Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Horace Walpole, Comte d'Oxford

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MessageSujet: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Dim 27 Déc - 23:06

Horatio Walpole ou Horace Walpole (24 septembre 1717, Londres - 2 mars 1797), quatrième comte d'Orford, fils de Robert Walpole, est un homme politique écrivain et esthète britannique.


Il écrit Le château d'Otrante, qui lance la vogue du roman noir (gothic tale en anglais). On lui doit également le concept de sérendipité (serendipity en anglais, qu'on peut traduire par deux périphrases : découverte heureuse ou inattendue ou don de faire des trouvailles).

Walpole est le plus jeune fils du premier Premier ministre britannique, Robert Walpole.

Il étudie au collège d'Eton, puis à King's College de Cambridge.

Il prend conscience de son homosexualité assez tôt, et il aurait eu une liaison avec le poète Thomas Gray et Henry Fiennes Clinton, 9neuvième comte de Lincoln (futur second duc de Newcastle). Gray l'accompagne lors de son Grand Tour, mais ils se querellent et Walpole retourne en 1741 en Angleterre, où il entre au Parlement.

Il n'a aucune ambition politique, mais il demeure député après la mort de son père en 1745.

Sans lien avec la politique de son père, il est très dévoué envers le roi George II et la reine Caroline.

Il prend leur parti contre leur fils, Frederick, prince de Galles, que Walpole évoquera plus tard avec rancune dans ses mémoires.


La célèbre demeure d'un grand collectionneur.

La demeure de Walpole, Strawberry Hill, près de Twickenham, est un ensemble fantaisiste de style néogothique qui crée une nouvelle tendance architecturale. En 1764, il publie son roman gothique Le Château d'Otrante (The Castle of Otranto), créant un style littéraire allant de pair avec l'architecture.

À partir de 1762, il fait paraître ses Anecdotes de peintures en Angleterre, fondé sur le manuscrit des notes de George Vertue.

Ses mémoires de la scène sociale et politique géorgienne, bien que partisans, sont une source de première main pour les historiens.

Il est aussi l'auteur de l'épigramme souvent cité : « La vie est une comédie pour ceux qui pensent et une tragédie pour ceux qui ressentent. »

Grand défenseur du style gothique à l'époque pré-romantique, Walpole fait édifier, décorer et meubler sa villa de 1748 à 1753, où il installe ses très importantes collections d'objets d'art; il en assure la renommée par une description qui est publiée, et cette demeure devient une source d'inspiration pour Byron et Walter Scott.

Son père a été fait comte d'Orford en 1742; son frère aîné, Robert, deuxième comte d'Orford (vers 1701-1751), a transmis le titre à son propre fils, George, troisième comte d'Orford (1730-1791).

Quand son neveu George meurt célibataire, Horace devient le quatrième comte d'Orford.
C'est donc un sexagénaire qui admire avec les formules que l'on connaît bien les premiers pas de notre Antoinette en tant que Reine de France...

Bien à vous.
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Chou d'amour
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 0:49

Je ne le connais pas cet homme Very Happy

Il a eu des liens avec Marie-Antoinette?

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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 0:54

C'est à lui qu'on doit entre autres la formule suivante :
"Les Hébé et les Flore ne sont que des coureuses de rue à côté d'Elle."

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 8:34

Majesté a écrit:
C'est à lui qu'on doit entre autres la formule suivante :
"Les Hébé et les Flore ne sont que des coureuses de rue à côté d'Elle."

Bien à vous.



..... Quand elle est debout ou assise, c'est la statue de la beauté; quand elle se meut, c'est la grâce en personne . Elle avait une robe d'argent semée de lauriers roses , peu de diamants et des plumes. ( .... ) On dit qu'elle ne danse pas en mesure, mais alors, c'est la mesure qui a tort . ( .... ) En fait de beautés, je n'en ai vu aucune, ou bien la Reine les éclipsait toutes ...
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 9:29

Strawberry Hill ( et non pas strawberryfields forever ) me rappelle furieusement l'Abbotsford House de Walter Scott à laquelle j'ai tout de suite pensé, Majesté, quand tu disais plus haut que Walpole lance la mode de l'architecture gothique pseudo-médiévale . Elle séduira aussi Louis II de Bavière !

J'ignorais que Walpole avait un tel pedigree et était comte d'Oxford . Je le connais bien sûr, comme nous tous, pour l'avoir toujours croisé dans le salon de la vieille marquise du Deffand qui en était un peu entichée et pour laquelle il fut un interlocuteur de choix et un ami fidèle .
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 10:02

Je ne connaissais que ses goûts en matière de Reine...
Mais son château! WAHOU! quelle fantaisie merveilleuse ! Notre Horace est un personnage vraiment fascinant...on comprend pourquoi la Reine l'a tant subjugué: c'est un esthète en chef !

Bien à vous.
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Chou d'amour
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 10:48

Majesté a écrit:
C'est à lui qu'on doit entre autres la formule suivante :
"Les Hébé et les Flore ne sont que des coureuses de rue à côté d'Elle."

Bien à vous.


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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 17:00

Féérique château, en effet...

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 23:05

Comme je l'ai dit par MP à Majesté, Walpole était le grand ami de ma chère Mme du Deffand. Very Happy
Plus que ça même, elle se prit d'une folle passion pour lui ! Elle qui n'avait jamais vraiment aimé, qui était déjà aveugle et diminuée, et qui aurait pu être sa mère au moment où elle le rencontre...
Il est une sorte de rajeunissement inespéré pour elle, lui redonne goût à l'amitié et presque à l'amour (un poil incestueux sous-jacent, si l'on envisage qu'elle le considère comme un fils).
Walpole se méfie au début de cette vieille femme, un peu trop collante ; mais, à force, il s'y attachera aussi, tout en essayant de garder une distance convenable avec elle.
Sans doute avait-il peur que dans le monde, on se moque de lui.
Elle ne l'ignorait pas !
Lisez ce qu'elle lui écrit, en 1766, alors qu'il vient de partir pour Londres après un séjour de quelques mois à Paris, et qu'il rechigne un peu à répondre à ses lettres.
Elle a près de 70 ans...Wink

Remarquez bien que ce ne sont point des lettres que j'exige, mais de simples bulletins : si vous me refusez cette complaisance, aussitôt je dirai à Viart (son secrétaire) : "partez, prenez vos bottes, allez à tire-d'aile à Londres, publiez dans toutes les rues que vous y arrivez de ma part, que vous avez ordre de résider auprès d'Horace Walpole, qu'il est mon tuteur, que je suis sa pupille, que j'ai pour lui une passion effrénée, et que peut-être j'arriverai incessamment moi-même ; que je m'établirai à Strawberry-Hill, et qu'il n'y a point de scandale que je ne sois prête à donner".
Ah ! Mon tuteur, prenez vite un flacon, vous êtes prêt à vous évanouir.
Voilà pourtant ce qui vous arrivera, si je n'ai pas de vos nouvelles deux fois la semaine.


Terrible !

Comme convenu, Majesté, voici un extrait du portrait qu'elle fait de lui (je coupe, il est très long). Wink
Elle vient de le rencontrer.

Non, non, je ne peux pas faire votre portrait, personne ne vous connaît moins que moi ; vous me paraissez tantôt tel que je voudrais que vous fussiez, tel que je crains que vous ne soyez, et peut-être jamais tel que vous êtes.
Je sais bien que vous avez beaucoup d'esprit ; vous en avez de tous les genres, de toutes les sortes, tout le monde sait cela aussi bien que moi, et vous devez le savoir mieux que personne.

C'est votre caractère qu'il faudrait peindre, et voilà pourquoi je ne peux pas être bon juge ; il faudrait de l'indifférence, ou du moins de l'impartialité.
Cependant, je peux vous dire que vous êtes un fort honnête homme, que vous avez des principes, que vous êtes courageux, que vous vous piquez de fermeté, que lorsque vous avez pris un parti, bon ou mauvais, rien ne vous le fait changer, ce qui fait que votre fermeté ressemble à de l'opiniâtreté.
Votre cœur est bon, et votre amitié solide, mais elle n'est ni tendre ni facile.
La peur d'être faible vous rend dur, vous êtes en garde contre toute sensibilité ; vous ne pouvez pas vous refuser à rendre à vos amis des faveurs essentielles, vous leur sacrifiez vos propres intérêts, mais vous leur refusez les plus petites complaisances.
(...)
La connaissance que vous avez du monde et votre expérience vous ont donné un grand mépris pour tous les hommes, et vous ont appris à vivre avec eux ; vous savez que toutes leurs démonstrations ne sont que faussetés, vous leur donnez en échange des égards et de la politesse en tout.
Aussi, ceux qui ne se soucient point d'être aimés sont contents de vous.
(...)
Vous êtes philosophe ; vous n'avez point de vanité, quoique vous avez beaucoup d'amour-propre ; mais votre amour-propre ne vous aveugle point, il vous exagère vos défauts plutôt que de vous les cacher.
(...)
Vous avez du discernement, le tact très fin, le goût très juste, le ton excellent ; vous auriez été de la meilleure compagnie du monde dans les siècles passés ; vous l'êtes dans celui-ci, et vous le seriez dans ceux à venir.
(...)
Vous avez une faiblesse qui n'est pas pardonnable, vous y sacrifiez vos sentiments, vous y soumettez votre conduite : c'est la crainte du ridicule.
Elle vous rend dépendant de l'opinion des sots, et vos amis ne sont point à l'abri des impressions que les sots veulent vous donner contre eux.
Votre tête se trouble facilement, c'est un inconvénient que vous connaissez,et auquel vous remédiez par la fermeté avec laquelle vous suivez vos résolutions ; votre résistance à ne vous en jamais écarter est quelquefois poussée trop loin, et sur des choses qui n'en valent pas la peine.
Vos sentiments sont nobles et généreux, vous faites le bien pour le plaisir de le faire, sans ostentation, sans prétendre à la reconnaissance ; enfin votre âme et belle et bonne.


Si c'et pas un vieux chat qui ronronne ça !
Même si elle veut donner de petits coups de griffes, on lit combien elle les rentre en envoyant la patte.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Lun 28 Déc - 23:56

La nuit, la neige, vous écrivez avoir dit à Majesté, que Walpole était le grand ami de votre chère Mme du Deffand. Very Happy
Je le notais plus haut, j'espère que vous l'aviez noté .

J'adore votre façon de continuer : Plus que ça même, elle se prit d'une folle passion pour lui ! Elle qui n'avait jamais vraiment aimé, qui était déjà aveugle et diminuée, et qui aurait pu être sa mère au moment où elle le rencontre...
Il est une sorte de " rajeunissement " inespéré pour elle ( ) lui redonne goût à l'amitié et presque à l'amour (un poil incestueux sous-jacent, si l'on envisage qu'elle le considère comme un fils).

Alors là , je tique sur votre poil incestueux : il n'y a de notion d'inceste qu'en famille, d'une part . L'âge n'a rien à voir . Par ailleurs sa passion pour Walpole est purement cérébrale et sentimentale . Ce ne sont pas ses sens qui s'affolent .
Notre marquise est trop intelligente pour se laisser aller à un sentiment platement amoureux frisant le ridicule, sans compter que, non content d'avoir la moitié de son âge, Majesté nous dit que Walpole est homosexuel !!! Si elle le sait, Mme du Deffand mesure bien l'absence totale de danger qu'il y a pour elle à badiner avec lui .

Walpole se méfie au début de cette vieille femme, un peu trop collante Ah bien ça, le malheureux, comme on le comprend !!!!!; mais, à force, il s'y attachera aussi, tout en essayant de garder une distance " convenable " avec elle.
Ce ne devait pas lui être difficile compte tenu de ce que nous savons !
Sans doute avait-il peur que dans le monde, on se moque de lui.


Remarquez bien que ce ne sont point des lettres que j'exige, mais de simples bulletins : si vous me refusez cette complaisance, aussitôt je dirai à Viart (son secrétaire) : "partez, prenez vos bottes, allez à tire-d'aile à Londres, publiez dans toutes les rues que vous y arrivez de ma part, que vous avez ordre de résider auprès d'Horace Walpole, qu'il est mon tuteur, que je suis sa pupille, que j'ai pour lui une passion effrénée, et que peut-être j'arriverai incessamment moi-même ; que je m'établirai à Strawberry-Hill, et qu'il n'y a point de scandale que je ne sois prête à donner".
Ah ! Mon tuteur, prenez vite un flacon, vous êtes prêt à vous évanouir.
Voilà pourtant ce qui vous arrivera, si je n'ai pas de vos nouvelles deux fois la semaine.


Redoutable ! cette petite mamie de soixante-dix balais !!!!!! Eh oui ! La marquise est d'autant plus terrible que, souvenez-vous, sa petite nièce et protégée Julie de Lespinasse lui a soufflé sous le nez d'Alembert pour lequel elle avait un petit faible aussi, et non seulement d'Alembert mais presque tout le parterre d'habitués de son salon . Pour une femme à l'abri des passions, comme celle du président Hénault à présent assagie, à qui elle écrivait Je n'ai ni tempérament ni roman, je trouve que Mme du Deffand reste bien vulnérable aux élans du coeur ...... Mais tant mieux ! Cela la rend tellement humaine, proche de nous !

Bizarre autant qu'étrange est sa manière d'appeler Walpole son tuteur ... Chantal Thomas explique que Mme du Deffand se situe par rapport à lui, et à Voltaire, autre grand ami, dans une situation de misère spirituelle, de flagrante infériorité . ( ...... ) C'est le leitmotiv de ses lettres à Voltaire et, plus encore, à Horace Walpole, son "tuteur", à qui elle demande de l'instruire .

Merci à vous qui nous postez l' extrait du portrait qu'elle fait de lui . J'ai hésité à le taper moi-même .... Sa longueur m'a découragée !¨Parce que je voulais d'abord le sabrer un peu, par endroits, une petite bribe de phrase par-ci, une autre par-là, mais, impossible ! je trouvais qu'il n'y avait pas un mot à en retrancher !

Non, non, je ne peux pas faire votre portrait, personne ne vous connaît moins que moi ; vous me paraissez tantôt tel que je voudrais que vous fussiez, tel que je crains que vous ne soyez, et peut-être jamais tel que vous êtes.
.




Dernière édition par Mme de Sabran le Mar 29 Déc - 8:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 0:31

A vous lire , cet Horace n'en devient que plus passionnant encore !!!
Merci à tous deux...

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 8:39

Tu ne t'es pas encore régalé des lettres de Mme du Deffand, Majesté ?
On s'attache à la marquise . Son esprit mordant qui fait mouche séduit .
Sa peur de la solitude et la prison de la cécité qui se referme sur elle émeuvent .
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 10:00

Mme de Sabran a écrit:
La nuit, la neige, vous écrivez avoir dit à Majesté, que Walpole était le grand ami de votre chère Mme du Deffand. Very Happy
Je le notais plus haut, j'espère que vous l'aviez noté .

Bien sûr. Wink

Mme de Sabran a écrit:
Alors là , je tique sur votre poil incestueux : il n'y a de notion d'inceste qu'en famille, d'une part . L'âge n'a rien à voir.

J'écris que c'est parce qu'elle le considère comme une sorte de fils d'adoption.
Et lorsque j'évoque le poil incestueux, c'est pour souligner que ses sentiments sont ambigües. C'est une façon de parler, peut-être mal choisie.
Assurément, l'âge n'a rien à voir.

Mme de Sabran a écrit:
Par ailleurs sa passion pour Walpole est purement cérébrale et sentimentale. Ce ne sont pas ses sens qui s'affolent .

Ce n'est pas (ou plus) une sensuelle ; elle n'en vibre pas moins.

Mme de Sabran a écrit:
Notre marquise est trop intelligente pour se laisser aller à un sentiment platement amoureux frisant le ridicule.

Mais je n'ai jamais parlé d'un sentiment platement amoureux.
En effet, elle ne craint pas le ridicule, parce que son âge et son état la mettent à l'abri de cette considération.
Elle le souligne d'ailleurs dans ses lettres ; mais il s'agit là d'une coquetterie, qui n'est pas tout à fait innocente.

Mme de Sabran a écrit:
sans compter que, non content d'avoir la moitié de son âge.

Ils n'ont que 20 ans d'écart.

Mme de Sabran a écrit:
Majesté nous dit que Walpole est homosexuel !!!
Si elle le sait, Mme du Deffand mesure bien l'absence totale de danger qu'il y a pour elle à badiner avec lui.

Mais justement. Elle cherche à éprouver sans réels dangers, quoique leur absence ne soit pas totale.
Plus que de se distraire, elle joue avec le feu.
C'est un va-et-vient entre une privation raisonnée de sentiments, et le plaisir de ne pouvoir pourtant s'en passer.
C'est assez commun je crois.
C'est une femme qui a toute sa vie redouté l'ennui, et qui se paye le petit luxe, au terme de sa vie, de se donner des sensations fortes.

Mme de Sabran a écrit:
Pour une femme à l'abri des passions, comme celle du président Hénault à présent assagie, à qui elle écrivait Je n'ai ni tempérament ni roman, je trouve que Mme du Deffand reste bien vulnérable aux élans du coeur ...... Mais tant mieux ! Cela la rend tellement humaine, proche de nous !

Voilà. C'est ça.

Mme de Sabran a écrit:
Bizarre autant qu'étrange est sa manière d'appeler Walpole son tuteur ... Chantal Thomas explique que Mme du Deffand se situe par rapport à lui, et à Voltaire, autre grand ami, dans une situation de misère spirituelle, de flagrante infériorité . ( ...... ) C'est le leitmotiv de ses lettres à Voltaire et, plus encore, à Horace Walpole, son "tuteur", à qui elle demande de l'instruire .

Les femmes sont, si je ne m'abuse, assez habiles pour comprendre comment titiller l'égo des hommes ou leurs sentiments de "supériorité", lorsqu'ils en ont. Wink
Mais il n'y a peut-être pas là seulement de la malice, ou de la coquetterie, mais un sentiment éventuellement éprouvé.
Nous sommes au XVIIIème siècle ! Voltaire est une sommité ; quant à Walpole, Mme du Deffand admire sincèrement son esprit.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 10:23

Mme de Sabran a écrit:
Tu ne t'es pas encore régalé des lettres de Mme du Deffand, Majesté ?
Je n'ai lu aucune correspondance de la Marquise...mais cet aperçu posté par notre Ami , la nuit, la neige, me met l'eau ...à l'esprit sinon à la bouche Wink

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 10:38

Majesté a écrit:
Je n'ai lu aucune correspondance de la Marquise...mais cet aperçu posté par notre Ami , la nuit, la neige, me met l'eau ...à l'esprit sinon à la bouche
Oh ! Je te conseille de le faire...
Par petites touches, hein ! Au risque de friser l'indigestion : elle écrivait énormément !
Tu verras, c'est d'abord une leçon d'écriture (non pas que tu ne saches pas écrire toi même , mais là c'est de la haute voltige ) : du grand style, pur jus XVIIIème.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 11:07

Cher la nuit, la neige, vous écrivez :

.....elle le considère comme une sorte de " fils d'adoption ".
Vous croyez ? Je ne ressens pas cela à la lecture de ses lettres . J'ai même parfois l'impression que c'est elle la petite !

Et lorsque j'évoque le " poil incestueux ", c'est pour souligner que ses sentiments sont ambigües.
Ses sentiments ne sont pas tellement ambigus : la marquise a très clairement un petit béguin ! Je n'y vois rien de trouble ou anormal . Elle ne s'en défend d'ailleurs que bien mollement .

Ce n'est pas (ou plus) une sensuelle ; elle n'en " vibre " pas moins.
Ah ! voilà une question plus difficile à résoudre ! scratch Est-ce que l'âme peut vibrer sans que les sens se mettent à l'unisson ? drunken .... à soixante-dix ans peut-être ??? et encore, je n'en sais fichtre rien ! Ce n'est pas dit !
Mais bon, son âme vibre c'est sûr ! Quant à ses sens, s'ils s'emballent, je crois qu'ils sont combattus et mis en sourdine par sa raison . Elle ne ferait pas l'idiotie de s'offrir !!!

Mais je n'ai jamais parlé d'un sentiment " platement " amoureux.
Pourtant nul n'est à l'abri !

En effet, elle ne craint pas le ridicule, parce que son âge et son état la mettent à l'abri de cette considération.
C'est bien confortable ....
il s'agit là d'une coquetterie, qui n'est pas tout à fait innocente.
.... et très drôle : elle aurait tort de s'en priver ! Wink

Ils n'ont que 20 ans d'écart.
QUE !!! ça ne vous paraît pas énorme et parfaitement rédhibitoire ???

Mme de Sabran a écrit:

Si elle le sait, Mme du Deffand mesure bien l'absence totale de danger qu'il y a pour elle à badiner avec lui.

Mais justement. Elle cherche à " éprouver " sans " réels " dangers ...
Nous sommes d'accord !
quoique leur absence ne soit pas totale..
Euh, ben si quand même !

Plus que de se distraire, elle joue avec le feu.
Oh non ! C'est sans danger, vous en conveniez à l'instant. Elle ne risque pas de se brûler les ailes !

C'est un va-et-vient entre une privation raisonnée de sentiments, et le plaisir de ne pouvoir pourtant s'en passer.
Vous voyez que nous sommes d'accord !

C'est assez commun je crois.
C'et une femme qui a toute sa vie redouté l'ennui, et qui se paye le petit luxe, au terme de sa vie, de se donner des sensations fortes.

Mais oui ! C'est une chance que l'on pourrait presque qualifier d'inespérée ! Elle fait bien de la savourer !!!

Les femmes sont, si je ne m'abuse, assez habiles pour comprendre comment " titiller " l'égo des hommes ou leurs sentiments de "supériorité", lorsqu'ils en ont.
Et même lorsqu'ils n'en ont pas !

Mais il n'y a peut-être pas là seulement de la malice, ou de la coquetterie, mais un sentiment éventuellement éprouvé.
De la part de la marquise pour Walpole, c'est évident .

Nous sommes au XVIIIème siécle ! Voltaire est une sommité ; quant à Walpole, Mme du Deffand admire sincèrement son esprit.
Oui, elle est profondément sincère . Elle l'est toujours, c'est sa nature .
Elle ne prend même pas la peine de feindre une tiédeur plus conforme à la bienséance et à sa dignité de vieille dame .
Elle n'admire pas seulement son esprit, elle aime l'homme qu'il est .
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 12:08

Mme de Sabran, vous ne savez pas utiliser la fonction citer n'est-ce pas ?
Je vous l'expliquerai dans la section Technique du Boudoir.

Mme de Sabran a écrit:
Cher la nuit, la neige, vous écrivez :

.....elle le considère comme une sorte de " fils d'adoption ".
Vous croyez ? Je ne ressens pas cela à la lecture de ses lettres . J'ai même parfois l'impression que c'est elle la petite !

Elle joue des deux ; dans une même lettre, on la lit tout à fait maternelle, et l'instant d'après elle virevolte.

Mme de Sabran a écrit:
Ses sentiments ne sont pas tellement ambigus : la marquise a très clairement un petit béguin ! Elle ne s'en défend d'ailleurs que bien mollement.

M'oui, mais elle évoque très souvent la sage amitié.
Elle se défend donc à l'occasion, mais laisse (à mon avis à dessein) glisser sa plume...

Comme ici, lisez :

Si vous étiez Français, je ne balancerais pas à vous croire un grand fat ; vous êtes Anglais, vous n'êtes donc qu'un grand fou.
Où prenez-vous, je vous prie, que je me suis livrée à des indiscrétions et à des emportements romanesques ?
Des indiscrétions, passe encore : à toute force, cela se peut dire.
Mais pour des emportements romanesques, cela me met en fureur, et je vous arracherais volontiers ces yeux que l'on dit être si beaux, mais qu'assurément vous ne pouvez soupçonner de m'avoir tourné la tête.
Je cherche quelle injure je pourrais vous dire, mais il ne m'en vient point ; c'est que je ne suis pas encore à mon aise en vous écrivant...
Ah ! fi ! cela est bien vilain ; je dirai comme mes chères compatriotes, quand on leur raconte quelque trait dur et féroce : cela est bien anglais !
Mais apprenez, et retenez le bien, que je vous aime pas plus qu'il ne le faut, et je ne crois point par delà vos mérites.


Et là, de conclure :
Revenez, revenez à Paris, et vous verrez comme je me conduirai. drunken

Mme de Sabran a écrit:
Ce n'est pas (ou plus) une sensuelle ; elle n'en " vibre " pas moins.
Ah ! voilà une question plus difficile à résoudre ! scratch Est-ce que l'âme peut vibrer sans que les sens se mettent à l'unisson ? drunken .... à soixante-dix ans peut-être ??? et encore, je n'en sais fichtre rien ! Ce n'est pas dit !

Je pense. Enfin, je l'espère.
Nous verrons bien le moment venu...

Aussi, c'est une cérébrale.

Mme de Sabran a écrit:
Elle ne ferait pas l'idiotie de s'offrir !!!

Certes non. Et ce n'est pas ce qu'elle cherche.
Pourquoi imaginez toujours cette finalité ?

Mme de Sabran a écrit:
Mais je n'ai jamais parlé d'un sentiment " platement " amoureux.
Pourtant nul n'est à l'abri !

Bien sûr que non ; mais vous évoquiez sa peur du ridicule. Or, elle s'en moque. Ce n'est pas, ce qui la contraint.
Elle s'amuse et s'effraie à ouvrir les vannes de ses propres ressentis.

Mme de Sabran a écrit:
Ils n'ont que 20 ans d'écart.
QUE !!! ça ne vous paraît pas énorme et parfaitement rédhibitoire ???

A leurs âges, peut-être.
Encore que...

Oh ! Tant que j'y suis !
Regardez ce que disait son amie, la duchesse de Chaulnes, qui se remaria sur le tard : Une duchesse n'a jamais que trente ans pour un bourgeois.

C'est très à la mode en ce moment : les magazines féminins qualifient ces femmes de Cougars : http://madame.lefigaro.fr/societe/en-kiosque/2456-qui-sont-les-cougars-
Mais ce n'est pas le propos ici.

Mme de Sabran a écrit:
Oh non ! C'est sans danger, vous en conveniez à l'instant. Elle ne risque pas de se brûler les ailes !

Non. Je dis que l'absence de dangers n'est pas totale.
Pour rester dans l'image, ses ailes ne risquent plus de se brûler totalement, parce qu'elle n'est plus à même de les déployer pleinement. Néanmoins, elle n'ignore pas qu'aimer c'est se mettre en danger.

Mme de Sabran a écrit:
Vous voyez que nous sommes d'accord !

A quelques variantes près...v'oui.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 12:14

la nuit, la neige a écrit:
Mme de Sabran, vous ne savez pas utiliser la fonction citer n'est-ce pas ?
Je vous l'expliquerai dans la section Technique du Boudoir.
Comme tu le fis pour moi il y a quatre ou cinq ans sur Passion-Histoire Wink Very Happy

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 12:26

Majesté a écrit:

Comme tu le fis pour moi il y a quatre ou cinq ans sur Passion-Histoire Wink
Roh ! Quelle mémoire !

Eh bien, j'ai tenté de le faire dans la section Technique, mais ce n'est pas clair du tout, parce que tout s'efface dès lors que j'utilise les balises. What a Face
En fait, il faut copier/coller les balises de début et de fin des citations (les machins avec écrit quote) à chaque fois que vous souhaitez intervenir Mme de Sabran.
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 13:12

Mme de Sabran, vous ne savez pas utiliser la fonction "citer" n'est-ce pas ?
Je vous l'expliquerai dans la section Technique du Boudoir.

Je me tue à vous dire ( encore hier dans le sujet de l'esclavage ) que je suis complètement empotée ! Embarassed C'est même pire que cela ..........

Elle joue des deux ; dans une même lettre, on la lit tout à fait maternelle, et l'instant d'après elle virevolte.
C'est une coquetterie bien excusable . Elle sent bien que des sentiments maternels seraient plus conformes à leur grande différence d'âge, mais ce ne sont pas ceux que Walpole lui inspire ...

M'oui, mais elle évoque très souvent la "sage" amitié.
Bien sûr, elle est censée être une femme honnête ! ( dans le sens ancien du terme ) . C'est aussi le discours que tient Mme de Sabran au chevalier de Boufflers pendant des années, avant de rendre les armes at last ... Wink

Elle se défend donc à l'occasion, mais laisse (à mon avis à dessein) glisser sa plume...
..... coquetterie toujours !

Où prenez-vous, je vous prie, que je me suis livrée à des indiscrétions et à des emportements romanesques ?
Des indiscrétions, passe encore : à toute force, cela se peut dire.
Mais pour des emportements romanesques, cela me met en fureur, et je vous arracherais volontiers ces yeux que l'on dit être si beaux, mais qu'assurément vous ne pouvez soupçonner de m'avoir tourné la tête.


C'est peut-être elle-même qu'elle essaie de persuader de sa rigueur et son indifférence ( qu'elle sent en perdition ) .....

Revenez, revenez à Paris, et vous verrez comme je me conduirai. drunken
Signifie : " Je promets d'être sage ."

Certes non. Et ce n'est pas ce qu'elle cherche.
Pourquoi imaginez toujours cette finalité ?

Mais, c'est vous qui parliez de ses sens, tiens pardi !!! Vous ne croyez pas à un sentiment amical et comme moi non plus ....
Pour moi, quand les sens sont sens dessus-dessous, le sens ultime est à l'horizontale .

Bien sûr que non ; mais vous évoquiez sa peur du ridicule. Or, elle s'en moque.
Là, je suis perplexe ..... En êtes-vous si sûr ?
Elle reste une femme du monde et une femme mûre ( que dis-je ? blette !!!! ), même si l'attirance qu'elle éprouve pour un jeune-homme lui fait un peu perdre la tête .
De quelque côté que l'on retourne cette situation, elle est ridicule .
Or, n'oubliez pas que le sens du ridicule tue, fin XVIIIème, aussi sûrement que le stylet . Même si notre marquise était un cougar ( merci de faire mon éducation ! Wink ) étant donné les goûts de Walpole, la pauvre chérie ferait chou blanc !

Elle s'amuse et s'effraie à ouvrir les vannes de ses propres ressentis.
C'est le bon côté des choses, espiègle, ludique et charmant ...

Pour rester dans l'image, ses ailes ne risquent plus de se brûler totalement, parce qu'elle n'est plus à même de les déployer pleinement.
Expliquez-moi ce que vous entendez par là ?

Néanmoins, elle n'ignore pas qu'aimer c'est se mettre en danger.
C'est bien pourquoi elle s'en défend .
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 16:46

Mme de Sabran a écrit:

Je me tue à vous dire ( encore hier dans le sujet de l'esclavage ) que je suis complètement empotée ! C'est même pire que cela.
Je vous l'explique un message plus haut.
Copiez/collez les balises de citation à votre guise et à l'envie (celle du début, puis celle de la fin d'une phrase).
Effacez ou pas ce que vous voulez conserver de l'intervention de votre interlocuteur.
Essayez avec un prochain message.
Nous vous soutenons dans cette épreuve !!

Mme de Sabran a écrit:
Elle joue des deux ; dans une même lettre, on la lit tout à fait maternelle, et l'instant d'après elle virevolte.
C'est une coquetterie bien excusable . Elle sent bien que des sentiments maternels seraient plus conformes à leur grande différence d'âge, mais ce ne sont pas ceux que Walpole lui inspire ...
Okaaaay.

Mme de Sabran a écrit:
M'oui, mais elle évoque très souvent la "sage" amitié.
Bien sûr, elle est censée être une femme honnête ! ( dans le sens ancien du terme ).
De ça, je crois qu'elle s'en moque. Relisez quelques-unes de ses lettres : elle le bouscule avec sa peur à lui du ridicule.
Elle en a vu d'autre ! C'est une femme de la Régence.

Mme de Sabran a écrit:
Elle se défend donc à l'occasion, mais laisse (à mon avis à dessein) glisser sa plume...
..... coquetterie toujours !
Okaaaaaay. Mais un peu plus que ça.
Il y a certes une part de manipulation, mais j'ajoute qu'elle ne contrôle pas, tout simplement, le flot de ses sentiments.
Mais de cela, je crois que nous sommes d'accord.

Mme de Sabran a écrit:
C'est peut-être elle-même qu'elle essaie de persuader de sa rigueur et son indifférence ( qu'elle sent en perdition )
Okaaaaaaaaay.

Mme de Sabran a écrit:
Revenez, revenez à Paris, et vous verrez comme je me conduirai.
Signifie : " Je promets d'être sage ."
Signifie surtout : revenez près de moi.

Mme de Sabran a écrit:
Mais, c'est vous qui parliez de ses sens, tiens pardi !!!
Pas du tout !

Mme de Sabran a écrit:
Pour moi, quand les sens sont sens dessus-dessous, le sens ultime est à l'horizontale .
Mais nous ne parlons pas de vous.
Néanmoins : okaaaaaaaaaaaay.

Mme de Sabran a écrit:
Bien sûr que non ; mais vous évoquiez sa peur du ridicule. Or, elle s'en moque.
Là, je suis perplexe ..... En êtes-vous si sûr ?
Elle reste une femme du monde et une femme mûre ( que dis-je ? blette !!!! ), même si l'attirance qu'elle éprouve pour un jeune-homme lui fait un peu perdre la tête .
De quelque côté que l'on retourne cette situation, elle est ridicule.
Je persiste et signe. Mais ce n'est qu'une appréciation de la situation.
Ridicule ou pas, elle retombe dans les mêmes travers.

Mme de Sabran a écrit:
Même si notre marquise était un cougar ( merci de faire mon éducation ! Wink ) étant donné les goûts de Walpole, la pauvre chérie ferait chou blanc !
Et alors ? Elle n'ignore pas que le retour n'est pas à la hauteur de ses engagements à elle, mais elle passe outre.
C'est un délicieux caprice désespéré. C'est ça, ou le néant abrupte et fade de sa fin de vie !

Mme de Sabran a écrit:
Elle s'amuse et s'effraie à ouvrir les vannes de ses propres ressentis.
C'est le bon côté des choses, espiègle, ludique et charmant ...
Eh ben voilà...

Mme de Sabran a écrit:
Pour rester dans l'image, ses ailes ne risquent plus de se brûler totalement, parce qu'elle n'est plus à même de les déployer pleinement.
Expliquez-moi ce que vous entendez par là ?
Ouille, ouille !
Son corps, son âme, son interlocuteur... Tout quoi ! fait qu'elle n'est plus en mesure de s'ouvrir aussi pleinement que si elle avait 30 ans, et que son amour fut payé en retour.

Mme de Sabran a écrit:
Néanmoins, elle n'ignore pas qu'aimer c'est se mettre en danger.
C'est bien pourquoi elle s'en défend .

Voilà.

Booon. Grosso modo nous sommes sur la même longueur d'onde.
Tous ces petits parasites ne sont, à mon avis, que le filtre de notre sensibilité et de notre expérience qui (nous le savons, et je cite) : est une lanterne qui n'éclaire que le chemin parcouru.
Alors... Wink
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 16:55

la nuit, la neige a écrit:

Alors... Wink


Alors ?
Okaaaaaaaaaaaaaaaaaaay !!!!!
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 17:01

Mme de Sabran a écrit:
Alors ? Okaaaaaaaaaaaaaaaaaaay !!!!!

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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Mar 29 Déc - 17:05

.....
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MessageSujet: Re: Horace Walpole, Comte d'Oxford   Jeu 14 Jan - 20:45

M'étant plongée à nouveau dans mes documentations sur l'Ecosse, grâce à Bonnie Prince Charlie, j'ai retrouvé Abbotsford House, la demeure de Walter Scott, dont je vous disais qu'elle suivait à la lettre la mode lancée par Horace Walpole du neo-médiéval .
Voyez plutôt:



Et j'ai donc retrouvé par la même occasion son délicieux salon chinois . je vous en parlais, la nuit, la neige, dans je ne sais fichtre plus quel sujet .
Voulez-vous le voir ?
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