Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 Le XVIIIe siècle au quotidien

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MessageSujet: Bibliographie spécifique à la société   Dim 7 Juin - 20:58

Filles des Lumières : Femmes et sociétés d'esprit à Paris au XVIIIe siècle par Jean de Viguerie
Dominique Martin Morin , 2007, 302 p : 23 euros

Selon le résumé d'Amazone.fr , "Cet ouvrage raconte l'histoire des salons parisiens au XVIIIe siècle. "
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Lun 8 Juin - 18:01

L'histoire véritable de la Bastille par Claude Quétel
Larousse, 2006, 479 p. :19 euros
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Lun 8 Juin - 19:53

pour aller dans le sens bibliographique de Madame de Chimay, je vous poste :

La Vie Quotidienne au temps de LOUIS XVI par François BLUCHE, livre de poche. study

pour avoir un concentré de la vie de la population française à la fin de l'Ancien Régime...
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Lun 8 Juin - 23:42

Merci chère Cécile. il est vrai que ce livre est fort utile pour savoir comment vivaient nos ancêtres à cette époque...

Voici un autre livre :

Curiosita Humana Est : Le château de la Roche-Guyon : un salon scientifique au siècle des Lumières par Annick Couffy et al.
Val d'Oise éditions, 1998, 18,29 euros
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MessageSujet: Le XVIIIe siècle au quotidien   Mar 9 Juin - 0:31

Le XVIIIe siècle au quotidien par Roland Mortier
Complexe , 2001, 710 p : 22, 90 euros
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MessageSujet: Dans l'intimité des familles bordelaises   Jeu 14 Jan - 18:31

Voici un livre qui me paraît tout indiqué pour Madame Sophie

Dans l'intimité des familles bordelaises : Les élites et leurs comportements au XVIIIe siècle par Stéphane Minvielle
Editions Sud Ouest, 2009, 18 euros
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Jeu 14 Jan - 19:36

Merci Madame de Chimay
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Jeu 14 Jan - 19:46

Et voici un deuxième ouvrage :

Les négociants bordelais, l'Europe et les îles au XVIIIe siècle
de Paul Butel
Aubier Montaigne , 1992, 427 p : 19,82 euros
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MessageSujet: Vie quotidienne   Ven 12 Fév - 19:05

Ebauche d'un droit de la consommation: La protection du chaland sur les marchés toulousains aux XVIIe et XVIIIe siècles
de Jeanne-Marie Tuffery
LGDJ / Montchrestien, 1998, 435 p : 38,11 euros

Voici ce que dit le résumé d'Amazone :

"Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la paix civile dépend surtout de l'approvisionnement suffisant de la population en denrées de première nécessité. Aussi, pour la garantir, les institutions toulousaines entreprennentelles un aménagement rationnel des marchés : les mesures municipales et parlementaires, tantôt coercitives, tantôt libérales, régissent les conditions de vente et d'achat des marchandises, tout comme leur mode d'exploitation. L'économie politique, sur quoi se fonde l'ordre public, s'oriente alors, peu à peu, vers une politique de l'économie. De fait, les enjeux nouveaux, s'alliant aux préoccupations anciennes, tournent les activités industrielles vers une production plus intensive des richesses, et visent un acteur jusqu'alors inconnu sur le marché mais jugé capital dans le succès des transactions : le consommateur. Dès lors, le droit des contrats intervient en sa faveur. On définit non seulement le prix du produit mais aussi la qualité et la quantité de ses divers constituants, et que certifie la marque. La protection du consommateur, notion toute nouvelle, à laquelle aboutissent ainsi les autorités locales, annonce déja dans sa modernité l'esprit consumériste du XXe siècle. L'ensemble des dispositions, qui règle les rapports commerciaux sur les marchés toulousains, trace, en effet, une esquisse de notre propre droit de la consommation."
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 12 Fév - 19:14

Dans un registre un peu plus différent :

L'Hôtel aristocratique : Le Marché du luxe à Paris au XVIIIe siècle
de Natacha Coquery
Publications de la Sorbonne, 1998, 444 p

Voici ce que dit le résumé d'Amazone :

"Paris au XVIIIe siècle est certainement le plus bel exemple qu'on puisse trouver pour illustrer l'affrontement des théories économiques, entre celles qui voient le moteur de la croissance dans la production et celles qui cherchent l'explication du développement dans la consommation. Le livre de Natacha Coquery aborde du point de vue double - celui d'une historienne de l'espace et de l'urbanisme et celui d'une historienne de la consommation aristocratique - une phase essentielle de la transformation sociale des Lumières à travers l'utilisation de l'espace parisien par la haute noblesse. Au centre de sa démonstration, on va retrouver l'hôtel parisien, lieu d'échange, objet de marché. Au XVIIIe siècle, le changement résidentiel l'emporte car il permet de suivre les nécessités du rang, de l'apparence, de s'adapter aux besoins de la mode et du luxe et aux capacités des fortunes. A l'oeuvre derrière la mobilité, on perçoit alors les transactions et la place de choix que peut occuper l'hôtel dans le marché immobilier : la mode induit une double instabilité, celle des nobles dans la ville et celle de l'hôtel dans le marché immobilier. Dans ce milieu, dépenser va de soi, c'est un impératif catégorique : la logique sociale prime la logique économique et les lois de l'offre et de la demande sont obligées de s'accommoder des règles des usages et des symboles. On découvre ainsi une culture de la consommation, une mentalité économique. Entre l'aristocrate et ses fournisseurs se joue un jeu serré dont le vainqueur n'est pas forcément le plus puissant ; la chicane y gagne et le marché immobilier aussi. A la veille de la Révolution, aristocratie de cour et bourgeoisie marchande s'affrontent en dépit d'une contradiction essentielle qui lie le succès économique des uns aux dépenses de prestige des autres."
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MessageSujet: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 7 Mai - 15:27

Le XVIIIe siècle au quotidien de Roland Mortier
Complexe, 2001, 710 p : 22 euros

"Le XVIIIe siècle n’a jamais été aussi vivant qu’aujourd’hui, que ce soit en littérature, au cinéma ou au plan de la réflexion théorique. Nombreuses sont les oeuvres d’imagination qui s’en inspirent, dans le roman comme à la scène. C’est ainsi que Voltaire et Rousseau, Diderot et Beaumarchais, Julie de Lespinasse et Sade sont eux-mêmes devenus des personnages de théâtre, tout en restant des inspirateurs ou des modèles. Les écrivains français ne sont pas les seuls à subir cette fascination. Elle se retrouve, avec la même force, en Angleterre, en Allemagne, en Italie et aux États-Unis. Au cinéma, Casanova est devenu un personnage sans cesse revu et redécouvert, tout comme le couple Laclos-Merteuil dans un autre registre. On réédite l’Encyclopédie en version papier et en compact-disque, tandis qu’on pille allègrement son illustration aux fins les plus diverses. Dans les débats actuels sur les grands enjeux éthiques et politiques, le recours à la pensée des Lumières reste toujours aussi enrichissant qu’éclairant. Cette vague de fond impressionnante correspond à une recherche de références et de valeurs de la part de notre société. Le présent ouvrage se propose un objectif différent en se fondant sur des textes écrits conçus dans une autre perspective que celle de la fiction. Il laisse délibérément la parole aux contemporains afin de dégager, dans toute la mesure du possible, la conscience que les hommes et les femmes du XVIIIe siècle ont eue de leur environnement, de leur destin, de leurs attentes et de leurs espoirs, de leur mode de vie et de leur singularité, à travers la correspondance, les notations ponctuelles des journaux intimes, les mémoires et parfois, à la fin du siècle, chez Mercier et Restif, dans la volonté explicite de témoigner de leur époque. Le tableau qui s’en dégage souligne les disparités autant que les analogies avec notre temps. Il pourra parfois surprendre le lecteur moderne, qu’il s’agisse des odeurs, des prisons, du bourreau, des galériens, des grisettes, de la police, de la misère urbaine et paysanne, ou de l’étiquette de cour. "

Résumé d'Amazone
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MessageSujet: Un reportage à Paris au temps de Louis XV   Ven 7 Mai - 16:14

Un reportage à Paris au temps de Louis XV [article] de Alexandre Ananoff
In Connaissance des arts ; 1960, 102 (Août), p. 42-49
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 7 Mai - 17:48

L'avez-vous lu? Le conseillez-vous ? Il me tente....
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 7 Mai - 17:51

Ouh là là , non , chère Clio XVIII. Mais il me semble bien intéressant.
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 19 Nov - 15:21

L'art de vivre d'une femme au XVIIIe siècle : Suivi du discours sur le bonheur de Madame du Châtelet de
Robert Mauzi, Henri Coulet
Les Editions Desjonquères , 2008, 139 p : 15 euros

Résumé Amazone :

"L'histoire de la littérature, telle que l'a pratiquée Robert Mauzi, tient à la fois de la science et de l'art. Dans cet essai sur madame du Châtelet, trop souvent réduite au statut de compagne de Voltaire, R Mauzi met en valeur une femme passionnée par la vie, douée pour la philosophie comme pour les sciences, animée par l'exigence de comprendre le monde. Une vraie femme des Lumières, la seule peut-être qui incarne, en France, le cœur et l'esprit de son siècle. Sous la plume de Robert Mauzi, la connaissance du passé vibre d'une interrogation sur les sensibilités d'aujourd'hui, nos plaisirs et nos peines ".
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 19 Nov - 15:25

Moi j'ai toujours l'impression de vivre au XVIIIe siècle !
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 19 Nov - 15:29

Ah mon cher François ...C'est vrai que cela fait du bien de vivre au XVIIIe siècle !
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 19 Nov - 15:58

Je demande instamment aux modérateurs d'empêcher les membres du Boudoir de tenter sans cesse leurs prochains
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 19 Nov - 16:09

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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Ven 19 Nov - 18:59

Le discours sur le bonheur de Madame du Châtelet ! Very Happy Very Happy Very Happy Un très bon souvenir de ma Première Littéraire.

Je le revendique au quotidien de me sentir vivre au XVIIIème siècle !
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Mar 10 Jan - 10:46

Voici un livre en vente sur ebay

LES FÊTES EN EUROPE AU XVIIIème SIÈCLE de Edmond Pilon et Frédéric Saisset -
éditions du Soleil, à Saint Gratien vers 1950., 194 p

Mise à prix : 9,80 euros
Enchères sur 2j 08 h

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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Mer 18 Jan - 18:00

Auteurs et comédiens au XVIIIe siècle. de
BONCOMPAIN (Jacques)
Librairie Académique Perrin, 1976, 411 P

Avant-propos :

Il n'est de grands hommes qui ne projettent autour d'eux une ombre, et, par là, faussent un peu les perspectives historiques. Lorsqu'on pense à l'histoire du théâtre en France, les grands génies du XVIIe siècle accaparent toute l'attention, et l'on croit communément que jamais le théâtre français ne connut autant d'éclat qu'au temps de nos classiques, de Corneille, Racine, Molière, etc. En réalité, au cours de cette période de chefs-d'œuvre renouvelés, les théâtres sont peu nombreux, le public très limité. Le XVIIIe siècle, au contraire, temps d'effervescence, de recherche, de renouvellement, de brassage social, a trouvé dans le théâtre un lieu de tension, de passion et d'intrigue. C'est le creuset dans lequel s'est formé le théâtre moderne, où les auteurs et le public, plus indépendants du pouvoir royal, ont pu élaborer peu à peu le statut qui n'a cessé d'être le leur au XIXe siècle et à notre époque. Jamais on ne construira autant de salles de spectacle, sauf sous le second Empire. Mais ce qui est propre à ce siècle, c'est que le théâtre pénètre dans les foyers. Il devient un jeu de société. La bourgeoisie et la noblesse s'y livrent sans retenue. Officiers, avocats, magistrats, financiers, écrivains, marchands, nobles de robe ou d'épée, tant à Paris qu'en province, ont en commun de monter sur les planches dans des salles improvisées ou spécialement conçues pour l'art dramatique. Il y a une théâtromanie comme il y a une métromanie. Elle n'épargne ni les ministres, comme le comte de Maurepas, ni les princes du sang, comme le comte d'Artois et le duc d'Orléans, ni la reine Marie-Antoinette. De telle sorte que si l'on présente un panorama de toute l'activité théâtrale au XVIIIe siècle, on se trouve à un angle de vue très particulier sur la société de cette époque et l'on découvre quantité de questions fort curieuses sur la condition des comédiens, les interventions de l'Église, la critique, la censure. C'est un monde qui s'agite, plein d'originaux, de passions et d'intérêts.


Soucieux avant tout d'être proche de la vie, nous avons tenté de rendre le lecteur présent à l'événement, en utilisant les témoignages directs. Lorsque ceux-ci manquaient, nous avons utilisé de multiples indices pour donner une illustration des faits rapportés. Nos sources sont rapportées en notes.


Un problème enfin, parmi les autres, nous a arrêté : celui des auteurs. La vogue du théâtre aurait dû entraîner prospérité et vie large pour ces indispensables créateurs dont les rêves et les observations, le talent et le travail permettaient aux différents foyers d'art dramatique de se soutenir. Or, paradoxalement, les auteurs faisaient figure de comparses, derrière des comédiens et des directeurs qui affichaient un train de vie insolent.


À force d'être traites avec désinvolture, ils finirent par s indigner du sort peu enviable que leur réservaient, en particulier, les comédiens français. Ceux qui agirent seuls ne parvinrent pas à triompher de la rouerie des comédiens et des charges répétées de leur escadron volant. Beaumarchais en fera lui-même l'expérience de décembre 1775 à juin 1777.

Il entreprendra alors de réunir sous sa bannière les principaux auteurs dramatiques, et ce, avec l'approbation de l'administration royale. De ce rassemblement naîtra, le 3 juillet 1777, le Bureau de législation dramatique, embryon de l'actuelle Société des auteurs et compositeurs dramatiques, qui se consacrera à l'élaboration d'une nouvelle constitution définissant la place des auteurs dans la société ainsi que leurs droits.


À la phase de l'action solitaire de Beaumarchais vis-à-vis des comédiens, succède une phase de négociations officielles entre les représentants des auteurs et les plus hauts responsables de l'administration de la Comédie-Française, les premiers gentilshommes de la chambre du roi. Elle va de juillet 1777 à décembre 1779. Au cours de cette période, les auteurs ont dans l'ensemble renoncé à donner de nouvelles pièces aux comédiens français, afin de les amener à composition. Face à des comédiens organisés en société depuis le XVIIe siècle, ils découvrent les vertus de l'association. Leur action s'apparente à une grève de la plume.


En janvier 1780, troisième phase : des négociations directes sont ouvertes entre les représentants des auteurs et le conseil de la Comédie-Française, sous les auspices des gentilshommes de la chambre. Le 9 décembre 1780, Louis XVI, en son conseil, édicté un nouveau règlement qui cherche à rétablir l'équilibre entre les deux parties. Alors s'amorce une quatrième phase : celle de la réconciliation entre les auteurs et les comédiens. Elle culmine le 27 avril 1784, dans l'euphorie du succès du Mariage de Figaro.


Le mérite de Beaumarchais, c'est, à partir d'une action, au départ très limitée (l'obtention d'un bordereau certifié exact), de remettre en cause les rapports entre les auteurs dramatiques et la Comédie-Française, puis de poser le problème de la condition des auteurs en général, de telle façon que les règles nouvellement dégagées s'imposeront tant en France qu'à l'étranger. Ses idées ne sont pas très éloignées de celles du roi. Cette découverte nous a étonné car Louis XVI est communément présenté comme un homme peu instruit et dépourvu de clairvoyance.
De prime abord, on est diverti par le pittoresque des personnages, les rebondissements de l'intrigue, le jeu subtil des influences. Le monde du théâtre est celui de la surprise et du scandale.


Mais, à y mieux regarder, au-delà de la petite histoire, on mesure l'importance de la mutation en cours. Au XVIIIe siècle, le monde des seigneurs cède progressivement la place au monde des financiers. Le fondement de tout prestige social, c'est la richesse. Beaumarchais, esprit très moderne, impose l'idée que l'auteur ne peut se contenter de la gloire. Il est non seulement naturel, mais encore nécessaire qu'il soit associé aux bénéfices d'exploitation de son œuvre. En vivant de ce qu'il écrit, il conquiert son indépendance matérielle, évitant de se livrer à des travaux mercenaires. L'argent, loin d'être l'instrument de sa déchéance, devient la condition de sa liberté. Balzac, qui sera l'un des fondateurs de la Société des gens de lettres, observera à son tour : « Venons-en au solide. Parlons argent. » Ainsi s'opère le passage de l'auteur assisté, soutenu par le seul mécénat, à l'auteur autonome, subvenant lui-même à ses propres besoins, avec, comme conséquences, le respect de sa dignité, de sa liberté d'esprit et de sa force créatrice.

Sous la révolution, Beaumarchais aura l'occasion de développer ces idées. Elles triompheront. Mais s'il était indispensable de permettre à l'auteur, chaque fois que c'était possible, d'exercer sur son œuvre – émanation de sa personnalité – un certain contrôle, et d'être associé au partage des fruits provenant de son exploitation, il était excessif, sous prétexte de liberté ou d'égalité, de supprimer le mécénat. Il est temps de revaloriser ce dernier. L'histoire est là pour nous montrer que des institutions utiles ont été hâtivement condamnées parce qu'on a voulu n'en voir que les défauts. Une fois supprimées, elles ont laissé un vide qui n'a pas été rempli. Le mécénat en est une.

A vendre

13 euros (code de commande : 18299).



Source :

Librairie L'Oiseau lire à Mons

http://www.loiseaulire.com/miseajour.html
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Mer 18 Jan - 20:07

olivia a écrit:
Le discours sur le bonheur de Madame du Châtelet ! Very Happy Very Happy Very Happy Un très bon souvenir de ma Première Littéraire.

Je le revendique au quotidien de me sentir vivre au XVIIIème siècle !

Je l'ai lu, et il m'a beaucoup plu !
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Mer 18 Jan - 20:07

Papillon dans son journal fait quelques allusions à ses auteurs laisés par les comédiens, et au premières négociations, mais ne s'y attarde quasiment pas.
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MessageSujet: Re: Le XVIIIe siècle au quotidien   Sam 28 Avr - 21:07

La Nature en révolution: 1750-1800 de
Andrée Corvol
L'Harmattan , 1991, 232 p : 21,35 euros

Quatrième de couverture

On a souvent abordé l'extrême sensibilité du second XVIIIe siècle, celui des " torrents " de larmes et des rires " en cascade ". Ce vocabulaire témoigne de l'imbrication des phénomènes naturels et des sentiments humains. On a aussi beaucoup glosé sur le spleen des jeunes, leur désenchantement lorsque s'écroule le rêve impérial alors qu'aucun grand dessein ne se profile plus à l'horizon européen. On n'a guère discuté en revanche des fils tissés d'une période à l'autre tant la cassure de 1789 focalisait l'attention. Là est l'originalité de cet ouvrage, éclairer différemment les réalités françaises. Le projecteur révèle des spectacles inouïs pour les générations antérieures et dévoile l'ordonnancement d'une France unifiée, d'une Europe conquise. Y contribuent tous ceux qui lancent des ponts, percent des canaux, ouvrent des routes. Ils brisent l'isolement. Ils façonnent les villes. Ils incarnent le Progrès. Celui de la technique. Celui de l'homme. L'homme régénéré, voilà qui inquiète aujourd'hui mais hier, qu'en était-il ? Cet homme nouveau que les politiques annonçaient, ils ne le concevaient que dans le cadre d'une Nature revigorée, une nature qui mérite d'être protégée, une nature, aussi, où chacun exprime sa récente liberté. Cette liberté qui signifie jouir de ses biens ne compromet-elle pas le bien de tous, cette Nature dont on entrevoit déjà la fragilité ? Toutes les angoisses actuelles sont au rendez-vous du XVIIIe siècle finissant. Les réponses du XIXe siècle sont hésitantes, contradictoires. Elles préfigurent plus d'une fois les attitudes présentes : profiter de la Nature tout en la préservant mais sans réviser modes de vie et de pensée. LA NATURE EN REVOLUTION invite donc le lecteur à regarder agir ses ancêtres, lesquels ont cru qu'il suffisait de le vouloir pour embellir le monde et ses habitants.
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