Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 11 ... 19, 20, 21, 22  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mar 16 Avr - 12:26

J'ai trouvé le film (et le livre aussi) ennuyeux et je suis sûrement plus âgée que toi, Mimi.
En plus je déteste Léa Seydoux et Virginie Ledoyen et l'acteur qui interprète Louis XVI est trop vieux pour le rôle.
J'ai juste aimé l'ambiance fin de règne-rats qui quittent le navire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mer 19 Juin - 14:31

Citation :
C'est plus un film d'ambiance ....
Après beaucoup d'hésitation, j'ai acheté ce film il y a quelques jours. Et le résultat est tel que je l'imaginais.
Absolument ! A part cela, j'ai détesté ce film que j'ai jeté à la poubelle. Cependant, belle interprétation de Diane Kruger qui a un petit quelque chose de la Reine et ce charmant accent.
Dorénavant, je me fixerai à ma première impression. Mad
Bien à vous
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mar 13 Aoû - 14:39

En regardant le film au cinéma il y a un an, j'ai eu un grand choc en voyant la pseudo Marie Antoinette enlever sa perruque ! Cela m'a rendu triste car ainsi, l'image du 18ième siècle avec des femmes portant des perruques persiste !
La reine aurait été horrifiée si elle se voyait représentée aussi indignement.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mar 13 Aoû - 17:18



Elles portaient pourtant bien perruques ou postiches ! Wink  ces messieurs de même .

Après la Révolution, c'est un retour au naturel : chignons flous à l'antique pour les dames, cheveux coupés à la Titus pour les hommes .
C'était certainement beaucoup plus hygiénique et confortable ! Very Happy 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mar 13 Aoû - 17:24

Oui ; certaines coiffures sont absolument impossible à monter avec une chevelure normale.....
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mar 13 Aoû - 17:37

Dès les années 1780's on en revient à porter ses propres cheveux... Wink

Bien à vous.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mar 13 Aoû - 23:22

Des postiches et des extensions pour les dames, ça je veux bien croire, mais des perruques entières, hormis quelques exceptions, ça non. Même à l'époque des poufs, les vrais cheveux furent toujours à la base des échafaudages gigantesques.
De toute façon, pour revenir au film des Adieux, en 1789 la reine ne portait pas la coupe ridicule qu'on avait installé sur la tête de Diane Kruger... je préfère alors les coiffures inventées pour le film Jefferson in Paris
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mar 13 Aoû - 23:32

Relisez les messages de ce sujet : vous verrez combien nous sommes du même avis Wink

Bien à vous.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mer 14 Aoû - 11:40

Ah oui je crois aussi  

J'ai encore tellement à lire dans vos messages... j'ai encore quelques années (depuis 2007 si je ne me trompe pas) à rattraper Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mer 14 Aoû - 11:46


Ne vous affolez pas : je crois qu'aucun d'entre nous n'a lu tous les sujets in extenso !   en tout cas, pas moi ...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mer 14 Aoû - 11:50

Si je l'ai fait ! Mais il y a plus de trois ans...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mer 14 Aoû - 11:57


Bravo !!! Very Happy 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Les adieux à la reine...   Lun 16 Sep - 11:21


Rolling Eyes Rolling Eyes 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Lun 16 Sep - 16:29

 merci pour cette amusante affiche  -  le château de LAMOTHE TILLY m'a rapporté la semaine dernière le prêt d'objets et affiches fait pour le festival des lumières -  j'avais prêté l'affiche de belle taille des ADIEUX A LA REINE qui dormait sous un tapis et elle m'est revenue encadrée  -
j'ai eu le cadeau de l'ensemble et j'attends d'avoir une belle gravure à mettre pour déposer l'affiche qui retrouvera le dessous du tapis.

MARIE ANTOINETTE
Revenir en haut Aller en bas
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Ven 17 Jan - 20:34

Une revue qui date un peu de ce superbe film.  Very Happy La prestation de Diane Kruger y est particulièrement remarquée. L'interview de Benoît Jacquot est intéressante à lire également. Il remet les pendules à l'heure: il n'y avait vraiment pas de quoi pousser les hauts cris...  Wink 

Diane Kruger Shines as Marie Antoinette in Benoit Jacquot's 'Farewell, My Queen'

The morning after the marriage of the Dauphin of France to 14-and-a-half-year-old Marie Antoinette, the tongues began wagging about the sex life of the future Queen of France. Her job was to provide France with an heir. The topmost attendant to the Royal Sheets was the first to lay eyes on -- a lack of evidence. The news filtered through the corridors of Versailles, wending its way down an amazing chain of rank and station until the word got blasted far beyond the gates of Versailles, past the borders of France, over to Austria and to the attention of Empress Maria Theresa -- mother of the bride. Around eight years later, "Breaking news" could have preceded the morning alerts that Their Majesties had finally and fully consummated the politically arranged marriage. But during those in-between years, speculation was rife among many, near and far, that since there had been no pregnancies, the King was impotent or the Queen must be a lesbian. What else? Underground pamphleteers and illustrators were grinding out a flood of porn that couldn't move fast enough. Among the suggested paramours of the Queen was the very lovely and violet eyed Gabrielle de Polignac. True, the Queen had appointed her as governess to her children, which meant an attractive salary. She had also gained the title of Duchesse and was ensconced into a 13-room apartment within the palace. Thus, a veritable unknown had sailed into the highest position of the Queen's inner circle. She was hated.

The image war waged on and Marie Antoinette was losing it in spades. Louis was unable to stop the publications and neither the Queen or her trusted confidante could estimate the fuel behind the campaign. That is, until the wake-up call on Tuesday, the 14th of July 1789. Word eventually reached the Palace that the starving citizens of Paris had taken control of the Bastille and cut off the head of its governor with a fruit knife. The mob was heading for the Royal household. Gabrielle de Polignac would be easy to spot. How to get her out of France and safely across the border is the primary subject of Les Adieux a la Reine (Farewell, My Queen) now showing at Landmark's Embarcadero Center Cinema in San Francisco and Shattuck Cinemas in Berkeley.

During a recent conversation with the film's director, Benoit Jacquot, I said that I had never been persuaded by the smear campaign of the Queen's enemies. I do not believe that the relationship between Marie Antoinette and Gabrielle de Polignac was sexual. "Neither do I," he responded. "Maybe some can think that, if they want. But the film doesn't show anything which can make you believe that they had an affair together. It was the kind of feminine friendship in vogue in the 18th Century. We know it by letters, by testimonies, by archives -- that women together had very strong and exalted links. It can seem ambiguous today. But, it's not."

Les Adieux a la Reine begins as a novel by Chantal Thomas. It is a re-imagination of a four day period between July 14-17, 1789, at Versailles. The progression of events is seen through the eyes of Marie Antoinette's personal reader, the keeper of the Queen's Library. The novel is an extremely clever and insightful blend of personalities and known data. It is a bird's eye view into the inner sanctum of the last Queen of France. The story explores the terrors and actions - known and reasonably presumed -- that would have engulfed the royal family and the staggering number of courtiers and servants in residence at that time.

The central character, "Sidonie Laborde" (Léa Seydoux), the Queen's reader, is fictional. There was such a position at the court, but the lady who held it has been reinvented as a vibrant young woman who is not only extremely efficient in her obligations, but is totally loyal to Her Majesty.'



Diane Kruger (Troy, Inglorious Basterds, Inhale) was the perfect choice to play Marie Antoinette. Decades ago in cinematic history, a shot at doing the role was regarded as an ultimate conquest by many a beautiful actress. So was Cleopatra, Joan of Arc, and eventually Scarlett O'Hara. In 1938, Norma Shearer received an Oscar nomination for her sensitive portrayal of Marie Antoinette. Since then, there have been seventy films spotlighting the Queen of France. Diane Kruger may be the next to be nominated for her beautiful interpretation. I asked Monsieur Jacquot how he chose her.

"She, in fact, chose me! She knew I was in France, looking for an actress to be Marie Antoinette. She also knew that I was thinking of three or four actresses, and knew she was one of them. She came back from the United States just to meet me. She gave me a rendezvous in a bar. I saw her coming in, coming towards me saying, "If it's not me as Marie Antoinette, your film will be nothing! I'm German, my mother's name is Marie Thérèse -- like Marie Antoinette's mother, and I'm born the 14th of July!" Many things like that. Then she says, "I want to do it. I'm the one. So, stop everything. Do it with me." I was very calm. I looked at her and said, "OK. If you want to do it -- you do it." Suddenly, she couldn't believe it. She said, "Huh? No task? Nothing? You're sure? It's true?" I said, "You do it." I was sure. Doing it like that? She had to be very good."

Unlike the 1938 screenplay which also takes much license with history and is pushed through the format of melodrama, Jacqout's treatment has the elements of a documentary, a sort-of 48 Hours times two. The camera follows Sidonie Laborde through the four days that will test her passionate commitment to Marie Antoinette and reveal the nature and truth of her devotion. Was it likewise sexual and self-serving, as the rumor mongers would have us believe about Gabrielle de Polignac?



Sidonie understands completely the privilege of proximity she enjoys with the Queen - the invited familiarities, a morning coffee, a bit of face-to-face as they read through an amorous scene from the Queen's favorite play. Madame Campan, her lady-in-waiting and Sidonie's immediate superior, is somewhat shocked and disturbed as she sees Marie Antoinette massage Sidonie's arm with her personal rose water. The swampland around the palace is infested. "To think," says the Queen, "it's with that stagnant water that we wash ourselves. I hear there are even rats. It's all so repulsive. If it keeps up, we'll soon live in a sewer." Sidonie cherishes the Queen's spontaneous concern and gentle touch. This morning, as she headed towards the Queen's bedchamber in the Petit Trianon, Madame de Polignac was on her way out. The Queen's most intimate companion. Everyone knows it, and steps aside as she passes on by. Sidonie has contemplated her own position in comparison to the super-elite entourage known as, "The ladies who accompany Madame." How would that level of familiarity be different? What else might it include? This morning seemed the right opportunity to express to the Queen her fervent respect and affection. "For Her Majesty," says Sidonie, "I'd take longer journeys, if she so desired." Marie Antoinette acknowledges her devotion. How she will take utmost advantage of that declaration of loyalty will unfold in the next 36 hours.

"What interests me very much," says the director, "and what fascinates me in Queen Marie Antoinette is that her life is divided exactly in two parts and two characters. The first which, in a way, is the theme of Sofia Coppola's film. She's a little princess, alone in Versailles, very spoiled, and at the same time very bored by everything. She tries to live as a young girl in that situation. Suddenly, in the days where my film begins, she becomes another woman. She becomes a queen -- a queen of tragedy, a kind of martyr. Those two characters devour each other. That is what my film tries to evoke. She is divided into two characters."

"I know your fervor for Marie Antoinette," says the elderly records keeper at Versailles to Sidonie.

"Not at all," she responds. "I'm just her servant. What am I saying? The servant of the books of Her Majesty's Library. No fervor in that."

"So young and already so blind. Your love for the Queen makes you too indulgent as to her caprices. Gabrielle de Polignac is a folly which cost her dearly. She's yet to finish paying for it."

Virginie Ledoyen is exquisite as Gabrielle. She radiates all the energy that is said to have captured the heart of Marie Antoinette. Out of her presence, she is totally aloof, confident, wanting for nothing -- except perhaps an occasional flirtatious ride with "Paolo" (Vladimir Consigny), the court gondolier, who brags of flashing his cazzo at the Duchesse. Ledoyen is the perfect compliment to Diane Kruger. The rhythm of their major scene together is sweetly nuanced, utterly tender, and ultimately heartbreaking. "Burning our effigies is no longer enough," she says to Gabrielle. "They want us in flesh and blood." The Queen tells Gabrielle she must leave France in order to save her life. Gabrielle agrees, but adds, "Don't let me abandon you."

"You already have."



Day Four. Sidonie has been summoned by the Queen. As Sidonie waits outside her door, she observes Gabrielle and her husband disguising themselves as a pair of servants. She overhears something about getting to Switzerland and that, nowadays, "coachmen keep their necks longer than noblemen." Before admitting her into the Queen's chamber, Madame Campan has some advice for Sidonie. "Refuse what she asks you." She replies, "I cannot refuse her anything."

The Queen tells Sidonie that a carriage is leaving for Switzerland and that she will be in it. She reminds Sidonie of her willingness to travel for her. The plan is that she will accompany the Polignacs in their escape. Sidonie is to wear one of Gabrielle's gowns. Sidonie understands that she is to be used as bait. The Queen tells her to strip as the dressmaker is summoned. She obeys.

The scene is fraught with all manner of tension. Sidonie has seen the Duchesse completely naked. How will she compare in the eyes of the Queen? Is comparison the issue? Is Sidonie's own beauty enough to satisfy the Queen - enough to be mistaken for Gabrielle should the carriage be stopped? "I want her spared," says the Queen. Is Sidonie's love for the Queen so great that she will concede to sacrificing her life for the sake of Gabrielle de Polignac?

Léa Seydoux breathes life and dignity into "Sidonie," a role that is a combination of characters and ideas, a reflection on manners and morals, the face of contradiction, virtue, and supreme honor. As she starts to leave, perfectly dressed and coiffed as the Duchesse, Marie Antoinette stops her and embraces her. She looks deep into her eyes and says, "Tell Gabrielle that I'll never forget her." And kisses her.

The Queen's reader fades into history.

FOOTNOTE:
Gabrielle de Polignac made it to Switzerland. She died in Vienna in 1793, less than two months following the execution of Marie Antoinette. Her family said she died of a broken heart. She is the great-great-great-great grandmother of the children of Prince Rainier and Princess Grace of Monaco.


par Sean Martinfield, San Francisco cultural critic
photos, Carole Bethuel
http://www.huffingtonpost.com/sean-martinfield/farewell-my-queen_b_1672890.html

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Ven 17 Jan - 21:07

Un autre avis, tout aussi positif.  Very Happy J'aime beaucoup le parallèle avec Downton Abbey et Upstairs Downstairs.  Very Happy 

Farewell, My Queen: A View of Pre-Beheading Versailles

Director Benoit Jacquot's take on the last days of Marie Antoinette, Farewell, My Queen, is based on a book by Chantal Thomas, which looks at history from the perspective of a servant with a talent for embroidery. I don't know another filmmaker who studies the behavior of women with quite the care and consideration of this director. Introducing a special screening at MoMA in time for Bastille Day, Jacquot said, "I hope you like French films, because this film is very French."

At a time when viewers are obsessed with Downton Abbey, this film offers an upstairs downstairs French Revolution era glimpse complete with dying rats, gossipy crones, lotharios in gondolas, and the very beautiful queen (Diane Kruger) distracted from her duties by her love for the chilly Gabrielle de Polignac (Virginie Ledoyen). She commands her devoted servant-in-waiting Sidonie (a marvelous Lea Seydoux) to perform an act of complete sacrifice.
A Peggy Siegal Company event for the Cohen Media Group, the after party at the French Consulate had its own decadence. Veuve Cliquot flowed as guests such as Nina Arianda and Waris Ahluwalla nibbled on crab cakes and smoked fish on potato pancakes. Costume designer Donna Zakowska spoke glowingly of this fine film's attention to period dress.

When Farewell, My Queen was featured at this year's Rendez-vous with French Cinema in March, Jacquot explained his casting of Diane Kruger as the ill-fated queen. Kruger "snatched" the role, insisting upon her similarities to Marie Antoinette: "I am Austrian, my mother is named Marie Therese. I was born on July 14. I am the same age as Marie Antoinette when she was guillotined."


par Regina Weinreich, Author, Kerouac's Spontaneous Poetics
http://www.huffingtonpost.com/regina-weinreich/farewell-my-queen_b_1663664.html

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mar 28 Jan - 9:16

Une critique du film que je trouve particulièrement pertinente:

"Iceberg, droit devant !" :
Les Adieux à la Reine



Marie-Antoinette et la chute de la monarchie française ont passionné les cinéastes, séduits par le tragique destin de l’Autrichienne, de sa futilité capricieuse à sa dignité retrouvée sur l’échafaud. Après la bonbonnière de Sofia Copola, rock-star adolescente en crise d’indépendance, Benoît Jacquot livre sa passionnante vision d’un naufrage programmé. Pourtant, le résultat est aussi brillant qu’inégal, et les amateurs de reconstitution historique rigoureuse retourneront rapidement aux deux long-métrages commissionnés pour le bicentenaire de 1989 et injustement méconnus : la sobre Autrichienne de Pierre Granier-Deferre qui retrace avec minutie le procès de la Reine incarnée par Ute Lemper, et le premier volume de la monumentale fresque La Révolution Française un peu trop scolaire mais à la réalisation incroyablement soignée où la souveraine prend les traits gracieux de Jane Seymour.

Dès les premières minutes, et en dépit d’une bande-son indigente et facile, Jacquot nous fait plonger dans l’envers du décor versaillais. Tout au long du film le spectateur explorera ainsi les entresols humides, les combles réduits, les galetas de la domesticité, soulignant la proximité et le contraste entre les bas-fonds des coulisses et la scène chamarrée du pouvoir, des ors du Petit Trianon à ceux de la Grande Galerie, exacerbant les constats de William Ritchey Newton dans son excellent Derrière la façade : Vivre au château de Versailles au XVIIIe siècle (Perrin, 2008) sur la vie quotidienne au château, plus accessible que son ouvrage de référence La Petite Cour : Services et serviteurs à la Cour de Versailles au XVIIIe siècle (Fayard, 2006).


Mais même dans les pièces d’apparat, le réalisateur se délecte de l'usure des dorures, des traces de doigts sur les boiseries, conférant au Château un parfum de décrépitude et de pourriture, reflet de cet Ancien Régime qui se délite.


Tout au long du film, qui retrace les évènements du 14 au 17 juillet 1789 tels que vus depuis Versailles, le spectateur s’identifiera à l’innocence de Sidonie Laborde (Lea Seydoux), lectrice adjointe de la Reine que Chantal Thomas a recréé à partir d’une ligne de l’Almanach Royal, et dont le visage juvénile et la candeur nous servent de guide dans le dédale d’un navire en perdition. Le propos du film se résume ainsi à l’errance de la jeune fille, ballottée dans les soubresauts d’une cour paniquée qui apprend la prise de la Bastille, une cour partagée entre la perpétuation de la routine (Le Cahier des Atours auquel il faut ajouter une broderie de dahlia réclamée par la Reine, comme si les petits-riens continuaient) et l’agitation vaine de nobles partagés entre la fuite, le suicide, ou l’inaction. Après des débuts poussifs qui nous permettent de plonger dans l’intimité de l’Autrichienne (admirable Diane Kruger), une scène remarquable scande le passage aux Enfers et la fin d’un monde : celui où dans la nuit, la jeune Sidonie se fraye un passage dans les couloirs surpeuplés et obscurs des appartements de courtisans, cernée par les halos des bougeoirs et les conversations inquiètes. Tristes apprêts, pâles flambeaux…

Pour capturer ce sentiment de catastrophe imminente et inéluctable, Benoît Jacquot manie la caméra avec une grande fluidité, optant pour des prises de vue constamment en mouvement, adoptant souvent le point de vue subjectif de Sidonie (cachée derrière des malles, courant de droite et de gauche…), usant de courtes profondeurs de champ. Les plans fixes en sont d’autant plus importants, comme celui où la jeune femme court dans une l’enfilade fantomatique, bleutée et déserte, des Grands Appartements dont on n’aperçoit que les chambranles, ou celui où elle est assise sur un banc de la Cour de Marbre tout aussi abandonnée.


Pourtant, en dépit de ces qualités, le long-métrage n’est pas aussi abouti qu’on eût pu l’espérer. La faute avant tout à des personnages trop falots, et à un jeu moderne et naturel qui se résume souvent à des dialogues d’une effarante et familière banalité (du type "Y se passe quoi ?"), d’une platitude sans nom, qui donnent à l’ensemble le cachet d’un téléfilm moderne peu convaincant, et où toute étiquette a disparu. Mis à part le portrait complexe de la reine, capricieuse, charmante et calculatrice de Diane Kruger (une scène sert d’ailleurs de clin d’œil à la diabolique Glenn Close dans les Liaisons Dangereuses de Stephen Frears), force est d’avouer que seuls les seconds-rôles du généalogiste Moreau, voire du débonnaire Louis XVI de Xavier Beauvois tirent leur épingle du jeu.

Il faut ajouter à cela les inutiles mais racoleurs relents lesbiens de la relation entre Marie-Antoinette et la Duchesse de Polignac (Virginie Ledoyen au déhanché digne d’un podium se trémoussant en robe vert électrique et dont les spectateurs n’ignoreront rien de l’affriolante anatomie).

Enfin, on notera que la reconstitution se révèle moyennement rigoureuse du point de vue des décors et costumes. Ainsi, dès les premières minutes, le spectateur maniaque sursautera en voyant des… euh… bon… en étant tolérant, sans doute des Gardes Françaises (on se réfèrera au Lienhart & Humbert ou à Lelièpvre pour retrouver ces mêmes gardes en tenues conformes au règlement de 1786) traverser l’affreuse Grille Dorée sponsorisée par Monnoyeur dans la Cour Royale alors que se détache à l’arrière-plan le… Pavillon Dufour construit sous Louis-Philippe. De même, l’uniformologue sera sauvé par un défibrillateur secourable après s’être ému des tenues approximatives des Suisses, de l’absence de Gardes du Corps, des laquais en livrée rouge, bleu et or bien éloignées de la Livrée Royale pourtant parfaitement documentée (cf. article du Bulletin du Centre de Recherche du Château de Versailles), tandis que l’on cherchera en vain une vraie robe à la française dans les costumes de cour simplifiés (qu’importe, on voit la plupart du temps des bonnets de nuit) alors que la coiffure de la Reine correspond plutôt aux années 1770. On passera également sur les menues inexactitudes en termes de mobilier ou d’objets, mais l’accumulation d’erreurs, bien que non rédhibitoires par rapport au propos du film, s’avère assez agaçante et se cumule au manque de crédibilité des acteurs si bien que l’on aurait pu souhaiter soit une reconstitution plus approfondie et un jeu plus théâtral, soit à l’inverse une mise en scène contemporaine transposant abstraitement et habilement le message.

Au final, la grande réussite de Benoît Jacquot a été de montrer un Versailles intime et hagard, réminiscent – toute proportions gardées – de La Chute d’Olivier H. par son atmosphère claustrophobique, ses peurs, et son désespoir. Autopsie d’un microcosme en perdition, photographie d’un abîme entrouvert, les Adieux à la Reine, avec son unité de temps, de lieu et d’action, aurait pu s’appeler "Quatre jours qui ébranlèrent le monde". Et ce n’est pas rien.

http://www.musebaroque.fr/Chroniques/adieux_reine.htm

L'article est aussi particulièrement bien présenté et la page attractive. Il y a des liens intéressants et de très belles photos du film. Un site à visiter!  Very Happy 

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mer 19 Fév - 20:57

French film festival explores love, longing and desire

FEBRUARY 19, 2014 by Katherine Preston, Staff Writer


The annual Williams College French Film Festival began this Monday night with the screening of Benoît Jacquot’s Farewell, My Queen at 7 p.m. at Images. The film falls under the festival’s theme and title, Unlikely Love: Longing and Desire in New French Film.



Associate Professor of French, Brian Martin, opened the festival stating, “This festival presents films that examine the roles of love and affection, attraction and seduction, and gender and sexuality in contemporary France. From chivalric romance to romantic comedy, French culture is celebrated and known for its obsession with the love story and both the pleasures and dangers of erotic passion and romantic desire.”

Martin explained that this year’s three films, all produced in 2012, play a part in contemporary debates and issues in France regarding conceptions of love and sexuality. The selected films offer “new stories of unlikely love, from homoerotic love at the court of Marie Antoinette to relationships across lines of race, class and physical handicaps to moving lessons of long term love and loss.” Martin mentioned events from 2012-13 that influenced the festival’s theme, including sexual harassment allegations against French politician and economist Dominique Strauss-Kahn, the recent legalization of gay marriage in France, consideration of prostitution and sexploitation in the French National Assembly and ongoing debates on gender identity and gender equality education in French schools. Martin also spoke of several very recent, serendipitous ties with the United States, Francois Hollande’s unaccompanied appearance at Tuesday’s state dinner in the wake of his recent breakup and Secretary of State John Kerry’s speech in fluent French in praise of warm diplomatic relations between the two countries since the American Revolution.

The festival’s first film, Farewell My Queen, is based on the work of French historian Chantal Thomas, who analyzed 18th century pamphlets and propaganda that criticized Marie Antoinette in her book La reine scélérate (The Wicked Queen: The Origins of the Myth of Marie-Antoinette.) The propaganda frequently accused the Austrian queen of wild affairs with a plethora of her friends and court, ranging from a cardinal to her hairdresser. Martin points out that Marie Antoinette’s alleged infidelity therefore “threaten[ed] with her own body the body politic of France.” Farewell My Queen portrays the intimate relationships between Marie Antoinette, played by Diane Kruger, her reader Agathe-Sidonie Laborde, played by Léa Seydoux and her friend the Duchess Gabrielle de Polignac, played by Virginie Ledoyen during the opening days of the French Revolution. The film features beautiful set and costume design, as well as emotive close-up shots.

In his introduction of Farewell, My Queen, Martin stated, “this film is in many ways the latest contribution to what the American scholar and author of The Apparitional Lesbian: Female Homosexuality and Modern Culture Terry Castle has called the Marie Antoinette obsession, “a centuries old fascination with the enigmatic queen in everything, from Madonna’s 1990 MTV music video awards performance of her song ‘Vogue’ while dressed as the French queen … to Sofia Coppola’s more recent film Marie Antoinette.” Martin also noted the film’s signifcance in the history of queer film in France since Jean Poiret and Francis Veber’s 1978 La Cage aux Folles (adapted to the 1983 Broadway musical and 1996 American comedy movie The Birdcage), to Sébastien Lifshitz’s documentary of elderly queer couples in France The Invisible Ones, Abdellatif Kechiche’s Blue is the Warmest Color on lesbian desire and Alain Guiraudie’s gay male thriller Stranger by the Lake.

Martin concluded his introduction to Farewell, My Queen by quoting Castle: “Why is it so difficult to see the lesbian when she is right there quite plainly in front of us? In part because she has been ‘ghosted’ or made to seem invisible by culture itself … The lesbian remains a kind of ‘ghost effect’ in the cinema world of modern life: elusive, vaporous, difficult to spot-even when she is there, in plain view, mortal and magnificent at the center of the screen.”

Je n'ai mis que la partie qui concerne Marie Antoinette. Pour la suite de l'article, c'est ici: http://williamsrecord.com/2014/02/19/french-film-festival-explores-love-longing-and-desire/

Y'a rien à faire, la culture anglo-saxonne est un bon cran au-dessus quand il s'agit d'analyses de genres.  Very Happy 


_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Mer 19 Fév - 22:47

Les critiques d'un blog spécialisé dans les costumes historiques:

Les adieux à la reine

Ce mois-ci est sorti au cinéma un film original sur la cour de Marie-Antoinette, Les adieux à la reine (de Benoît Jacquot). Je m'écarte un peu de l'époque habituellement traitée sur ce site pour parler de ce film qui présente l'intérêt de traiter l'Histoire sous une forme nouvelle.

Son originalité est qu'il présente les évènements du 14 Juillet du point de vue des domestiques et qu'il est filmé de façon réaliste, quasiment à la manière d'un documentaire. Il évite la faute grave que commettent beaucoup de films « historiques » qui cherche à expliquer au spectateur le contexte en lui faisant bêtement un cours d'Histoire. Ce n'est pas le cas ici. On a presque envie de dire « Enfin un film d'Histoire crédible! ». Je dis bien « presque »...

Presque, parce que le film est l'adaptation d'un roman (ce dont je ne parlerai pas ici) mais surtout parce que le costume n'a pas été traité avec sérieux. Si le costume est essentiel pour rendre un film historique crédible, ici, l'aspect des vêtements gâche tout. La mode de l'époque n'a absolument pas été respectée.




Symbole clinquant de ce décalage, Marie-Antoinette (jouée par Diane Kruger) apparaît avec une haute perruque de coloration blonde platine, laissant une impression qui n'est pas sans rappeler le glamour de Marylin Monroe ou les coiffures de Kirsten Dunst dans la Marie-Antoinette de Sofia Coppola. On est là dans une représentation de la reine qui répond aux critères de la mode de notre siècle mais pas à ceux des Lumières.



Ce qui était pardonnable au film de Coppola, l'est beaucoup moins pour Les adieux à la reine. Le film de Coppola assumait son caractère décalé et anachronique. Le coté rose bonbon des costumes participait au style « branché » du film. En revanche, pour les adieux de la reine, on est dans un registre qui se veut plus crédible. Le film s'illustre par le réalisme de la mise en scène et des dialogues, c'est regrettable que le costume n'aille pas dans le même sens. Le choix des costumes casse toute l'originalité du film.

Il y avait pourtant mille façons de coiffer la reine...








Le choix des costumes des adieux de la reine est d'autant plus regrettable que le scénario du film porte plusieurs fois l'attention du spectateur sur l'habit vert de Gabrielle de Polignac (jouée par Virginie Ledoyen). L'histoire aurait gagné en crédibilité si cette robe avait été accordée avec la mode de l'époque...



Les adieux à la reine souffre immanquablement de la comparaison avec La Révolution française (1989) film qui traitait également des évènements de l'été 1789 (quoique de manière plus furtive). Jane Seymour y incarnait une Marie-Antoinette formidable (peut-être la meilleure dans ce rôle ?), aidée par des costumes beaucoup plus respectueux de la mode. La Révolution française est ce genre de film historique qui prouve que le cinéma peut respecter la mode désuète d'une époque sans pour autant paraître ridicule.



Le rapprochement des deux films ne peut être évité. Les adieux à la reine est inspiré de La Révolution française ; la scène principale où Diane Kruger (Marie-Antoinette) serre contre elle Virginie Ledoyen (Polignac) n'est que la reprise de la scène où Jane Seymour enserre dans ses bras Gabrielle Lazure incarnant la princesse de Lamballe (ci dessous à gauche).



http://lecostume.canalblog.com/archives/2012/04/18/24020275.html


Oui, euh, bon... Je suis assez d'accord avec la critique, mais pas tellement, en fait.   Oui, les costumes sont bof. Oui, les coiffures le sont encore plus. Mais en choisissant une Gabrielle brune, le réalisateur se montre fidèle aux descriptions de la duchesse: elle apparaît dans son film la chevelure au naturel, ce qui rend à la fois l'effet "trempé dans l'encre" et le charme tout en simplicité de Madame de Polignac.

Pour la reine, c'est vrai, c'est dommage qu'on n'ait pas eu droit à ses belles coiffures à l'enfant. Mais sa perruque rappelle volontairement un casque, à mon avis. Elle le retire d'ailleurs comme tel dans une scène qui marque sa défaite. Le fait qu'elle soit blond resplendissant correspond à certains passages du roman de Chantal Thomas, où la reine est peinte comme une flamme vivante.

La robe verte... Oui, bon, je ne dirais rien, je n'aime pas ce vert. Il me donne la nausée. Mais l'époque appréciait les couleurs bizarres. Et puis, celle que propose l'internaute ne me plaît pas davantage, au contraire. On va donc garder l'originale, d'accord?   

Quant à la comparaison avec les Années Lumières, je ne la trouve que moyennement pertinente. La façon dont Jane Seymour enlace Madame de Lamballe n'a rien à voir avec la lutte de pouvoir que propose Jacquot. Encore une fois, Jacquot suit le livre, qui suit lui-même les auteurs anciens et les témoignages d'époque: d'entre la reine et sa favorite, il était parfois difficile de déterminer la plus forte.

Au contraire, l'embrassement de Jane Seymour reflète toute l'ambiguïté de son personnage, qu'elle joue sur plusieurs niveaux, tout comme Jean François Balmer en Louis XVI. C'est là que réside, à mon avis, le plus grand intérêt de leur interprétation.

Comique, tiens... D'aucuns s'insurgent contre les potentielles références saphiques du film de Jacquot, alors que la très courte scène de la Révolution française, dans le genre, est bien plus explicite!  

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Dim 23 Fév - 22:00

Ben tiens, la voilà, la fameuse robe verte!  Wink Visiblement, tout le monde n'a pas le même avis que moi, ni que l'auteur du blog cité supra.   



Les robes de Marie-Antoinette et de son amie courtisane, portées par les actrices Diane Kruger et Virginie Ledoyen, attirent les visiteurs au Centre National du Costume de Scène à Moulins dans l'Allier...

... Mais ce sont les costumes du film de Benoït Jacquot "Les Adieux à la Reine" qui attirent les regards des premiers visiteurs.
Les robes magnifiques de Marie Antoinette portées par Diane Kruger, de sa lectrice interprétée par Léa Seydoux ou de son amie de coeur incarnée par Virginie Ledoyen, sont d'ailleurs citées pour le César des meilleurs costumes.

http://auvergne.france3.fr/2013/01/27/avant-les-cesars-les-costumes-de-diane-kruger-dans-le-film-les-adieux-la-reine-exposees-au-musee-montlucon-dans-l-allier-188863.html

C'est depuis la rédaction de cet article chose faite: Christian Gasc a reçu le César des meilleurs costumes.  Very Happy

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Dim 9 Mar - 13:26

Epinglé sur le net, un petit commentaire:  Wink 

Les adieux à la Reine



Moins comique que celui mentionné plus haut, ce film est un délice. Diane Kruger, Virginie Ledoyen et Léa Seydoux interprètent respectivement les rôles de Marie Antoinette, Gabrielle de Polignac et une jeune lectrice à la Cour. C’est le récit des derniers jours de Marie Antoinette à Versailles, qui se distrait des rumeurs d’un peuple mal nourri et mécontent grâce aux talents d’une jeune lectrice. Celle-ci, monarchiste pure et dure, demeure fascinée par la reine et sa supposée liaison amoureuse avec la belle aristocrate Gabrielle de Polignac. Elle est aveugle au fait que l’extravagance de la reine a exacerbé l’appauvrissement du peuple français. Son aveuglement l’amène à faire un ultime sacrifice au nom de la reine…

+ critiques d'autres films: http://www.st-andrews.ac.uk/~theinterpreter/2013/11/mes-films-francais-preferes/

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chou d'amour
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 31680
Age : 35
Localisation : Lyon
Date d'inscription : 22/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Dim 9 Mar - 14:14

Tu l'avais vu ce film Pim?  Very Happy 
Qu'en avais-tu pensé?

_________________
Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme c'est le contraire!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://maria-antonia.justgoo.com
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Dim 9 Mar - 14:53

J'ai bien aimé, moi.  Very Happy 

Je l'ai même trouvé envoûtant, tant qu'il restait fidèle au roman historique de Chantal Thomas, qui m'a tellement séduite. La dichotomie entre les deux mondes me plaît beaucoup, ce côté upstairs/downstairs, avec cette différence qu'apporte le ras-de-marée de la révolution, et toutes les fissures à l'édifice qui apparaissent au grand jour.

J'ai été, comme dans le roman, très sensible à cette atmosphère de fin d'un monde et de cataclysme imminent. Avec le plus du visuel, de cette caméra qui hante les sous-sols du grand bateau Versailles en train de sombrer.

Super casting, à mon avis, Diane Kruger est magistrale, très belle, très royale, très névrotique, tout à fait ce qu'il fallait pour donner vie à la flamme mouvante de Chantal Thomas. J'apprécie aussi le choix de Virginie Ledoyen, douce et mignonne, mais elle rend encore moins justice à la fidélité de Madame de Polignac que l'héroïne du livre. Et, surtout, elle manque cruellement de grâce. Dommage... On en arrive à se demander ce que Marie Antoinette lui trouve au juste, car le jeu de l'actrice fait sombrer le personnage dans une affligeante banalité.

J'ai trouvé chouette que Jacquot rajeunisse la lectrice et qu'il mette en évidence son adoration pour la reine, qui confine à un mysticisme proche du sentiment amoureux. C'est une dimension qui nous échappe actuellement, je crois, mais qui animait à mon avis le souffle épique des royalistes à la Lamballe, Fersen, Jarjayes mari et femme... tous ces gens prêts à donner leur vie pour leur reine.

Bon... Le réalisateur aurait dû en rester là. Malheureusement, sur ce coup, il n'a pas fait dans la finesse, c'est le moins qu'on puisse dire, et la confusion de sentiments qui aurait été si intéressante se noie dans des clins d'oeil lesbiens vraiment trop appuyés. Dommage, ça discrédite méchamment le propos.

Mais ça ne m'empêche pas d'apprécier vraiment beaucoup ce film. Il n'est pas parfait mais, jusqu'à présent, je n'ai encore vu aucun film sur Marie Antoinette qui me paraisse parfait. J'ai toujours un truc à redire.

http://milleetuneantoinette.over-blog.com/2014/01/la-meilleure-marie-antoinette-3.html

Je serais pas une vieille bique chiante, des fois?  

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer


Dernière édition par pimprenelle le Lun 2 Juin - 23:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chou d'amour
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 31680
Age : 35
Localisation : Lyon
Date d'inscription : 22/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Dim 9 Mar - 15:05

D'accord merci  Very Happy 

Je demande car de mon côté il est vrai que j'ai été quelque peu déçu en fait, mais plus par la forme que par le scénario. Disons que je l'ai trouvé très mou en fait, et monotone. C'est le choix de passer le script en film qui est un risque car j'avoue m'être ennuyé   
Les petits écarts historiques ne m'ont pas gêné plus que ça, ni les acteurs ou actrices qui sont excellentes (surtout Diane!!   ), mais plus le manque de punch  Wink 

_________________
Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme c'est le contraire!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://maria-antonia.justgoo.com
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39737
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   Dim 9 Mar - 15:13

C'est vrai que ce n'est pas rapide...   

C'était une gageure de mettre en image un scénario qui ne repose que sur 3 jours dans une unité de lieu, sans qu'on voie ce qu'il se passe à l'extérieur. Mais c'est vrai que cela aurait pu être un peu plus haletant.


_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot   

Revenir en haut Aller en bas
 
Nos avis sur le film "Les Adieux à la Reine", avec Diane Kruger de Benoît Jacquot
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 20 sur 22Aller à la page : Précédent  1 ... 11 ... 19, 20, 21, 22  Suivant
 Sujets similaires
-
» Film : Les Adieux à la Reine
» Cyrano: avis sur la mise en scène de Podalydès..?
» Nouveau film"Marie mere du Christ avec Al Pacino en avril 2010
» [Littérature - Roman] Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis
» Le Guerrier Pacifique

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Boudoir de Marie-Antoinette :: Autour de Marie-Antoinette :: A l'écran et sur les planches :: Marie Antoinette sur les écrans-
Sauter vers: