sur la comtesse de Bladis et la filiation Castelbajac. Mais notre vœu le plus cher est de trouver dans leurs archives une lettre qui évoquerait le bijou. Nous serions enfin sûrs que c’est bien le bracelet de la reine ! » Affaire à suivre…
http://www.parismatch.com/Vivre/Mode/L-enigme-du-bijou-de-Marie-Antoinette-Joailliers-Mellerio-763588

rrrhhhhoooooo que c'est passionnant !!!!!!

Du coup vous n'en pouvez plus ???
Vous brûlez de le voir ce bracelet ?? rabbit

Et bien le voici !!!!!


© Nicolas Krief

trop beau n'est-ce pas ??

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