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 La Bretagne , vaisseau de 100 canons

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MessageSujet: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Jeu 20 Oct - 11:39

La Bretagne : vaisseau de 100 canons pour le Roi et la république -1762-1796
De Claude Forrer et Claude Youenn Roussel
Keltia Graphic, 2005, 217 p


Quatrième de couverture

Dernier conflit du règne de Louis XV , la guerre de Sept Ans se termine tragiquement. La Marine en sort dépourvue de bâtiments , son ministre, le duc de Choiseul fait appel aux principaux corps de la Nation.
En 1762 , les Etats de Bretagne font don du plus grand , du plus beau vaisseau , la Bretagne, armée de 100 canons . Pouvoirs régionaux et centraux s’opposent . Le ministre préfère un bâtiment moins onéreux , les Etats veulent garder la haute main sur l’opération , mais devront abandonner le contrôle aux spécialistes . Mise sur cale à Lorient , dans le chantier de la Compagnie des Indes , sa construction est interrompue . Les matériaux démontés sont transportés à Brest pour la remise en chantier. La Bretagne, lancée , le 24 mai 1766 , reste en attente et se dégrade.

La guerre d’indépendance américaine provoque sa remise en état. Le 27 juillet 1778 , le lieutenant général d’Orvilliers livre à son bord le combat d’Ouessant . L’année 1779 , La Bretagne , navire amiral de l’armée navale franco-espagnole , ne connaît pas le succès espéré. En 1781 , sous Guichen , elle subit un échec , est victime d’une violente tempête . Réparée, elle participe au siège de Gilbartar et , à la paix, rentre à Brest.

Après une période d’attente , La Bretagne participe aux événements de 1793. Sous le nom de Révolutionnaire , elle est désemparée aux combats de Prairial. Son équipage , avec l’aide de l’Audacieux , parvient en rade d’Aix . Les officiers survivants , accusés de lâcheté , emprisonnés, échappent à l’exécution. Réparé, le Révolutionnaire , retourne à Brest puis, victime de la « Campagne du grand hiver », rentre au port pour être condamné et démoli.

La carrière de ce vaisseau , sa réputation , les épisodes de sa construction et de son activité , forment un exemple remarquable de ce que pouvait accomplir un bâtiment à trois-ponts de cette époque.

Les auteurs

Le commandant Claude Forrer :

Capitaine au long cours en retraite , né en 1930 , s’est passionné pour l’histoire maritime, celle des navires extra-européens et de la grande pêche en Islande.

Claude-Youenn Roussel

Chercheur en ethno-histoire. Né en 1943 , il a publié divers ouvrages dont plusieurs concernent la Bretagne maritime et nobiliaire au XVIIIe siècle et l’aventure des plantes.


Voici ce qu'écrivent les auteurs dans leur préface :

"La décevante histoire de la guerre maritime dite de sept ans ( 1756-1763 ) se clôt d’habitude par le chapître réconfortant et édifiant de ces 18 vaisseaux offerts à la monarchie par un certain nombre de corps sociaux. 18 navires , qui ne sont pas tous comme la Bretagne des vaisseaux de ligne de 100 canons , représentent pour les Etats de Bretagne , de Bourgogne , un gros investissement . Qui a financé et de quelle façon ?

Ces navires financés par les différents corps d’Etat ont été l’objet d’âpres discussions .
En Bretagne, le premier commis du Contrôle Général , en l’occurrence , Mesnard de Cornichard a joué un rôle important. Il est l’homme des négociations , des transactions multiples , voire particulièrement financières.


Les Etats de Bourgogne posent d’ailleurs un problème de base que les archives bretonnes n’évoquent point. Pour simplifier, on peut dire que les Etats de Bourgogne ont utilisé « le don « financier de manière à obtenir en contrepartie l’autorisation de faire un emprunt gagé sur les recettes fiscales pour les années suivantes. Il s’agit en quelque sorte « de combinaisons intéressées « …Les documents bretons ne mentionnent pas de semblables tractations.

En revanche, les Etats de Bretagne se sont montrés très exigeants sur le contrôle opérationnel de la construction . Ils ont voulu être les seuls commanditaires ainsi que les seuls exécutants.
Ils étaient d’ailleurs les seuls capables de suivre une construction aussi sophistiquée que celle d’un vaisseau de ligne à 3 ponts , de fait l’un des plus gros navires de l’époque.

Ce livre nous fait connaître les ingénieurs constructeurs de la Marine, cette élite issue de l’école des constructions navales. Les Etats de Bretagne n’ont paradoxalement obtenu des lettres de noblesse que pour un seul ingénieur constructeur , Léon-Michel Guignace ( réussite de la construction de 3 vaisseaux de ligne en 1763 ) par laquelle il obtient sa nomination d’ingénieur constructeur de la Marine en 1765.

Ce livre montre les dessous de la vie maritime de l’époque et laisse entrevoir quantité de questions inhérentes à la vie administrative de la monarchie d’Ancien Régime. "


Une fascinante histoire à lire en perspective !
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Jeu 20 Oct - 11:42

Voici la maquette de La Bretagne



Maquette de la Bretagne au musée de la Marine de Brest.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bretagne_(trois-mâts)
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Ven 21 Oct - 11:56

Voici un livre sur la Royal Navy

L'avitaillement de la Royal Navy durant la guerre de Sept Ans : un exemple d'interaction entre marine, économie et société de
Christian Buchet
La Documentation Française , 2000, 430 p : 68,60 euros

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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Ven 21 Oct - 12:06

Voici le portrait de cet affreux Jojo



Amiral Edward Boscawen, Joshua Reynolds, circa 1755 ( source : Wikipédia )

C'est lui qui assura aux Anglais la maîtrise des mers . Son fait d'armes : avoir raflé au voisinage de TErre Neuve plus de 300 bâtiments de commerce et de pêche . Du coup , il priva la Marine de 6000 marins et de 1500 soldats.
Du coup, les Anglais assurés de la maîtrise des mers dictent leurs conditions au traité de Paris. La France perd presque tout son empire colonial : le Canada , le Sénégal sauf Gorée , la Louisiane cédée aux Espagnols en compensation de la Floride ...
Qu'était-ce quelques arpents de terre en comparaison du sucre des Antilles. Et puis l'essentiel était de garder une trace de présence en Inde et un droit de pêche en Amérique.
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 12:20

Pendant ce XVIIIe siècle, l’art de la construction navale progresse. On s’oriente vers une démarche savante.
Voici ce que dit Claude Forrer :
« Les bâtiments sortent de l’approximation pour développer les qualités nécessaires . Les nouveaux navires sont construits selon des méthodes qui permettent de leur donner sur l’adversaire une certaine supériorité technique mais le manque d’argent limite malheureusement la pratique de la mer . Les améliorations techniques ne subissent pas l’épreuve d’un véritable entraînement .

Quand les Insurgents d’Amérique qui avaient été nos adversaires pendant le précédent conflit , se révoltent , la flotte rénovée peut affronter son adversaire. Cependant , elle a conservé des défauts qui permettent à celui-ci de garder la maîtrise de certaines techniques . La guerre d’Indépendance se déroule avec une flotte en pleine transformation qui continue à se développer.

On aborde le conflit avec une flotte de combat composée de navires qui sont des bâtiments de la ligne de bataille et des bâtiments légers de différentes sortes : frégates et corvettes pour les principaux mais aussi lougres et cutters. Au début du conflit , les vaisseaux français sont pour la plupart des 64, 74 et 80 canons complétés de bâtiments plus importants. Ceux-ci ne sont initialement que deux : La Ville de Paris , de 90 puis de 100 canons et la Bretagne de 110.
Il reste encore quelques vaisseaux d’un rang inférieur (54 canons ), mais sauf cas de force majeure , ils ne sont pas incorporés dans la ligne de bataille où ils constitueraient un point de faiblesse . Pendant les hostilités l’on ne construit plus de 64 canons , appelés à disparaître , remplacés par des 74 . Les nouveaux bâtiments comportent aussi des 80 qui prendront une place prépondérante et quatre vaisseaux de 110. Destinés à devenir vaisseaux pavillons , ils ne sont guère appréciés à l’exception toutefois de La Bretagne , particulièrement réputée.

Les Anglais possèdent des bâtiments équivalents avec un plus grand nombre de trois ponts. Ils gardent aussi de petits vaisseaux armés de 50 canons , destinés au service outre-mer pour protéger les colonies.


Après la guerre d’indépendance , les plus forts bâtiments sont des vaisseaux de 118 suivis par les 80 et 74, tous dérivés des plans types proposés par l’ingénieur Sané et sélectionnés par le chevalier de Borda. La standardisation, notion nouvelle , est indispensable.

L’éclairage de l’armée navale est assuré par les frégates et corvettes dont le rôle est aussi de courir après les bâtiments corsaires et d’assurer la protection des convois. On leur adjoint des lougres et surtout des cutters qui ont la réputation d’être très rapides. Mais très voilés , ils sont de manœuvre délicate.

L’armée navale française a commencé à développer l’étude de la tactique navale mais reste imprégnée des théories antérieures . La ligne de bataille est le nec le plus ultra du combat . L’importance de la destruction de la flotte adverse n’est pas encore dans les esprits . Cette idée qui ne fait que germer pendant cette période prend de l’importance dans les guerres à venir.

Pendant la période de paix suivante , la mise au point des plans types permet à la construction navale française d’atteindre un stade de perfection menaçant la domination de l’adversaire. Malheureusement les conséquences de la Révolution sur les officiers et les équipages sont catastrophiques et le succès n’est jamais atteint.
"
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 12:23

L'ingénieur Sané, le Vauban de la Marine



http://www.espace-sciences.org › ... › 47 › Gros plan › Epoque révolutionnaire

Ensuite taper dans la fonction Recherche : Sané , le Vauban de la Marine
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 12:26

La Vénus de l'ingénieur Sané

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vénus_(1782)
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 12:28

Le Commerce de Marseille
Vaisseau de 118 canons de 1788

http://gerard.delacroix.pagesperso-orange.fr/118/jpb/jpb1.htm
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 12:30

La Venus de l'ingenieur Sane, 1782: Fregate de 18 : monographie (Collection Archeologie navale francaise) de
Jean Boudriot
A.N.C.R.E (1980) , 72 p : 175 $
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 12:33

Voici un article sur Sané

http://royalartillerie.blogspot.com/.../san-architecte-naval-de-louis-xvi.html

L'article étant introuvable . Je le mets en ligne

"Sané, architecte naval de Louis XVI

Qui se souvient hors de Bretagne de Jacques Noël Sané ?

Né en février 1754* à Brest, Sané entre comme élève à l'arsenal de la ville en 1769 et progresse jusqu'au grade d'ingénieur. Il apportera des améliorations aux navires de guerre qu'il construit dans ses cales jusqu’à être reconnu par les Anglais comme le maître des carènes. En 1793, il obtient la charge de directeur du port de Brest, et prend part à l'organisation de la flotte commandée par Villaret de Joyeuse. En 1796, Sané entre à l'Institut dans la 1ère Classe des Sciences et des Arts, puis ils est nommé inspecteur général du génie maritime.
Note: (*) l'Institut déclare sa naissance un 18 février 1740, ce qui le ferait entrer à l'Académie des Sciences à 56 ans, le 9 ventôse de l'an IV. L'année "1754" comme année de naissance correspond mieux à son CV.

Mais il faut commencer par le professeur qui fit éclore le génie :



Henri Louis Duhamel du Monceau (1700-1782)


Agronome universel, encyclopédiste, il finit président de l’Académie des Sciences. Esprit insatiable il montra très tôt une prédilection pour les choses de la marine et produisit à la requête de Maurepas, ministre de Louis XV, des précis techniques comme l’Art de la corderie, des Eléments d’architecture navale, et d’autres ouvrages fondamentaux sur la santé des équipages à la mer, et même un Traité des pêches fort en avance sur son temps.


Cette époque vivait encore, pour la construction navale, sur les secrets de charpenterie, transmis de père en fils ou de maître à apprenti. Ceci n’était pas le meilleur gage de progrès. Nommé inspecteur général de la marine royale en 1739, il crée au Louvre une école d’élèves ingénieurs de la navale et convertit ses élèves, dont Sané de Brest, à sa méthodologie faite d’analyses en profondeur, expérimentation poussée des thèses en découlant, application surveillée des techniques choisies, privilégiant toujours la pratique.
Les Eléments d’Architecture Navale (1752), abondamment illustrés, font apparaître au grand jour les fameux « secrets » de charpenterie en les théorisant. Cette bible de la construction navale sera rééditée régulièrement, mise à jour en 1758 et, comble d’honneur, traduite par les Anglais en 1765.


Jacques Noël Sané fit toute sa carrière à l’arsenal de Brest. C’était un pur, entièrement dévoré par le feu de la construction navale, que rien ne put éteindre, pas même la Révolution française et son cortège de misères qui réduisit la marine royale presqu'à un tas de bois.
Brest était alors à l’extrême occident de la jeune république et son ravitaillement forcément par mer était régulièrement coupé par les Anglais, qui par exemple sur le seul mois de mars 1796 avaient capturé vingt-cinq navires de charge destinés à Brest. Malgré tout, l’arsenal continuait à armer les navires, à construire des carènes, sur la base de matériau de récupération parfois. On le voit solliciter l’arsenal de Lorient pour des souliers et des vareuses d’équipage, son collègue de Saint Malo pour des gréements d’occasion à récupérer sur les vaisseaux de commerce, avec leurs vieilles voiles, s’il vous plaît. Sané, l'architecte-passion !


Tout avait commencé sur la planche à dessin. Neptune avait sans doute posé son doigt sur le front du jeune Sané car il dessina très tôt des carènes parfaites. Voir une de ses planches de lignes d’eau, c’est remarquer tout de suite l’élégance des formes, des couples, des lignes de fuite. Comme toujours la finesse engendre la vitesse. Le génie de Sané y ajouta l’évolutivité qui rendait le bateau plus manoeuvrant que ses adversaires parfois moins gros. Peu de ses plans ont survécu à l’histoire tumultueuse de l’époque. Il atteint l’apogée de son art avec les frégates de 18 et les vaisseaux de 74. Et son chef d'oeuvre fut l'Orient, né Dauphin Royal, de 120 canons, coulé par Nelson à Aboukir. Ci-dessous une maquette exemplaire d'un 74 armé de canons Gribeauval.



Le Sané 74


Mais comme l’artilleur génial que nous avons évoqué dans ce blogue, Sané ne se contenta pas de la perfection de l’épure. Ce fut un constructeur ; et plus fort encore, un adepte de la standardisation. Une fois les plans avalisés, ils devaient être scrupuleusement suivis pour construire des unités à l'identique dans les dimensions, la forme de carène et les lignes d'eau. Cette méthode s’insérait dans la politique d’uniformisation décidée par les ministres de la marine afin de pouvoir manœuvrer en escadre avec des vaisseaux capables du même comportement à la mer.


Il y avait trois « rangs » de vaisseaux standards :


Le premier rang constitué de trois-ponts de 118 canons et deux-ponts de 80 canons, le deuxième rang constitué de deux-ponts de 74 canons, le troisième rang constitué de deux-ponts de 64 canons. Sur les plans de Sané, on construisit 107 vaisseaux de 74 canons identiques, 35 de 80 canons et 9 de 118 canons. Les Anglais qui capturèrent le Commerce-de-Marseille de 118 canons à Toulon en 1793 firent rapport à l’Amirauté en ces termes : « Vaisseau aux lignes exceptionnellement fines, bon navire de haute mer [...]. En dépit de ses dimensions, navigue comme une frégate, a une bonne tenue à la mer. Peu de navires sont comparables à lui, c'est un remarquable navire, très sûr et aisé ». Quant aux frégates de 18 « modèle Sané » il s’en construisit 143 jusqu’à la fin du Premier Empire. Les Anglais qui les copièrent ne parvinrent jamais à les dépasser.

Pour finir nous donnons l’état de la marine royale au tournant de 1789. La marine de guerre comptait dans ses registres 71 vaisseaux de ligne, à flot ou en chantier, 64 frégates, 45 corvettes, 32 flûtes et gabares. Concrètement elle pouvait aligner 60 vaisseaux et autant de frégates. C’était déjà pas mal, et malgré les difficultés budgétaires, le comte de la Luzerne prévoyait de lancer avant la fin de l’année 12 vaisseaux et 10 frégates neuves.
75000 marins et 5000 canonniers formaient les équipages que commandaient 2000 officiers. S‘y ajoutaient 14000 fusiliers marins embarqués.
La flotte était répartie entre trois grands ports militaires, Brest, Toulon et Rochefort et quelques ports secondaires comme Lorient (avec l’arsenal de la Cie des Indes), le Havre de Grâce, Dunkerque, Bordeaux, Bayonne et Marseille. Indépendamment des forces navales stationnées dans les ports, une escadre d'évolution tenait la mer afin d'entraîner les personnels. On renouvelait les bâtiments à la mer chaque année.
Le roi Louis XVI était un roi géographe ; il aimait sa marine.


La Révolution rapidement aux abois, ne put soutenir l’effort budgétaire nécessaire d’autant que le roi de France avait fait la paix avec l’Angleterre et qu’il n’y avait aucun péril en mer. La marine se dégrada rapidement, les équipages travaillés par les évènements se mutinèrent, les ouvriers des arsenaux défilaient plus qu’ils ne travaillaient. C’est l’époque où Sané, perdu à Brest, comme nous l’avons vu plus haut, fait des pieds et des mains pour livrer au gouvernement la flotte nécessaire à l’expédition d’Irlande, à base de refontes surtout. A la déclaration de guerre avec l’Angleterre, la marine n’avait plus la puissance que nos adversaires redoutaient tant. Pourtant, avec des équipages de bric et de broc à l’image de nos bataillons terrestres, elle sut tenir son rang avec des heures glorieuses et d'autres terribles, jusqu’à Trafalgar (1805).


Quand Bonaparte prend le pouvoir, les arsenaux sont dans un état déplorable. Brest très exposée a été délaissée. Toulon, touché par le siège anglais, ne vaut guère mieux. Seul Rochefort fonctionne à peu près. De 1800 à 1805, un gros effort de reconstruction est entrepris en vue de l’invasion de l’Angleterre. Trafalgar et l’abandon du camp de Boulogne amènent un redéploiement vers Anvers où depuis 1803 se constitue un immense chantier naval.
L'arsenal de Venise est développé. Cherbourg fait l’objet d’importants travaux et son avant-port est inauguré en 1813. Toulon retrouve son activité, Rochefort également. Malgré Trafalgar, les résultats de l'Empire sont loin d’être mauvais en construction navale. En 1814, il y a 73 vaisseaux de ligne armés et 31 autres en cours de construction.


Jacques Noël Sané, ingénieur d'excellence, s’est éteint comblé d'honneurs le 22 août 1831, baron et président de l'Académie des Sciences. Quelques rues portent son nom dans des villes de la côte bretonne; il mériterait mieux.

Le Vaisseau de 74 canons de Jean Boudriot (éd. Ancre) est l’ouvrage de référence si vous souhaitez poursuivre. Sur le site de l’éditeur vous trouverez aussi de très belle planches.




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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 12:53

Petite précision complémentaire sur Sané :

Jacques-noël Sané (18 février 1740 - 22 août 1831) était un ingénieur naval français, un des constructeurs de navires les plus réussis du Âge de voile.

Sané a étudié dessous Duhamel du Monceau. Ses conceptions étaient si réussies qu'il ait été surnommé "le naval Vauban".

Sa nouvelle conception s'est exprimée entièrement avec Océan, construit en 1790 : la coque était simple avec les lignes droites, ornements minimaux, et côtés incurvés. La poupe a été presque intégrée dans la coque.

L'exécution à lui bateaux de la ligne étaient presque comparables à ceux de a frégate. Les chantiers navals anglais du temps ont souvent copié les lignes des navires français qui avaient été pris.

Les mâts étaient plus minces et plus hauts, mais également plus fort que le 18ème siècle conçoit. Le plan arrière de voile sur mizzen avait pris sa forme définitive autour de 1780 ; Voiles de Topgallant étaient communs, ce que permis pour changer le secteur de la voile a présenté au vent avec plus de subtilité. Ceci a permis aux bateaux de se diriger plus loin dans le vent. La forme de coque n'a pas amélioré autant que la conception de voile et la vitesse n'ont pas été améliorées autant que sont devenues possible avec plus tard tondeuse conceptions de coque qui ont réduit marge de sécurité.

Source : wikipédia
On a l'impression d'une mauvaise traduction de l'anglais...
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 13:01

Voici encore un site sur Sané

http://www.histoire-de-fregates.com/sane.htm
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 13:04

Autre site intéressant

http://northumberland.over-blog.com/
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:09

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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:15

La vie et les travaux du chevalier Jean-Charles de Borda, 1733-1799 : Episodes de la vie scientifique au 18e siècle de
J. Mascart
Presses de l'université de Paris-Sorbonne , 2000 : 45 euros



Quatrième de couverture


Jean-Charles de Borda mena une carrière très diverse qui lui permit de jouer un rôle déterminant pour l'évolution de la marine française dans le monde au cours de la seconde moitié du 18ème siècle. Élève de l'école du Génie de Mézières, c'est dans cette arme qu'il commence sa carrière, et une affectation à Brest l'amène à s'intéresser aux sciences nautiques et à la construction navale.
Admis dans la marine en 1767, il étudie en 1771 sur La Flore la marche des nouveaux chronomètres de Leroy et Berthoud lors d'une campagne dans l'Atlantique.

Directeur en 1783 de l'école du Génie Maritime, Borda élabora des plans types de vaisseaux et de frégates, facilitant la standardisation de la flotte. Conseiller des ministres de la marine, il contribue à la rénovation des structures administratives.

Membre de l'Académie des Sciences et de l'Académie de Marine, du Bureau des Longitudes, de la Commission du système métrique en 1790 et en 1795 de l'Institut national, ingénieur, hydrographe, inventeur, professeur, il fut une des figures les plus marquantes du mouvement scientifique dans la marine à l'époque des Lumières.

La somme monumentale que lui a consacrée jean Mascart conserve toute sa valeur, quatre-vingts ans après sa première parution.

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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:17

Jean-Charles de Borda (1733-1799) : Ou le système métrique de
Pierre Traimond
L'Harmattan , 2007, 210 p : 18,50 euros


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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:28



Borda et le système métrique

http://www.metrodiff.org/histoire/borda.htm
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:33

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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:35

Lacaille contre Borda. La méthode des distances lunaires en question au xviiie siècle

http://histoiremesure.revues.org/1748?lang=en
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:37

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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:43

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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:48

L’ASTRONOMIE NAUTIQUE AU XVIIIème SIÈCLE EN FRANCE :
TABLES DE LA LUNE ET LONGITUDES EN MER
de
Guy BOISTEL
THÈSE DE DOCTORAT HISTOIRE DES SCIENCES ET DES TECHNIQUES ( octobre 2001 )

http://www.sciences.univ-nantes.fr/cfv/theses/boistel.pdf
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:50

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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:51

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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    Sam 22 Oct - 14:57

Pour se faire une idée de La Bretagne

http://hn.perso.sfr.fr/Maquettes/Bretagne.htm

Les maquettes sont très belles. Tudieu, quel navire !
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MessageSujet: Re: La Bretagne , vaisseau de 100 canons    

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