Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Stéphane Bern parle du spectacle du Marie-Antoinette à Versailles

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Darkmodor

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MessageSujet: Stéphane Bern parle du spectacle du Marie-Antoinette à Versailles   Mar 10 Juil - 18:48

Le bel animateur y va !



Stéphane Bern, le château de Versailles, Marie-Antoinette… Le casting semble si évident. L’animateur télé spécialisé dans les émissions sur le patrimoine est le « récitant » du spectacle conçu par le groupe F pour le château de Versailles autour de la vie de sa plus célèbre résidente : Marie-Antoinette.

Habitué de l’exercice, Stéphane Bern est également la voix du parcours de visite du parc d’attraction France Miniature et est devenu le Monsieur Patrimoine de France 2 et d’Emmanuel Macron qui lui a confié une mission de concertation sur le sujet.

On vous voit beaucoup dans des émissions sur l’histoire et le patrimoine mais on vous entend encore plus…
J’ai une voix de radio, c’est devenu mon outil de travail principal. Mon phrasé est très particulier et facilement reconnaissable. On me demande souvent de retenir les violons mais je n’y peux rien, j’ai une manière un peu lyrique de parler. Je suis un peu à contre-courant avec ma voix vibrante alors qu’on vit dans un monde où les ordinateurs parlent un langage dépouillé hérité des SMS.

On vous connaît en connaisseur des monarchies mais vous n’avez pas vraiment une voix « royale »…
Absolument pas. Au temps des rois français, le langage était moins châtié. J’ai une langue plus bourgeoise que noble. Et j’ai plutôt une voix du XIXe siècle, à la Flaubert, presque proustienne parfois. Je suis du côté de Chateaubriand ou Alexandre Dumas, ces auteurs et l’époque où l’on redécouvre l’Histoire et le patrimoine.

Ce spectacle à Versailles est-il l’occasion de voir un feu d’artifice ou de recevoir une leçon d’Histoire ?
Peut-être les deux, j’espère. Je suis un récitant, je raconte une histoire qui s’inscrit dans la grande Histoire. Je suis un conteur d’histoires, pas un historien. Je n’ai jamais prétendu être historien. « Encore heureux » disent les historiens quand je rappelle ça d’ailleurs…

Vous avez déjà dit être fasciné par le destin de la dernière reine de France… Le spectacle est-il une réhabilitation de Marie-Antoinette ?
Pas du tout, ni son procès d’ailleurs. Ce spectacle montre qu’elle a aussi été jugée comme une femme. On oublie qu’elle avait comme alliée Olympe de Gouges, féministe et révolutionnaire. Marie-Antoinette a failli gagner et se sauver quand elle en a appelé à « toutes les tricoteuses et toutes les mères. » Elle a subi des accusations qui résonnent avec notre actualité. Pour la diffamer, on l’a accusé de pédophilie, d’inceste… Il fallait que la Révolution se fasse, bien sûr. Mais il me semble que la condamnation de Marie-Antoinette est aussi un geste contre toutes les femmes.

Comment abordez-vous la mort de Marie-Antoinette dans un spectacle familial ?
On n’occulte aucune partie de sa vie. Mais on n’est pas là pour effrayer les gens avec des détails épouvantables.

A titre personnel, que ressentez-vous en étant le récitant d’un spectacle au château de Versailles ?
Mon premier boulot a été hôte d’accueil à Versailles. On peut donc dire qu’entre eux et moi c’est une longue collaboration. J’ai aussi déjà travaillé avec le groupe F pour un spectacle à Versailles pour lequel j’étais, littéralement, dans le bassin d’Apollon. Mais c’était difficile pour moi d’être comédien, en direct, sur scène. C’était plus confortable et efficace que je pose ma voix.

Mais vous êtes quand même la tête d’affiche du spectacle. Les spectateurs ne risquent-ils pas d’être déçus de ne pas vous voir en chair et en os ?
Il y a beaucoup mieux à voir ! Ce spectacle n’a rien à voir avec un son et lumière d’autrefois. Il y a une magie de la nuit versaillaise. Il faut accompagner le public avec un phrasé mélodique. La pyrotechnie et le décor sont des métaphores que le public doit interpréter dans un effort d’imagination. Alors que ma voix raconte une histoire. Il faut faire rêver les gens, les sortir de leur quotidien, sinon ça ne fonctionne pas. Quand je suis à la télé les images et les lieux parlent. Là, il y a juste ma voix pour suivre l’histoire.

Ce genre de spectacle est-il pour vous l’occasion de vivre des périodes historiques qui vous fascinent ?
Il participe à ma mission qui est de redonner le goût de l’Histoire sans tomber dans le gnagnan. Je n’ai aucune nostalgie, d’ailleurs comment en aurais-je ? Mais j’aime me téléporter. Je suis très à l’aise dans mon époque.

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Biname

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MessageSujet: Re: Stéphane Bern parle du spectacle du Marie-Antoinette à Versailles   Ven 13 Juil - 10:13

Très bien.

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MindTheGap

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MessageSujet: Re: Stéphane Bern parle du spectacle du Marie-Antoinette à Versailles   Ven 20 Juil - 16:32

Le bel animateur, coqueluche des grosses huiles...

Il affiche un sourire perpétuel, connaît les coulisses de toutes les cours et murmure à l’oreille des premières dames depuis Bernadette Chirac. Mais qui est vraiment le très populaire présentateur de « Secrets d’histoire » promu « M. Patrimoine » d’Emmanuel Macron ? SOPHIE DES DÉSERTS a enquêté sur un fou du roi bien plus profond qu’il n’y paraît.

Par Sophie des Déserts

C’est un ­refuge les soirs de solitude, quand les obligations présidentielles l’éloignent de son époux. Brigitte Macron apprécie ce petit hôtel du XVIIIe siècle posé au cœur de Pigalle, à l’abri des regards. Un drapeau bleu royal flotte au dehors, la cour pavée malmène un peu les escarpins mais Dieu qu’on se sent bien à l’intérieur. L’âme de Victor Hugo, qui vécut quelque temps ici, danse dans les hauts plafonds ; la décoration est soignée, salon art déco tout en tonalités grège, coussins léopard, toiles modernes, buste churchillien sur la cheminée et le sous-sol déborde d’archives, de livres, de bons vins. Le personnel veille, aux petits soins, entre les jappements des teckels Dash et Mirza. On dîne dans la véranda, face aux magnolias du jardin mousseux, créé par le paysagiste des Tuileries, Louis Benech. Et la conversation vole, de futilités rieuses en considérations sur l’amour, la culture, le pouvoir. L’admi­nis­tra­tion, si lourde, si lente, en prend pour son grade, espoir partagé qu’« Emmanuel » fasse bouger tout ça et que la France à nouveau resplendisse. Les projets fusent à la lueur des bougies. C’est tellement plus libre et joyeux qu’à l’Élysée. « On est au paradis », souffle la première dame. Bienvenue chez Stéphane Bern.

Il préfère ne pas trop s’étendre sur ses dîners avec « Brigitte », comme il l’appelle dans l’intimité. Ses proches ont trop parlé, il fait mine de le regretter. « Comprenez, je suis tout de même tenu à un devoir de réserve », indique-t-il un après-midi d’avril, sur le tournage d’une émission. Il a son inoxydable ton de péteux rescapé d’un rallye des années 1980. Canteloup l’imite si bien. On se retient de sourire mais l’œil bleu sioux vous accroche, le visage rayonne, pattes discrètes et ridules de quinqua bien dans sa peau. Il est beaucoup mieux qu’à la télévision.

Bern livre allegro des secrets d’histoire sur France 2, il ­commente non-stop, de l’Eurovision aux noces princières de Harry et Meghan, il distille de l’anecdote sur RTL dans son émission quotidienne, À la bonne heure, ses livres innombrables et les journaux qui le sollicitent sans cesse, de Jour de France à Madame Figaro où il est rédacteur en chef adjoint. Mais les vrais secrets, ceux qu’il détient à force de fréquenter depuis trente ans les pouvoirs, restent dans ses carnets. « Je prends des notes... » confie-t-il, lèvres enchantées d’appâter la journaliste.

Un jour, sans doute, des historiens exhumeront ses écrits. Ils s’intéresseront à ce personnage de cour, longtemps méprisé et soudainement distingué par la Macronie. Brigitte l’adore, le président aussi, au point de lui confier en septembre 2017 une mission pour sauver le patrimoine national. Consternation au minis­tère de la culture. « Tu ris ou tu pleures ? À quand Zemmour à l’identité nationale ? », a aussitôt tweeté le professeur de la Sorbonne, Nicolas Offenstadt, avant de dénoncer un choix « bling bling ». Bern, lui, est parti en mission la fleur au fusil. Il n’en revient pas, l’ex-petit gros à lunettes moqué dans la cour d’école, le fiston seulement doué en royautés au désespoir de ses parents qui le virent devenir barde cathodique des têtes couronnées, porteur d’émissions people et de réclames en tous genres – pour des campings, des vérandas, des chocolats... Il a tracé son chemin sans jamais craindre le ridicule. L’histoire le lui rend bien.

Printemps 2015, cour du palais du Luxembourg. Au volant de sa Mini, Stéphane Bern, qui rentre d’un déjeuner avec un sénateur, manque d’écraser le ministre Emmanuel Macron. « Je me suis excusé, se souvient-il. Macron m’a dit : “Ma femme est fan de vos émissions ! Voyons-nous, dînons donc un soir, donnez-moi votre numéro.” » Le voici quelques semaines plus tard attablé à Bercy en compagnie de Claire Chazal, Marc-Olivier Fogiel et de l’écrivain Philippe Besson. Brigitte Macron confirme : elle ne rate pas un numéro de Secrets d’histoire, ce prime time où Bern retrace les grandes destinées, Napoléon, Louis XVI, Jésus, De Gaulle ou Catherine de Médicis... dans un curieux mélange d’interviews d’experts, de reportages et de reconstitutions dignes des films de cape et d’épée. L’animateur se donne à l’antenne mais dans la vraie vie, c’est un festival. « La Bern », comme l’appelle Fabrice Luchini, a toujours mille anecdotes, il connaît tout Paris et la province aussi, à force d’arpenter, pour France 2, les plus beaux villages de France. Il vit à cent à l’heure, de tournages en mondanités, prête sa voix au majordome du film Lego Batman et chine le soir sur drouot.fr pour meubler sa dernière folie : un collège royal du XVIIe siècle qu’il retape dans le Perche, à Thiron-Gardais. Ses amitiés vont de Nikos Aliagas à Manuel Valls, de Jean-Christophe Rufin à Nana Mouskouri et Mireille Mathieu. Qu’il est inclassable, ce Bern. Les poses dans Paris Match avec son amoureux ne l’empêchent pas d’aimer Proust et Racine. Pas étonnant que le courant passe avec Mme Macron. Ces deux-là se ressemblent, même sourire facile, même culture, solide mais pas bégueule, indifférente aux snobismes du microcosme. « C’est toi que j’aurais dû épouser... » plaisante souvent la prof de lettres. « Entre nous, ce fut un coup de cœur, glisse Bern. Brigitte est incroyable, elle est glam, solaire, généreuse. »

UN VIRUS CONTRACTÉ AU LUXEMBOURG

Emmanuel Macron aussi lui plaît immédiatement. Il est si différent de tous les politiques qu’il a croisés en spécialiste de la chose royale, invité quasi obligé des hommages républicains rendus aux monarques étrangers. Mitterrand, qui embarqua le jeune Bern en Concorde aux obsèques de Hiro Hito, soufflait le chaud et le froid, tour à tour méprisant ou complice, murmurant lors d’une visite du couple royal de Belgique : « Comme j’envie vos rois. » Chirac le toisait un peu, tout comme Sarkozy qui disait : « Oh, toi et tes vieilleries... » Macron, lui, est attentif, bienveillant. Il apparaît à l’animateur comme « un être sans racines attaché à aucun terroir » mais l’histoire et le patrimoine le passionnent. Surtout, Macron possède ce don qui le fascine : « Comme les “royals” [les descendants des monarques anglais], il a cette faculté de regarder les gens au fond des yeux et de faire croire à chacun qu’il est unique. »
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