Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu

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Hercule Poirot

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 10:20

Tout lu et bien apprécié.

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Mais c'est tout le contraire d'un jeu.
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Airin

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 10:30

Merci, vous êtes trop indulgents. Continuons sur notre lancée.

Nous en étions à l'armoire de fer.


Louis XVI éclairant le serrurier Gamain en train de confectionner l'armoire de fer

Cette trouvaille d’importance mettait les fureteurs en goût ; mais leurs recherches ne révélèrent plus rien qui pût prêter à commentaires si ce n’est une cache où Mesdames, tantes du roi, mettaient au frais leur tabac, lorsqu’elles occupaient le pavillon de Marsan, et, au pavillon de Flore, chez Madame Élisabeth, un confessionnal démontable, portatif et élégant, avec un siège pour le confesseur, un guichet fermé d’une grille de bois et un coussin de marbre, creusé de larges entailles, sur lequel, par mortification, la pénitente s’agenouillait[92]. Le 24 octobre, la Convention décrétait la vente à l’encan de l’immense mobilier du château[93] : elle allait se poursuivre durant des mois. D’après Roussel, d’Épinal, elle produisit peu : les deux beaux diamants ayant servi de pendants d’oreille à la reine furent, dit-il, échangés contre des grains fournis, en 1794, par l’étranger ; la magnifique voiture du sacre fut dépecée pour en tirer l’or dont elle était surchargée. L’encan, d’ailleurs, attira peu de monde : des revendeurs, des regrattiers, quelques particuliers venus en curieux, mais qui n’achetaient pas[94]. La garde-robe du roi trouva peu d’amateurs : « chaque habit de drap avec la culotte pareille, fut adjugé de 80 à 100 livres ; on donna pour 110 livres l’habit brodé « à queues de paon » qui avait coûté 15.000 livres et, pour 120 livres, celui brodé[95] « en mille fleurs », que Louis XVI avait payé 30.000 livres ! »

L’échafaud eut plus de succès : on l’avait dressé sur la place de la Réunion, ainsi désignait-on, maintenant, le Carrousel. On exécutait là les condamnés du nouveau Tribunal criminel[96] établi, à la sollicitation de Robespierre, pour punir les complices de la « conspiration du 10 août ». La première victime de la guillotine, placée devant la grande porte du château, fut Collenot d’Angremont, secrétaire de l’Administration de la garde nationale, « chef des brigands soudoyés par la Cour ». C’était le 22 août, à neuf heures du soir ; ce spectacle, joué à la lueur des lanternes, fut très applaudi.

Cependant, on travaillait activement à transformer l’ancien théâtre en salle pour la Convention. On y devait entrer par le grand escalier de Levau. Le premier palier de cet escalier, on l’a déjà remarqué, était à mi-étage, comme la chapelle à laquelle il donnait accès. L’architecte Gisors adopta ce niveau pour toute la construction qu’il entreprenait : la chapelle devint une galerie, éclairée par douze fenêtres, six donnant sur la cour, et six sur la terrasse de plain-pied avec le premier étage du château. La sacristie, qui suivait, fut transformée en une petite anti-salle ; puis on pénétrait dans le bâtiment ajouté, sous Louis XIV, aux constructions interrompues de Catherine de Médicis, et qui avaient été, primitivement, la salle des Machines. Ici, le corps de logis était double : Gisors y plaça une antichambre qu’on nomma salle de la Liberté en raison d’une statue symbolique en plâtre, de dix pieds de haut, qu’on revêtit, au « naturel » de 59 aunes de toile « bronzée en couleur antique[97] ». Cette salle prenait jour par quatre fenêtres hautes donnant sur la cour. Une salle similaire, dite des députations, éclairée par trois fenêtres sur le jardin, communiquait par deux grandes portes avec la précédente. Un dernier vestibule tenant toute la largeur du bâtiment ouvrait directement sur la salle des séances ; on y entrait par une large arcade cintrée reposant sur deux lourdes colonnes « de l’ordre de Poestum » ; la porte était de marqueterie figurant, dans les panneaux du bas, « des chimères », et, dans ceux du haut, « soixante-huit rosaces en étoiles[98] ». On y avait ajouté une ample portière de drap vert « retroussée avec des cordons et glands rouges[99] ».

La décoration de ces anti-salles était simple : depuis le sol jusqu’au bas des fenêtres, c’est-à-dire sur une hauteur d’environ une toise et demie (3 mètres), la peinture des murailles « imitait un revêtement de porphyre » sur lequel on avait placé des couronnes de chêne ; de là jusqu’au plafond, la peinture imitait le granit. Il faut remarquer que d’aucune de ces pièces il n’était possible de regarder au-dehors en raison de l’élévation des fenêtres qui, ouvertes, dans l’origine, pour un premier étage qui n’avait jamais existé, éclairaient maintenant un entresol ; de nombreux lustres pendaient des voûtes. Dans l’escalier, le Cen Roger, sculpteur, avait « martelé » les lis et les soleils de la rampe et façonné en pique « une bâton royal[100] ».

La salle des séances nécessita d’importants travaux : l’architecte lui avait réservé l’entière superficie de l’ancienne scène du théâtre des Machines[101]. Mais, outre que cet espace était resserré par huit piliers de maçonnerie soutenant le comble de l’édifice[102], la machinerie de l’Opéra avait naguère exigé la création de « dessous », profonds de 24 pieds, — 8 mètres, — de sorte que, pour ne point loger la Convention dans une cave, il eût fallu combler cette immense fosse. À l’aide de pilotis assis sur de larges blocs de maçonnerie, Gisors établit un plancher au niveau des anti-salles, et toute la partie du château, depuis le grand escalier jusqu’au pavillon de Marsan, se trouva ainsi de plain-pied à la hauteur de l’entresol du rez-de-chaussée.

Cette salle « de plâtre, de toile et de papier » fut peinte couleur de marbre jaune : sur ce fond, se détachaient, en grandes proportions, et peintes à la détrempe, les images de certains sages de l’Antiquité : Démosthène, Lycurgue, Platon, Solon, etc. L’amphithéâtre des députés occupait le « côté jardin » ; côté cour, étaient la tribune du président et des secrétaires et la tribune de l’orateur. Au pourtour de la salle et jusqu’à la hauteur des banquettes les plus élevées, régnait une draperie verte, bordée de rouge et brodée de couronnes. L’ensemble était sobre, traité « dans le style du bel antique », mais péchait par les proportions : la salle paraissait trop étroite pour sa longueur et l’acoustique était mauvaise. Les abords du château furent peu modifiés ; pourtant, la vieille porte du grand péristyle, défoncée par les boulets de l’insurrection, dut être remplacée par deux vantaux en chêne de Hollande, ornés de mufles de lions. On débarrassa la cour des bâtiments de service incendiés au 10 août ; on la planta de jeunes érables et de marronniers pris aux pépinières de Versailles et, à la place du mur qui la séparait du Carrousel, on posa des grilles amenées de Rambouillet. Sur l’un des petits pavillons de garde flanquant l’entrée de cette cour, on plaça cette inscription : Le 10 août 1793, la royauté en France est abolie et ne se relèvera jamais. Enfin, on affubla le dôme du pavillon central d’une grand bonnet phrygien en serge écarlate de 6 pieds de haut et de 8 pieds de circonférence : un long oriflamme tricolore de 33 pieds, — 11 mètres, — cousu sur un châssis, complétait cette enseigne symbolique.
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Airin

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 10:39

On excusera encore ces minutieuses descriptions : l’histoire des Tuileries ne peut être contée que par ses petits côtés ; à dater de l’époque où l’on est ici parvenu, l’écrire d’autre façon serait entreprendre l’histoire de la Révolution, et, pour les temps qui vont suivre, celle du monde ; tâche ambitieuse qui ne concorderait ni à l’esprit de ce modeste récit, ni au goût du narrateur. L’anecdote seule est possible en un tel sujet ; quoique dédaignée par les gens graves, elle n’est pas méprisable ; Guizot la préconisait, Taine l’estimait et Barbey d’Aurevilly l’a réhabilitée, disant : « L’anecdote peut réfléchir, en petit, il est vrai, mais en distinct, toute une phase historique… Ce n’est pas l’Histoire en médailles, c’est l’Histoire en médaillons. » Pour se conformer à ce programme, on négligera les grands tableaux si magnifiquement brossés par les Michelet et les Lamartine, pour se contenter de simples croquis, sans autre préoccupation que celle de reconstituer, bien imparfaitement, l’aspect du château sous le règne de la Convention.

Il est plein, des sous-sols aux combles ; il regorge ; tout un monde y vit aux heures brûlantes de l’an II. Le 9 mai, jour où l’Assemblée en prit possession[103], la guillotine quittait la place du Carrousel pour émigrer à la place de la Révolution, — ci-devant Louis XV. En même temps, tous les Comités et leurs nombreux auxiliaires se partageaient le château et ses dépendances[104] ; celui du salut public occupa l’appartement de la reine, au rez-de-chaussée sur le jardin ; les Comités colonial et de division s’installèrent au premier étage qu’avait habité Louis XVI. Le pavillon de Flore reçut les Comités des assignats, des finances et des Ponts et-chaussées ; au pavillon de Marsan, furent logés ceux des procès-verbaux et des commissaires de la salle, — les questeurs d’alors, — ainsi que les bureaux de la Poste et du Contre-Seing[105]. La Sûreté générale est à l’hôtel de Brionne, au Petit Carrousel. Pour installer cette invasion, le garde-meuble a vidé ses magasins ; le 7 mai, on lui réclamait encore 49 fauteuils, 1.439 chaises, 192 banquettes, 416 paires de rideaux en toile de coton, 88 bureaux. Il avait déjà fourni, en avril, 24 miroirs de toilette, 600 paires de flambeaux, 1.000 chaises « tant garnies qu’en paille », 300 tables avec tapis de drap, 50 flambeaux à garde-vue, 200 paires de mouchettes, 100 petites tables à écrire, 100 paires de rideaux de toile blanche, 4 douzaines de fauteuils en velours d’Utrecht, 50 secrétaires en bois de noyer, etc., etc.[106]. Il fallut, en hâte, réintégrer aux Tuileries les meubles qu’on en avait enlevés et qui n’étaient pas encore mis en vente[107], réquisitionner les mobiliers de Versailles, de Trianon, de Fontainebleau, pour satisfaire les exigences d’une foule d’employés.



Foule des plus hétérogènes : un ci-devant clerc de notaire, nommé Philippe Morice, alors âgé de seize ans, s’était casé parmi le personnel du Comité de salut public : « Il y avait là, écrit-il, une ancienne basse de l’Opéra à côté d’un homme de lettres, un garçon perruquier à côté d’un grand vicaire, un professeur d’histoire à côté d’un dentiste[108]. » Morice avait sa table dans le petit couloir obscur de l’armoire de fer ; car le Salut public, en raison de l’immensité de ses attributions, s’était bientôt annexé tout le premier étage des appartements royaux. La besogne des commis n’était pas, d’ailleurs, écrasante : « Pendant quinze jours, Morice fut occupé à régler du papier destiné à des états qu’on ne dressa jamais » ; — « des trente camarades que comptait son service, trois ou quatre seulement avaient quelqu’idée d’administration ». En revanche « chacun possédait un bonnet de laine rouge, fixé par un clou ou par une épingle à l’endroit le plus en évidence de son serre-papier ». Ils s’ingéniaient à de multiples protestations de civisme : on trouve une pétition des secrétaires commis réclamant pour leur cabinet « des bustes de Lepeletier et de Marat » dont ils ne peuvent se passer[109], et on cite un chef de bureau, — Bégnon, — qui affectait « les formes les plus dures et les plus rebutantes et courait à toutes les exécutions pour applaudir à la chute des têtes ». C’était, d’ailleurs, un homme excellent : « Il sauva autant de malheureux que le crédit dont il jouissait le lui permit[110]. »
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Cersen

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 10:42

Quid de la présence de Fersen aux Tuileries ?

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Airin

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 10:50

La présence aux Tuileries de cette population ne tarda pas à y attirer des commerçants auxquels elle promettait une clientèle assurée ; les registres des commissaires de la salle nous montrent le château transformé en un véritable marché : les limonadiers s’y introduisirent les premiers : on en compte au moins cinq, installés soit dans l’anti-salle de la Liberté, soit dans la salle des Députations. Le citoyen Poiré et sa femme avaient un bureau de tabac ; Bengar une boutique de pâtisserie. Lénant, dans la galerie de l’Égalité vend des estampes patriotiques ; il a un concurrent en la personne du citoyen Salmon qui dresse son éventaire au bas du grand escalier. Le perruquier Mery fonde un salon de coiffure ; la citoyenne Bourguillon tient, « près de la salle des séances, un magasin de mercerie ». Certaines de ces requêtes sont bizarres ; Pigache et sa sœur demandent la permission de « construire une échoppe » dans les galeries du palais national » ; — deux colporteurs réclament l’autorisation « de vendre dans le château et dans le jardin, un alphabet national dont ils sont les auteurs » ; le citoyen Chamfort, du district d’Issoire, sollicite « la faveur de mendier dans toute l’étendue du palais »… Et les inspecteurs doivent fournir en outre un local « pour les musiciens de la Convention » groupement d’artistes dont, — sauf erreur, — l’Histoire ne fait nulle autre mention. L’envahissement du château est tel que les commissaires des Travaux publics s’inquiéteront bientôt de savoir à quel titre « plusieurs particuliers sont logés à demeure dans le pavillon central ».



Les membres des Comités, ceux du Comité de salut public surtout, ont des exigences : plusieurs ont un appartement au château et l’austérité républicaine n’a pas présidé à l’aménagement : « beaux lustres, rideaux somptueux, bronzes, glaces, tapis précieux » ; le garde-meuble ne leur refuse rien. Billaud-Varenne dispose « d’un grand bureau en bois de rose, façon Boule, avec figures et encadrements de bronze doré d’or moulu ; d’un tapis de moquette bleu et blanche et d’un lit à quatre colonnes tendu de damas cramoisi, avec sommier, trois matelas dont un de plumes… ». Le lit de Saint-Just doit être particulièrement confortable, car Barère en est jaloux et réclame au ministre : « un lit pareil à celui du citoyen Saint-Just[111]. » Il leur faut aussi chevaux et voiture, une berline, sept chevaux de selle et deux chevaux de supplément « pour le service du paralytique Couthon ». Ces manières fleurent l’Ancien Régime et choquent les purs sans-culottes. Le journal des Révolutions de Paris se fait l’écho de leur indignation : « On est fâché en traversant le palais national que les mêmes lustres qui éclairaient les appartements de Capet et les boudoirs de Marie-Antoinette servent aujourd’hui à différents Comités qui y tiennent leurs séances. Les représentants d’un peuple libre ne devraient pas siéger sous les lambris d’un despote ; il eût été plus à propos de convertir les Tuileries en un hôpital pour les malades ou pour les vieillards. Le voisinage de la rivière et le vaste jardin rendraient ce séjour très propre à y recevoir des pauvres infirmes[112]. » C’est le premier indice d’un mécontentement encore bien timide et qui le restera tant que durera la Terreur. Le peuple de Paris est déçu, mais il se tait ; même il connaîtra encore des heures de chimérique espoir, ainsi qu’il advint à la fête de l’Être Suprême dont il espérait la fin de ses misères. Elle eut pour théâtre le jardin des Tuileries et ce fut la dernière illusion de la Révolution qui, tout de suite, sombra dans l’atrocité. L’éclatant réveil du 10 thermidor apparaissait prometteur : ce jour-là, avant l’aube, l’ancien appartement de la reine s’ouvre devant des hommes portant une planche sur laquelle est étendu Robespierre vaincu, blessé d’un coup de feu qu’il s’est tiré dans la bouche. On le dépose dans l’antichambre du Comité et il reste là, durant des heures, couché sur une table « livide comme un mort, sans cravate, sans chapeau, la chemise ouverte et les bas rabattus sur les talons ». La salle est encombrée de gens qui veulent le voir ; beaucoup l’injurient et le bafouent ; dans l’après-midi du même jour il est porté à l’échafaud, souffleté par la joie populaire. Paris croyait bien, cette fois, toucher au terme de ses malheurs.
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madame antoine

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 10:51

Cersen a écrit:
Quid de la présence de Fersen aux Tuileries ?

Merci de ne pas faire dévier l'exposé. Vous trouverez tous les renseignements utiles dans ce sujet antérieur.
http://maria-antonia.justgoo.com/t4542-ultimes-rencontres-avec-fersen-aux-tuileries

Bien à vous

madame antoine

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Plus rien ne peut plus me faire de mal à présent (Marie-Antoinette)
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Airin

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 11:02

L’hiver suivant est terrible : ce n’est plus l’échafaud qui tue, c’est la famine. En prairial de l’an III, la Convention sera envahie par une horde de misérables réclamant du pain. — « Du pain ou un roi ! » — Vaine révolte. Ces austères législateurs qui, jadis, hurlaient contre « l’affreux déficit » de la monarchie, — 300 millions ! — demeurent placides et satisfaits devant leur propre banqueroute de cinquante milliards[113]. Durant des mois, sévit la pénurie des subsistances et, chaque jour, des troupes de femmes affamées se traînent jusqu’aux Tuileries pour implorer la pitié des conventionnels impuissants.



L’un des membres du Comité de salut public, La Révellière-Lépeaux, a tracé de ces crises lamentables un récit fort joyeux, presque ironique. Son confrère, Roux, de la Haute-Marne, comptait dans ses attributions le ravitaillement de la capitale ; c’était « un très brave homme, gros, court, frais et joufflu, ayant la plus haute idée de sa propre habileté ». C’est à lui que le Comité renvoyait « les 2.000 ou 3.000 citoyennes qui venaient demander du pain, en menaçant d’étrangler tous les membres de la Convention ; ce qui se renouvelait souvent ». Roux avait placé ses bureaux sous les combles du pavillon de Flore qui, comme celui de Marsan, était bien haut de quatorze étages. Lorsque la tête de la colonne arrivait enfin à son palier, Roux sortait de son cabinet… et commençait une harangue dont la durée était de trois, quatre ou six heures, et plus s’il le fallait, suivant l’obstination des pétitionnaires à tenir pied. Les interruptions, les clameurs, les menaces, rien n’interrompait ce torrent débordé d’une éloquence assaisonnée de tous les lieux communs… À la fin, étourdies, excédées de fatigue, rassasiées de vaines paroles, ces malheureuses défilaient peu à peu et lorsque cette multitude était réduite à un petit nombre, Roux congédiait le reste de ces bonnes citoyennes, en leur recommandant de porter à leurs familles la paix et l’espérance, et, surtout, de leur faire bien connaître les heureux et constants efforts de leurs représentants pour ramener la prospérité[114].

Roux entrait au Comité, tout essoufflé et fort content de lui-même ; le président Cambacérès s’informait de la situation : — « Toujours même abondance, toujours deux onces de pain par jour ! — Eh ! que le diable t’emporte ; tu nous feras guillotiner avec ton abondance ! » Sur quoi les mines s’allongeaient et on éprouvait le besoin de se réconforter : — « Président, nous as-tu fait préparer quelque chose ? — Mais oui ; il y a une bonne longe de veau, un grand turbot, une forte pièce de pâtisserie. » — « Et on sauvait la patrie en s’empiffrant et en sablant le champagne. »

Cambacérès, en effet, — c’est encore à La Révellière-Lépeaux que l’on doit cette indiscrétion, — arrivait au Comité de salut public sur les dix heures du matin. Son premier soin était de faire mettre un bon pot-au-feu et placer sur la table d’excellent pain et d’excellent vin, « trois choses qui ne se trouvaient guère ailleurs que là dans Paris ». — « Les divers membres du Comité y paraissaient de midi à deux heures ; visitaient le pot-au-feu, tiraient le morceau de bœuf pour s’en administrer une tranche qu’ils arrosaient de très bon bourgogne… »
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Colibri

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 11:13

Ohlala tout ce qu'il y a à lire

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cui cui cui
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Airin

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 11:29

Ainsi finissait « le grand Comité » auquel l’esprit de parti réservait tant de posthumes panégyriques. La Convention dont il émanait se sépara, en effet, le 26 octobre 1795, après avoir siégé durant trente-sept mois. Elle était née aux Tuileries, elle y exhala son dernier décret. Soit qu’elle jugeât prudent de faire son mea culpa, soit qu’elle tentât de se réhabiliter, cette assemblée qui avait instauré le règne de l’échafaud, léguait à ses successeurs l’abolition de la peine de mort… Elle proclama, en outre, que la place ci-devant Louis XV, puis de la Révolution, porterait désormais le nom de place de la Concorde et peut-être est-ce, de ses innombrables rescrits, le seul dont l’effet subsiste encore. Ayant manifesté cette intention tardive d’embrassement général, elle écouta dans le recueillement son président, Génissieux, proclamer solennellement : « La Convention nationale déclare que sa mission est accomplie et que, en conséquence, sa session est terminée. »

On sait que les conventionnels, désireux de garder leur place et peu soucieux de rentrer chez eux où ils craignaient d’être mal accueillis, s’étaient réservé, par la nouvelle Constitution, les deux tiers des sièges du futur corps législatif formé de deux Conseils, celui des Anciens et celui des Cinq-Cents : ceux-ci devaient siéger au Manège des Tuileries, en attendant qu’on eût disposé pour eux le ci-devant hôtel de Condé, qu’on désignait toujours sous le nom de Palais-Bourbon. Les Anciens occupèrent la salle des Tuileries ; ils étaient au nombre de deux cent cinquante, fort espacés dans un amphithéâtre agencé pour un millier de spectateurs. Mais, à défaut du nombre, ils comptaient imposer par le déguisement qu’ils s’étaient décrété[115], en désaveu manifeste du temps où « la propreté, la décence étaient mises au rang des crimes anti-révolutionnaires ». « Costume aussi ridicule que peu pratique : robe longue d’un bleu violet, ceinture écarlate, manteau blanc, toque de velours[116]. » En attendant que ces accoutrements carnavalesques fussent confectionnés, les Anciens se contentèrent de paraître aux séances portant en baudrier une écharpe tricolore, et c’est seulement deux ans plus tard qu’ils purent siéger en grand costume : leurs toges avaient été saisies à Lyon par la douane qui les avait confisquées, comme étant confectionnées en étoffes de provenance anglaise[117].


Le Conseil des Cinq-Cents

Ainsi travestis en sages de l’Antiquité, les Anciens n’en devinrent pas plus populaires. En vain, cherchaient-ils à donner quelque solennité à leurs réunions en élevant dans leur prétoire « un autel où était placé le livre de la Constitution et sur lequel chaque membre devait étendre la main en prêtant le serment », cet accessoire théâtral n’eut aucun succès ; la turbulente assistance qui, naguère, se pressait aux séances de la Convention, désertait maintenant les tribunes réservées au public ; Paris, las des bavards, se désintéressait de leurs décevantes discussions, bien persuadé que, après tant d’années de malheurs, la prospérité d’antan ne renaîtrait pas de ces discoureurs languissants. L’attention était captivée davantage par un jeune officier portant un nom bizarre, composé de deux mots étrangers ; — Buona-Parte — ainsi avait-il été, pour la première fois, imprimé au Moniteur[118] ; par surcroît de disgrâce, ce militaire était affligé d’un prénom jusqu’alors inouï, ne figurant dans aucun calendrier et, par conséquent, si difficile à retenir qu’il était assurément voué à l’obscurité.
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globule
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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 11:35

Top bien écrit !
Je mets mon grain de sel :



Vous l'avez reconnu ?
Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents le 10 novembre 1799. Le peintre, c'est François Bouchot.
Farce, ces costumes ! Le cosplay ne date pas d'aujourd'hui.

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- Je ne vous jette pas la pierre, Pierre -
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Airin

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 11:56

Merci pour ce tableau très explicite.

J'arrive au bout du récit de G. Lenotre, comme vous le dites très bien écrit.

Sous sa forme française, — Bonaparte, — ce nom avait singulièrement grandi : après l’Italie, après l’Égypte, il éclatait comme une fanfare et tout le pays l’acclamait comme étant celui du sauveur prédestiné à délivrer la France des incapables malfaisants qui la tenaient sous le joug. Ce ne fut pas long : un jour de novembre 1799, les Anciens convoqués aux Tuileries pour sept heures du matin, apprenaient que le corps législatif était transféré à Saint-Cloud. Le général Bonaparte, introduit à la barre, y parut, accompagné de plusieurs de ses braves, illustrés par tant de victoires : Berthier, Lefebvre, Moreau, Macdonald. Il assuma la tâche de maintenir l’ordre et de sauver la République : « Malheur, dit-il, malheur aux agents de trouble et de révolte ; nous voulons une République fondée sur la vraie liberté ; nous l’aurons. Je le jure en mon nom et en celui de mes compagnons d’armes ! » Dans le jardin du château, l’attendaient 10.000 hommes de troupes qu’il passa en revue[119].

Le lendemain, 19 brumaire, à Saint-Cloud, il était proclamé Consul. C’était le cinquième coup d’État depuis la fondation de la République : la Convention avait, la première, violé la Constitution au 31 mai 1793 ; le Directoire témoigna du même sans-gêne au 18 fructidor, au 22 floréal, au 30 prairial ; ces successifs accrocs aux lois fondamentales n’avaient entraîné jusqu’alors que mécontentement et terreur. Aujourd’hui, du moins, si la valétudinaire Constitution de l’an III, déjà fortement estropiée, recevait le coup mortel, ce décès était favorablement accueilli par l’immense majorité du pays qui en espérait le retour du bon temps.



L'entrée en scène de Napoléon Bonaparte clôt ce chapitre, dont il ne me reste plus qu'à vous livrer les notes.

1.Procédure criminelle, II, 133 et passim.
2.Procédure criminelle, II, 23. Déposition de Louise-Marguerite-Pierrette Chabry, 28 ; de Françoise Rollin, 114 ; de Marie-Rose Barré.
3.Pièce, 126 actuelle.
4.Pièce, 127.
5.Sans doute l’escalier dit de la Forge, le seul qui donne accès à la cour des Cerfs.
6.Révolution de Paris, Mme de Staël note que le 6 octobre « était une de ces radieuses journées d’automne qui embellissent l’Île-de-France ». — Weber est plus dans la vérité en parlant « d’un jour sombre, froid et pluvieux ». V. Leclercq, loc. cit., 150.
7.D. Leclercq, Les Journées d’octobre et la fin de l’année 1789, passim.
8.Procédure criminelle. Déposition du sieur Maillard, I, 132.
9.Archives nationales, K 528.
10.Mme de La Rochejacquelein, Mémoires, 56.
11.Archives nationales. État des logements du roi au château des Tuileries, 6 octobre 1789, K 528.
12.Récit de Gonchon.
13.Mémoires de Mme Campan, passim.
14.D. Leclercq, Les Journées d’octobre, 161.
15.Idem, 160.
16.Cette chambre de repos de 5 pieds de long, n’était qu’un très étroit cabinet dans l’angle du pavillon Bullant. Deux petites croisées, une sur le jardin, l’autre sur la galerie du rez-de-chaussée. Dans un enfoncement, une bergère et dans l’embrasement des deux fenêtres, une chaise que l’on ne pouvait déplacer, faute d’espace. C’est ici que Louis XVI venait après dîner faire une heure de sommeil. Le Château des Tuileries, par P. J. A. R. D. E., 1802, I.
17.Thierry, Guide de l’amateur et de l’étranger, 1789, I, 350.
18.Le Château des Tuileries, par P. J. A. R. D. E. (Roussel d’Épinal).
19.Idem, p. 242.
20.Révolutions de Paris, n° 84, p. 295.
21.D. Leclercq, Journées d’octobre, 168.
22.Souvenirs de quarante ans. Récit d’une dame de Madame la dauphine, p. 54.
23.Révolutions de Paris, n° 46, p. 435.
24.Idem, n° 47, p. 457.
25.Révolutions de Paris, n° 48, p. 742.
26.Révolutions de Paris, n° 54, p. 54.
27.Révolutions de Paris, n° 58, p. 285.
28.Révolutions de Paris, n° 65, p. 647.
29.Révolutions de Paris, n° 67, p. 71.
30.Courrier français, lundi 15 novembre 1790, p. 115.
31.Correspondance secrète (Lescure), II, 483 et s.
32.Révolutions de Paris, n° 86, p. 368.
33.Journal de Louis XVI, publié par Nicolardot.
34.Correspondance secrète (Lescure), II, 514, 26 mars 1791.
35.Révolutions de Paris, n° 82, p. 279.
36.Révolutions de Paris, n° 85, p. 340.
37.Révolutions de Paris, n° 92, p. 5.
38.Deux mètres cinquante.
39.Archives nationales, O1 16801, 12 décembre 1789.
40.Ce très précieux reportage que l’on abrège à regret a été publié en 1858, au premier volume des Aventures de guerre au temps de la République et du Consulat, par Moreau de Jonnès, membre de l’Institut.
41.Correspondance secrète, 30 avril 1791.
42.Révolutions de Paris, n° 94, p. 107.
43.Relation du duc de Choiseul. Déposition de Marquant : Archives nationales, D XXIXb, 36.
44.Révolutions de Paris, n° 103, p. 586.
45.Mémoires de Mme Campan, IV, 198. Édition de 1823.
46.À l’endroit précis où la rue de Castiglione débouche aujourd’hui dans la rue de Rivoli.
47.Mémoires de Mme Campan, III, 10 n.
48.Révolutions de Paris, nos 103, pp. 579-580 ; 104, p. 641 ; 105, p. 36.
49.Correspondance secrète, II, 538.
50.Idem, II, 577.
51.Révolutions de Paris, n° 137, p. 369.
52.Idem, n° 153, p. 492.
53.Correspondance secrète, II, 538.
54.Révolutions de Paris, n° 151, p. 378.
55.Révolutions de Paris, n° 153, p. 470.
56.Correspondance secrète, II, 609.
57.Souvenirs de quarante ans. Récit d’une dame de Madame la dauphine, 106.
58.Fernand Martin, La Journée des piques, 20 juin 1792.
59.Mercier, Nouveau Paris, I, 197.
60.Répertoire Tuetey, IV, 2296.
61.Fernand Martin, La Journée des piques, 58.
62.Journal de Louis XVI, p. 145 et 146. Édition Nicolardot.
63.Souvenirs de quarante ans, 117.
64.Cette toile achetée en 1791 par Mme Du Barry, appartient à M. Henri Loyer. Elle a été reproduite par M. François Laurentie dans son Louis XVII (1913).
65.Le pont de la Concorde.
66.François de La Rochefoucauld, Souvenirs du 10 août 1792 et de l’armée de Bourbon, publiés par Jean Marchand, préface du duc de La Rochefoucauld.
67.A. Tuetey, Répertoire, IV, Introduction.
68.Le Château des Tuileries, par P. J. A. R. D. E., I, 164, 165.
69.Mercier, Nouveau Paris, I, 213.
70.Mémoires de Mme Campan, III, 93.
71.Souvenirs de quarante ans, 157.
72.Mémoires de Mme Campan, III, 93.
73.Tuetey, Répertoire, loc. cit.
74.Le Château des Tuileries, par P. J. A. R. D. E., I, 165.
75.Révolutions de Paris, n° 161, p. 239.
76.Le Château des Tuileries, par P. J. A. R. D. E., I, 168.
77.Idem.
78.P. J. A. R. D. E.
79.Une caserne de planches où logeaient des suisses.
80.Révolutions de Paris, n° 161, p. 259.
81.Archives parlementaires, 1ère série, tome LII, p. 66.
82.P. J. A. R. D. E., I, 92.
83.Archives parlementaires, 1ère série, tome LII, à la date.
84.Décret du 14 septembre 1792. Moniteur, réimpression, XIII, 704.
85.Voir sur ce point le Moniteur, réimpression, XIII, 472-704, XVI, 351, et Archives parlementaires, LII, à la table.
86.P. J. A. R. D. E., II, 118.
87.Aux Archives nationales, dossier T 10772, se trouve une notice des différents ouvriers qui ont pratiqué des endroits secrets aux Tuileries. Un plan de la bibliothèque du roi est joint à cette notice.
88.Moniteur, XIV, 531.
89.2 mètres sur 1 mètre.
90.Cinquante centimètres.
91.La déclaration originale de Gamain est conservée dans les papiers de Roland. Bibliothèque nationale, Manuscrits, N. A. 624.
92.P. J. A. R. D. E., II, 292 et s. Un meuble similaire se trouvait, il y a quelques années, et se trouve probablement encore à Trianon-sous-Bois. Serait-ce le confessionnal de Madame Élisabeth ?
93.Archives parlementaires, LII, 407, 628, 640 et s.
94.Voir aux Archives nationales, F16 573, un important dossier concernant le déménagement des meubles des Tuileries.
95.P. J. A. R. D. E., I, 369.
96.Tribunal du 17 août créé « pour juger les complices du tyran ».
97.Les nus de cette statue étaient l’œuvre du citoyen Dupasquier. Archives nationales, F13 278.
98.Archives nationales, F13 278.
99.Idem.
100.Même dossier.
101.22 toises de long et 10 de large, soit 440 mètres carrés. La hauteur était de 60 pieds, 20 mètres.
102.Dulaure, Le Thermomètre du jour, 13 mai 1793. Le plan de Blondel indique, en effet, ces huit piliers.
103.Moniteur, réimpression, XVI, 351.
104.Certains Comités s’étaient établis aux Tuileries avant que la Convention y vint siéger. Celui du salut public, par exemple, y tenait ses séances « dès le printemps de 1793 ».
105.Pour plus de précision, on doit consulter aux Archives nationales, les dossiers C 360 (service intérieur de la Convention), C 361 (séances du Comité des inspecteurs de la salle), C 363 (états des employés par les Comités).
106.Archives nationales, O1 453.
107.Même dossier.
108.Le manuscrit de Morice a été publié par la Revue des questions historiques d’octobre 1892.
109.Archives nationales, D XXXV, C1. Registre des inspecteurs de la salle.
110.Souvenirs de Philippe Morice.
111.Archives nationales, O2 453.
112.Révolutions de Paris, n° 211, p. 60, 20 juillet 1793.
113.Alfred Marquiset, La Duchesse de Fallary. Préface, p. 3.
114.Mémoires de La Révellière-Lépeaux, I, 251.
115.Sur le rapport de Grégoire à la Convention, Moniteur, réimpression, XXV, 763.
116.Moniteur, XXVI, 329. Certaines modifications furent apportées à ce costume. On trouvera au Moniteur, XXIX, 158, une description détaillée du costume, tel qu’il fut définitivement réalisé.
117.Moniteur, XXIV, 135.
118.Moniteur, XVIII, 600.
119.Moniteur, XXIX, 884.
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madame antoine

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 11:59

Voilà qui clôt effectivement un exposé de longue haleine et brillamment présenté. Si je puis me permettre une petite remarque, il est malaisé de s'y retrouver dans les notes, celle-ci étant présentées tout à la fin et d'un bloc. Mais cet inconvénient de concerne peut-être que moi.

Bien à vous

madame antoine

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Airin

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 12:01

Oui, c'est vrai. Je n'ai pas réfléchi et en tiendrai compte la prochaine fois.
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globule
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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 12:02

Rhhhooo c'est minime !
En fait l'exposé est top. Bravo !

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Melle Adelaide

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Sam 14 Avr 2018 - 12:09

Il est beau Napo

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Hier soir j'ai eu l'impression qu'elle bougeait mais n'était-ce qu'une impression ?
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pepe12547

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Dim 15 Avr 2018 - 8:59

Pour Chakton Smile
Retour à Varennes. La reine a les cheveux gris.
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Chakton

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Dim 15 Avr 2018 - 11:22

Melle Adelaide a écrit:
Il est beau Napo

C'est relatif. tongue

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spa monopole

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Mer 18 Avr 2018 - 9:28

Trop bien ce topic ! Merci Airin !
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tropico

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MessageSujet: Re: Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu   Mer 18 Avr 2018 - 21:29

Je ne suis plus venu ici depuis longtemps. Mais bravo ! C'est ce genre de sujets sublimes qu'on ne trouve dans dans le Boudoir de Marie-Antoinette.

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Les Tuileries. Fastes et maléfices d’un palais disparu
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