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 Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution

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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:12

Cette histoire d’escroquerie n’est toujours pas réglée. Ainsi le mercredi 9 mars 1791 :

« Vent Nord-Est , petite gelée blanche. Vent piquant. Il a fait la plus belle journée du monde.

M. Beuzard est venu me voir le matin.

M. Champlas m’a écrit par sa demoiselle de confiance de vouloir bien passer chez lui . J’y ai été et nous ne entendons pas . Il est surpris et moi aussi de l’agiotage de son frère. »
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:23

Le vendredi 11 mars 1791 , Célestin écrit :

" Vent Nord -Est . il a fait très beau. Grand brouillard le matin.

Mr. de Villeneuve de l'observatoire a dîné avec moi.

Reçu une lettre de M. Gilles Thierry de Selle datée du 8 mars. Comme il est héritier de Thierry mort à Venise , il me mande que Mr. Thierry d'Evergnicourt lui a écrit que lui Gille Thierry le reconnaît pour son cousin germain.

J'ai été au cirque du Palais Royal ; j'y ai vu discourir l'abbé Fauchet et un curé du Soissonnais qui a fait un très long discours.
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:25

Je ne savais pas qu'on pouvait rencontrer des hommes de Dieu au cirque ...

Quant à l'héritage Thierry , c'est l'archétype de l'héritage fabuleux

http://histo52.blogspot.com/.../laffaire-jean-thiery.html

"L'affaire Jean Thiery


LA COURSE A L’HERITAGE

En entrant dans le monde merveilleux de la généalogie, vous pénétrez dans un univers au premier abord familier où vos ancêtres forment comme un petit village, où rien ni personne ne vous est inconnu. Mais au fur et à mesure de vos recherches celui ci muera en une ville aux multiples facettes où les quartiers nobles et bourgeois côtoient des quartiers royaux ou ceux de gueux et de miséreux, mais plus sûrement un monde de laboureurs cherchant à s’élever socialement ou plus modestement à ne pas mourir de faim. Cet ensemble hétérogène forme un véritable creuset dans lequel naissent des secrets de famille et des légendes, plus fabuleuses les unes que les autres, dont vous tenterez de percer le mystère si vous êtes un tant soit peu curieux ou concerné. C’est le cas de la course à la succession de Jean Thierry pour laquelle il ne sera soulevé qu’un tout petit coin du voile.

L’héritage

Jean Thierry était un jeune Champenois du XVIIe siècle que des parents, de condition modeste, ne pouvaient doter d’une situation correcte. Les routes de l'aventure l'avaient conduit en Italie, plus précisément à Brescia en Lombardie, où il s'est fait embauché comme garçon d'écurie à "l'Auberge de la Tour". Un jour le marchand grec Athanase Tipaldi, que l'on disait immensément riche, y avait fait étape. Ce dernier, d’un âge déjà avancé, cherchait un second pouvant l’aider à gérer ses affaires. Il décela chez Jean Thierry une certaine intelligence et une prédestination au commerce ainsi que la souplesse nécessaire à une rapide formation. Le lendemain, les deux hommes partirent ensemble sur les routes italiennes pour un voyage, qui dura plus de dix ans, pendant lequel ils travaillèrent côte à côte. Tipaldi, n’ayant pas d’héritier, testa en faveur de son protégé en 1636.

Après son décès, et étant devenu à son tour très riche, Jean Thierry continua la même vie itinérante de négoces et d'affaires, trop absorbé à faire fructifier son patrimoine pour songer à se marier Il se retira finalement à Venise, où il mourut en 1676 à l'âge de quatre-vingt-quinze ans, à la tête d'une énorme fortune :

- trois maisons à Venise, près du palais des Doges,

- deux autres dans l'île de Corfou,

- un sac de 4 pieds de long et autant de large, plein d'or massif et de lingots,

- 80 000 ducats d'argent,

- 50 000 louis d'or,

- 800 000 écus,

- six barils de poudre d'or,

- six carrosses et calèches,



•deux petits sacs de pierres précieuses,
•six cassettes de chandeliers d'argent pesant chacune 300 livres
- 17 lits de différentes étoffes de plusieurs couleurs

- 40 glaces et miroirs, petits et grands

- 10 armoires et commodes et beaucoup de batteries de cuisine

- 100 fauteuils ornés d'or et d'argent et autres meubles d'appartement

- 800.000 écus

- trois navires équipés, naviguant sur les mers, qui sont arrivés après la mort de Jean Thierry

etc ...

Telle est la liste de ses biens énumérés dans l’inventaire après décès délivré à l’exécuteur testamentaire désigné dans le testament qu’il avait rédigé, en 1654, en faveur de ses héritiers naturels descendants de ses frères restés à Château-Thierry.

Pourtant, les choses se passèrent curieusement. Son exécuteur testamentaire tout comme l’Etat vénitien mirent une extrême lenteur à rechercher les héritiers. Des commis malhonnêtes du roi de France tentèrent de se faire passer pour les ayant droits. On dit même que trois mystérieux cavaliers masqués et drapés de capes sombres seraient partis pour la Champagne où ils auraient détruit nombre d'archives conservées au fond des sacristies, et plus particulièrement à Signéville où ils auraient incendié l’église.

Vers 1700, un descendant ayant eu vent de l'héritage, se présenta sans succès à Venise. Durant tout le XVIIIe siècle, on négocia. On en était toujours à ce stade, lorsque Bonaparte décida de régler la question en exigeant la remise des fonds, qu’il oublia de rendre aux Thierry, pour financer ses campagnes militaires.

Les Thierry eurent beau s'organiser, recruter les plus grands avocats, rien n'y fit, et au début du XXe siècle, une descendante qui voulut relancer la procédure dut assigner conjointement trois états français, italien et autrichien, pour se heurter, à nouveau, à une fin de non-recevoir!

Aujourd'hui, les héritiers sont découragés: non seulement il leur est devenu difficile de prouver leur droits héréditaires, mais leur nombre évidemment n'a pas cessé de croître. Estimés à plus de sept mille en 1710, ils seraient des millions. Par ailleurs, depuis 1676, les intérêts n'ont cessé de courir... Solder cette succession aurait pour résultat de vider les caisses de l’Etat. Encore faudrait-il qu’il veuille désormais la rendre ; et à qui ?

Des héritiers à Signéville

Un acte de notoriété, du 14/11/1781, publié sur Internet mais introuvable aux archives départementales de Haute Marne semble confirmer les prétentions, sinon l’existence, d’une branche haut marnaise descendant de Robert THIERY gendarme du Roi :

" Enquête

Extrait des minutes du greffe de la Prévoté Royalle d'Andelot

Enquête faitte par nous, Pierre Nicolas Baudot Conseiller du Roy, président prévost, commissaire enquêteur examinateur et lieutenant général de police en la Prévoté Royalle d'Andelot, assisté de Jean Baptiste Huin greffier ordinaire.

A la requête de Guillaume Foissy bourgeois demeurant actuellement à Paris habile à se dire et porteur héritier de deffunt Jean Thièry décédé à Venise en 1676 lequel était petit fils de Robert Thièry gendarme du Roy de France.

Suivant et en exécution de notre ordonnance de cejourd'hui duement scellée et au désir de la requête à nous présentée le même jour par le dit Guillaume Foissy ; en laquelle enquête nous avons ouï séparement tous les témoins assignés en vertu de notre ditte ordonnance et dont les dépositions ont été reçues ainsi qu'il suit.

Du quatorze novembre mil sept cent quatre vingt un, heure de deux de relevée en notre hotel

François Hebert manouvrier demeurant à Signeville agé de quatre vingt cinq ans assigné par exploit de Routier de cejour'huy copie duquel il nous a représenté après serment par luy fait de dire vérité et que lecture luy a été faitte de la requête sus dattée, laquelle nous lui avons donné a entendre a dit n'être parent allié serviteur ny domestique de la partye requiérante.

Dépose qu'il se rappelle très précisemment avoir ouï dire dans sa jeunesse a nombre de personnes qui avaient été témoin du fait que l'église du village de Signeville lieu où le déposant est né a été brûlée par les ennemis de l'état, que ce fait appuié par la tradition la plus constante ne fait point de doute dans le pays que tous les registres et papiers de la ditte église ont péri dans cet incendie, raison pour laquelle il ne s'en trouve plus de ce tems la ; ajoute aussy le déposant qu'il a souvent entendu parler dans son jeune age d'Antoine Thièry mort au dit lieu de Signeville le trois octobre mil six cent quatre vingt treize que le dit Antoine Thièry tant qu'il a vécu a toujours passé et a été reconnu pour le petit fils de Robert Thièry gendarme du Roy de France et que ce fait encore tout récent lors du bas age du déposant passait pour constant qui est tout ce qu'il a dit savoir des dits faits lecture à luy faitte de sa présente déposition a dit qu'elle contient vérité qu'il y persiste, et a acquit taxe que nous lui avons faite de quinze sols et a déclaré ne pouvoir signer à cause de ses infirmités et de son grand âge.

Quant à nous, avons signé avec notre greffier signé à la minute Baudot et Huin avec paraphe.

Henry Larulet laboureur demeurant à Signeville agé de cinquante trois ans assigné par exploit de Routier de cejourd'huy dont il nous a représenté copie, lequel après serment par lui faitte de la requête à nous cejourd'hui présentée laquelle contient les faits dont nous avons admis la preuve et que nous avons donné a entendre, au susnommé, a dit n'être parent, allié, serviteur ni domestique de la partie requérante.

Dépose que demeurant au village de Signeville depuis environ trente ans il a toujours ouï dire aux anciens du lieu que vers la fin du siècle dernier les ennemis de l'état ayant fait des incurtions dans le pays avaient brûlé l'église dudit Signeville que les registres et papiers étaient péris dans cette incendie et que ce fait fondé sur la tradition passe pour constant dans le pays ajoute le déposant qu'il a égallement ouï dire aux anciens du lieu et notamment à Antoine Thièry décédé il y a environ sept ou huit ans agé de près de quatre vingt ans que deffunt Antoine Thièry mort au dit lieu en mil six cent quatre vingt treize était de ses ancêtres et que cet Antoine Thièry était petit-fils de Robert Thièry gendarme du Roi de France qu'il a toujours été réputé tel et comme en cette qualité qui est tout ce qu'il a dit savoir des dits faits, lecture à lui faite de sa présente déposition a dit icelle contenir vérité qu'il y persiste et a acquit taxe que nous lui avons faite de quinze sols et a signé avec nous et nôtre greffier, signé a la minute H.Larulet, Baudot et Huin avec paraphe.

Gervais Rémy, maréchal ferrant, demeurant à Signeville âgé de cinquante trois ans, assigné par exploit de Routier de cejourd'hui dont il nous a représenté copie lequel après serment par luy fait de dire vérité et que lecture lui a été faite de la requête contenant les faits dont nous avons admis la preuve que nous lui avons donné à entendre a dit n'être parent, allié, serviteur ni domestique de la partie requérante.

Dépose qu'étant originaire de Signeville et y ayant toujours demeuré a ouï dire aux anciens du lieu et que le fait au surplus passe pour constant, que l'église dudit Signeville ayant été incendiée par un parti d'ennemis qui se sont répandus dans le pays vers la fin du siècle dernier. les registres et papiers de la ditte église ont péri dans cette incendie raison pour laquelle il ne s'en peut trouver de bien ancien, ajoute le déposant qu'il a egallement ouï dire aux anciens du lieu que deffunt Antoine Thiéry mort au dit Signeville le trois octobre mil six cent quatre vingt treize était petit fils de Robert Thiéry gendarme du Roy de France et qu'il a toujours été réputé tel, qui est tout ce qu'il a dit savoir des dits faits. Lecture a luy faitte de la présente déposition, a dit ycelle contenir vérité qu'il y persiste et a acquit taxe que nous luy avons faitte de quinze sols et a signé avec nous et notre greffier, signé à la minute, Gervais Rémy, Baudot et Huin avec paraphe."
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:29

"Claude Hebert, laboureur, demeurant à Signeville, agé de cinquante deux ans, assigné par exploit de Routier de cejourd'huy dont il nous a présenté copie lequel après serment par luy fait de dire vérité et que lecture a été faitte de la Requête contenant les faits dont nous avons admis la preuve, a dit n'être parent allié serviteur ni domestique de la partie requérante.

Dépose qu'il est originaire de Signeville où il a toujours demeuré, qu'il se rappelle avoir souvent ouï dire aux anciens du lieu et nottamment aux nommés Pierre Trope, Claude Leseur, Antoine Thiéry et autres que l'église dudit Signeville avait été incendiée sur la fin du siècle dernier par un parti d'ennemis de l'état qui s'étaient répandus dans le pays , que les registres et papiers de la dite église ont péris dans cette incendie raison pour laquelle, on ne trouve aucuns qui remonte passé cette époque; ajoute le déposant qu'il a egallement ouï dire qu'un nommé Antoine Thiéry mort au dit Signeville vers mil six cent quatre vingt treize était petit fils dudit Robert Thiéry gendarme du Roy de France, décédé à Signeville vers l'an mil six cent quarante deux ou mil six cent quarante trois, que le dit Antoine Thiéry a toujours jouit de cette qualité de petit fils de Robert Thiéry et qu'il a toujours été réputé tel, qui est tout ce qu'il a dit savoir des dits faits lecture a lui faite de sa présente déposition a dit ycelle contenir vérité qu'il y persiste et a acquits taxe que nous lui avons faitte de quinze sols et a signé avec nous et notre greffier, signé à la minute C.Hébert Baudot et Huin avec paraphe.

Fait sous notre seing celuy de notre greffier les jours, mois et an susdits signé Baudot et Huin avec paraphe.

Délivré pour expedition par le greffier en chef soussigné le requerant le dit Foissy par Me Claude Couhez son procureur en ce siège.

Signé Huin

Contrôlé à Andelot le 15/9bre/1781

reçu douze sols dix deniers


signatures illisibles "

L’examen des registres paroissiaux de la commune de Signéville permet de confirmer certaines prétentions et d’en infirmer d’autres. Si ceux ci sont lacunaires avant 1668, certains actes existent et permettent de remonter à 1638. Parmi ceux ci :

* Le 21 octobre 1647, naissance d’Anne THIERY fille d’Antoine THIERY et de Marie DURUT DORVILLE. Parrain Sébastien François , marraine Anne de la Calandre

* Le 4 septembre 1664 Françoise THIERY d’Antoine THIERY dit Lachasse et de Marie DURET d’ORVILLE. Parrain François Gudoin ? , marraine Anne Boucquin

*Le 1er mai 1666 naissance de Catherine THIERY, d’Anthoine THIERY dit La Chasse et de Marie du RUT d’ORVILLE. Parrain Jean Regnault, marraine Catherine Glaudet ?

*Le 30 juin 1668 naissance de Blaise THIERY, d’Anthoine THIERY et de Marie du RUT d’ORVILLE décédée deux heures après la naissance de son enfant. Parrain Blaise Jeandinet, chirurgien et homme de chambre de monsieur le Marquis de Reynel et par Anne Perrin, femme de Louis Jeandinet maître de la forge de Montot. Cet enfant décèdera le 8 novembre 1668 à Montot et sera inhumé le 9 suivant à Signéville.

*Le 1er juillet 1668 sépulture de Marie d’ORVILLE femme d’Antoine THIERRY.

*Le 5 août 1670 Anthoine THIERY dit La Chasse marchand laboureur épouse Louise JANIOT (ou Vaniot) de Flammerécourt en présence de Erard Foyssie dit la Verdure marchand à Blécourt. Il reste à trouver le contrat de mariage chez maître Courtier notaire à Andelot.

A priori il n’y a pas de naissances à Signéville concernant ce remariage.

*Le 3 novembre 1681 inhumation de Louise VANIOT femme d’Antoine THIERY laboureur âgée de 62 ans au convoi de laquelle suivaient Antoine, son mari, Nicolas, son fils, et Toussaint LESEURRE son gendre.
"
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:29

"*Le 23 octobre 1683 inhumation de Antoine THIERY dit la Chasse mort le 22 âgé de 70 ans.

Ces quelques actes permettent de certifier le nom de la seconde épouse d’Antoine THIERY, sa date de remariage, ainsi que sa date exacte de sépulture (1683 et non pas 1693) et celle de sa première épouse (1668).

La date de décès de Robert THIERY peut également être considérée comme suspecte car si son petit fils Jean est décédé en 1676 à Venise, le grand père aurait été largement centenaire au moment de son décès en 1642.

Les registres paroissiaux de Signéville étant incomplets pour la période considérée, d’autres pistes doivent être explorées, telle la consultation du "nobiliaire ou armorial général de la Lorraine et du Barrois" de dom Ambroise Pelletier daté de 1758. C’est ainsi qu’à la page 778 on y lit que " THIERRY Robert de Saint Thomas près de Vienne, archer des gardes de la compagnie de Gratien d’Aguerre, chevalier, gouverneur de Mouzon, seigneur de Vienne, fut anobli à la requête du sieur d’Aguerre, par lettres données à Bar le 7 octobre 1510. Porte de sinople, au chevron d’argent rompu, accompagné de trois étoiles d’or, deux en chef et une en pointe. " S’ensuit un extrait de généalogie : " Robert épousa N. dont il eut 1° Pierre, 2° François qui fut père de Jean Thierry, qui testa à Corfou le 10-02-1654 âgé de 79 ans, et mourut à Venise sans alliance. 3° Claude Thierry, mentionné dans le testament dudit Jean, ainsi que ses deux frères. " De cet extrait, plusieurs éléments sont à retenir : Tout d’abord la date du testament de Jean THIERY est mentionnée et coïncide avec la réalité ; ensuite celle du 7 octobre 1510 comme correspondant à l’anoblissement de Robert THIERRY. Or, quelque soit son âge lors de son anoblissement il ne peut pas être décédé vers 1642 / 1643 à Signéville, soit 132 ans plus tard. Cette date de 1510 est confirmée à la page 731 du même nobiliaire et ne peut donc pas être considérée comme un coquille ; et ce d’autant moins qu’à la page 779 il est mentionné que " THIERRY Pierre demeurant à Fontenoy en Vôge, fut anobli par lettres du duc Antoine, données à Nancy le 17 janvier 1531 ". Pierre, le fils aîné de Robert, avait donc au moins vingt ans en 1531 ce qui le ferait naître aux environs de 1510 et donc son père vers 1490.

Il existait un syndicat des prétendants à l’héritage qui aurait établi un tableau généalogique relativement complet. De celui ci serait tirée la généalogie suivante publiée dans le numéro 24 de juin 1921 de la revue " Je vois tout et je le dis " :

Robert THIERY né vers 1490 à Saint Thomas près de Vienne (51), gendarme du Roi anobli à Bar le Duc, mort en 1578 ; d’où :

1) Claude né à Aumeny la Grenade (54) le 02/05/1521 épouse Isabelle de Courbessain à Lavigney (70) => Branche de Lorraine

2) Pierre né à Monthureux sur Saône (88) le 20/03/1526 épouse Geneviève Bocsson,. => Branche de Bâle

3) François, dont Jean né (seizième enfant) en 1579 à Château Thierry (02) mort à Venise le 15/09/1675. => Branche de Champagne.

Cette généalogie n’est pas plus satisfaisante que la précédente puisqu’elle se base sur des actes de notoriété en l’absence des actes de baptême prétendument détruits. Tout d’abord le lieu d’anoblissement de Robert THIERY diffère ; ensuite Pierre aurait été anobli à l’âge de 5 ans, ce qui semble difficilement concevable.

L’incendie de l’église de Signéville, s’il a bien eu lieu, pourrait remonter à la première moitié du XVIIème siècle; ce que confirmerait l’absence de registres paroissiaux avant 1638. Louis XIII qui luttait avec la maison d’Autriche avait conclu avec la Suède une alliance militaire. Malgré les troupes envoyées à sa rencontre l’armée impériale, commandée par Gallas, avait envahi la Bourgogne. Elle prit ses quartiers d’hiver 1636 dans les environs de Langres et ravagea tout le pays pour assurer la subsistance de son armée ; du moins en était ce le prétexte. Ne pouvant entrer à Chaumont, l’armée de Gallas en avait saccagé les environs, brûlé l’abbaye de Septfontaines et ravagé le bourg d’Andelot qui n’avait plus pour le protéger la forteresse de Montéclair démantelée en 1635. Par contre aucune trace d’incendie à la fin XVIIème siècle. "
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:29

Madame de Chimay a écrit:
Je ne savais pas qu'on pouvait rencontrer des hommes de Dieu au cirque ...
Princesse! Seriez-vous en train de qualifier les prêtres de clowns???

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:30

Citation :
Je ne savais pas qu'on pouvait rencontrer des hommes de Dieu au cirque ...

En général si si c'est bien là qu'on les rencontre

Je sors...

_________________
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:30

Ah je vois que tu as pensé comme moi Majesté

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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:30

Je pense que le mot cirque d'alors n'avait aucun rapport avec celui que l'on connaît. Ce serait plutôt un énième retour à l'Antiquité, tant à la mode en cette période révolutionnaire. De même on trouve des gymnases qui n'ont rien de salles de sport. C'était plutôt des lieux de réunions entre hommes de bonne compagnie, des érudits, politiques, journalistes...
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:31

Chou d'amour a écrit:
Citation :
Je ne savais pas qu'on pouvait rencontrer des hommes de Dieu au cirque ...

En général si si c'est bien là qu'on les rencontre

Je sors...

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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:31

Mais non, mais non !
Je trouve même assez incongrue leur présence au cirque , surtout pour le XVIIIe siècle , pas de nos jours évidemment .
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:32

Majesté a écrit:
Madame de Chimay a écrit:
Je ne savais pas qu'on pouvait rencontrer des hommes de Dieu au cirque ...
Princesse! Seriez-vous en train de qualifier les prêtres de clowns???


Ooooooooh !!!! Courez vous confesser !!!!

.
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:38

Encore faut-il trouver un confesseur...
C'est denrée rare de nos jours !
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:43

Madame de Chimay a écrit:
Encore faut-il trouver un confesseur...

Confessez-vous à Majesté, notre gourou !!!
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:45

Que Nenni, un prêtre, c'est un prêtre !
Quand on n'a pas de prêtre, on se confesse à Dieu directement.
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:55

Bon, ce n'est pas le tout . C'est que je n'en n'avais pas fini avec l'héritage Thierry . Voici la suite :

*Le 23 octobre 1683 inhumation de Antoine THIERY dit la Chasse mort le 22 âgé de 70 ans.

Ces quelques actes permettent de certifier le nom de la seconde épouse d’Antoine THIERY, sa date de remariage, ainsi que sa date exacte de sépulture (1683 et non pas 1693) et celle de sa première épouse (1668).

La date de décès de Robert THIERY peut également être considérée comme suspecte car si son petit fils Jean est décédé en 1676 à Venise, le grand père aurait été largement centenaire au moment de son décès en 1642.

Les registres paroissiaux de Signéville étant incomplets pour la période considérée, d’autres pistes doivent être explorées, telle la consultation du "nobiliaire ou armorial général de la Lorraine et du Barrois" de dom Ambroise Pelletier daté de 1758. C’est ainsi qu’à la page 778 on y lit que " THIERRY Robert de Saint Thomas près de Vienne, archer des gardes de la compagnie de Gratien d’Aguerre, chevalier, gouverneur de Mouzon, seigneur de Vienne, fut anobli à la requête du sieur d’Aguerre, par lettres données à Bar le 7 octobre 1510. Porte de sinople, au chevron d’argent rompu, accompagné de trois étoiles d’or, deux en chef et une en pointe. " S’ensuit un extrait de généalogie : " Robert épousa N. dont il eut 1° Pierre, 2° François qui fut père de Jean Thierry, qui testa à Corfou le 10-02-1654 âgé de 79 ans, et mourut à Venise sans alliance. 3° Claude Thierry, mentionné dans le testament dudit Jean, ainsi que ses deux frères. " De cet extrait, plusieurs éléments sont à retenir : Tout d’abord la date du testament de Jean THIERY est mentionnée et coïncide avec la réalité ; ensuite celle du 7 octobre 1510 comme correspondant à l’anoblissement de Robert THIERRY. Or, quelque soit son âge lors de son anoblissement il ne peut pas être décédé vers 1642 / 1643 à Signéville, soit 132 ans plus tard. Cette date de 1510 est confirmée à la page 731 du même nobiliaire et ne peut donc pas être considérée comme un coquille ; et ce d’autant moins qu’à la page 779 il est mentionné que " THIERRY Pierre demeurant à Fontenoy en Vôge, fut anobli par lettres du duc Antoine, données à Nancy le 17 janvier 1531 ". Pierre, le fils aîné de Robert, avait donc au moins vingt ans en 1531 ce qui le ferait naître aux environs de 1510 et donc son père vers 1490.

Il existait un syndicat des prétendants à l’héritage qui aurait établi un tableau généalogique relativement complet. De celui ci serait tirée la généalogie suivante publiée dans le numéro 24 de juin 1921 de la revue " Je vois tout et je le dis " :

Robert THIERY né vers 1490 à Saint Thomas près de Vienne (51), gendarme du Roi anobli à Bar le Duc, mort en 1578 ; d’où :

1) Claude né à Aumeny la Grenade (54) le 02/05/1521 épouse Isabelle de Courbessain à Lavigney (70) => Branche de Lorraine

2) Pierre né à Monthureux sur Saône (88) le 20/03/1526 épouse Geneviève Bocsson,. => Branche de Bâle

3) François, dont Jean né (seizième enfant) en 1579 à Château Thierry (02) mort à Venise le 15/09/1675. => Branche de Champagne.

Cette généalogie n’est pas plus satisfaisante que la précédente puisqu’elle se base sur des actes de notoriété en l’absence des actes de baptême prétendument détruits. Tout d’abord le lieu d’anoblissement de Robert THIERY diffère ; ensuite Pierre aurait été anobli à l’âge de 5 ans, ce qui semble difficilement concevable.

L’incendie de l’église de Signéville, s’il a bien eu lieu, pourrait remonter à la première moitié du XVIIème siècle; ce que confirmerait l’absence de registres paroissiaux avant 1638. Louis XIII qui luttait avec la maison d’Autriche avait conclu avec la Suède une alliance militaire. Malgré les troupes envoyées à sa rencontre l’armée impériale, commandée par Gallas, avait envahi la Bourgogne. Elle prit ses quartiers d’hiver 1636 dans les environs de Langres et ravagea tout le pays pour assurer la subsistance de son armée ; du moins en était ce le prétexte. Ne pouvant entrer à Chaumont, l’armée de Gallas en avait saccagé les environs, brûlé l’abbaye de Septfontaines et ravagé le bourg d’Andelot qui n’avait plus pour le protéger la forteresse de Montéclair démantelée en 1635. Par contre aucune trace d’incendie à la fin XVIIème siècle.

D’autres à Mathons

En examinant les registres de Signeville, nous y avons relevé l’acte suivant :

Le 5 août 1670 Anthoine THIERY dit La Chasse marchand laboureur épouse Louise JANIOT (ou Vaniot) de Flammerécourt en présence de Erard Foyssie dit la Verdure marchand à Blécourt. Si ce couple est resté à Signéville, et n’a pas eu d’enfants, il y a bien eu des Thiery à Flammerécourt dont certains partirent à Mathons et dont la descendance revendiqua l’héritage.

Les archives départementales de Haute Marne conservent au moins un acte relatif à cette quête du Graal. Celui ci est conservé sous la côte 4E 60 Doulevant :

" Par devant Jérome Varin, notaire Royal tabellion au bailliage de Chaumont prévosté de Wassy résidnat à dommartin le St père en présence de Nicolas Guyard procureur fiscal et Nicolas Grignon greffier en la justice de Mathon y demeurant tesmoins soussignés appellés au deffaut d’un autre notaire.

Fut present en personne Me Nicolas Auguste perrot pretre et curé de Mathon y demeurant, lequel a reconnu par ces presentes avoir fait et constitué pour son procureur generale et special, la personne du Sr Edme honoré alliée de madame Dorbeau, demeurant ordinairement a Paris grande rue du faubourg St Antoine paroisse Ste Margueritte de present à Mathons, auquel ledit Sr perrot donne pouvoir plein et entier ainsy qu’à luy mesme des heritiers des trois branches des thiery passé devant Besnard et son confrère a Paris le vingt neuf juillet mil sept cent trente neuf düement insinué au sujet de quoy ledit Sr allié promet et s’oblige de donner tous ses soins peine, et de faire toute diligence, pour la reussitte de lafaire dont il s’agit mesme de se transporter en la ville de Venise et par tout ou besoin sera y faire valoir tous ses droits et ceux des pretendants en ladite succession dans rendre compte et donner avis de ce qui se passera avec promesse par le Sr perrot constituant de tenir Etat audit Sr allié du tiers des frais avancés qu’il poura faire pour la poursuite de ladite succession, lesquel ne poura repetter contre ledit Sr perrot, Et au cas de mort constre ses heritiers qu’apres la Reussitte (et non autrement), Et alors comme ledit Sr perrot a avancé cy devant jusqu’à ce jourd’huy les frais, ils en comterons a la miable celuy qui aura le plus avancé, l’autre en fera raison, s’oblige ledit Sr perrot remettre toutes procurations necessaires et coppies collationnées en langue Italienne du testament de Thypaldÿe…. dudit Thiery duquel Thiery ledit Sr allié, a le testament qui luy a esté remis cy devant par Damoiselle Jeanne henriette moigniat fille majeure heritiere de pierre Charle moigniat son père qui a donné ses soins avec ledit Sr perrot a la recherche desdits testaments pourquoy ledit Sr perrot charge ledit Sr allié de conserver ( ?) les droits de ladite Moigniat estant communs avec ceux duddit Sr perrot ainsy qu’il est Enoncé en l’acte datté ci dessus du vingt neuf juillet mil sept cent trente neuf (# lequel traitté ledit Sr perrot s’oblige remettre une coppie collationnée audit Sr allié) a quoy et de tout ce que dessus lesdits comparants se promettent tenir et entretenir et executer en gens d’honneur a peine & car ainsy & et pour execution des presentes les parties susdites scavoir ledit Sr perrot a Ellu son domicile en sa maison audit Mathons et ledit Sr allié a l’etude de moy notaire audit Dommartin obligeant et fait et passé audit mathons ché le Sr perrot constituant apres midy ce vingt et un juin mil sept cent quarante deux et ont les parties susdites signé avec moy notaire et tesmoins lecture faite agréé ".

Cet acte est de quarante ans antérieur à celui d’Andelot et, même si rien ne le prouve, les recherches des héritiers restèrent probablement infructueuses, comme des dizaines d’autres avant et bien après cette date. Le curé Nicolas Auguste Perrot mourut quant à lui dans sa paroisse en 1746. Même si le testament de Jean Thiery est suffisamment explicite quant à ses origines, puisqu’il y est indiqué que sa mère " se nommait Françoise Bricot, laquelle a été baptisée à Amans dans la Franche Comté, en Bourgogne, et demeure à Cuproi, diocèse de Langres ", il ne suffit pas de descendre d’un Claude ou Pierre Thiery pour prouver que Claude ou Pierre étaient fils de Robert Thiery et espérer ainsi avoir quelque droit à cette succession.

Un héritage embarrassant

Néanmoins l’hypothèse de la branche haut-marnaise reste admissible comme le sont toutes celles émises par les autres héritiers qui ne peuvent pas plus fournir d’actes authentiques :

En 1681, un officier français, Guyot de Vertamont, se présente à Venise, se dit héritier, recommandé par le roi Louis XIV : on lui refuse le droit à l'héritage en 1690. dans les décennies suivantes, les soi-disant descendants des oncles de Jean Thiéry se manifestent eux aussi. Mais le pouvoir royal se préoccupe plus d'obtenir le trésor pour la France que pour les héritiers. C'est ainsi qu'en 1697 le roi Louis XIV mit opposition à la succession Thiéry

Certes une sentence d'homologation des héritiers est obtenue mais en 1748 une sentence d'opposition vient la contredire. En effet, dès 1710, plus de 7000 prétendants revendiquent l'attribution de la succession, sans compter le gouvernement royal qui n'est pas désintéressé.


Un arrêt du Conseil du Roi du 5 octobre 1781 établit une commission "pour connaître et Juger souverainement et en dernier ressort de la qualité du droit de ceux qui se prétendent héritiers de la succession de Jean THIERY, mort à Venise en 1676, et ordonne que dans six mois, ils produiront par devant ladite commission tous les titres, papiers, documents et généalogies sur lesquels ils entendent établir leurs prétentions".

Le 20/11/1782, le Garde des Sceaux expédie à M. Rouille d'0rfeuil, plusieurs exemplaires du jugement enregistrant les différents arrêts du conseil, rendus relativement à la succession de Jean THIERY, pour en faire l'affichage dans la généralité de Champagne. L'intendant, dans sa réponse du 02/11/1782, fait observer "qu'à compter de ce moment Jusqu'au 1er Janvier prochain qu'expire le nouveau délai, cette prolongation est bien courte et il aurait été a désirer que l'arrêt du conseil du 19/07/1782 eut été annoncé plue tôt pour donner plus de temps aux parties intéressées de rassembler et produire leurs titres".

Finalement toutes les parties seront déboutées en 1784, avant que la Chambre de Cassation ne casse l'arrêt de la commission en 1791, ce qui rétablit théoriquement les héritiers dans leurs droits mais ce qui n'a aucune conséquence pratique.

La Convention décide par décret du 26 juillet 1793 que le jugement définitif sera rendu, sur la vue de simples mémoires, par des arbitres nommés par les différentes parties en cause. mais toutes les décisions sont suspendues en raison du bouleversement des tribunaux provoqué par la Révolution.

Enfin le Directoire, le 21 Prairial an IV, donne l'ordre au général Bonaparte, qui est alors en Italie, de prendre possession de l'actif de la succession, ce qu'il fît et en rendit compte comme suit : " tous les fonds de la succession Thierry sont entre nos mains, la République Française est en droit d’en disposer selon ses intérêts ". En réalité il se servira d'une grosse partie des fonds pour les besoins de son armée, et expédiera le reste à Paris (on dit qu'il a fallu "22 charrettes escortées de 3000 cavaliers" sous les ordres du général Berthier).

Le restant de la succession est désormais en France dans les caisses de l'Etat qui, depuis cette date et ces circonstances, en est le seul détenteur. L’Etat français peut donc être poursuivi pour solder ce dossier. C’est ce que pensèrent les prétendus héritiers qui continuèrent de se précipiter : d'abord "les descendants" des oncles Claude et Pierre qui furent déboutés en 1817. puis les prétendus descendants des frères, de plus en plus nombreux, (alors qu'aucun n'est nommé dans le testament de Jean) : Se présentent en effet des "descendants" de Gilbert, de Siméon, de Zaccharie, de Julien, d'Etienne, de Claude... enfin à nouveau un descendant d'un oncle, un certain François Thiery.

Mais le pouvoir judiciaire continue à repousser toute solution définitive : entre 1822 et 1838 s'accumulent les jugements (1822), les tierces oppositions à ces jugements (1824), les déclarations d'inscriptions de faux (actes de baptême douteux, car grattés ou troués…), les interventions non recevables, les vérifications de toutes sortes, etc....


Finalement tous les prétendants sont évincés sauf deux: En effet, en juillet 1827, la troisième Chambre du Tribunal Civil de Première Instance de la Seine ordonne que la succession soit partagée par moitié entre la descendance de Julien Thiery et celle de Zaccharie ; ce qui ne sera jamais fait. En 1831, le tribunal de la Seine reprend la décision de 1784 et homologue le testament au profit des héritiers légitimes. Si bien, que l'imbroglio persiste pendant la fin du 19ème siècle et durant tout le 20ème siècle. Parmi les prétendants, une certaine madame Cotton se signale par son opiniâtreté: Dès 1870 elle prétend à l'héritage ; en 1908, elle assigne à la fois l'Etat français, l'état italien, l'état autrichien et la banque Zecca de Venise; en 1913 elle réclame 20 millions de francs-or de l'Etat français ; mais la même année, elle est déboutée. D'autres héritiers se déclarent dans plusieurs villes de France, et tout particulièrement à Epinal, Remiremont, et Lyon. En 1928, un retraité de la marine saisit à son tour le tribunal de la Seine, mais il doit abandonner devant la consignation demandée ; à savoir le montant des droits de succession. Un syndicat de défense des héritiers est fondé à Gand en 1937. la politique intervient, notamment en 1889 sous forme d'une grande pétition (signée en particulier par Sadi Carnot) et d'une proposition de loi déposée, en 1891, par quatre députés prévoyant une allocation de 500000 francs-or à madame Cotton.

Cette proposition de loi ne fut pas adoptée en raison de l'opposition du Ministère des finances de l'époque.

la presse s'en mêle aussi à plusieurs reprises, en particulier de 1908 à 1913 et en 1932, 1937 et 1938, accumulant les détails fantaisistes et les interprétations douteuses. Mais déjà en 1890 le New York Times du 28 juillet relatait l'histoire. En 1938, celle ci semblait s'achever : D'après le journal Paris-Soir du 18 décembre 1938, un expert en généalogie aurait été désigné par le gouvernement; il aurait établi une généalogie considérée par certains comme définitive. Elle mentionnerait les noms de trente cinq descendants auxquels on a proposé 28 millions de francs pour un actif successoral évalué à 50 milliards. En 1969, un congrès s'est tenu à Cologne rassemblant certains héritiers de Jean Thiery. D'après un article de l'Aurore du 24 juin 1969, " les héritiers Thiery partent encore une fois en guerre contre le fisc " avec comme porte-parole Peter Tiver, agent immobilier à Essen. Le même jour, le Figaro évalue le pactole à " 12 milliards de francs ". Depuis l’affaire est toujours en attente, et personne n’a jamais vu la couleur du moindre écu. Seul un nommé Albaret, secrétaire du rapporteur d’une commission réussit à gagner quelque argent dans cette affaire puisqu’il extorqua environ 20000,00 francs aux héritiers, en leur promettant d’user de son influence.

Inutile donc d’espérer récupérer le moindre centime de cette succession, le seul argent à gagner est celui économisé à ne pas plaider. Voila pourquoi les descendants des Thierry doivent se contenter de cette belle histoire d’héritage, pourtant parfaitement authentique!


Si le pactole reste à réclamer, l’histoire des héritiers hauts marnais est à écrire. Avis aux généalogistes et historiens amateurs qui peuvent transmettre au Centre Généalogique de Haute Marne des copies de tous les actes originaux trouvés dans les centres d’archives et qui concernent des requêtes, des actes de notoriété, voire des preuves de l’existence de la branche haut marnaise de la famille et des héritiers de Jean Thierry.

Didier DESNOUVAUX

Essai partiel de généalogie descendante de la branche de Signéville:

1 Antoine THIERY dit "La Chasse", né vers 1613, décédé le 22 octobre 1683 à Signeville (inhumé le 23), marchand laboureur. Epouse en premières noces Marie DURUT DORVILLE (morte le 30 juin 1668 deux heures après l’accouchement de son fils Blaise, inhumée le 1er juillet) ; puis le 5 août 1670 Anthoine THIERY dit La Chasse épouse Louise JANIOT (ou Vaniot) de Flammerécourt en présence de Erard Foyssie dit la Verdure marchand à Blécourt. Contrat de mariage chez maître Courtier notaire à Andelot. Cette dernière sera inhumée à Signéville le 3 novembre 1681

Dont du premier mariage


11 Geneviève THIERY, née le 11 septembre 1644 (acte non trouvé), décédée le 11 août 1735 à Brachay.

Mariée avec Erard FOISSIE, dit La Verdure, marchand à Blécourt ; dont

111 Claude FOISSY, né le 19 janvier 1670 à Brachay dont trois enfants :

1111 Antoine FOISSY

1112 Jean Baptiste FOISSY

1113 Guillaume FOISSY, né le 8 novembre 1718 à Brachay, décédé le 10 mai 1784 à Paris. C’est à sa demande qu’a été rédigé l’acte de notoriété d’Andelot. Marié avec Marie Anne COLLOT, dont

11131 Joseph FOISSY dit Laverdure, né le 3 juillet 1747à Doulevant le Petit et décédé le 4 février 1767 à Thionville. Marié vers 1750 avec Catherine FIOT, née vers 1724, décédée en 1754, dont

111311 Jean Baptiste FOISSY, né le 11 août 1753 à Doulevant le Petit, marié vers 1754 avec Marguerite MARCHAND décédée en 1790 ; dont

1113111 Antoine Guillaume FOISSY, né le 9 juillet 1764, décédé le 16 avril 1823 à Paris.

Marié avec Marie Louise PARIS, née en 1778, décédée en 1858. Dont postérité.

12 Anne THIERY née le 21 octobre 1647 à Signéville (Parrain Sébastien François , marraine Anne de la Calandre). Mariée le 20 octobre 1669 à Signéville avec Toussaint LESSEURRE dont

121 Marie LESEUR.

122 Louise LESEUR née le 22 mars 1675 à Signéville, décédée le 16 juin 1715 à Vignes la Côte, mariée le 26 avril 1701 à Andelot avec Charles HADET, né le 1er décembre 1676 à Andelot, dont

1221 Marguerite HADET, née le 14 juin 1703 à Andelot, décédée après 1769.

Mariée le 4 février 1726 à Rimaucourt avec Claude MATHIEU, né en 1702, décédé le 24 février 1751 à Andelot dont

12211 Anne MATHIEU née le 19 septembre 1740 à Andelot, morte le 22 juillet 1801 à Reynel. Mariée le 8 mai 1769 à Reynel avec François DESNOUVEAUX, né le 1er mai 1741 à Reynel, décédé le 28 novembre 1812 à Reynel, dont postérité.

13 Françoise THIERY née le 4 septembre 1664. Parrain François Gudoin ?, marraine Anne Boucquin

14 Catherine THIERY née le 1er mai 1666. Parrain Jean Regnault, marraine Catherine Glaudet ?

15 Blaise THIERY né le 30 juin 1668. Parrain Blaise Jeandinet, chirurgien et homme de chambre de monsieur le Marquis de Reynel et par Anne Perrin, femme de Louis Jeandinet maître de la forge de Montot. Cet enfant décèdera le 8 novembre 1668 à Montot et sera inhumé le 9 suivant à Signéville.

16 Nicolas (THIERY ?) mentionné au convoi mortuaire de Louise Vaniot comme étant son fils.

D’autre actes THIERY (THIERRY), qui ne peuvent pour l’instant être rattachés, ont été trouvés à Signéville :

Naissance le 23 avril 1664 de François THIERY fils d’Antoine THIERY et d’Anne BODAY

Naissance le 22 octobre 1668 de Pierre THIERY fils de Jean THIERY et de Jacquette GIRARD

Naissance le 27 décembre 1672 de Noël PIOT fils de Jean PIOT et de Barbe THIERY, dont le parrain est Jacques THIERY, garçon, de La Chapelle en Blaisy."



Bon, si les modérateurs veulent bien réunir les morceaux ensemble...CE serait bien gentil !
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Mer 29 Déc - 17:57

En résumé

http://sitethiriot.net/heritage-thiery/historique.htm
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Jeu 30 Déc - 10:29

Décidément , ce livre me plaît de plus en plus et j'en recommande chaudement la lecture.
Célestin revient un peu plus loin dans son journal sur l'héritage Jean Thierry.
Cet héritage fabuleux a nourri les imaginations collectives. Mon papa se souvenait que dans sa famille, on en parlait encore au début du siècle dernier.
Donc c'est dire l'importance énorme que cela a eu dans l'inconscient collectif.
Je crois d'ailleurs que des films se sont inspirés de cette histoire...comme le film Volpone.
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Jeu 30 Déc - 10:35

Selon le renseignement pris sur un forum ," Il est paru en 1894 un ouvrage sur cette affaire et les droits des prétendants, publié par Charles Thierry-Mieg, descendant de la branche mulhousienne de la famille THIERRY (branche dont je descends également) :

Charles Thierry-Mieg, " La Succession de Jean Thierry de Venise, histoire de la famille Thierry de Venise ", Paris, Fischbacher, 1894, 244 pages.

Il peut être consulté à Bibliothèque Nationale de France (Tolbiac Rez de Jardin) sous la cote LN27- 51452."


http://forum.geneanet.org/index.php?topic=57726.0 -
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Jeu 30 Déc - 11:54

"M. Pellerin , membre du Comité des rapports , a rendu compte de l’affaire Jean Thierry . Natif de Château-Thierry en Champagne , il décéda à Venise en 1676 et laissa une succession immense qu’on porte jusqu’à 56 millions.

Il en devoit l’origine à une donation d’un grec de Naples de Romanie , nommé Athanase Tipaldy . Jean Thierry fit un testament , le 10 février 1654 , dans l’étude de Santomida , notaire à Corfou , par lequel il laisse sa succession aux Thierry de Champagne et à 2 branches établies en Lorraine et à Bâle.
Ce sont les prétendus repésentans de ces différentes branches qui, après 105 ans , ont obtenu un arrêt du Conseil pour attribuer la connaissance de cette affaire à une commission composée de maîtres de requêtes . Cette commission a débouté une partie des prétendant droit. Ceux-ci accusent la Commission , le ministre des Affaires Etrangères, et la république de connivence pour s’approprier cette succession. Ils demandent un nouveau tribunal. Comme ils ne prouvent nullement leur allégation , on ne peut y ajouter foi.
D’un autre côté, les maintenus demandent la conservation de la commission et de ses pouvoirs.

Dans cet état , votre Comité a cru que cette commission ne devait pas être regardée comme odieuse ; car l’affaire n’étant du ressort d’aucun tribunal , il falloit bien en charger une commission spéciale : il est d’avis de la conserver ; mais comme elle peut avoir adopté une forme d’instruction vicieuse , il a cru devoir vous proposer en même tems de donner à toutes les parties un tribunal d’appel dès que les tribunaux seront organisés . Le projet de décret est rédigé en conséquence.


Il a souffert de très longs débats. M. Goupil a demandé la question préalable. C’est à Venise, a-t-il dit , que cette succession est échue : c’est par devant les juges de Venise qu’il faut se pourvoir. Mr. Duport a rejeté toute idée de commission à proroger par un décret : il a demandé que l’assemblée tardât à s’expliquer jusqu’après l’organisation des tribunaux.
L’Assemblée a décidé qu’il y avoit lieu de délibérer.

Déclarer les jugemens de cette commission susceptibles d’appel , a dit M. Prieur , c’est casser ces jugemens rendus au souverain , c’est donner un effet rétroactif à vos décrets.
M. de Roederer a présenté une nouvelle rédaction qui n’a pas convenu ; et l’assemblée s’est portée à renvoyer au Comité pour lui rapporter un nouveau projet de décret .
La séance a fini à 10 heures.

LE HODEY

Fin du tome treizième

De l’imprimerie LE HODEY , place du Palais Royal , au coin de la rue Fromenteau


Source :

Journal des Etats Généraux
Convoqués par Louis XVI

Le 27 avril 1789

AUJOURD’HUI ASSEMBLEE NATIONALE PERMANENTE

Ouvrage accueilli et très intéressant , où se trouvent toutes les motions , délibérations , discours et opérations de l’Assemblée , séance par séance."

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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Jeu 30 Déc - 16:23

Le dimanche 13 mars 1791 , Célestin note :

"Vent sud. Il a fait le plus beau temps du monde.

C'est aujourd'hui que le département de Paris assemblé à N. Dame a nommé pour Evêque Mr. Gobel , évêque de Leida. Sur 660 voix , il en a eu 501 au premier scrutin. Il est alsacien et était coadjuteur de l'Evêque de Basle en Suisse dans la partie française.
Il a été le soir au club des jacobins où il a été affilié. "
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Jeu 30 Déc - 16:26



Jean-Baptiste-Joseph Gobel

source :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Gobel -
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Jeu 30 Déc - 16:50

Le jeudi 17 mars , voici ce qu’écrit Célestin :

« Vent sud . Il a fait le plus beau temps du monde . Le ciel sans nuage.

J’ai été voir M. Eschard.
J’ai été chez M. Fortin ; je l’ai payé du vin qu’il m’a fourni depuis le 1er 8bre jusqu’au 13 mars.

C’est aujourd’hui qu’on a proclamé le nouvel évêque de Paris à N. Dame. Toutes les cloches de Paris ont sonné à 1h. Cela s’est fait avec une grande cérémonie.

J’ai acheté aujourd’hui les Questions sur l’encyclopédie en 9 parties.
Reçu une lettre de mon frère datée du 16.
Il me dit qu’il a été le 11 à Evergnicourt qui était le 1er dimanche de carême, manger des Tourtelets.
Il me mande que M. Le Prieur a donné sa démission de la cure d’Evergnicourt et qu’il restait encore jusqu’à ce qu’il y en ait un autre de nommé . Il me dit que ces Messieurs ne l’invitent plus à manger chez eux depuis la fête à Evergnicourt et qu’ils n’avaient pas parlé de moi du tout et n’avait rien dit non plus.
On ne reçoit plus guère de nouvelles …qu’ils avaient un air froid depuis tous ces changements.
Il me mande qu’il a vu M. Clausson il y avait 4 jours et lui a dit que M. Son fils de St Domingue venait de lui écrire ; qu’il lui mandait qu’il comptait partir au mois de Mai pour France avec sa femme pour laisser passer les troubles dans ce pays là. «
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Jeu 30 Déc - 16:56

Les Tourtelets sont un genre de gauffre.
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MessageSujet: Re: Journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution    Jeu 30 Déc - 16:59

Le samedi 19 mars 1791 , Célestin écrit :

"Vent nord. Il a fait très beau

Rhume-

Mon rhume m’a pris hier au soir , un peu ; mais c’est aujourd’hui , ce matin , que le nez m’a coulé sans cesse. Et tout l’après-midi jusqu’à minuit je n’ai cessé d’éternuer . Mal de gorge . «


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