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 Fichte sur la Révolution française

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Colibri

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MessageSujet: Fichte sur la Révolution française   Mar 10 Juil - 18:07

Le philosophe allemand Johann Gottlieb Fichte (19 mai 1762-27 janvier 1814) se destine dès son plus jeune âge aux études. Après une enfance marquée par la solitude et l’érudition, il entame une première année de théologie avant de se diriger vers sa discipline de prédilection, la philosophie. Séduit par la doctrine spinosiste, Fichte consacre une grande partie de son œuvre et de sa recherche à l’idée de liberté qu’il considère comme Tout. Fichte développe en outre une théorie pour une réforme des institutions civiles par la seule Raison qui reçut un accueil enthousiaste au sein de la société allemande et des penseurs. Les principes de la vie, les relations en société sont régis selon la liberté, qu’elle soit contrainte, soumise à l’autorité ou bien parfaitement réalisée dans les actions de l’homme. Peu à peu, il suit et emprunte la philosophie de Kant, se présentant ainsi comme l’un de ses disciples majeurs. A son image, il rédige et construit une philosophie critique. Fortement marqué par la Révolution française et son impact fantasmé sur les autres nations européennes et internationales, Fichte rédige l’ouvrage – inachevé et publié anonymement - Considérations destinées à rectifier les jugements du public sur la révolution française, précédé de La Revendication de la liberté de penser, auprès des princes de l’Europe qui l’ont opprimée jusqu’ici.



Alors âgé de 27 ans, Fichte suit les événements français avec beaucoup de passion et d’intérêt, à ce titre il entend d’ailleurs demander une place de prédicateur auprès de l’armée française et songe sérieusement à s’installer en France. Une initiative finalement avortée. Néanmoins il prend part au débat et entend bien démontrer l’utilité d’une telle révolution et en questionner les points essentiels. La violence se déchaîne, les interrogations, les contestations et les compromis se font de plus en plus nombreux quand il décide de la défendre. Empruntant au style et à la pensée de Gotthold Ephraim Lessing, il s’oppose à l’écueil du sophisme dans les débats sur la Révolution française. Il y discute des principes mêmes de la souveraineté, de la finitude de l’Etat, des relations intersubjectives entre les individus impliquant nécessairement la contrainte de la liberté et finalement des rapports entre l’Eglise et l’Etat. Quelles sont les conditions nécessaires pour juger d’une révolution ? Quel point de vue adopter ? Doit-on insister sur sa sagesse ou sur la légitimité de cette dernière ?

Tandis qu’il aborde les notions de droit dans une première partie, il interrompt la rédaction de la seconde consacrée aux moyens mis en œuvre pour par les révolutionnaires pour se consacrer avant tout aux droits de l’homme et à la liberté, fer de lance de sa doctrine philosophique.

Pour Fichte, la société est en droit de modifier, de demander la suppression ou le bouleversement de la constitution politique d’un pays. Dans un seul but. La culture de la liberté qui conditionnera l’indépendance du moi en dehors de tout ce qui est contraire à la raison. Il voit dans la France et la Révolution, un pays qui a su se libérer du joug du féodalisme et de l’absolutisme monarchique et entend déployer cette idée à plus grande échelle. Il rêve d’une liberté perpétuelle et établit un rapport étroit entre le despotisme monarchique et le fléau de la guerre.

Mais en 1794, Fichte juge son ouvrage avec sévérité. Dans une lettre à Reinhold, il avoue que s’il avait à recommencer son ouvrage, il aurait tout en partie repris son chapitre sur la noblesse même s’il se targuait de quelques astucieux discours sur l’Eglise. Il présentait lui-même son livre comme celui d’un jeune homme loin de sa patrie, fervent défenseur des principes de la liberté enclin à l’exagération et à l’extrapolation.
http://www.hachettebnf.fr/

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