Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?

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Chou d'amour
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mer 7 Nov - 19:53

Selon Hüe, lorsque les gardes sont entrés dans la chambre de la Reine le matin du 6 Octobre 1789, ils ont hurlé de vives insultes envers elle, par déception de l'avoir ratée, mais il ne parle pas de violences envers son lit, comme d'autres ont pu dire...Wink

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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mer 7 Nov - 20:27

Les gardes? Il s'agit de femmes, et d'hommes déguisés en femmes, du peuple... Les gardes, eux, étaient du bon côté. Ainsi le pauvre qui avant de tomber mort sauva sa souveraine en commandant à l'une de Ses femmes de chambre :
"Madame! Sauvez la Reine! On vient pour l'assassiner !"
Selon certaines versions, la populace n'aurait pas atteint la chambre de la Reine ...

Bien à vous.
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Chou d'amour
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mer 7 Nov - 20:47

Heu...oups erreur de saisie de ma part...je voulais parler des assaillants bien sûr, au temps pour moi Embarassed

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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Ven 9 Nov - 23:00

Citation :
Ainsi le pauvre qui avant de tomber mort sauva sa souveraine en commandant à l'une de Ses femmes de chambre :
"Madame! Sauvez la Reine! On vient pour l'assassiner !"
Selon certaines versions, la populace n'aurait pas atteint la chambre de la Reine ...
Oui, selon la plupart des versions.  Wink
En voici quelques-unes...
Notez-bien les variantes.  scratch

Saint Priest :

Cette canaille, à l'ouverture des grilles, se rua avec  fureur dans la petite cour nommée "des princes", et soit par le grand escalier, soit par l'escalier de marbre, ces gens montèrent à l'appartement de la reine.
Le garde du corps en sentinelle, entendant du bruit, poussa la porte ; elle fut bientôt forcée et lui égorgé, ainsi qu'un de ses camarades, d'autres couchés tout habillés, furent saisis dans leurs lits ; mais cette expédition donna le temps aux valets de pied de la reine, qui veillaient dans l'antichambre, d'en assurer les portes avec des banquettes, des tabourets, et par leurs efforts réunis d'arrêter les assassins.
Une femme qui couchait dans la chambre de la reine la réveilla, elle n'eut que le temps de passer une robe et ses jupons et s'échappa par la communication qui existait entre l'appartement du roi et le sien, elle y passa pour se réfugier. Le roi a dit lui même, dans la suite, qu'il avait défendu à ses gardes de faire usage de leurs armes et il faut l'en croire, mais ceux-ci n'auraient été nullement blâmables en pareil cas de désobéir.
Ceux qui avaient saisis dans l'appartement de la reine furent conduits hors de la cour des ministres sur la place d'armes et allaient être égorgés lorsque La Fayette, qu'on avait été chercher, arriva et, à l'aide de quelques soldats des gardes françaises, fit relâcher ces victimes
.

Campan :

Au sortir de la chambre de la reine, ces dames (Mmes Thibaut et Auguié) appelèrent leurs femmes de chambre et se réunirent toutes quatre, assises contre la porte à coucher de sa majesté.
Vers quatre heure et demi du matin, elles entendirent des cris horribles et quelques coups de fusil ; l'une d'elles entra chez la reine pour la réveiller et la faire sortir de son lit ; ma soeur vola vers l'endroit où lui paraissait être le tumulte ; elle ouvrit la porte de l'antichambre qui donne dans la grande salle des gardes et vit un garde du corps, tenant son fusil en travers de la porte et qui était assailli par une multitude qui lui portait des coups ; son visage était déjà couvert de sang ; il se retourna et lui cria : "Madame, sauvez la reine ; on vient pour l'assassiner".
Elle ferma soudain la porte sur cette malheureuse victime de son devoir, poussa le grand verrou et prit la même précaution en sortant de la pièce suivante, et, après être arrivée à la chambre de la reine, elle lui cria "sortez du lit, Madame ; ne vous habillez pas ; sauvez-vous chez le roi"
La reine épouvantée se jette hors du lit, on lui passe un jupon, sans le nouer, et ces deux dames la conduisent vers l'Oeil-de-boeuf.
(...)
Il n'est pas vrai que les brigands aient pénétré jusqu'à la chambre de la reine et percé de coups d'épée ses matelas. Les gardes du corps réfugiés furent les seuls qui entrèrent dans cette chambre, et si la foule y eût pénétré, ils auraient été massacrés.
D'ailleurs, quand les assassins eurent forcé les portes des antichambres, les valets de pied et les officiers de service, sachant que la reine n'était plus chez elle, les en prévinrent avec un accent de vérité auquel on ne se méprend jamais.
A l'instant, cette criminelle horde se précipita vers l'Oeil-de-boeuf, espérant sans doute la ressaisir à son passage.


La Tour du Pin :

La preuve que l'on n'avait pris aucune précaution extraordinaire, c'est que les assassins, parvenus au haut de l'escalier de marbre, et conduits certainement par quelqu'un qui connaissait le chemin à suivre, tournèrent dans la salle des gardes de la reine, où ils tombèrent à l'improviste sur le seul garde aposté en ce lieu.
Ce garde se précipita à la porte de la chambre à coucher, qui était fermée en dedans, et ayant frappé à plusieurs reprises avec la crosse de son mousqueton, il cria "Madame, sauvez-vous, on vient vous tuer".
Puis, résolu à vendre chèrement sa vie, il se mit le dos contre la porte ; il déchargea d'abord son mousqueton, se défend ensuite avec son sabre, mais est bientôt écharpé sur place par ces misérables qui, heureusement, n'avaient pas d'armes à feu. Il tombe contre la porte, et son corps empêchant les assassins de l'enfoncer, ceux-ci le poussèrent dans l'embrasure de la fenêtre, ce qui le sauva.
Abandonné là sans connaissance jusqu'après le départ du roi pour Paris, il fut alors recueilli par des amis.
Ce brave nommé Sainte-Marie, vivait encore à la Restauration.


Le comte d'Hézecques :

Cette multitude d'assassins monta l'escalier de marbre, se jeta à droite dans la salle des gardes de la reine, en vomissant des injures les plus atroces contre cette princesse, et en demandant sa tête à grands cris.
Les gardes blessés, assommés, se dérobent dans la grande salle.
Varicourt, le frère de Mme de Villette, la fameuse Belle-et-Bonne de Voltaire, est entraîné, conduit à l'homme à la grande barbe, et bientôt sa tête est à côté de celle de Deshuttes.
Durepaire et Miomandre de Sainte-Marie, après avoir averti par leurs cris les femmes de la reine, donnent le temps, par leur vigoureuse résistance, de barricader la porte.
Miomandre reçoit un coup de crosse de fusil sur la tête ; le chien pénètre le crâne ; et sa tête aurait augmenté les trophées sanglants de cette matinée, si plusieurs de ses camarades, réfugiés dans la grande salle, et revenant sur leurs pas pour se soustraire à une autre bande de brigands montés par l'escalier des Princes, ne l'eussent secouru et ne se fussent fait jour jusqu'à l'autre salle qui précédait les appartements du roi.
Aux cris de sa garde égorgée, la reine, que la fatigue et l'inquiétude avait forcé à prendre un peu de repos, est réveillée.
Son effroi lui permit à peine de prendre un léger vêtement, et de se soustraire au danger, en se réfugiant près de son époux.
(...)
On a dit, dans le temps, que ces monstres, ayant pénétré jusqu'au lit de la reine, avait percé les matelas à coups de baïonnettes.
Le fait est faux ; ils n'allèrent pas plus loin que la salles des gardes.
La lutte qui s'y engagea donna le temps d'assurer la porte. J'ai examiné moi-même le lit de la reine, deux jours après, sans y trouver aucune trace de violence.
Il est à remarquer que les gardes du corps, dans l'intérieur du château, n'avaient point leurs armes chargés, et ne purent, par conséquent, se défendre contre les brigands qu'avec leurs épées ; et que bientôt les portes eussent été enfoncées si le général La Fayette, sorti enfin de son sommeil, ne fût arrivé avec la garde soldée de Paris, et n'eût véritablement sauvé la famille royale, en éloignant ces cannibales.


Et enfin, Mme de Tourzel  Basketball :

Ces bandits, qui n'éprouvaient aucun obstacle, massacrèrent deux gardes du corps qui étaient en sentinelle sous la voûte de l'appartement de Mesdames, tantes du roi, et leur firent couper la tête par un monstre qui les suivait, et qui se faisait appeler Coupe-tête.
Ils montèrent ensuite le grand escalier et allèrent droit à l'appartement de la reine. Les gardes du corps, quoiqu'en petit nombre, en défendirent l'accès avec le plus grand courage ; plusieurs furent blessés dangereusement, entre autres MM de Beaurepaire et de Sainte-Marie * ; mais ils eurent heureusement le temps de crier : "Sauvez la reine !"
Madame Thibaut, sa première femme de chambre, qui ne s'était heureusement pas couchée, n'eut que le temps de lui donner une robe et de la faire sauver chez le roi.
A peine Sa Majesté avait-elle quitté la chambre, que ces scélérats en forcèrent l'entrée, et, furieux de ne l'y plus trouver, donnèrent des coups de pique dans son lit, pour ne laisser aucun doute sur le crime qu'ils se proposaient de commettre.

* Note de Mme de Tourzel : M. Miomendre de Sainte-Marie est mort en émigration, et je ne l'ai pas vu depuis cette horrible journée.
M. de Beaurepaire venait faire sa cour au roi et à la reine aussi souvent qu'il le put sans danger.



Dernière édition par le Lun 12 Nov - 0:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Ven 9 Nov - 23:21

Merci beaucoup pour ce rapport de Mémoires qui en dit long sur les interprétations diverses de chacun ...  Rolling Eyes

Bien à vous.
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Chou d'amour
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Dim 11 Nov - 19:24

Un fait qui m'était alors inconnu : peu avant l'arrivée de la foule au château de Versailles le 5 Octobre 1789, l'Assemblée nationale qui était en pleine délibération dans ses locaux, fut mise au courant de la venue des poissardes et des débats sur les mesures à prendre commencèrent.
La partie gauche décida de ne rien faire et de laisser agir les gardes et le Roi, mais la partie droite, un peu plus "soft", envoya des députés au château pour protéger Louis XVI et sa famille...
C'est à dire que des députés de l'Assemblée se sont mis la foule un peu à dos ce jour là, en paraissant du côté du Roi Very Happy
D'ailleurs, au soir du 5 Octobre, quand les choses s'étaient un peu calmées, ces mêmes députés ont dû faire le trajet inverse et retourner à l'Assemblée, en passant donc au travers de la foule qui dormait à l'entrée du château...il paraît qu'ils ont été hués et un peu malmenés...

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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Jeu 1 Mai - 21:22

Une image assez rare : le roi et Louison Chabry :


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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 18 Aoû - 0:13

Chou d'amour a écrit:
Une anecdote touchante montrant encore une fois l'extrême bonté de Marie-Antoinette, et sa faculté du pardon : en 1790, peu après la communion de sa fille, elle fit à la députation du comité de l'Assemblée, qui recherchait les fauteurs des 5 et 6 Octobre, cette réponse admirable :
"Je ne serai jamais délatrice d'aucun de mes sujets. J'ai tout vu, j'ai tout su, et j'ai tout oublié."
Voilà ce que j'en pense :

Bien qu'elle ait dit avoir tout su, tout vu, tout oublié, Marie Antoinette a dû avoir bien du mal à oublier le réveil du 6 octobre et les injures qu'on lui a jetées à la face. Jusqu'à ses derniers moments, elle a dû garder graver dans sa mémoire la vision horrible des piques sur lesquelles les assassins avaient planté les têtes des deux gardes du corps qui se sont fait massacrer pour lui sauver la vie.

La Reine l'avait écrit dans une lettre à son frère : "Je dois la vie à la providence et au courage de l'un de mes gardes qui s'est fait haché pour me sauver..."

Elle a dû avoir du mal à pardonner de telles horreur. A-t-elle pu aussi pardonner la mort horrible de madame de Lamballe et le rôle ignoble que l'on a fait jouer à son enfant ? La reine, en tout cas, dans sa dernière lettre à madame Élisabeth, lui demandera de répéter à son fils les paroles du roi : qu'il ne cherche jamais à venger leurs morts.

Elle a pardonné, Marie Antoinette. Le mot "pardon" serait d'ailleurs le dernier qui serait sorti de sa bouche.

Elle a pardonné tout ce qu'on lui a fait, elle qui a tout quitté, sa famille, sa mère, son pays, pour venir en France dans un pays qu'elle ne connaissait pas, pour épouser un homme qu'elle n'avait jamais vu de ses yeux, et qu'elle ne connaissait que par une miniature.

Pour finir, je citerai encore les paroles prononcées par Marie Antoinette le soir du 5 octobre, quand on lui conseillait de partir. : "Je sais que l'on vient de Paris pour demander ma tête, mais j'ai appris de ma mère à ne pas craindre la mort, et je l'attendrai avec fermeté".
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 18 Aoû - 0:33

Citation :
Elle a pardonné, Marie Antoinette. Le mot "pardon" serait d'ailleurs le dernier qui serait sorti de sa bouche.
Là vous citez Jean Chalon...la version officielle de Ses dernières paroles étant :
"Faites excuse, monsieur le bourreau, je ne l'ai pas fait exprès", le romancier a quelque peu enjolivé pour pouvoir conclure son ouvrage en beauté Wink

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 18 Aoû - 9:16

Encore faut-il qu'elle ait prononcé même une parole. Ce qui n'est pas mentionné par les témoins. Seuls les souvenirs de Sanson en font état... et les historiens les considèrent avec une certaine suspicion.

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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 18 Aoû - 10:13

Il en est ainsi de beaucoup de paroles célèbres...

Ainsi, pour la fameuse phrase prononcé par Mirabeau à Dreux Brézé, je connais au moins trois versions...
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 18 Aoû - 10:33

Pour Marie Antoinette aussi, il existe plusieurs versions de ses dernières hypothétiques paroles. Rolling Eyes

Perso, je reste sceptique. D'abord parce que les témoins fiables ne rapportent rien. Ensuite, parce que le fait qu'elle s'excuse cadre trop bien avec le personnage qu'on lui a bâti.

Et pourquoi qu'elle devrait s'excuser, d'abord ? Ce serait pas un peu à elle qu'on s'apprête à couper la tête, des fois ?

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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 18 Aoû - 10:38

Citation :
Il en est ainsi de beaucoup de paroles célèbres...

Ainsi, pour la fameuse phrase prononcé par Mirabeau à Dreux Brézé, je connais au moins trois versions...


Comme nous avons deux versions de la réponse royale .

... soft :
" Si ces messieurs se trouvent mieux là qu'ailleurs il n'y a qu'à les y laisser ..."

... plus à l'emporte-pièce :
" Eh bien, foutre, qu'ils y restent ! "
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 18 Aoû - 10:40

La deuxième, je vote pour la deuxième, surtout prononcée à la Balmer !
"Ils veulent rester ?... Eh bien, foutre, qu'ils restent !"

J'adore !

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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 18 Aoû - 18:54

Oui c'est celle-ci qui est la plus relatée par les historiens Very Happy

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MessageSujet: LA SCENE DU BALCON...   Lun 11 Jan - 20:32

Je reviens sur cette fameuse scène pour réagir à certains de vos commentaires.
Que MARIE ANTOINETTE ait paru avec seulement son fils me paraît le plus plausible : il était l'héritier du royaume, le futur roi. A plusieurs reprises, Elle agira de même : lors de la fête de la Fédération, au retour de VARENNES où Elle montre son fils pour tenter de calmer la foule (avant qu'une poissarde ose lui lancer :"elle a beau nous montrer son fils, on sait qu'il n'est pas du gros LOUIS"). MARIE ANTOINETTE, dans ses moments les plus terribles s'est souvent tournée vers son fils, comme s'il pouvait la protéger. Le dauphin était un symbole non négligeable.
Pour les bras croisés lors de sa révérence, mon explication est plus pratique : il faisait froid, humide, il pleuvait. La Reine était légèrement vêtue... une femme en grand négligé, déboussolée, arrachée à son sommeil par une meute hurlante... Je vois son geste comme la réaction normale d'une femme devant une foule inconnue : un geste de pudeur et d'auto-protection à la fois, un réflexe plus qu'autre chose.
Quelle horreur, quand on y pense... Essayons de se mettre à sa place une seconde : vous dormez profondément et vous êtes brusquement arraché à votre sommeil par une meute hurlante. Les cris de haine, le fracas, les injures... Et quand Elle s'est retrouvée devant la porte fermée ! Comme ces secondes ont dû lui paraître une éternité avant qu'on lui ouvre ! Je pense qu'Elle a dû vivre ça comme un véritable viol...
"Mes amis, mes chers amis, sauvez-moi" ! Ces paroles, si Elle les a prononcées, me font monter les larmes aux yeux... Pauvre femme, seule, abandonnée comme une bête traquée dans un couloir obscur...
Pour finir, une question, dont vous avez peut-être la réponse : FERSEN était-il au château ce soir-là ?
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Chou d'amour
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Lun 11 Jan - 20:34

Oui il était là il me semble, en tant que garde supplémentaire Very Happy

Le trajet vers Paris n'a pas été non plus de tout repos d'ailleurs Pour le balcon le doute concerne surtout Madame Royale je dirais, car pour Louis-Charles je suis d'accord avec vous Very Happy

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MessageSujet: LA SCENE DU BALCON...   Lun 11 Jan - 20:40

Bon, alors si FERSEN était au château, qu'est-ce qu'il foutait ? Il ne pouvait pas dormir en travers de sa porte, comme les femmes de la Reine ? C'est quoi ces amants qui laissent leur amour seule face au danger ? Ah la, la... tout fout le camp...
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Lun 11 Jan - 20:56

Citation :
Bon, alors si FERSEN était au château, qu'est-ce qu'il foutait ? Il ne pouvait pas dormir en travers de sa porte, comme les femmes de la Reine ? C'est quoi ces amants qui laissent leur amour seule face au danger ?
Ça n'en est justement peut-être pas un Wink  

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Lun 11 Jan - 21:40

Excellente réponse  

Cela dit Calonne je pense qu'il faut là aussi rester prudent, car d'une part Fersen n'avait pas forcément le droit d'être juste devant la porte de la chambre de la reine, de plus les zones à protéger étaient multiples, et d'autre part s'il avait été là-bas nul doute qu'il se serait fait massacrer, donc entre nous heureusement pour lui  Wink
Nous ne pouvons pas exiger de quelqu'un qu'il se mette en danger de mort comme ça, la situation était très complexe. Car s'il y a bien une chose qu'on ne peut que constater chez lui, c'est bien son courage et sa fidélité. Sauf que comme on vient de le dire, jamais il n'a pas agi en amant.  Wink

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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Lun 11 Jan - 21:57

Citation :
Bon, alors si FERSEN était au château, qu'est-ce qu'il foutait ? Il ne pouvait pas dormir en travers de sa porte, comme les femmes de la Reine ?
Et pourquoi pas dans son lit ?
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Lun 11 Jan - 22:08

Eh bien, oui !!!
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 12 Jan - 8:22

En l'occurrence, cela m'étonnerait fort !
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 12 Jan - 10:55

Fersen était bien présent au Château ce soir-là. Il est évident que c'est le seul à avoir toujours agi pour sauver la Reine, à l'exception de Rougeville et peut-être le Baron de Batz. En voyant la foule à Paris qui se préparait à marcher sur Versailles, il l'a devancé à cheval et il est arrivé à la Cour afin d'être prêt de celle qu'il aimait. Pour moi et pour d'autres ce fut très probablement l'amant de la Reine....mais bon on en a déjà discuté!
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   Mar 12 Jan - 10:58

Oui ! ...... éternelle polémique ! Very Happy
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MessageSujet: Re: La nuit du 5 octobre, Fersen dans le lit de la reine?   

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