Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Le Duc Adrien-Louis de Guines

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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Ven 22 Fév - 19:34

Oui ! C'est même un classique .
Ce qui est très drôle, c'est que Choiseul a eu la plus grande peine du monde à convaincre Orléans que sa jalousie était infondée.

--- En êtes-vous bien sûr ? répliqua le duc d'Orléans. Avec ces diables de diplomates on ne sait jamais à quoi s'en tenir, et celui-ci ne fait peut-être courir un tel bruit que pour endormir les soupçons et agir en toute sécurité .
--- Tranquillisez-vous, Monseigneur, lui répondit Choiseul; je vais vous débarrasser incessamment des inquiétudes que vous donne le comte de Guines; mais je vous assure de nouveau que vous le connaissez mal si vous croyez avoir à redouter un rival de cette nature . Je vous accorde que M. de Guines est réfléchi et fécond en moyens pour arriver à son but, mais il n'a rien pour plaire à Mme de Montesson; il est devenu impuissant et ne peut, sous cet aspect ni sous aucun autre, devenir le rival du premier prince du sang de la maison de Bourbon .

( Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI
, Soulavie )

.
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Sam 23 Fév - 11:52

Eh bien ! Quel vaudeville !
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Sam 23 Fév - 12:01

Reinette a écrit:
Eh bien ! Quel vaudeville !

Oui j'adore ! on dirait les Liaisons Dangereuses ! Merci Eléonore cat
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Sam 23 Fév - 12:23



Une petite précision, pour les curieux que nous sommes Very Happy : Amélie de Boufflers, dame du Palais de Marie-Antoinette, était l'épouse d'Armand Gontaut-Biron, duc de Lauzun.
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Sam 23 Fév - 12:40

Portait-elle des plumes de héron dans ses cheveux?

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Sam 23 Fév - 13:04

Citation :
Portait-elle des plumes de héron dans ses cheveux?  

Oui,  comme l'atteste ce beau portrait de Mme Vigée Lebrun :

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Dim 24 Fév - 19:26

Citation :
Very HappyLe duc de Guines, qui savait si bien donner des ridicules, avait lui-même un singulier travers . Il était assez gros et engraissait tous les jours : en dépit de la nature, il voulait paraître mince, et portait des vêtements extrêmement serrés, il poussa cette manie si loin qu'il avait, pour chaque habit, deux culottes différemment coupées : lorsqu'il faisait sa toilette, son valet de chambre lui demandait gravement " Monsieur le duc s'assoit-il aujourd'hui ? " Lorsqu'il devait rester debout, il montait sur deux chaises et descendait dans sa culotte, tenue par deux de ses gens .
A quoi sert l'esprit ?


L'anecdote est relatée dans la bibliographie de Castelot, mais j'ignorais qu'elle venait des mémoires du duc de Lévi !  
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Dim 24 Fév - 20:12


C'est tellement drôle que je suppose qu'elle figure sous d'autres plumes !
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Dim 24 Fév - 20:22

dommage qu'ils n'aient jamais reproduit la scène au cinéma !
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Dim 24 Fév - 20:24

Citation :
dommage qu'ils n'aient jamais reproduit la scène au cinéma !  

Les spectateurs non avertis n'y croiraient pas.
Nettement moins glamour que l'habillement parallèle de Valmont/Merteuil !
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MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Dim 24 Fév - 20:30

Citation :
Citation :
dommage qu'ils n'aient jamais reproduit la scène au cinéma !  

Les spectateurs non avertis n'y croiraient pas.

Très juste !                      
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jmcar17



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Date d'inscription : 17/11/2015

MessageSujet: Re: Le Duc Adrien-Louis de Guines   Mar 17 Nov - 15:57

Invité a écrit:
Adrien-Louis de Bonnières de Souastre, Comte , puis Duc de Guines (1735-1806) (....) cet ami de la Reine meurt en émigration en 1806.

Bonjour à tous.

Ce gentilhomme de la cour de Versailles est longuement cité dans le Tome I de "Histoire et Généalogie de la Maison de Montmorency" par Georges Martin.

En fait, il n'est pas mort en émigration, mais il revint en France en 1802, et mourut à Paris sous l'Empire. Ci-après la notice qui figure sur l'opuscule cité ci-dessus Tome I, pages 233 et 234, sous la rubrique de "Caroline de Montmorency-Neuville" son épouse :

Histoire et Généalogie de la Maison de Montmorency, Georges Martin, Tome I, pages 233-234

Adrien Louis de BONNIÈRES, dit le comte de Guines, comte de Souastre, puis duc de Guines (né à Lille le 14 avril 1735), fils de Guy-Louis de BONNIÈRES, comte de Guines, et d'Adrienne-Louise-Isabelle de MELUN. Le duc de Luynes écrit en date du 11 novembre 1753 " On a signé aujourd'hui le contrat de mariage de Mademoiselle de Montmorency, soeur de la duchesse de Boufflers, qui est en Flandre, avec Monsieur le comte de Guines qui est un grand seigneur de ce pays là ; il était à la signature de son contrat. Celle qu'il épouse est l'ainée de celle qui avait été élevée à Paris." Il fit la guerre de Sept-Ans aux grenadiers de France, puis comme colonel du régiment de Navarre-Infanterie le 28 février 1762. Il fut nommé brigadier le 29 décembre 1762, et assista en 1766 aux grandes manœuvres en Prusse et fut particulièrement bien accueilli par Frédéric II auprès duquel en 1768, il fut envoyé comme ministre plénipotentiaire. Il se lia d'amitié avec le roi, passionné comme lui de musique. Il fut rappelé en décembre 1769 à la suite de la tension intervenue entre les deux chancelleries, due aux affaires politique du moment mais aussi aux intrigues, à la morgue, aux écarts de langage, au train de vie luxueuse de Guines. Le 3 janvier 1770, il fut promu maréchal de camp des armées du roi. À la fin de l'année, il fut nommé ambassadeur en Angleterre. Il alla très vite faire parler de lui. la "Correspondance de M. le duc d'Aiguillon au sujet de l'affaire de M. le comte de Guines et du sieur Tort de la Sonde et autres intéressés pendant les années 1771, 1772, 1773, 1774, 1775" nous renseigne sur ses spéculations. Tort de la Sonde, son secrétaire, l'accusa de profiter de son ambassade pour jouer sur le cours des monnaies. Guines le fit emprisonner (avril 1771 à janvier 1772). Libéré, Tort porta plainte contre lui en février 1773, mais Guines revenant à la charge le poursuit en janvier 1774 pour "infidélités et prévarications". Tort fut de nouveau jeté en prison en avril 1774. Finalement les adversaires furent renvoyés dos à dos. Ses initiatives diplomatiques furent des plus brouillonnes, et son ami le duc de Lauzun dut le défendre auprès de Marie-Antoinette, et recommander à la reine de l'entendre avant de le condamner. En février 1776, Guines quitta Londres où son passage n'avait guère été politiquement remarqué. Bachaumont écrivit : " Homme de cour, mal famé depuis son procès contre Tort, son secrétaire, quoiqu'il l'ait gagné. " À son retour, Louis XVI, par lettres patentes, le créa duc à brevet de Guines, et le fit chevalier du Saint-Esprit en 1783. lieutenant général des armées du roi le 1er janvier 1784, inspecteur général de l'armée, gouverneur de Maubeuge en 1785, gouverneur de lArtois en 1788. Lors de la Révolution, il émigra en Allemagne avec sa famille. Il revint en France en 1802, mais il ne retrouva pas son hôtel de Courbevoie. Habile flûtiste, le duc de Guines rencontra en avril 1778 à Paris, Mozart et lui demanda de composer un morceau : ce sera le très beau Concerto pour flûte, harpe et orchestre ; il lui demanda aussi de donner à sa fille aînée, déjà bonne harpiste, des leçons de composition qui, paraît-il, furent mal payées. Lors de son séjour en Prusse, il devint l'amant de Mlle von Hartzfeldt. C'est lui qui disait à ses filles lors de leur présentation à la Cour : "Souvenez-vous que, dans ce pays-ci, les vices sont sans conséquence, mais qu'un ridicule tue ". Le duc de Lévis nous a laissé le portrait suivant : " le duc de Guines avait été ambassadeur à Berlin avant d'être envoyé en Angleterre. Il avait plus d'esprit et surtout plus d'adresse que le cardinal de Rohan, et la reine avait autant de goût pour lui qu'elle avait d'aversion pour le cardinal. Il était plus flatteur pour pour son amour-propre d'avoir plu au grand Frédéric, qui l'admit dans sa société intime et qui faisait souvent de la musique avec lui ; car ils jouaient tous deux de la flûte dans une grande perfection. À Versailles, il passait pour un des hommes les plus aimables de la cour ; et en effet, il avait une plaisanterie fine et piquante plutôt que satirique ; le persiflage était son fort, et sa gravité alors était imperturbable. Le duc de Guines avait rapporté de ses voyages des histoires très plaisantes dont il amusait nos princes ; elles sont d'un genre trop libre pour figurer ici ; mais je puis raconter une aventure de bal de l'Opéra qui fera connaître la tournure de son esprit. Pendant tout un carnaval, M. de Guines s'était diverti à intriguer deux jeunes dames très aimables, et, il avait mis tant de circonspection dans ses propos qu'il leur avait été impossible de le reconnaître. Cependant, à force d'importunité, elles avaient obtenu qu'il se nommerait au dernier bal. Ce jour fatal arrivé, le masque reparaît à l'heure accoutumée, mais avec tous les signes d'une profonde mélancolie ; il demande, il supplie que l'on exige point l'exécution d'une promesse faite trop inconsidérément ; il conjure ces dames de lui laisser un secret dont dépend son honneur et peut-être sa vie. Toutes ces instances ne font que redoubler leur curiosité ; elles insistent, il cède ; et après leur avoir fait jurer qu'elles garderaient le plus inviolable silence, il entre avec elles dans une loge des premières. J'aurai dû dire, pour l'intelligence de l'histoire, que, dans l'automne qui précédait ce carnaval, un assassinat affreux avait été commis à quelques lieues de Paris, avec des circonstances atroces ; que le meurtrier, homme au-dessus du commun, était connu, mais il avait échappé jusqu'alors aux poursuite de la justice. Ce fut le nom de ce personnage odieux que le duc de Guines jugea à propos de prendre . " Je suis, dit-il avec un profond soupir et d'une voix sombre, un misérable indigne de pitié. Le tendre intérêt que vous me témoignez va se changer en horreur ; n'importe, je l'ai promis... vous l'exigez... Je suis le malheureux N., ce meurtrier... " Il n'eut pas besoin d'en dire d'avantage ; les deux dames se levèrent en criant : " Le scélérat ! le monstre ! qu'on l'arrête ! " - Calmez-vous, Mesdames, leur dit le duc de Guines en se démasquant ; j'ai voulu savoir jusqu'à quel point on pouvait compter sur vos promesses et sur votre discrétion ". Cette plaisanterie eut beaucoup de succès. Le duc de Guines, qui savait si bien donner des ridicules, avait lui-même un singulier travers. Il était assez gros et engraissait tous les jours ; en dépit de la nature, il voulait paraître mince et portait des vêtements extrêmement serrés. Il poussa cette manie si loin qu'il avait, pour chaque habit, deux culottes différemment coupées. Lorsqu'il faisait sa toilette, son valet de chambre lui demandait gravement : " Monsieur le duc s'assoit-il aujourd'hui ? " Lorsqu'il devait rester debout, il montait sur deux chaises et descendait dans sa culotte, tenue par deux de ses gens. À quoi sert l'esprit ? " C'était un homme léger, il fut l'amant de Madame de Montesson, bien qu'âgé il resta toujours aussi polisson et en émigration, il obtint les faveurs d'une jeune ballerine qu'il partagea avec son hôte le duc de Brünswick. Il mourut à Paris le 21 décembre 1806. Ils eurent deux filles : Marie-Louise-Philippine qui épousa le duc de Castries, et Marie-Louise-Charlotte qui épousa le marquis de Juigné et qui mourut sans postérité.

Merci de m'avoir accueilli parmi vous
Jean-Marc
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