Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Les vies de révolutionnaires

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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Lun 4 Oct - 23:55

Gracchus Babeuf : Tribun du peuple de
Françoys Larue-Langlois
Le Félin (20 mars 2003) , 122p : 13,50 euros

Résumé Amazone :

"Gracchus Babeuf (1760-1797), homme de lettres, journaliste, pamphlétaire, agitateur politique, est l'une des grandes figures de la Révolution française de 1789. Et l'un de ceux qui ne se satisfont pas du cours qu'elle va prendre. En 1796, il joue un rôle déterminant dans la " conjuration des Egaux ". Un échec, qui le conduit à l'échafaud, mais lui vaudra l'hommage de Karl Marx qui le crédita d'avoir fait " germer l'idée communiste ". La vie de Babeuf, tout entière vouée à la Révolution, est un extraordinaire révélateur des passions politiques de cette période. Entre rêve et utopie, son action et ses idées sont l'une des sources du mouvement révolutionnaire du XIXe siècle. Redécouvrir Babeuf aujourd'hui, c'est retrouver les origines des grands conflits idéologiques qui ont traversé l'histoire contemporaine. "
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mar 5 Oct - 19:01

Intéressants !
J'aimerais bien lire un jour une bio de Babeuf. Very Happy
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mar 5 Oct - 19:19

Encore un qui a essayé de se supprimer pour échapper au Rasoir national . Il s'est raté .....
Il passe pour un pionnier de la doctrine socialiste .
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mar 5 Oct - 20:15

Il y a aussi ce livre :

La guerre de la Vendée et le système de dépopulation de Gracchus Babeuf (Auteur); introd. Reynald Secher et al.
Cerf (21 novembre 2008) , 236 p : 24 euros

Résumé Amazone :

"En 1795, dans un ouvrage publié à l'occasion du procès de Jean-Baptiste Carrier, l'auteur des noyades de Nantes, Gracchus Babeuf, père du communisme, l'une des grandes figures de la Révolution française, soulevait la question de fond de la nature de la répression perpétrée par la Convention en Vendée. Ce livre doublement révolutionnaire par son contenu et son titre, Du système de dépopulation, se présente comme un réquisitoire très bien documenté, et d'une incroyable modernité, contre la politique dictatoriale menée par les Conventionnels et Robespierre en France, en 1793 et 1794, politique qui devait conduire, entre autres, à l'anéantissement et à l'extermination des Vendéens, Bleus et Blancs confondus, et de préférence des femmes et des enfants. La nouvelle édition de ce texte est I occasion pour Keynala Secher de reprendre, à travers une synthèse d'une clarté remarquable et à l'aide de nombreux documents inédits, la genèse des événements en Vendée et de définir un quatrième crime de génocide: le mémoricide; pour Jean-Joël Brégeon, de présenter la personnalité de Gracchus Babeuf; et, pour Stéphane Courtois, d'établir la filiation entre l'idéologie de Robespierre et celle de Lénine et des leaders communistes. "
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mar 5 Oct - 20:30

Babeuf m'est de plus en plus sympathique ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mar 5 Oct - 23:43

Pour ma part, je serais nettement plus réservée...
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mer 6 Oct - 11:09

Il a dénoncé le "populicide" vendéen, était contre Robespierre et son régime totalitaire, s'est ensuite battu contre le Directoire, symbole d'opportunisme et de corruption...
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 6:31

Lazare Carnot: de Nolay au Panthéon de
René Moreau
Editions des Grands Ducs, 1988 - 265 pages
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:02

Pichegru: histoire d'un suicide
de B. Saugier
Editions Provinciales, 1992 - 406 pages
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:03

Accusé Pichegru, levez-vous: gloire et misère d'un grand soldat : Jean-Charles Pichegru, 1761-1804 de
Henri Lambert
Les Dossiers d'Aquitaine, 2004 - 414 pages
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:04

La trahison de Pichegru et les intrigues royalistes dans l'est avant fructidor de
Gustaaf Caudrillier
F. Alcan, 1908 - 402 pages
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:41

Figures de Sieyès de
Pierre-Yves Quiviger, Vincent Denis, Jean Salem
Publications de la Sorbonne, 2008 - 264 pages

"."Depuis une vingtaine d'années, l'oeuvre d'Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1836) fait l'objet de relectures, de redécouvertes. Cette grande figure intéresse les historiens pour son rôle politique crucial depuis les premiers jours de la Révolution jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Bonaparte; il retient l'attention des juristes, particulièrement celle des publicistes, pour son inventivité en matière constitutionnelle et administrative, à la fois comme praticien et comme théoricien ; il est étudié, enfin, par les philosophes, pour ses apports en philosophie politique et juridique, mais aussi pour son oeuvre de métaphysicien, découverte à la faveur de la publication de ses manuscrits inédits. Le recueil Figures de Sieyès entend faire se rencontrer pour la première fois ces différents travaux et permettre à ces champs de se confronter et de s'interpénétrer. Les contributeurs venant de ces différents horizons disciplinaires se sont tous attachés à montrer la richesse de la réflexion de Sieyès et pour l'intelligence de leur propre discipline et pour encourager les décloisonnements, en passant par exemple de la linguistique au droit constitutionnel, de la métaphysique à l'économie, de l'histoire de l'Italie à la Constitution de l'an III, de Spinoza à l'art oratoire, de Rousseau au nominalisme ."
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:42

Sieyès et l'invention de la constitution en France de
Pasquale Pasquino, Emmanuel Joseph Sieyès (comte)
Odile Jacob, 1998 - 262 pages
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:43

Sieyès et sa pensée de
Paul Bastid
Hachette, 1939 - 652 pages
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:44

Sieyès de
Jean-Denis Bredin
Fallois, 1988 - 611 pages
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:46

Sieyès et l'ordre de la langue: l'invention de la politique moderne de
Jacques Guilhaumou
Kimé, 2002 - 235 pages

"La publication en cours des manuscrits inédits de Sieyès permet désormais d'appréhender l'œuvre de ce penseur majeur de la Révolution française dans son cheminement spécifique. Il apparaît ainsi que Sieyès accorde une place prépondérante à la question du langage dans sa conception du travail de l'esprit politique. Avant la révolution, Sieyès élabore, en tant que " spectateur philosophe ", une métaphysique inédite du moi et de son activité ; il en déduit un art social balisé en particulier par les néologismes de " sociologie " et de " socialisme ". En 1789, " écrivain patriote ", il concrétise sa " métaphysique politique " dans une " nouvelle langue politique ". Législateur philosophe au sein des assemblées révolutionnaires, il propose la formation d'une " langue propre " à la hauteur de la Constitution propre au système représentatif. Pendant le Directoire, " philosophe analyste ", il s'efforce de valoriser, face à ses interlocuteurs allemands, le " véritable système de métaphysique " des Français. Cet ouvrage propose ainsi une biographie intellectuelle de Sieyès au cours des trente années (1773-1883) les plus actives de sa vie. A ce titre, Sieyès est bien, comme l'a souligné le jeune Marx, l'inventeur de la (langue) politique moderne."
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Oct - 7:47

Des manuscrits de Sieyès: 1773-1799
de Emmanuel Joseph Sieyès (comte), Christine Fauré
Champion, 1999 - 576 pages
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Jeu 16 Déc - 23:28

Goupilleau de Montaigu : Les apprentissages d'un révolutionnaire vendéen (1763-1781) de
Mireille et Philippe Bossis
Connaissances et Savoirs (2 mars 2006), 766 p : 37 euros

Résumé Amazone

Issu d'une bourgeoisie de campagne, au cœur du bocage vendéen, c'est au travers des lettres qu'il a reçues de sa famille et des ses amis que l'on peut découvrir, dès son adolescence, une figure injustement méconnue de l'Histoire : celle de Philippe-Charles-Aimé Goupilleau, dit de Montaigu, son pays natal. Jacobin, Législateur, Conventionnel, régicide, anticlérical farouche, autant de qualificatifs mal reçus en Vendée, accompagnent encore sa mémoire et pourtant...
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Lun 20 Déc - 11:01

http://redris.pagesperso-orange.fr/HTML/Blasons/Sinna2.htm -
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mer 5 Jan - 17:12

|
Chaumette, porte‑parole des sans‑culottes,

http://ahrf.revues.org/983
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MessageSujet: Marc-Antoine Jullien    Mar 3 Mai - 11:05

Je viens de faire l'acquisition de ce livre :

L'ombre de Robespierre de Pierre Gascar
Gallimard, 1979, 325 p

En quatrième de couverture :


À dix-sept ans, il publie des pamphlets révolutionnaires, parle au Club des Jacobins, est chargé par Condorcet d'une mission secrète en Angleterre ; l'année suivante, il est nommé commissaire des guerres ; Robespierre fait de lui son agent privé. Il inspecte les provinces de l'Ouest, où sévit la guerre civile, se dresse, à Nantes, contre le redoutable Carrier et obtient sa destitution. Maître quasi absolu à Bordeaux, alors qu'il vient d'avoir dix-neuf ans, il fait arrêter et décapiter les derniers chefs girondins, déjoue les manœuvres de la belle Thérésa Cabarrus, la future Mme Tallien. Il sera en partie responsable, mais bien involontairement, du 9 Thermidor... Cet enfant prodige du jacobinisme, c'est Marc-Antoine Jullien dit Jullien de Paris, un nom qu'on trouve chez Michelet, chez Stendhal, chez Karl Marx, mais qui n'a pas beaucoup d'échos dans la plupart des livres d'histoire, car les documents concernant ce fascinant personnage faisaient jusqu'ici défaut. Grâce à ceux qu'il a découverts et dont certains sont de la main même de Marc-Antoine Jullien, Pierre Gascar a pu retracer ici le prodigieux destin de cet homme, reconstituer sa vie privée éclairée par l'amour d'une mère « ardente amie de la liberté » et nous plonger dans le « rêve terrible et merveilleux » qu'a été la Révolution française.

Cela devrait être intéressant de lire cette bio ! L'homme de main de Robespierre , c'est bien la première fois que j'en entends parler !
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mar 3 Mai - 11:46

Si si, Princesse, vous en avais entendu parler dans le sujet de Teresa Cabarrus .
Il avait des prétentions littéraires et c'est ce qui le pousse à monter dans la capitale où il trouve un emploi de précepteur dans la famille de Damville .

Madame de Chimay a écrit:
Cet enfant prodige du jacobinisme, c'est Marc-Antoine Jullien dit Jullien de Paris,

Il est plus connu sous le nom de Jullien de la Drôme depuis son élection comme député de ce département .
A la chute de Robespierre ( de laquelle il est un peu involontairement responsable ) , il est désigné par Tallien comme la " créature " de l'ex-Incorruptible .
Il semble qu'il soit jugé trop insignifiant pour être inquiété . Il se tient désormais tranquille, se contentant de vivre de sa plume.
A la Restauration, il échappe à la proscription des régicides en se refusant à signer l'acte additionnel des Cent-Jours.
Il tâte cependant de l'exil pendant quelques mois de résidence surveillée à Barcelonnette .
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Mar 3 Mai - 11:46

Intéressant, en effet. Very Happy
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MessageSujet: Re: Les vies de révolutionnaires   Sam 9 Juil - 16:58

Mémoires : Quelques notices pour l'histoire et le récit de mes périls depuis le 31 mai 1793 de
Jean-Baptiste Louvet de Couvray
Desjonquères, 1988, 229 p : 19,80 euros
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MessageSujet: Louis-François de Ferrières-Sauvebeuf    Ven 12 Aoû - 13:53

http://fr.wikipedia.org/.../Louis-François_de_Ferrières-Sauvebeuf -

Louis-François, comte de Ferrières-Sauvebeuf, né en 1762 au château du Moulin d’Arnac en Corrèze, mort assassiné en 1814, fut recruté pour se charger de missions secrètes au Proche-Orient sous le ministère Vergennes. Pendant la Terreur, de décembre 1793 à juillet 1794, il fut instrumenté par le Comité de sûreté générale, devenant le plus redoutable des indicateurs de prison.

Diplomate et aventurier

Il était le quatrième fils de François de Ferrières-Sauvebeuf, comte de Ferrières-Sauvebeuf, et de Marguerite de Chastaignac de la Guyonnie.

Ce cousin de Mirabeau allié à la haute noblesse[1], fut d’abord officier puis exerça, sous le ministre des Affaires étrangères Vergennes, le métier d’agent secret. Il voyagea notamment en Italie d’où il passa au Proche-Orient, principalement en Turquie puis à Lattaquié en Syrie et de là à Ispahan, en Perse (5 mai 1784), où il consigna ses observations sur des guerres meurtrières dont il fut le témoin.

Il prétendit après coup avoir été éveillé alors aux sentiments de la liberté: « J’appris, écrit-il plus tard, à connaître avec les Tartares, cette fierté, premier sentiment de l’homme libre, qui n’a d’autres chefs que ceux qu’il s’est choisi lui-même, et qui frémit au seul nom d’un maître inamovible ». Il aurait accompagné Agha-Méhémet dans ses expéditions guerrières, mais il chercha surtout, comme on le lui avait prescrit, « de détourner le shah de faire filer vers le Caucase les marchandises venant par caravanes d’Extrême-Orient pour les ramener à Constantinople selon l’ancien usage »[2]. Il revint par Bagdad, traversa l’Asie mineure et, arrivé à Constantinople, il se brouilla avec l’ambassadeur Choiseul-Gouffier. Puis il embarqua pour la France.

À Versailles, il intrigua contre Choiseul-Gouffier et convainquit le nouveau ministre Montmorin de décerner un blâme contre son ambassadeur.

À nouveau chargé de lettres ministérielles, il se mit en route pour Constantinople le 17 mai 1788 dans le but essentiel de régler des affaires privées. Il s’agissait d’une prise d’intérêt dans un trafic de ventes d’armes françaises à la Turquie. S’étant acquitté de sa mission officielle, il fut sèchement renvoyé par Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier qui lui reprocha d’interférer dans la diplomatie franco-turque[3] -, il retourna en France par les Balkans, travesti en turc, mais fut arrêté non loin du front austro-turc, entre Nish et Belgrade. Soupçonné d’espionnage, il fut ramené enchaîné au camp du grand vizir, partageant la captivité de soldats et officiers hongrois, puis conduit avec eux à Constantinople où il fut détenu quelques semaines.

Ayant été libéré, il débarqua à Toulon à la mi-octobre 1788, et, sa réputation d’intrigant dangereux l’ayant précédé, il fut dès son arrivée l’objet d’une lettre de cachet et transféré au Lazaret puis au château d’If.

Relâché après quelques mois, il gagna Paris où il arriva le 20 mai 1789. En janvier 1790, il fit imprimer les récits de ses voyages dans lesquels il règle ses comptes avec Choiseul-Gouffier[4]. En 1791, le comte de Ferrières-Sauvebeuf fréquentait la société aristocratique, quoiqu’il s’en défendît par la suite. Il ne lui fut donc pas difficile, le moment venu, de donner à la police politique de la Terreur des indications sur tous ceux que, pour des raisons diverses, on voulait envoyer au Tribunal révolutionnaire. La Révolution fut surtout pour lui l’occasion de pêcher en eaux troubles : « Extérieurement, il affichait le patriotisme avec les patriotes, au point qu’il fallait être connaisseur pour ne pas s’y méprendre, et dans l’intérieur de sa maison, il était aristocrate. » Le comte Beugnot dit qu’il vivait dans un appartement de deux pièces en rez-de-chaussée, qu’il avait décoré avec un luxe oriental, fumant la pipe sur un divan avec, à ses côtés, des rossignols en cage[5].

Indicateur dans les prisons de la Terreur

C’était aussi un libertin dévoyé qui avait enlevé une demoiselle Théophile Heuvrard, âgée de quinze ans, qu’il séquestrait dans une « maison particulière »[n 1]. Le comité de la section du Nord avait fait libérer cette jeune fille qui retrouva ses parents. Mal noté par le comité de surveillance de sa section, celui-ci ordonna son arrestation qui eut lieu le 8 frimaire an II. Envoyé à la prison de la Force, il fut peu après appelé à témoigner à charge contre le duc Florent du Châtelet[6], et c’est alors qu’il établit de premiers contacts épistolaires avec les membres du « grand » Comité de sûreté générale, celui qui officia en s’appuyant sur la « loi des suspects » (17 septembre 1793). Il fut plusieurs fois convoqué et appelé à témoigner à charge, en diverses circonstances, et chaque fois reconduit en prison. De cette manière, il pensait pouvoir retarder son renvoi devant le Tribunal révolutionnaire.

Lui-même récemment sorti de prison à la suite d’une affaire de chantage exercé contre des suspects, mis à la disposition de Vadier, Amar et de Jagot, le citoyen Dossonville fut chargé, à la veille du procès des Hébertistes, de « découvrir » les « complices » du prétendu « complot de l’étranger ». « Découvrir » signifiait en l’occurrence localiser des preuve ou des témoins, et, au besoin, les inventer. Il s’agissait du moins de repérer et d’identifier dans les prisons des suspects déjà arrêtés afin de transmettre à la police politique et à l’accusateur public du Tribunal révolutionnaire des notes accusatrices les concernant. Ces « complices » de la conspiration prétendue étaient des personnes plus ou moins impliquées dans des entreprises contre-révolutionnaires ou des délits supposés d’émigration, pour des faits remontant à des mois voire des années avant leur arrestation, mais dont les dossiers étaient quasiment vides. Quant au « complot de l’étranger », Saint-Just lui avait donné une sorte de définition à la veille des deux grands procès politiques du 24 mars (procès de Hébert) et du 4 avril 1794 (procès de Danton), dans son célèbre rapport prononcé à la Convention, courant ventôse an II. Il avait désigné tous ceux qui avaient pactisé en secret, pour des motifs divers, avec les agents à Paris des puissances coalisées, c’est-à-dire essentiellement des hommes d’affaires (Jean-Jacques Debeaune, les frères Junius et Emmanuel Frey, etc.) et des banquiers (Perrégaux, Augustin Monneron, Jean Conrad de Kock, Laborde de Méréville, William Herries, Walter Boyd Junior, William Ker, etc).

Etaient particulièrement visés les principaux dirigeants de la Commune de Paris dont on pensait qu’ils rééditeraient sous peu un coup de force contre la Convention[n 2].

Par ses premiers renseignements, le ci-devant comte de Ferrières-Sauvebeuf, qui ne se faisait pas prier pour coopérer à contribué aux projets machiavéliques des membres du Comité de sûreté générale, projets qui allaient sous peu aboutir aux dénonciations de conspiration des prisons, assorties de listes de conspirateurs. Il a, ainsi qu’il le dit, dévoilé certaines informations d’ordre privé qui ont permis, avant la loi du 22 prairial an II, de donner une apparence de consistance aux accusations diligentées par l’accusateur public. Dans une lettre à Fouquier-Tinville, en date du 9 prairial an II, il s’expliquait ainsi sur ses plus récents exploits:

Au citoyen Fouquier Tinville, accusateur public du tribunal révolutionnaire à Paris (très pressante). Les renseignements que je t’ai donné, citoyen, soit au sujet de Du Châtelet, de sa femme et de la citoyenne Grammont dont je savais les menées, ont pu te prouver que mon seul désir était d’être utile à la République. J’ai appris que Mirepoix a été guillotiné hier, je me contente de te demander si tu as connaissance qu’on lui a trouvé 150 000 livres en or. Il les avait au moment de son arrestation, et il a pris une voye bien difficile à déconcerter pour s’assurer de cet argent et que je n’ignore pas. Quelques jours après mon arrestation, ce fut moi qui écrivis à Michel, encore administrateur de police, le seul conservé par le Comité de salut public, pour l’avertir que les femmes Du Chatelet et Grammont étaient allées chez Belhomme par le moyen d’un tiers qui entretenait correspondance avec elles, et la citoyenne Poix[n 3], pour soustraire Du Chatelet et elles mêmes au glaive de la loi.

Michel les fit réintégrer à la Petite Force ; et la dernière fois que je t’ai vu au tribunal où j’étais témoin dans l’affaire du portefeuille pillé par la femme Beaune Winter[n 4], je te demandai si tu avais des renseignements sur les femmes Du Châtelet[7] et Grammont. Tu me dis qu’elles n’étaient que suspectes. Me contentant de te rappeler mes notes, je ne t’en dis pas davantage et tu vois que je ne m’étais pas trompé.

Cette affaire a d’autres branches, relativement à une personne que tu connais bien, la Rochechouart, que tu as menacée de faire arrêter quand elle sollicitait pour (Reviers de) Mony guillotiné. Elle est nièce de la femme Du Châtelet, tu peux encore surveiller cette partie là. Au sujet de Mirepoix, il faut bien user d’adresse pour ravoir son or, parce que son homme d’affaires est attaché à une maison diplomatique d’une puissance amie de la France. Tu as également dans cette affaire un nommé Richard, homme d’affaires de la ci-devant baronne de Montboissier[n 5] qui est à trente lieues d’ici. J’ignore le nom de l’endroit mais c’est facile à savoir. Il avait toute la direction de l’argenterie qui, sans doute, n’a ni émigré ni été à la monnaie.

Tu as encore une citoyenne dans le cas de la déportation, rentrée après le décret et dont, à ce qu’on m’a dit, on a arrangé l’affaire et qui va être en possession des biens de sa tante qui sont immenses. La citoyenne Béthisy, cousine du prince de Lambesc, qui d’après son âge doit être déportée, et les biens de sa tante mis en séquestre. Ils s’élèvent à plus de trois millions. Comme je connais tous les ci-devant de la première volée, je sais à peu près leurs péchés honteux, autant que la mémoire pourra m’en souvenir, je t’en avertirai. Salut et fraternité. Ferrières-Sauvebeuf, à la maison d’arrêt de la Force, ce 9 prairial l’an 2e[8].

Puis à nouveau, les jours suivants, il s’adressa Au citoyen Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, à Paris.

« Tu es la vraie sentinelle du peuple, Fouquier, et je t’ai indiqué plus d’une fois de vrais conspirateurs: ne croye pas qu’un seul motif d’obtenir ma liberté ne pût me porter à donner les indices du crime. Libre, je l’ai dévoilé, et au moment où j’ai perdu ma liberté, j’ai encore donné la trace des conspirateurs qui étaient à ma connaissance, comme je n’ai cessé d’en donner encore depuis que je suis en arrestation. J’écrivais au Comité de sûreté générale pour le prévenir d’un enlèvement qui devait se faire. Qu’on en compulse les dates, huit jours après, tu as fait condamner à mort la princesse Lubomirska et celui[n 6] qui devait la soustraire à ta vigilance était déjà détenu à la Force[n 7].

Je t’ai écrit il y a quelques jours une lettre après le jugement de Mirepoix. Je crois cette lettre de conséquence pour les intérêts de la République, tu peux te la rappeler. Fais moi conduire dans ton cabinet, ou envoye moi ton substitut Lindon, et je lui ferai des déclarations importantes. Salut et fraternité. Signé : Ferrières-Sauvebeuf, à la maison d’arrêt de la Force, ce 13 prairial l’an 2ème. »

Il fut, comme prévisible, pressenti avec un autre agent du même genre, un indicateur nommé Louis-Guillaume Armand[n 8], pour aider à la composition de la « fournée du 29 prairial » concoctée par Elie Lacoste, sous les directives de Barère de Vieuzac, Collot d'Herbois et Billaud-Varennes, et pour ce faire, il dut adresser des rapports quotidiens au Comité de sûreté générale. On l’appela enfin, avec quelques autres, à témoigner à charge au cours de ce procès des prétendus complices de Batz, de Cécile Renault et d’Henri Admirat. Il semble avoir particulièrement chargé les citoyens Comte et Ozanne, ses co-détenus à la Force, également les citoyens Prosper Soulès, Jean-Baptiste Marino, Dangé, et Froidure, anciens administrateurs de police issus de la Commune hébertiste.

Après la Terreur


Le 11 thermidor, il se vantait d’avoir rendu de grands services, se félicitait de l’exécution de Robespierre, et ayant écrit à Barère de Vieuzac qui, disait-il, lui « a rendu justice en pleine Convention », il demandait sa liberté.

Lorsqu’il sortit de prison, Ferrières-Sauvebeuf eut à rendre des comptes à ceux qui, comme Lecointre de Versailles, avaient connaissance de son rôle dans les prisons. il fut désigné dans une de ses dénonciations contre les anciens terroristes Barère, Collot, Billaud, Vadier et Amar : « Je les accuse d’avoir souffert que les mêmes témoins entretenus, nourris dans les prisons, et connus vulgairement sous le nom de « moutons », déposassent à charge contre les prévenus; et l’on distinguait, parmi ces témoins, Ferrières-sauvebeuf, ex-noble, et Leymerie, secrétaire d’Amar ».

Pour sa défense, le délateur argua que ses employeurs avaient eux-mêmes désigné les nouveaux administrateurs exagérés ou Hébertistes qui étaient à ses yeux les vrais coupables.

Il avait épousé en prison, « par contrainte », la jeune Marie-Bénigne-Geneviève Rémond de Montmort, fille mineure du marquis de ce nom, qu’il avait visitée à plusieurs reprises à la Petite Force et qui était enceinte. Il avait désormais un seul but, recouvrer des créances qu’il estimait revenir à sa femme, notamment deux effets au porteur provenant du banquier Duruey, guillotiné, s’élevant à 50 000 et 170 000 livres.

Il chercha à se faire employer au ministère des Affaires étrangères et fut envoyé en mission en Italie par Delacroix. Chacun ignorait alors ce qu’il avait fait durant la Terreur puisque la plupart de ses victimes avaient été exécutées.

Prévenu d’espionnage le 6 floréal an VII, il fut arrêté. Fouché l’aurait fait libérer pour l’embaucher et salarier comme indicateur de police. Par le frère de son épouse, il chercha à approcher Talleyrand pour obtenir une mission à l’étranger. Le ministre lui opposa, peut-on supposer, une fin de non recevoir car il ne fut pas employé.

Arrêté de 1804 à 1811, peut-être pour avoir pris part aux « conspirations anglaises », il fut détenu au fort de Joux dans le Jura. Libéré, il se retira dans ses terres à la fin de l’Empire. On prétend qu’il organisa un « sérail » au château de Montmort, mais il est certain qu’il mourut assassiné. On ignore les motifs de cet assassinat mais peut-être avait il rapport avec son rôle sous la Terreur.

Notes[modifier]1.↑ Elle était la fille de Louis-Charles Heuvrard et Elisabeth Brucelle, qu’il fit arrêter le 15 pluviôse suivant comme parents d’émigrés. Leur fils de onze ans ayant disparu, Ferrières-Sauvebeuf les avait dénoncés comme « parents d’émigré » : « tout notre crime, écrivait le malheureux père de famille, se réduit à avoir résisté à un ex-noble qui avait des vues criminelles sur ma fille. Déjà, il l’avait enlevée de la maison paternelle et la tenait en réserve dans une maison particulière qui est à sa dévotion. Mais notre comité de la section du Nord nous l’a fait rendre et ce lâche ravisseur a été enfermé à la Force. C’est du fond de sa prison que, pour se venger de ce que nous lui avions enlevé sa proie, il nous a accusé d’avoir un enfant émigré ». Ils furent libérés après la Terreur.
2.↑ Les meneurs « hébertistes » de la Commune de Paris, formaient, autour de Jean-Nicolas Pache et avec la protection discrète de certains membres des comités, comme Bertrand Barère de Vieuzac, Nicolas Billaud-Varennes, Jean-Marie Collot d’Herbois, Marc Alexis Vadier, André Amar, Grégoire Jagot, une tendance ultra-démagogique, dite « exagérée », qui avait provoqué par la force l’arrestation des Girondins, et dont Robespierre et Saint-Just avaient de bonnes raisons de se méfier. Quelques uns d’entre eux comme Andres Maria de Guzman, François Desfieux, Berthold de Proly, Ulric Dubuisson, Vincent puis quelques administrateurs de police, furent condamnés au terme de procès successifs ou ils furent amalgamés à d’autres personnes qui n’avaient rien à voir avec eux. Quoiqu’arrêtés, certains membres de cette faction redoutable, comme Jean-Nicolas Pache ou Antoine Joseph Santerre, durent leur salut à la protection discrète de membres du Comité de sûreté générale
3.↑ Nathalie de Laborde, princesse de Poix par son mariage avec Tristan de Noailles
4.↑ Bertha Winter épouse de Jean-Jacques Debeaune, agent d’affaires de la Commune de Paris qui contracta avec le ministre de la guerre Jean-Nicolas Pache un marché gigantesque de fournitures militaires garanti sur un emprunt dit des trois fils du roi d’Angleterre et dont les effets furent désastreux.
5.↑ Née de Lamoignon
6.↑ L’abbé Charles-Geoffroy de la Trémoille, frère du prince de Talmont.
7.↑ À force d’argent La Trémoille avait obtenu son transfert de la force à l’Hospice du tribunal révolutionnaire pour rejoindre, à toutes fins utiles, la princesse Lubomirska qui était en sursis momentané pour avoir (faussement) déclaré son état de grossesse
8.↑ Louis-Guillaume Armand, ancien garde du corps avait eu l’opportunité de rencontrer le baron de Batz à deux ou trois reprises, et, placé par Dossonville et le Comité de sûreté générale à Sainte-Pélagie, il terrorisa certaines prisonnières comme Melle Marie de Grandmaison et Mme d’Eprémesnil pour leur soutirer des fausses dénonciations contre Batz
9.↑ Marie-Anne Bourgoin, sœur de l’actrice de ce nom, elle épousa en prison le comte de Mesnil-Simon
10.↑ Jeanne-Catherine d’Hallet, baronne d’Hallet, comtesse de Camille, chanoinesse d’Allemagne, demeurant rue de Miromesnil
11.↑ Louis Comte, agent anglo-hébertiste compris dans la fournée dite des chemises rouges et exécuté le 29 prairial an II. IL aurait pu aussi bien être condamné avec les « hébertistes » ou les « Dantonistes ». Albert Mathiez lui a consacré une étude dans ses Études robespierristes ; 2e série : « La conspiration de l’Étranger, Danton et Louis Comte », p. 74-103. Il montre qu’il fut une sorte d’agent secret infiltré dans les hautes sphères politiciennes. En prison à la Force, il est pressé de faire de fausses dénonciations contre Batz lors du procès de Hébert et de ses co-accusés.
12.↑ le général de Flers, guillotiné.
13.↑ Le décret du 27 germinal-5 floréal an II (16-24 avril 1794 concernant la répression des conspirateurs, l'éloignement des nobles et la police générale.
14.↑ La comtesse du Saillant, née Mirabeau, sœur du célèbre tribun, avait un salon politique très fréquenté au début de la Révolution. Sa fille Françoise-Charlotte de Lasteyrie du Saillant avait épousé le fameux comte Joseph François louis Gaspard Ximénès d’Aragon, homme de lettres
15.↑ Ferrières-Sauvebeuf devait dénoncer sans relâche l’épouse de son frère, née Richetot des Granges, veuve du marquis d’Asnières. Devenue l’épouse du marquis de Sauvebeuf l’ainé, qui n’avait pas encore d’héritiers, l’indicateur Ferrières-Sauvebeuf fit tout ce qui était humainement possible pour la faire condamner. Il insistait sur son émigration, et ses liens supposés avec des ennemis de l’étranger. Elle échappa pourtant à la guillotine mais mourut en sortant de prison.
16.↑ Mme de Champcenetz, troisième épouse du gouverneur des Tuileries, était née Albertine-Elisabeth van Nyvenheim,et fut la tante de Mme Armand de Polignac. Ancienne maîtresse de Louis XV, elle avait hérité d’une partie de la fortune immense de son premier mari, M. Pater, et l’avait investie dans l’immobilier parisien et dans plusieurs résidences dont les châteaux de Neuilly et de Soisy. Politisée - elle soutint les patriotes hollandais en 1787 -, Mme de Champcenetz était revenue d’émigration et intriguait avec la comtesse de Rochechouart qui participa au financement l’acquittement du général Miranda au Tribunal révolutionnaire. Elles œuvrèrent aux projets chimériques d’évasion de Marie-Antoinette. La tête de Mme de Rochechouart, citée et compromise lors du procès des Hébertistes, fut bientôt mise à prix, et elle passa à temps en Suisse devenant un temps la maîtresse de Willaim Wickham, chargé d’affaires anglais en Suisse après le départ de sir Robert Fitzgerald. Mme de Champcenetz fut arrêtée à Neuilly et était déjà détenue aux Anglaises quand Ferrières-Sauvebeuf la désigna au Comité de sûreté générale. Elle échappa elle aussi de justesse à la guillotine.
17.↑ Il fut guillotiné comme s’en vanta Ferrières-Sauvebeuf le 28 messidor suivant
18.↑ Le conseiller au Parlement Jacques Duval d’Eprémesnil, élu député de la noblesse de l’élection de Paris, fort connu pour ses positions corporatistes qui entraînèrent son arrestation spectaculaire au milieu de ses collègues parlementaires, avait été détenu à l’ile Sainte marguerite. De retour à Paris, il avait appuyé le vote par ordre mais il fit volte face en juin 1789, participant au comité Polignac. A l’Assemblée, il fut hostile aux réformes libérales, et à partir de 1792, il entra dans l’activisme contre révolutionnaire avec ses proches amis et parents. L’ex-abbé Claude Armel Legras de Bercagny - qui épousa sa belle fille en 1794 - était l‘un d’eux et fut arrêté en 1793 lorsqu’il était fournisseur aux armées, secrétaire du citoyen Lenoble. Bercagny échappa et se cacha - comme son ami Regnaud de Saint Jean d’Angély -, et également le marquis de Parny, frère aîné du chevalier de ce nom.
19.↑ Reine Pomme de La Gornière était intervenue en faveur du marquis de Laguiche qui était en effet un des amis intimes du baron de Batz. Emigré rentré, il était reçu par Marie de Grandmaison à Charonne et on l’accusa d’avoir participé aux tentatives d’évasion de la ci-devant reine Marie-Antoinette. Le marquis de La Guiche était protégé par Delaunay d'Angers qui fut exécuté avec Danton. Cité par Ferrières Sauvebeuf et également dans le rapport d’Elie Lacoste, La Guiche fut arrêté et exécuté en messidor. M. de Regnac fut exécuté, comme s’en vanta Ferrières-Sauvebeuf, le 28 messidor. Mme de La Gornière échappa à l’échafaud.
20.↑ Il s’agit de la marquise d’Argenteuil de Moulins qui était réputée pour sa bonté. Victorine de Chastenay, qui l’a très bien connue, parle de son intervention efficace dans l’affaire d’émigration de sa nièce, Melle de Béthisy, qui était l’unique dépositaire de l’énorme fortune de sa famille émigrée. Elle raconte aussi que la future Joséphine fréquentait son salon de Mme de Moulins, et Lewis Goldsmith, qui avait aussi entendu parler de ces dames, ajoute, que la future impératrice joua un rôle efficace d’intermédiaire entre la police politique et Mlle de Béthisy. Cette dernière échappa à l’échafaud, conserva la fortune de sa famille, et épousa un peu plus tard le comte Gribowki, gentillhomme polonais, joueur et habitué de la société de Mme de Sainte-Amaranthe au Palais-Royal.
21.↑ La famille Giambonne qui résidait rue de Bondy à Paris, dans une villa palladienne construite au milieux d’un parc, dans l’actuel quartier de la République, avait été arrêtée et Octave Giambonne le banquier, octogénaire, était mort subitement en prison. Il n’eut donc pas à rendre compte, au tribunal révolutionnaire, à l’affaire d’emprunt évoquée par Ferrières-Sauvebeuf. Son épouse, ancienne maîtresse de Louis XV – la « dame à la rose » de Boucher – et leur fille, Mme Bellanger des Boullets – divorcée d’un confident de Madame du Barry contre lequel Farrières-Sauvebeuf se serait battu en duel –, étaient particulièrement menacées. Mme des Boullets était émigrée rentrée et en relation avec toute la société contre révolutionnaire. Selon toute apparence, son affaire d’émigration avait été « arrangée » par l’administrateur Louis Roux qui s’était fait une spécialité de la « désémigration » des riches suspects. Il est intervenu, entre autres, dans la délicate affaire d’émigration de la comtesse de Périgord. Arrêté, Roux fut retrouvé « suicidé » dans sa cellule.
22.↑ Mme de Bonneuil, née Michelle Sentuary, était connue pour sa grande beauté et son indulgence pour les jeunes gens, dont André Chénier. Elle aimait aussi les homme riches comme Nicolas Beaujon et les hommes brillants comme le député Cazalès dont elle fut, en effet, la maîtresse sous la Révolution et le Directoire. Gravement compromise avec son beau-frère et sa sœur d’Eprémesnil, en relation d‘amitié avec le baron de Batz qui s’allia à sa famille, elle était une des victimes désignées du fameux complot de l’étranger auquel on voulait alors donner consistance. Mais c’est sa sœur, Mme d’Eprémenil, qui fut citée à comparaître au Tribunal révolutionnaire, sans doute pour avoir refusé de révéler ce qu’elle savait des activités de son mari et de Batz qui était un ami intime. Elle partagea en cela le sort de l’actrice Melle Marie Burette, adoptée avec sa sœur par le sieur Babin de Grandmaison, elle aussi amie intime de batz. Persécutée et menacée par Dossonville et Armand en prison, elle avait refusé, elle aussi au péril de sa vie, de donner de nouveaux noms en pâture aux membres de la police politique
23.↑ La marquise de Marbeuf, née Mlle Michel de Tharon, fille d’un administrateur et directeur de la Compagnie des Indes, extrèmement riche, sœur de la duchesse de Lévis-Mirepoix guillotinée elle aussi, propriétaire du château de Champ-sur-Marne.
24.↑ Le notaire Prédicant, comme ses collègues Dufouleur et Fourcaut de Pavant, gérait la fortune de personnes émigrées et suspectes, et ils furent guillotinés pour complicité avérée avec des suspects. On ignore la destination des sommes déposées par Mme Chevalier, mais la marquise de Marbeuf, qui était à la tête d’une énorme fortune, menacée de mort, avait cherché à soustraire ses biens à la confiscation en signant chez Prédicant des pièces anti-datées.
25.↑ Ce musicien était, avec Hermann, un habitué du salon de Mme d’Eprémesnil rue Bertin-Poirée
26.↑ Fille du financier espagnol Llovera elle participa aux tentatives de corruption de conventionnels lors du procès de Louis XVI
27.↑ Ci-devant gouverneur des Invalides. Sa fille Maurille lui avait sauvé la vie en septembre 1792, lors des massacres de l’Abbaye.
28.↑ Montclar fut guillotiné comme s’en vanta Ferrières-Sauvebeuf le 28 messidfor suivant
29.↑ Administrateur de police hébertiste, guillotiné le 29 prairial an II
30.↑ François Dangé, épicier et administrateur de police hébertiste, guillotiné le 29 prairial an II
31.↑ Les détenus de l’an II, tous sans exception, sont obsédés par une possible réédition des massacres de septembre 1792. Mme Roland, Olympe de Gouges et beaucoup d’autres en parlent dans leurs écrits. Or ces massacres redoutés seraient, selon eux, provoqués par un soulèvement suscité dans les prisons surpeuplées. Ferrières-Sauvebeuf exprime là ses craintes de prisonnier.
32.↑ La ci-devant baronne d'Hallet dite comtesse de Camille, demeurant en effet rue de Miromesnil
33.↑ Il s’agit de Dossonville qui était à la disposition et l'instrument de Amar et de Jagot
34.↑ Contrairement à ce qu’écrit G. Lenotre, Fouquier-Tinville qui était joueur et endetté, n’était pas un homme probe. C’est la légende. Le citoyen Aucane, qui le connaissait de longue date, était un des témoins du goût immodéré de l’accusateur public pour les tripots et il n’a pas été désintéressé, comme d’autres membres ou jurés du tribunal. Une lettre accusatrice de la marquise de Paysac, d’autres encore, témoignent de ces pratiques ignorées par l’historiographie.
35.↑ Maximilien Titon, membre du Parlement de Paris
36.↑ Sur De Coster et Denuelle de La Plaigne, associés en affaires et se partageant la même femme, prêteurs d’argent à l’abbé de La Trémoille, Boulogne et autres dans l'affaire de l'emprunt dit des trois fils du roi d'Angleterre, dite « l'affaire Beaune-Winter ». Mme Denuelle de la Plaigne fut arrêtée avec son amant De Coster mais ils échappèrent à l'échafaud. Leur fille Eléonore, très jolie personne, fut, sous l’Empire, la maîtresse de Napoléon. Mais l’Empereur fit exiler Mme de La Plaigne et du Coster jugés intrigants.
37.↑ Mme de Chapt de Rastignac
38.↑ Allusion aux détournements dont Delacroix, envoyé en mission en Belgique, fut accusé
39.↑ Mme Aveneau née Tufts, anglaise d’origine, aurait été une maîtresse de Jean-François Delacroix guillotiné avec Danton. Ils recevaient le comte Paultrier de Saint-Paul, ancien commis au Bureau de la guerre, sa femme née Françoise Aveneau de La Grancière - qui avait maison ouverte où on donnait à jouer, rue Chabannais, et sa belle sœur nommé Rassé. De leur société, également Mme Luci, femme d’un député, et surtout Mme Carbonnel de Briqueville, belle sœur de Marie-Anne-Charlotte de Loménie, comtesse de Canisy, c’est-à-dire Marie-Anne de Loménie, divorcée du comte Hervé Carbonnel de Canisy. Elle avait été arrêtée avec les membres de sa famille, les Loménie de Brienne, et exécutée dans la même fournée que Madame Elisabeth de France. Mme de Briqueville, arrêtée, se cacha dans le bois de Boulogne et passa le cap de thermidor grâce au marquis de Parny
40.↑ Peut-être Mme de Courville, née baronne de Mello
41.↑ Mme Robineau de Beaunoir, née Adélaïde Bertin d’Andilly, fille naturelle de Bertin des parties casuelles, épouse séparée de l’auteur dramatique Robineau de Beaunoir, tenait une maison de jeu courue rue Traversière Saint-Honoré, en association avec le chevalier embastillé Dejean de Manville, demi frère de Mme de Sabran. Son établissement fut, rappelle-t-il, longtemps protégé par un administrateur de police de la Commune qui était intéressé aux profits de la maison de jeu. Pour ce motif et d’autres, Froidure fut en effet exécuté le 29 prairial, soit une semaine plus tôt. « Mme Robineau de Beaunoir qui avait demandé une permission officielle de résider à Paris fut finalement arrêtée malgré les porotections qu'elle s'était ménagée chez les Montagnard. »
42.↑ Il s’agit Mme de Magallon de La Morlière dont le mari était le célèbre navigateur de ce nom. Il désigne la fille aînée de cette dame, Ursule de Magallon, qui épousa en 1789 un M. de Bongars, écuyer cavalcadour. M. Caroillon de Tilières qui épousa la seconde fille, était nouveau propriétaire du château du ci devant Monsieur, près d’Essonne, où ils étaient retirés. Le Comité de sûreté générale donna ordre de faire arrêter cette famille.
43.↑ Mme de Davasse de Saint-Amarand guillotinée avec ses enfants le 29 prairial. Membre du club de colons opposé aux Amis des noirs, le sieur Thomas de Lavalette, propriétaire aux Antilles, fut arrêté et guillotiné la veille du 9 thermidor
44.↑ Sa « fiancée » prétendue, la jeune Geneviève de Montmort
45.↑ L’épouse de banquier Laborde était une demoiselle Nettine dont la fortune était considérable. Elle était ainsi apparentée aux banquiers Walckiers qui jouèrent un rôle important dans la révolution brabançonne, et à la grande banque internationale. Son fils Laborde de Méréville, alors émigré, était en affaire avec Jacob Péreyra, qui contribua au coup de force du 31 mai 1793 contre la convention, et plusieurs de ceux qui comparurent au Tribunal révolutionnaire aux côtés de Jacques-René Hébert.
46.↑ Nicole Vignier de Montréal, la maîtresse de Walter Boyd qu’elle épousa à Londres à sa sortie de prison
47.↑ Delaunay appartint au premier Comité de sûreté avec Alquier, Osselin, Chabot, Basire et Julien de Toulouse. Louise Cosme descoings autrefois attachée à Mesdames tante de de Louis XVI était très liée avec Mme Hébert, l’épouse du père Duchesne, et également avec André de Guzman et l’abbé d’Espagnac exécutés avec Danton
48.↑ Administrateur de police de la commune hébertiste
49.↑ Mme d’Asnières devenue en secondes noces Mme Ferrières-Sauvebeuf, sa propre belle-sœur
50.↑ Sœur de Mme Campan, Mme Rousseau était femme du maître d’armes du dauphin, et fut guillotiné. Elle avait été « remueuse des enfants de France » et citée à ce titre dans le Livre rouge des pensions. Mme Auguié, autre sœur, attachée à la reine, avait été citée à comparaître comme témoin dans la procédure relative aux événements du 6 octobre 1789. Elle habitait alors rue Neuve du Luxembourg. Sachant qu’on allait l’arrêter et qu’elle avait toute chance d’être traduite au Tribunal révolutionnaire, elle se suicida. Sa fille a épousé le maréchal Ney.
51.↑ Il s’agit peut-être de Pulchérie de Valence, fille de Mme de Genlis
52.↑ Ancien écuyer de Louis XVI, botaniste distingué, homme de culture, dévoué à la cour de 1789 à 1792. Il était Frère du chevalier de Cubières et recevait dans son ermitage à Versailles où fut donné, en 1789, une « fête de l’amour » en l‘honneur de la reine. Il avait été arrêté et était alors détenu aux Récollets à Versailles. Le fils, Amédée Despans-Cubières, qu’il avait eu de Mme de Bonneuil, son ancienne maîtresse, avait été confié aux enfants de la République.
53.↑ Les fils du banquier suisse Thélusson, autrefois en affaires avec Necker, dont l'hôtel particulier de la rue de Provence par Ledoux, était célèbre.
54.↑ Il s’agit peut-être du fils du chevalier Bernard de Bonnard, ancien gouverneur des enfants d’Orléans (avant Mme de Genlis)
55.↑ Marion Latour épouse du sieur Josset de Saint-Laurent, était la belle soeur de Josset de Saint-Ange qui tenait un célèbre tripot au Palais-Royal
56.↑ Née Victoire de Vaucanson, Mme de Salvert eut un salon et un théâtre privé à Popincourt
57.↑ Allusion discrète au double visage de Hébert qui « ne pensait pas comme il écrivait ».
58.↑ Sophie Marie-Louise de Chaponay de Morancé avait épousé Alexandre Charles Bénigne de Jaucourt dont elle était séparée depuis dix ans. Fille unique et orpheline, elle menait une vie indépendante, cultivant les muses et entretenant des relations étroites avec le chevalier Michel de Cubières, secrétaire général de la Commune hébertiste. Ne bénéficiant plus des gros revenus de ses plantations aux Antilles, Mme de Jaucourt vivait sur un train plus modeste, se partageait entre son hôtel particulier de la rue de Vaugirard, n 1497-1499, et une petite maison de campagne, « habitation simple et philosophique » sur les hauteurs de Romainville. Arrêtée sur dénonciation du citoyen Stanley, du Comité de la section Mutius Scoevola, elle fut incarcérée le 18 septembre 1793 à la caserne de Vaugirard comme « soupçonnée d’avoir des parents émigrés ». Une lettre adressée le 18 frimaire an II à Hébert, dans laquelle elle demandait justice et liberté, fut interceptée par le Comité de sûreté générale. Il s’en fallait de peu qu’elle ne fût impliquée dans le complot des Hébertistes et c’est dans ces circonstances que Ferrières-Sauvebeuf attira l’attention sur elle. Elle dut attendre le 24 vendémiaire an III pour obtenir sa liberté.
59.↑ Impliqué dans l'affaire de Danton, Pierre Marie Lhuillier, président du directoire du Département, se suicida.
60.↑ La duchesse de Mortemart, fille du duc de Brissac, l’amant de Mme du Barry, massacré à Versailles
61.↑ Fille du maréchal de Stainville, Melle de Choiseul dont la mère était détenue dans un couvent par ordre du clan choiseul, avait elle-même vécu dans un couvent avant d’épouser le prince Joseph de Monaco dont elle eut plusieurs enfants qui étaient encore en bas âge au début de la Révolution. Emigée en Italie où Mme Vigée-Lebrun la rencontra, la princesse revint en France et fut arrêtée une première fois. Sous le coup d’un nouveau mandat d’arrêt, elle se cacha, mais, découverte, elle fut envoyée à Sainte Pélagie sous le nom de la citoyenne « Caroline Monaco ». Elle fut transférée aux Anglaises où on vint la chercher le 8 thermidor an II pour comparaître au Tribunal. Son exécution retardée de vingt- quatre heures, eut lieu place du Trône, au moment où, à l’Hôtel de Ville, les Robespierristes étaient arrêtés.
62.↑ Geneviève de Grammont, comtesse d’Ossun, suivit la faille royale aux tuileries. Citée avec la duchesse de Polignac dans les pamphlets hostiles à Marie-Antoinette, arrêtée au lendemain du 20 juin 1791, comme complice du départ de la famille royale, relâchée. Arrêtée et détenue aux Oiseaux rue de sèvres. Exécutée avec la princesse de Monaco le 9 thermidor an II


Références


1.↑ Marie-Geneviève de Vassan-Mirabeau avait épousé le marquis de Ferrières-Sauvebeuf. Voir Paul Huet, Histoire généalogique des Ferrières-Sauvebeuf, Abbeville, 1903.
2.↑ Roman d’Amat, notice « Ferrières-Sauvebeuf »
3.↑ Observations sur les Mémoires de M. le Comte de Ferrières-Sauvebeuf, Paris, 1790.
4.↑ L'Année littéraire, 1790, t. 290.
5.↑ Beugnot, Revue française, 1838, t. IX-X, p. 270.
6.↑ Voir à son sujet les importantes recherches de Arnaud de Lestapis publiées dans les Annales historiques de la Révolution française, 1953, p. 104-126 et 316-379.
7.↑ Diane-Adélaîde de Rochechouart-Mortemart, duchesse Florent du Châtelet-Lomont
8.↑ Cité par Olivier Blanc, « les Indics de la Révolution », L’Histoire, 1983. Voir de même auteur La Corruption sous la Terreur, Paris, 1992.
9.↑ Voir sur ces dames les travaux de Arnaud de Lestapis, « Un grand corrupteur, le duc du Châtelet », AHRF, 1953


Brochures

Louis-François de Ferrières-Sauvebeuf, Mémoires de voyage..., Paris, 1790.
Adieux de Ferrières Sauvebeuf à Lecointre de Versailles (an III).
Aux citoyens jurés du Tribunal révolutionnaire, (Paris), le 17 frimaire an II.
Ferrières-Sauvebeuf à Lecointre de Versailles, an III. (attestation des gardiens de la Force en sa faveur)
Maurice Tourneux, IV, 22704 à 22707
Alexandre Tuetey, Répertoire des sources manuscrites de l’histoire de Paris pendant la Révolution, volumes, IX, X et XI.

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