Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Ventes aux enchères

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The Collector

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Jeu 10 Nov - 11:29

Grisebach 1 décembre
Orangerie   Cool

https://www.grisebach.com/en/auctions/catalogues/list-view/?katalog[kat_id]=264

Retenons par exemple cette table à écrire
signée Riesener  Cool


en chêne plaqué d'acajou
bonze plaqué or

Provenance: Collection privée, Suisse 
littérature et illustration: catalogue de vente aux enchères: Sotheby, Paris, le 18 Octobre, 2006, lot 69 

Estimation entre 30 000 et 50 000 

........ continuons 


Irrésistible faïence (en Lorraine) XVIIIe 
avec chinoiserie dans le style Pillement 






Provenance: 1980 marché de l' art Vandermeesch, Paris 



Estimation 6 000 - 8 000 

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Superglu

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Ven 18 Nov - 4:27

Vente d'autographes chez Ader, ce 30 novembre.  Very Happy

On citera la Clairon, la Contat, diverses lettres du domaine théâtral, divers imprimés du XVIIIe.

Ainsi que l'incontournable Madame Campan, de nombreux princes et princesses, Marie Leszczynska, Madame Clothilde 



à la jolie petite écriture régulière. 

Louis XVI

4 pièces manuscrites, provenant des archives de l’historien G. Lenotre, fin XVIIIe et début XIXe siècle. 
 Quelques paroles recueillies de Louis XVI pendant sa prison au Temple . Relation d’une conversation avec l’abbé Edgeworth de Firmont, confesseur de Louis XVI, à Wolfenbüttel (27 mai 1797), sur les derniers instants de Louis XVI. Copie d’une lettre de Louis XVI à l’abbé Maton de La Varenne (au Temple, 19 août 1792). 
Notes sur Turreau et Garnier, chargés par la Convention d’accélerer le recrutement. 


Hélas ils ne donnent que cette moche photo. De quoi, d'abord ??  Shocked



Pour la petite histoire, il y a aussi une lettre de Naundorff.  Wink
Catalogue :   http://www.auction.fr/_fr/vente/lettres-et-manuscrits-autographes-44849

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Den Duvel

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Sam 19 Nov - 23:00

Il s'annonce une belle vente chez GODTS à Bruxelles - 13/12 -  Wink

Kyrielle de lots intéressants et en ce qui nous intéresse plus particulièrement  Wink Wink

Portraits de Charles VI et son épouse

Charles VI et son épouse Élisabeth Christine, beaux-parents de Charles de Lorraine. PEINTURES à l'huile sur CUIVRE, 30 x 22 cm (format ovale). 
Sous passe-partout de bois cernant l'ovale du cuivre, sous cadre de bois noir et or. Bustes de 3/4, tous deux représentés assez jeune. Charles porte le Collier de la Toison d'or et Élisabeth Christine une robe rouge parée de diamants. Charles III de Habsbourg (Vienne 1685-1740) devint empereur des Romains sous le nom de Charles VI. Le 1er août 1708, il épousa Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel (1691-1750), protestante qui se convertira par raison d'état. Ils eurent 4 enfants dont la future impératrice Marie-Thérèse (1717-1780) et Marie-Anne (1718-1744) qui épousa Charles de Lorraine.
Provenance : [Jean Jadot] (sans mention ni cachet).


Les grands-parents de Marie-Antoinette, donc 

Redevenons sérieux. Portrait de son père en buste

Buste de François Ier (1708-1765), empereur du Saint-Empire, avec cuirasse et ruban de la Toison d'or. [C. 1760]. 
TERRE CUITE, 38 x 24 x 14 cm, sur piédouche et socle carré (pet. percement au sommet du crâne). 
Buste identique à celui de la paire de bustes de François Ier et Marie-Thérèse d’Autriche exécutée en porcelaine par la manufacture de Tournai qui entame vers 1760, alors qu'elle rivalise avec les plus grands ateliers européens, une suite de bustes de personnages illustres. Probablement réalisés avant le décès de l’empereur, il est présumé qu’ils sont de la main du tournaisien Antoine Gillis ou du parisien Nicolas Gauron.
Provenance : E. de Coussemaker (Galerie Reding, vente Bxl.,16 déc 1947, n° 329; # notes personnelles de J.J.); Jean Jadot (sans cachet). 


François II - oui on va se faire toute la famille 


François II, empereur des Romains. Autriche, 18e s. PEINTURE SOUS VERRE (églomisé), 21,8 x 14 cm, mention peinte sous le sujet "Franciscus. II. Imp. Rom. Hung. et Boh. Rex. Ar. Aus." (qqs défauts ou éclats à g. du sujet). 
Sous cadre de bois mouluré doré. Buste de profil g., perruque nouée dans la nuque par un ruban noir, jaquette olivâtre à revers brodés d'or, jabot de dentelle, écharpe rouge et blanc de l'ordre de Marie-Thérèse autour de l'épaule, collier et bijou de la Toison d'or autour du cou, étole de tissu bleu-gris avec agrafe dorée. Portrait figuré, sur fond noir, dans un cadre orné surmonté d'un noeud et divers ornements dorés. François II (1768-1835) est le dernier empereur du Saint-Empire romain dont il porta le titre de 1792 à 1806 à la suite du décès de son père Léopold II.
Provenance : collection notaire Delporte (vente Brux., Beaux-Arts, 18-1-1952, n° 257; # notes personnelles J.J.); [Jean Jadot] (sans mention ni cachet). 


Qu'est-ce que je vous disais ? Joseph maintenant ! 

[ GRASSI, Anton (Vienne, 1755-1807)]. 
- Buste de l'empereur Joseph II. Vienne, Manufacture Impériale et Royale, 18e siècle. BISCUIT en PORCELAINE DURE BLANC, 19,3 x 11 x 6 cm, sur pied en porcelaine émaillée blanche (très légère trace de fissure au niveau de la tempe g. et du cou, fissure de 3 cm au dos sur l'épaule dr., pet. point noir et pet. fissure sur le socle). 

Tête de trois-quarts à dr., perruque bouclée et nouée avec couronne de laurier. Joseph II (1741-1790) porte une cuirasse romaine ornée, à hauteur de poitrine, d'une tête de Méduse. Départ de manche figurant une tête de lion et tunique sur l'épaule gauche avec fibule. Marque de manufacture à l'intérieur du socle.
# Brongniart, Description méthodique du musée céramique de la Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, Paris, vol. 2, 1845, p. 441, n° 114.
Provenance : J. Brassine, Liège (vente Liège, 6 nov. 1958 # notes personnelles de J.J.); Jean Jadot (sans cachet). 





Joseph II, Empereur des Romains. PEINTURE à l'HUILE, 3,4 x 2,9 cm (ovale), sur NACRE (2 cassures et 1 petit manque -restauré- dans la jaquette). 
Dans un cadre de métal doré guilloché et orné. Avec suspensoir. Buste de 3/4 g., perruque à queue de cheval tenue par un ruban noir, jaquette noire à revers rouge, jabot et croix de l'ordre de Marie-Thérèse (créé en 1757) sur la poitrine à g., ceinture rouge et blanc sous la jaquette entrouverte.
Provenance : [Jean Jadot] (sans mention ni cachet). 


Pas mal d'autres représentations du même. J'aime assez celle-ci

Joseph II, Empereur des Romains. Autriche, 18e s. PEINTURE SUR VERRE (églomisé), 29,4 x 15 cm, mention peinte sous le sujet "Iosephus. II. Imperator." (qqs très pet. manques). 
Buste de 3/4 droite, perruque à marteaux nouée dans la nuque par un ruban noir, cravate noire et jabot de dentelle blanche, jaquette olivâtre à col rouge et revers brodés d'or, jabot de dentelle, écharpe bleue passée sur l'épaule g., croix de l'ordre de la Toison d'or (avec écharpe bleue !), de l'ordre de Marie-Thérèse (rouge et bleu !) et ordre de Saint-Étienne de Hongrie. Portrait figuré, sur fond noir, dans un cadre orné surmonté d'un aigle et guirlandes dorés.
Provenance : [Jean Jadot] (sans mention ni cachet). 

Exposition : "Sous l'arbre de la liberté [...]". Brux., Maison du Roi, sept-déc. 1980, n° 4.



Celui-ci est comique - à la Frederik II 

RIDDERBOSCH, Françoise-Jeanne de (1754-1837). 
- Joseph II, empereur du Saint-Empire romain de la Nation Germanique. GOUACHE, 6 x 4,5 cm, sur PEAU DE VÉLIN, mention ms. ancienne collée au verso "peint sur parchemin par Me De Metts née Ridderbosch". Sous vitre et cadre en métal torsadé doré. Avec suspensoir (non désencadrée). 
À mi-corps de face, tête de dr. légèrement souriante, coiffé d'un chapeau à bord rouge, jaquette verte ouverte au revers de manche rouge, main dr. dans le gilet (à la Napoléon), ceinture rouge et blanc, collier de la Toison d'Or au cou et croix de l'ordre de Marie-Thérèse (créé en 1757) sur la poitrine à g. 

Provenance : acheté à "Max" en juin 1960 (# notes personnelles de J.J.); [Jean Jadot] (sans mention ni cachet).

Il y en en veux-tu en voilà. Restons raisonnables et passons à la grande soeur 

DENON, Dominique VIVANT [VIVANT DENON Dominique dit] (Givry, 1747-1825, Paris). 
- Portrait de profil de Marie-Caroline d'Autriche, reine de Naples et de Sicile. 1784. DESSIN ORIGINAL, pierre noire lég. rehaut de rose sur la joue, médaillon de 12 x 8,5 cm, sur papier vergé, signé et daté à la plume en bas du sujet "Denon 1784", collé en plein sur f. de support de 23 x 17 cm (à vue), encadrement dessiné figurant un chien, un sanglier, un aigle et des attributs sur le thème de la chasse (faibles taches brunes sur le médaillon, f. de support lég. bruni). 
Sous passe-partout, vitre et cadre de bois peint en noir et doré (non désencadré). 
Une inscription ms. au verso identifie Marie-Caroline d'Autriche (1752-1814), fille de François Ier et de Marie-Thérèse d'Autriche. Pour des raisons diplomatiques, Marie-Caroline épousa, en 1768, Ferdinand Ier, roi de Naples et de Sicile. Artiste, écrivain, diplomate et administrateur français, Vivant Denon, fut attaché à l'ambassade française à Naples, de 1776 à 1785.
Provenance : Famille royale d'Orléans (vente Brux., Galerie Giroux, 5 déc. 1947, n° 122); Edmond de Bruyn (Ibidem, déc. 1956, n°264; # note ms. de J.J. au verso); Jean Jadot (cachet de collection au verso du cadre; # Lugt 4009). 

Exposition : "Reflets de la bibliophilie en Belgique, IV". Brux., KBR, sept-oct 1979 (cfr. notice du cat. au verso). 



Maman 


Copie d'après le pastel de DUCREUX, Joseph (1735-1802)]. 
- Marie-Thérèse d'Autriche en habit de deuil. [Après 1769]. 
PEINTURE à l'HUILE, 27,5 x 20 cm, Sous vitre et cadre de bois mouluré doré de l'époque. Buste de 3/4 droite, l'impératrice porte voile, collier de perles et robe noirs, bijou de l'ordre de Saint-Étienne retenu par un noeud de ruban sur la poitrine, à gauche. Ducreux réalisa un pastel en 1769 (conservé à Vienne) dont nous présentons une copie. Marie-Thérèse porte le deuil de son mari François III de Lorraine, devenu François II de Toscane et François Ier empereur des Romains, décédé à Innsbruck le 18 août 1765. Ils eurent 16 enfants dont Marie-Antoinette, reine de France, et Joseph II.
Provenance : acheté à Bruxelles, Galerie Fievez, 28-4-1948, n° 29 (le tableau était alors attribué à Joseph Ducreux, # notes personnelles de J.J.); Jean Jadot (mention ms. sur l'étiq. au verso). 



La même, dans une posture aussi inhabituelle qu'interpellante


Marie-Thérèse, "roi" de Hongrie, à cheval et tenant une épée levée. [Peu après 1741 ?]. 
HUILE sur toile, 36 x 26,5 cm (lég. craquelures, vernis obscurcissant lég. le tableau). 
Sous vitre et cadre de bois mouluré doré de l'époque. Fine représentation (traits du visage et détails divers) de l'impératrice en tant que reine (mais dite "roi") de Hongrie, titre auquel elle accède à 24 ans, le 25 juin 1741 lors de son couronnement. Montée en amazone sur un cheval noir, elle porte une robe de soie brodée d'or avec rangs de perles à la taille et à l'encolure, des manches 3/4 ceintes de dentelles et une cape doublée de rouge. Elle est coiffée de la couronne, ses mains sont gantées (la gauche porte une épée levée, la droite est posée sur sa hanche). 
Au ras du cou, un collier en diamant et aux oreilles des perles. Dans le fond, un village en grisaille.
Provenance : Jean Jadot (cachet sur le bois au verso du cadre). 


Je vous renvoie avec un enthousiasme non dissimulé au catalogue de cette belle vente.  Very Happy Very Happy
http://www.godts.com/fr/auction/vente-13-decembre/catalogue/
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le beau lauzun

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Jeu 24 Nov - 11:36

Génial !

Toujours chez GODTS, je me damnerais pour ce manuscrit écrit pas un proche de Joseph lors du voyage à Versailles de 1777. Là, si mon compte (misérable) me le permettait ! Mais il ne me le permet pas, rien à faire.



Pas la peine de mettre le Père Noël sur le coup, ce sera déjà vendu. Sad

Alors, pour nous consoler (vu que j'imagine ne pas être le seul dans le cas ), je prends toujours les infos données par les experts. Ce sera déjà ça. Rolling Eyes

(Manuscrits & Autographes, Joseph II) - COBENZL, Jean Philippe, comte de (Ljubljana 1741-1810 Vienne).
- " Journal de mon Voyage en France avec l'Empereur Joseph en 1777". 93 pp. in-f°, en français, graphie lisible, ratures et corrections (attestant qu'il s'agit bien du manuscrit original), texte sur la droite des ff., jours ou ajouts sur la partie gauche, 2 croquis légèrement exécutés à la mine de plomb aux pp. 29 et 67, sur le titre : cote de classement "Litt[érature] M[anuscrit] A[rmoire] 3" (rares piqûres, déchirures restaurées au 1er f., qqs notes au crayon d'une main récente aux derniers ff., numérotation postérieure).
Rel. de récupération du 18e s. : plein vélin vert, plats cernés de filets dorés avec fleurons d'angle au lys royal doré, dos lisse fleurdelisé doré, cordons de fermeture en tissu vert (mors et dos part. craquelés, fente dans le cuir du plat sup., gardes renouvelées, une 50aine de ff. de papier blanc in fine servant à adapter le corps d'ouvrage à la reliure).
MANUSCRIT INÉDIT de cette relation très détaillée, d'un style plaisant et alerte, par Cobenzl accompagnant le premier voyage en France, du 18 avril au 30 mai 1777, du comte de Falkenstein, pseudonyme adopté par Joseph II pour jouir d'une plus grande liberté de mouvement lors de visites non officielles.
Alors corégent avec sa mère Marie-Thérèse, Joseph II était chargé des affaires extérieures de l'Empire. Son voyage en France avait des motifs à la fois politiques et privés : consolider l'alliance nouée par le mariage de Louis XVI avec sa soeur cadette Marie-Antoinette (et la "sermonner" pour sa réputation de frivolité), obtenir le soutien de son beau-frère pour intervenir en Bavière et conseiller le couple, leur mariage n'étant toujours pas consommé sept ans après les noces. L'intercession de l'empereur porta ses fruits puisque le 18 août 1777, le roi de France put enfin remplir son devoir conjugal. Outre Versailles et Paris, Joseph II visita la Normandie, la Bretagne, la Touraine, l'Aquitaine, la Provence et le Lyonnais, étudiant en particulier les vaisseaux et les installations portuaires de la marine royale à Brest, Nantes, La Rochelle, Toulon. Il retourna par Genève, Berne et Bâle.
Formé à Vienne et Salzbourg, le comte Jean-Philippe de Cobenzl avait été envoyé en 1760 à Bruxelles chez son oncle Jean-Charles-Philippe de Cobenzl, ministre plénipotentiaire dans les Pays-Bas autrichiens. Il travailla dans divers conseils et continuera une belle carrière diplomatique. Il est en 1777 vice-président de la députation ministérielle de la Banque de Commerce mais, selon une note de Jadot, il est également grand maître de la garde-robe de Joseph II.
- Contenu. Sous le titre, l'auteur souligne : "N.B. ce ne sont que des annotations que je fesois à la hâte tous les soirs avant de me mettre au lit pour garder le souvenir de ce qui s'étoit passé dans la journée, m'étant proposé de rédiger après mon retour à Vienne une Relation circonstanciée de ce Voyage". Si son témoignage est de première main, il ne dévoile pas pour autant le détail des entretiens privés de l'empereur (p. 46 : "en voiture S[a] M[ajesté] me dit les propos tenus entre lui, le Roi et la Reine concernant la consommation du mariage du Roi") mais relate avec précision ses conversations avec Joseph II, les lieux visités (intéressantes descriptions du palais de Versailles, du jardin anglais du duc de Chartres, du pavillon de Madame du Barry et de la machine de Marly, du palais Gallien à Bordeaux), les repas et divertissements, etc. Il décrit les bâtiments remarquables, tant civils que religieux, les fortifications, les industries et les commerces, tout en donnant des commentaires brefs mais incisifs sur les personnes rencontrées, en particulier à la cour de Louis XVI : "[l'empereur] trouva la Reine fort belle, de l'esprit, le ton bien français, beaucoup de goût pour les plaisirs et un peu de légèreté"; quant au roi, Joseph II lui trouva "un extérieur peu avantageux"; "le comte d'Artois d'une jolie figure et l'air bien étourdi"; "M.r de Meaurepas [i.e. le comte de Maurepas, ministre d'État] vieux goguenard"; "la duchesse de Grammont [i.e. Gramont] d'un abord froid et hautain"; visite du château de Bicêtre "pour voir les prisonniers qui y sont en grande quantité" et de la Salpêtrière "où il y a 1°. des enfants trouvés, 2°. près de 13 cent folles, 3°. quelques centaines de filles et femmes de mauvaise vie, 4°. des bonnes pauvres"; démonstration de langue des signes chez l'abbé de l'Épée, pionnier de l'éducation des sourds et muets; expériences d'électricité chez "Camus"; visite de l'Académie française où l'empereur écoute des conférences par d'Alembert, de La Harpe et Marmontel; entretien avec l'explorateur et aventurier hongrois Maurice Beniowski; visite du port de Brest et rencontre du comte Louis-Antoine de Bougainville; démonstration de torpilles à Nantes; visite à Toulouse du canal de Brienne, de la bibliothèque du comte Justin Mac-Carthy Reagh, bibliophile d'origine irlandaise, et de la congrégation des filles du Bon Pasteur qui n'accueille que "les filles qui veulent expier la faute d'être devenue mère hors du mariage"; coup de foudre pour la cité phocéenne : "Marseille est après Paris la plus belle ville que nous ayons rencontrée en France [...].
Le port est très sûr quoique peu large [...].
La ville est fort peuplée, les habitants sont fort vifs et le cours où on se promène le soir est si rempli de beau monde qu'il y a plus de foule que dans les promenades les plus fréquentées à Paris". Souvent cité par Cobenzl, le comte Louis-Charles-Marie de Barbiano et Belgiojoso, futur ministre plénipotentiaire de Joseph II dans les Pays-Bas, faisait également partie du voyage.
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The Collector

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Dim 27 Nov - 13:12

Un vente
qui s'annonce pas mal  Wink

mardi 06 décembre
Drouot
Art russe, souvenirs historiques 



Vers les lots 150
cela pourrait en intéresser certains parmi nous  Cool




LOT 151  Cool
École française de la première moitié du XVIIIe siècle. Portrait de Louis XV, roi de France. Miniature ronde peinte sur ivoire, le représentant en buste de trois-quarts d’après le portrait de J.-B. Van Loo peint en 1723. Dans un cerclage en pomponne ciselée et ajourée. Bon état, petits manques de peinture. D. 3,5 (4,2) cm. Provenance : ancienne collection Isabelle de Lassus (étiquette au dos).
ESTIMATION 600 - 800 €

Les lots suivants concernent Louis XVI
en bustes, médailles, coupes ... divers
LOT 160 

d'après Callet
vers 1900
200 - 300 mais y en a 2 


LOT 161
buste disons très expressif


Marie-Antoinette. Buste en biscuit représentant la reine de France drapée, sur un socle carré, d’après un modèle de Sèvres par Boizot réalisé en 1785. Bon état, légers fêles de cuisson. Travail français du XIXe siècle. H. 29 x L. 18 cm.
400 - 600  Cool

Nous retrouvons ensuite
des lots déjà présentés
précédemment


  Sautons au 164

École française de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Portrait présumé de la reine Marie-Antoinette. Miniature peinte de forme ronde, la représentant à mi-corps accoudée à un meuble, vêtue d’une robe blanche à ruban bleu. Dans un cadre rond en argent 800 millièmes monté en broche. Bon état, légères usures. D. 6,5 (7,7) cm.
500 - 700  Cool
ça monte 

LOT 165


Coffret en cuir formant diptyque, contenant une lithographie miniature ovale réhaussée représentant la reine Marie-Antoinette face à des révolutionnaires. Bon état, légères usures. Travail français du XIXe siècle. H. 12 x L. 9,5 cm (fermé)
150 - 200
ça rdescend 

LOT 168


Duchesse d’Angoulême. Gravure représentant « Madame la duchesse d’Angoulême » au tombeau de ses parents, par Debucourt d’après Mallet. Dans un cadre à baguettes noires. Usures. Epoque Restauration. Cadre : H. 37 cm x L. 28,5 cm.
100 - 150

Catalogue
http://catalogue.drouot.com/html/d/index.jsp?id=78896&np=1&lng=fr&npp=20&ordre=1&aff=1&r=

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Sido Scorpion

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Mer 7 Déc - 22:00

Deux grandes dames, l'une chez Tajan :



Description du lot :
Jean-Martial FREDOU (Fontenay-Saint-Père 1710- Versailles 1795) 
Portrait de la comtesse de Provence Marie-Joséphine de Savoie posant devant une sculpture représentant Louis XVIII en buste 
Toile 
Griffures et restaurations anciennes 
Portrait of the Countess of Provence Marie-Joséphine de Savoie in front of a sculpture figuring the bust of Louis XVIII, canvas. 
132 X 98 cm - 52 X 38 9/16 IN. 


L'autre chez Millon et Associés :



Description du lot :
Elisabeth VIGEE – LEBRUN 
(Paris 1755 – 1842) 
Portrait de femme au manteau de satin bordé de fourrure blanche 
Toile ovale 
65 x 54 cm 
Signé à gauche Lebrun 
Porte en dos une ancienne étiquette de vente n° 75 Vigée Lebrun, portrait présumé de Rose Bertin, modiste de Marie Antoinette (1744 – 1813) 

Provenance
Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot 4 avril 1928, (Me Baudoin), n° 53, (Portrait de la comtesse de Verdun).

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Avais-je atteint ici ce qu'on ne recommence point ?
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madame antoine

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Sam 10 Déc - 12:52

Signalons qu'une signature du Roi Louis XIV va être mise en vente à Schaerbeek (Commune de Bruxelles). Le prix avancé est de 1.000 €.


http://www.lavenir.net/cnt/dmf20161209_00928205/la-signature-de-louis-xiv-en-vente-a-schaerbeek

madame antoine

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le beau lauzun

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Lun 12 Déc - 12:22

Ah bon ? Pas cher
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madame antoine

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Lun 2 Jan - 8:30

Lundi 30 Janvier prochain à Roubaix aura lieu une intéressante Vente aux Enchères. Divers lots ayant trait à la Famille Royale y seront proposés.

n°152













Rare carnet de modiste formant livret, les plats en émail dans le goût de Battersea, à décor émaillé de guirlandes de fleurs et deux médaillons en grisaille figurant des paysages. Le carnet renferme des dessins à la plume et rehaussés à la gouache de modèles de tissus et de modèles de tenues à la mode du Petit Trianon soit "en négligé, à la villagoise, chapeau à coque de gland etc. Témoignage précieux de l'influence de Marie Antoinette sur la mode de l'époque. Monture ajourée en or, avec son petit crayon. France, 18ème siècle. Dans un écrin de protection en cuir. (Traces d'usure et d'humidité).

L'estimation de ce lot oscille entre 2.000 et 3.000 €.


n° 195



Gravure rehaussée sous verre représentant la famille royale autour de Louis XVI et Marie Antoinette. Dans son cadre en loupe. France, fin 18ème siècle. (A vue 7.5 cm).


L'estimation est ici de 80 à 100 €.


n°230





Médaillon pendentif en ivoire représentant en son centre la Vierge, l'Enfant Jésus et deux anges faisant des offrandes dans un entourage à décor de feuilles d'acanthes et noeuds. France, Dieppe, époque Louis XVI. Dans un cadre, sous verre, à fond de velours rouge. Une étiquette ancienne au dos indique : " Le médaillon au milieu aurait été offert par Mme la Princesse De Lamballe qui disait le tenir de la Reyne Marie Antoinette. A. Mme la Comtesse de Segeberg, seconde femme du Général de Segeberg, gouverneur du Velay sous la fin du règne de Louis XVI. Mme de Segeberg était l'arrière grand mère d'Elysabeth Greveys épouse d'Alexandre Paret" (8.5 x 5.5 cm).


L'estimation s'élève à 400 - 500 €. L'ensemble des lots peut être consulté ici.
http://www.interencheres.com/fr/meubles-objets-art/objets-de-vitrine-vente-live-ie_v89484.html

Bien à vous

madame antoine

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Superglu

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Mer 25 Jan - 20:59

Buste noir sur colonne blanche :





chez COUTON VEYRAC JAMAULT à Nantes. Very Happy

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Sido Scorpion

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Jeu 16 Fév - 19:13

Belle vente chez Christie's Paris le 7 mars :
http://www.christies.com/zmags/?ZmagsPublishID=586c7267&SaleTitle=&SaleId=27063&GUID=0

Notamment ce portrait de la Reine :





ATTRIBUE A ALEXANDRE KUCHARSKI
(WARSAW 1741-1819 PARIS)
Portrait de la reine Marie-Antoinette au Temple
aquarelle, rehaussé de gomme arabique
20,1 x 14,8 cm.

€3,000-4,000 $3,300-4,300
£2,700-3,500
PROVENANCE :
Duchesse d’Angoulême ; offert au marquis de Luynes (selon une inscription au verso du cadre).
Ce dessin est inspiré d’un pastel d’Alexandre Kucharski (M. Jallut, Kucharski, dernier peintre de Marie-Antoinette, dans Revue de l’histoire de la philosophie et d’histoire générale de la civilisation, 1939, p. 264-5, ill).

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The Collector

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Lun 20 Fév - 11:52

très belle vente en effet
très attendue

un événement
Boniface de Castellane & Anna Gould: "A way of life"



Parmi les merveilles exposées
l'on épinglera le lot 132



Craufurd
du nom de ce couple d'amis de Fersen
et donc de Marie-Antoinette  Wink

Ces cabinets nous les avons envisagés ici
http://maria-antonia.justgoo.com/t439p275-des-amis-de-la-reine-le-couple-craufurd

Quentin Craufurd étant
lui aussi  
un collectionneur patenté  
http://maria-antonia.justgoo.com/t6495-l-athena-craufurd

Mais revenons donc aux cabinets Very Happy Very Happy

PAIRE DE MEUBLES A HAUTEUR D'APPUI D'EPOQUE LOUIS XVI
VERS 1780, ESTAMPILLES D’ETIENNE LEVASSEUR ET D'ADAM WEISWEILER
EXECUTEE PAR E. LEVASSEUR ET REHAUSSEE PAR A. WEISWEILER

En marqueterie Boulle de première partie à fond d'écaille de tortue caret, incrustations de cuivre et d'étain gravés, placage d'ébène, ornementation de bronze ciselé et doré, les dessus de marbre Portor à légers ressauts, les montants en pilastre à chapiteau corinthien et centré de masques de satyre encadrant un vantail centré d'une marqueterie probablement d'époque Louis XIV à décor d'un vase fleuri dans un médaillon retenu par un nœud de ruban et entouré de rinceaux, reposant sur des pieds en toupie à cannelures torses, chacun estampillé E.LEVASSEUR sur le montant antérieur gauche, une fois JME pour l'un et deux fois JME pour l'autre et A.WEISWEILER à deux reprises au-dessus de la traverse postérieure du sur-cadre
Hauteur: 108 cm. (42 ½ in.) ; Largeur: 72 cm. (28 ½ in.) ; Profondeur: 41 cm. (16 ¼ in.)
Etienne Levasseur, reçu maître en 1766
Adam Weisweiler, reçu maître en 177





Sur les cabinets Wink
Avec ses lignes architecturées épurées et sa précieuse marqueterie dite Boulle richement ornée de bronzes dorés, cette rare paire de cabinets est un magnifique exemple du renouveau du « style Boulle » dans les années 1770-1780, caractéristique de l’œuvre de son créateur l’ébéniste Etienne Levasseur.

LEVASSEUR : GENIE DU RENOUVEAU « BOULLE »

Comme un certain nombre de ses contemporains, Philippe-Claude Montigny, Joseph Baumhauer et Adam Weisweiler, Etienne Levasseur (1721-1798, maître en 1767) collabora avec des marchands-merciers tel que Philippe-François Julliot (1727-1794) qui se spécialisèrent dans la production et la vente de meubles dits Boulle remis au goût du jour vers 1770. Alors que certains ébénistes copièrent à l’identique les modèles du début du siècle d’André-Charles Boulle, Levasseur fut certainement le plus créatif, bien que réutilisant parfois des éléments de marqueterie de meubles réalisés par André-Charles Boulle. La présente paire de cabinets est une parfaite illustration du génie de Levasseur et de sa capacité à réinterpréter les modèles de son illustre prédécesseur André-Charles Boulle.

Avec son unique vantail orné d’un médaillon, ce modèle de meuble reprend en effet le module central des bibliothèques tripartites de Boulle mais se libère des panneaux qui l’encadrent, créant ainsi un meuble d’un nouveau type. Levasseur s’en fit une spécialité et plusieurs meubles de cette forme portent son estampille ou lui sont attribués. Citons la paire de cabinets ornés de mascarons estampillée Levasseur vendu chez Couturier-Nicolaÿ, Paris, 14 mars 1972, lot 122 (illustrée dans A. Pradère, French Furniture Makers, Paris, 1989, p. 309, ill. 349) ou encore la paire de cabinets vendue chez Christie’s, Londres, 8 décembre 2011, lot 260. D’autres meubles avec même encadrement et des têtes de satyres mais comprenant trois tiroirs en leur milieu sont également répertoriés. Citons notamment la suite de quatre cabinets estampillés par Levasseur vendus chez Sotheby’s, New York, lot 212 (illustrés dans A. Pradère, French Furniture Makers, Paris, 1989, p. 309, ill. 350). Un troisième groupe de cabinets est constitué quant à lui d’un vantail central flanqué de deux panneaux latéraux plus étroits, comme la paire de cabinets de la collection Champalimaud vendue chez Christie’s, Londres, 6 juillet 2005, lot 125, qui provient possiblement de la collection du marquis de Laborde pour son château de Méréville.

Le motif de bouquet de fleurs en marqueterie Boulle visible sur la présente paire s’inscrit lui aussi dans la production de meubles d’André-Charles Boulle. On retrouve notamment ce principe sur les panneaux rectangulaires d’une paire de cabinets provenant des collections de Charles-Joseph Lenoir du Breuil aujourd’hui au musée du Louvre (inv. OA5453 et OA5454). Il est intéressant de noter que ces meubles d’époque Louis XIV portent l’estampille de Levasseur qui les restaura probablement durant la seconde moitié du XVIIIème siècle. Le motif de médaillon suspendu comme un tableau sur fond de placage ou de marqueterie fut quant à lui particulièrement en vogue dans les années 1770, comme en témoignent les nombreuses commodes de Foullet ou encore les bibliothèques de marqueterie Boulle ornées de médaillons de bronze produites pour le marchand Julliot dans les mêmes années.

La postérité de ces deux cabinets sera une série de cabinets bas en marqueterie Boulle à médaillons de fleurs, médaillons de bronze ou bas-reliefs octogonaux, réalisés par Julliot et commercialisés par le marchand Lerouge sous l’Empire qui terminèrent toutes, à la suite de la vente Lerouge de 1818, dans de grandes collections anglaises à l’instar de celle du duc de Wellington à Stratfield Saye et de celle du duc de Buccleuch à Boughton House (A. Pradère, « Lerouge, Le Brun, Bonnemaison : le rôle des marchands de tableaux dans le commerce du mobilier Boulle de la Révolution à la Restauration », in Revue de l’Art, n. 184, 2014-2, pp. 47-62).

Avec ses lignes architecturées épurées et sa précieuse marqueterie dite Boulle richement ornée de bronzes dorés, cette rare paire de cabinets est un magnifique exemple du renouveau du « style Boulle » dans les années 1770-1780, caractéristique de l’œuvre de son créateur l’ébéniste Etienne Levasseur.

LES PROVENANCES DES CABINETS CASTELLANE

Ces meubles sont décrits pour la première fois dans le supplément du catalogue de vente du duc de Chabot, le 10 décembre 1787 :

« 316. Deux bas d’armoires, première partie sur fond écaille ouvrant à un battant, enrichi d’un médaillon ovale à vases fond cuivre & étain, avec cadre à nœud de ruban & feuille d’eau ; les champs à mascarons de faunes & les côtés de même : le tout terminé par un pied à avant-corps très orné, avec tablette en griotte d’Italie. Hauteur 36 pouces, largeur 26 pouces 6 lignes, profondeur 14 pouces [H. 97 x L. 71,5 x P. 37,8 cm.] … 2050 livres Lebrun ».

Alors que la première partie du catalogue de cette vente regroupait les collections de tableaux et d’objets d’art du duc de Chabot, le supplément du catalogue proposait quantité de lots de tableaux et de meubles provenant d’autres amateurs ou marchands dont Le Brun lui-même. En l’occurrence, cette paire de meubles fut achetée par Le Brun 2.050 livres, enchère importante qui laisse penser que Le Brun était commissionné par un de ses clients privés. On ignore l’identité du propriétaire suivant mais ces meubles réapparaissant au début du Premier Empire dans la demeure, rue d’Anjou, d’un des grands collectionneurs étrangers alors installés à Paris, Quentin Craufurd.

Cette paire de meubles est en effet décrite dans la première vente aux enchères des collections de Quentin Craufurd qui eut lieu un an après son décès, le 20 novembre 1820 « et jours suivants » précédée par trois jours d’exposition dans sa résidence parisienne, l’hôtel de Créquy rue d’Anjou.

« 468. Deux bas d’armoire ouvrant chacun à un vantail, fond écaille, à dessin incrusté en cuivre et étain, encadrement, moulure et pieds à vis en fonte dorée d’or moulu et à: dessus de marbre portor ; le médaillon du milieu offrant un bouquet de fleurs, pareille incrustation en cuivre et étain. Ils portent 41 pouces de hauteur sur 27 de large [H. 111 x L. 73 cm.] ».

Ces cabinets figuraient dans la section du catalogue consacrée aux « Riches meubles, par Boulle et autres ébénistes », et étaient précédés par trois autres paires de bas d’armoires à un vantail ornés de figures des Saisons, décrits sous les numéros 463, 464, 465, et également décrits de façon sommaire dans l’inventaire après décès : « 596. Huit pièces qui sont armoires à hauteur d’appui ouvrant à un vantau partie ébène et écaille avec incrustations de cuivre et d’étain et figures et groupes d’appliques en bronze sur pieds tortue [sic], ouvrage de Boule avec dessus en marbre dit Ste. Anne et portor, prisés ensemble la somme de deux mille quatre cents francs cy ». Ces quatre paires de cabinets bas se trouvaient, ainsi que tous les autres meubles Boulle à hauteur d’appui, dans la bibliothèque de Craufurd, vaste galerie à éclairage zénithal, bâtie dans une aile latérale en retour sur le jardin de l’hôtel de Créquy.

Plus particulièrement sur notre ami collectionneur

QUENTIN CRAUFURD

Le destin singulier et les collections de Quentin Craufurd (1743-1819) ont été étudiés par Gonzague Mézin (cf. « Chez Quentin Craufurd en 1819 : Le Goût d'un gentleman espion », in Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français, année 2009, Paris, 2010, pp. 335-361).

Né en Ecosse, Craufurd fait fortune à Manille dans l'East India Company avant de revenir en Europe vers 1780, s'installant à Paris avec Eléonore Franchi, dite « la belle Sullivan ». Logé vers 1786-1792 dans l'hôtel Rouillé d'Orfeuil rue de Clichy, Craufurd devint familier d’une société de riches étrangers parisiens, approchant même Axel de Fersen et le cercle de la reine Marie-Antoinette. Lorsque la Révolution éclata, ils apportèrent leur soutien fidèle à la famille royale en participant activement à la « fuite de Varennes ». Il dut par la suite s'exiler et ses premières collections furent confisquées. Une partie fut vendue et l’autre fut en partie réservée au profit de la Nation.

De retour en France en 1802 grâce à la Paix d'Amiens, Craufurd réussit grâce à la protection de Talleyrand à y demeurer après la rupture de la paix avec l'Angleterre un an plus tard. Sous l'Empire, le couple Craufurd s'installe successivement dans deux belles demeures parisiennes. Ils occupent tout d'abord l'hôtel de Monaco (actuel hôtel Matignon), acheté en 1804 puis échangé avec le prince de Talleyrand quatre ans plus tard contre l'hôtel de Créquy. C'est dans ce dernier hôtel situé au 21 de la rue d'Anjou que Craufurd habita jusqu'à son décès en 1819 ; son épouse y résidera jusqu'en 1833.

La grande galerie de cet hôtel qui abrita la présente paire de cabinets servait lieu d’exposition pour une collection de bustes en marbre représentant des personnages historiques (Gustave III, Marie-Antoinette, Napoléon, Madame de Maintenon) mais aussi des philosophes et des écrivains (Voltaire et Rousseau, Homère et Corneille). Posés sur des gaines d’acajou, quatre bustes en bronze représentaient d’autres personnages historiques parmi lesquels Henri II, Richelieu, Montesquieu et Louis XII. Tout autour de la galerie et accrochés en hauteur, on pouvait apprécier une collection de soixante-huit portraits historiques respectant un véritable programme iconographique, véritable collection des rois de France affichant les convictions politiques de Craufurd. Cette bibliothèque faisait l’admiration de certains visiteurs, tel Thomas Dibdin qui écrivait avec enthousiasme : « Vous entrez dans une longue et vaste pièce, qui sert à la fois de bibliothèque et de galerie. On se trouve alors comme un instant étourdi ; c'est-à-dire que l’on ne sait ce qu’on doit admirer le plus : ou de ses proportions et de la structure de la salle, ou des livres, des bustes et des tableaux. » (T. Dibdin traduit par T. Licquet et G.-A. Crapelet, Voyage bibliographique, archéologique et pittoresque en France et en Allemagne, 1821-1825).

Les trois autres paires de petits meubles de marqueterie Boulle de la galerie étaient elles aussi des meubles de l’époque néoclassique. Les deux premières paires, sous les numéros 463 et 464, et aux dessus de marbre gris Saint-Anne, sont attribuables à Weisweiler (le n°463 a été présenté lors d’une vente au palais d’Orsay, Paris, 8 juin 1977, lot 83 ; puis ancienne collection Wormser, Christie’s, New York, 14 novembre 1985, lot 194 A). La troisième paire de cabinets, sous le numéro 465, était munie de dessus de marbre Portor, et terminera dans la collection du 4e marquis de Hertford. Elle se trouve aujourd’hui à la Wallace Collection (inv. F. 393-394). Il s’agit là encore de meubles néoclassiques, estampillés en l’occurrence par Adam Weisweiler. Il est intéressant de noter que la paire de la Wallace Collection présente la même hauteur (111 cm.) et les mêmes dessus de marbre Portor que ceux ici présentés. Il est tentant d’imaginer que la surélévation de ceux-ci et la substitution d’un marbre Portor à un marbre griotte initial correspondent à une modification par Adam Weisweiler lors d’un changement de lieu, d’autant plus que l’ébéniste était toujours actif et ce jusqu’au décès de sa femme en 1809. Compte tenu de la réinstallation parisienne de Craufurd en 1803-1804, il est probable que ces légères transformations furent exécutées à ce moment par l’ébéniste ou bien à une date légèrement antérieure et par un collectionneur précédent qui aurait réuni les deux paires de meubles entre 1787 et 1803.

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Sido Scorpion

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Mer 1 Mar - 9:27

Une très belle vente aura lieu le 15 mars à Genève.  
https://www.hoteldesventes.ch/fr

Deux lots attirent l'attention.  Wink  

Lot 591 - Exceptionnelle et rare paire de candélabres attribués à François Rémond :












Estimation : 50 000 CHF / 80 000 CHF

Circa 1800 en bronze patiné et doré à décor d'une figure féminine drapée à patine noire accolée à une colonne cannelée lovée par une guirlande de fleurs et ornée de feuilles d'acanthe et d'une frise de piastres, base tripode à décor de sphinges surmontés de têtes de bélier et de guirlandes de fleurs. La partie supérieure est composée de 6 bras de lumière en enroulement agrémentés de rubans, de têtes d'aigle et de feuilles d'acanthe terminés par des bobèches ornées de pampres de vigne et des binets à décor de palmettes et masques de satyre.Le piédestal ovale à double décrochement en marbre rouge griotte est orné de médaillons à décor de scènes à l'antique et de guirlandes de fleurs, h. 106 cm.

Rémond (1747-1812) débute son apprentissage en 1763 et obtient sa maîtrise en qualité de doreur et ciseleur en 1774. C'est grâce à son propre Journal de commerce des années 1779-1783 que nous connaissons mieux ses 'uvres, notamment les modèles qu'il créait et fondait. Ses clients comptaient parmi les plus importantes figures de l'époque de Louis XVI : le comte d'Artois, le duc de Penthièvre et même Marie-Antoinette, lui passèrent commande. Il travailla en collaboration étroite avec les meilleurs ébénistes (Roentgen ou Riesener,') et sculpteurs (Foucou, Budelot ou Roguier,'), le plus célèbre restant Louis-Simon Boizot (1743-1809). L'importance des commandes que lui fit Dominique Daguerre, marchand-mercier, assoit sa grandeur et sa notoriété, puis sa collaboration avec le célèbre doreur-ciseleur Pierre Gouthière acheva de le hisser au tout premier rang des bronziers de son temps.


Lot 599 - Exceptionnelle et rare paire de flambeaux d'époque Louis XVI attribués à Pierre Gouthière.






Estimation : 50 000 CHF / 80 000 CHF

En bronze finement ciselé et doré à l'or moulu (dorure d'origine), à fût central en gaine sommé de quatre mufles de lion et orné de draperie, reposant sur des pattes de lion accolées, le binet à motif de grecques émergeant d'un bouquet de feuilles de lotus, base en piédouche à motif de baguette de laurier et frises de dards et d'oves, h. 34 et 35 cm (tige filetée postérieure)Provenance : Collection Xavier et Léon Givaudan, constituée au début du XXe s. Les archives de la famille ont fourni en relation avec ce lot, une facture de Paul Selz à Paris, datée du 17 mai 1939 au nom de Xavier Givaudan, mentionnant: "Quatre flambeaux identique en bronze doré, modèle Delafosse. Ancienne collection Richard Wallace." pour la somme de quarante mille francs. Selon la famille cette facture correspondrait à nos flambeaux, malgré la mention de l'attribution différente de la nôtre. La deuxième paire est encore aux mains d'un des descendants.


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Maria Cosway

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Jeu 2 Mar - 12:08

To get back to Boni and Gould Wink Wink

Inside the Auction of a Scandalous Pair—an Aristocrat Debtor and the Daughter of a Robber Baron


Diane de Castellane’s apartment in Paris’s rue d’Andigné, furnished with heirlooms being sold at Christie’s on March 7.
The red 18th-century chairs are stamped Louis Delanois.


Seems really amazing !


One of a pair of Louis XIV cabinets made around 1780 by Jean-Louis-Faizelot Delorme.

On March 7 scores of treasures that the newly rich Boni purchased in his pursuit of beauty will be sold by his great-grandchildren at Christie’s in Paris. The haul, which can be viewed through March 6, includes extraordinary Boulle furniture, old-master paintings, porcelains, and much more—most of which furnished Anna and Boni’s Paris mansion, the Palais Rose, a purpose-built Avenue Foch adaptation of Louis XIV’s Grand Trianon that was completed in 1902 and demolished, to public horror, in 1969. The couple’s granddaughter, Diane de Castellane, the former duchesse de Mouchy, who died in 2010, inherited the belongings and used them to furnish her Paris residence, interiors of which are shown here.


A 19th-century Delamarche terrestrial globe joins a bronze-doré bust of George IV in Castellane’s library.

“Boni already had the taste, but he needed money to be a collector, and thanks to Anna, he could finally realize his dream,” says Lionel Gosset, the head of collection sales at the auction house, who describes the Palais Rose as being as important to Paris as the Henry Clay Frick’s mansion was, and still is, to New York. “I am sure Anna didn’t know anything about taste.”
http://www.architecturaldigest.com/story/inside-the-auction-of-a-scandalous-pairan-aristocrat-debtor-and-the-daughter-of-a-robber-baron?mbid=social_facebook

Coming soon !

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The Collector

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Lun 6 Mar - 15:51

Jolie vente de maîtres anciens & du XIXe siècle chez Artcurial  Very Happy
en prévision

quelques lots à épingler  Cool

Lot 46
Jean-Baptiste Mallet
Grasse, 1759 - Paris, 1835
Madame Royale soignée par le médecin Brunier le 24 janvier 1793
Gouache sur trait de plume et encre noire


36 x 52,50 cm (14,17 x 20,67 in.)

Provenance : Collection de Lady Mendl
Sa vente, Paris, Hôtel George V, Mes Ader-Picard-Tajan, 9 décembre 1981, n° 48
Collection Jean Rossignol  
Sa vente, Paris, Artcurial, 13 décembre 2005, n° 28
Acquis lors de cette vente par l'actuelle propriétaire
Collection particulière, Paris

Expositions : 'La Révolution française', Paris, musée Carnavalet, 1939, n° 426
'Marie-Antoinette, Archiduchesse, dauphine et reine', Versailles, musée du château, 1955, n° 215

Bibliographie : M. Jallut, 'Marie-Antoinette et ses peintres', Paris, sd, p. 69
Paul et Pierrette Girault de Coursac, 'La dernière année de Marie-Antoinette', Paris, 1993, p. 59
Olivier Aaron, 'Dessins insolites du XVIIIe siècle français', Paris, 1985, p.102, n° 15 et repr. p. 31

Commentaire : La scène qui se déroule sous nos yeux nous fait assister à la captivité de la famille royale au Temple, quelques jours seulement après la mort du roi Louis XVI. Au centre, assise sur une chaise, se tient la reine Marie-Antoinette, avec ses enfants à sa gauche, sa fille ainée Marie-Thérèse de France, dite " Madame Royale ", vêtue de blanc sur un fauteuil, et le jeune Louis XVII qui se tient debout. Entre eux se trouve Madame Elisabeth, sœur du roi, qui partagea leur captivité. A droite de la composition, deux " municipaux " surveillent la scène.
Le seul artiste documenté ayant pu approcher la famille royale au Temple est le portraitiste Alexandre Kucharski. Cette gouache de Jean-Baptiste Mallet retranscrit néanmoins avec fidélité les souvenirs de captivité de la duchesse d'Angoulême relatés dans un Mémoire publié pour la première fois en 1817. Elle écrit ainsi, quelques jours après l'exécution de son père : " Le chagrin que j'eus augmenta mon mal de pied ; on fit venir mon médecin, Brunier, et le chirurgien Lacaze, ils me guérirent en un mois ". ('Mémoire écrit par Marie-Thérèse-Charlotte de France sur la captivité des princes et princesses ses parents. Depuis le 10 août 1792 jusqu'à la mort de son frère arrivée le 9 juin 1795, publié sur le manuscrit autographe appartenant à Madame la Duchesse de Madrid, Paris, 1892, p. 97)

Selon Lady Mendl, à laquelle ce dessin a appartenu, Mallet se serait rendu au Temple en se faisant passer pour l'assistant de Brunier.
Estimation : 12 000 € / 15 000 €  Cool  Cool


Lot 72
Pierre-Joseph Redouté
Saint-Hubert, 1759 - Paris, 1840
"Rosa Stylosa", Rose des champs à tiges érigées
Aquarelle sur vélin
Signé 'P.J. Redouté.' en bas à gauche

37,50 x 26,50 cm (14,76 x 10,43 in.)

Provenance : Collection de la duchesse de Berry
Succession de Madame Ulmann
Sa vente, Paris, Drouot Montaigne, Mes Libert et Castor, Ader-Picard-Tajan et Ferri, 7 février 1990, n° 81 (adjugé 155.000 francs)
Acquis lors de cette vente par l'actuelle propriétaire
Collection particulière, Lyon

Bibliographie : Béatrice Mura, "Les fleurs de Redouté", in 'L'Estampille. L'objet d'art', n° 235, avril 1990, p. 19, fig. 4
François Joyaux, 'Les roses de l'impératrice: la rosomanie au temps de Joséphine', 2005, p. 65

Commentaire : Ce vélin est préparatoire à l'illustration d'une planche du tome 3 des 'Roses' de Redouté et Thory publié chez Firmin-Didot en 1824.

Estimation : 15 000 € / 20 000 €

Lot 73
Pierre-Joseph Redouté
Saint-Hubert, 1759 - Paris, 1840
"Rosa Bracteata", Rosier de Macartney
Aquarelle sur vélin
Signé 'P.J. Redouté' en bas à gauche

36,50 x 24,50 cm (14,37 x 9,65 in.)

Provenance : Collection de la duchesse de Berry
Succession de Madame Ulmann  
Sa vente, Paris, Drouot Montaigne, Mes Libert et Castor, Ader-Picard-Tajan et Ferri, 7 février 1990, n° 83 (adjugé 155.000 francs)  
Acquis lors de cette vente par l'actuelle propriétaire  
Collection particulière, Lyon

Bibliographie : Béatrice Mura, "Les fleurs de Redouté", in 'L'Estampille. L'objet d'art', n° 235, avril 1990, p. 19, fig. 5
Elisabeth Hardouin-Fugier et Etienne Grafe, 'Les peintres de fleurs en France : de Redouté à Redon', Paris, 1993, p. 50, repr.
François Joyaux, 'Les roses de l'impératrice: la rosomanie au temps de Joséphine', 2005, p. 65

Commentaire : Ce vélin est préparatoire à l'illustration d'une planche du tome 1 des 'Roses' de Redouté et Thory publié chez Firmin-Didot en 1817.

Estimation : 15 000 € / 20 000 €  

(Artiste botaniste le plus célèbre de son temps, Pierre-Joseph Redouté voyage dans sa jeunesse au Luxembourg, dans les Flandres et en Hollande. Les peintres de fleurs des XVIIe et XVIIIe siècles, tels Jan van Huysum, Daniel Seghers, Rachel Ruysch et Gerard van Spaendonck, influencent ses débuts artistiques. A Paris en 1782, où il rejoint son frère qui travaille pour des décors de théâtre, il passe de nombreuses heures à dessiner des spécimens au Jardin du roi. C'est au cours de ses journées d'étude qu'il rencontre le botaniste amateur Charles Louis l'Héritier de Brutelle avec qui il voyage et travaille pendant quelques années. Professeur de Marie-Antoinette jusqu'à la Révolution, il trouve ensuite en l'impératrice Joséphine une protectrice généreuse et enthousiaste, qui le nomme en 1805 son peintre de fleurs. Les plantes rares du jardin de la Malmaison deviennent un sujet de prédilection pour ses études. Les projets d'illustration du peintre prennent cependant fin avec la mort de Joséphine en 1814 ; il revient alors aux productions complexes qui occupaient le début de sa carrière. Très en vogue auprès des grands de son époque, Redouté doit son succès à une utilisation très subtile de la technique de l'aquarelle. La duchesse de Berry fut comme Joséphine particulièrement passionnée par le travail de Redouté.)


Lot 75 - plus inattendu  Wink
Anne Vallayer-Coster Paris, 1744 - 1818
Bouquet de roses
Aquarelle gouachée
Signée et datée 'Mde Coster-Vallayer / An XII.' dans le bas

35 x 25,50 cm (13,78 x 10,04 in.)

Provenance : Collection de S.M. l'impératrice Joséphine de Beauharnais, au Château de Saint-Cloud puis à la Malmaison  
Puis par descendance à son fils le prince Eugène de Beauharnais, en 1814
Sa vente, Paris, 1829, n° 616 ;
Collection Rotaux, 342 rue Saint-Honoré, Paris, en 1829
Collection privée, New York  
Chez Salomon Lilian en 2004, n°24 (la notice du catalogue avait alors été rédigée par Marianne Roland-Michel)
Collection particulière, Paris

Expositions : Salon de 1804, n° 482, en pendant avec un 'Bouquet de reines-maries' aujourd'hui conservé à Salenstein, au Napoleonsmuseum Arenenberg
'Joséphine, l'étoile de Napoléon', 2014, n° 18

Bibliographie : Serge Grandjean, 'Inventaire après décès de l'impératrice Joséphine à Malmaison', Paris, 1964, n°1153
Marianne Roland-Michel, 'Anne Vallayer-Coster. 1744-1818', Paris, 1970, p.239, n° 392 ( avec une indication de provenance erronée)
Marie-Anne Dupuy, Isabelle Le Masne de Chermont, Elaine Williamson, 'Vivant Denon, directeur des musées sous le Consulat et l'Empire: correspondance, 1802-1815, Paris, 199, vol. 1, p. 195, n° 450
Eik Kahng et Marianne Roland-Michel, 'Anne Vallayer-Coster. Peintre à la cour de Marie-Antoinette', Marseille, 2003, p. 227
A. Pougetoux, 'La collection de peintures de l'impératrice Joséphine', Paris, 2003, n° 242 A

Commentaire : « [Anne Vallayer-Coster] soutint constamment dans le genre qu’elle avait adopté, celui des fleurs, la haute réputation qu’elle s’était acquise et qu’elle disputait aux professeurs les plus renommés. [1] ». Cette femme peintre, agréée puis reçue à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1770, figure aux côtés d’Elisabeth Vigée-Lebrun ou encore de Suzanne Giroust (l’épouse du peintre Alexandre Roslin) parmi les rares artistes féminines académiciennes du XVIIIe siècle français.

Peintre de nature morte ayant pleinement assimilé les leçons de Chardin, elle s’illustra également dans la peinture de fleurs qui connaissait un réel succès auprès des amateurs. Cet art de rendre les fleurs avec une précision de botaniste lui avait été enseigné par Madeleine Basseporte, peintre du Jardin des Plantes. Bien avant Redouté et ses aquarelles d’une exactitude toute scientifique, Anne Vallayer-Coster traite dans notre dessin de la fragilité des fleurs avec la poésie du XVIIIe siècle français.

Si ces représentations de fleurs isolées sur papier constituaient dans la plupart des cas des études préparatoires à de plus larges compositions, elles étaient fort appréciées et avaient leur place au Salon, où Anne Vallayer-Coster en exposa régulièrement. Notre Bouquet de roses fut ainsi présenté en 1804 en pendant avec un Bouquet de dahlias aujourd’hui conservé au musée Napoleon d’Arenenberg.

Ces délicates aquarelles sur papier avaient été réalisées pour l’impératrice Joséphine (fig. 1), ainsi que l’indique la correspondance de Vivant-Denon. Elles furent séparées après sa mort, le Bouquet de dahlias rejoignit les collections de sa fille la reine Hortense de Beauharnais et resta au château d’Arenenberg, tandis que notre Bouquet de roses échut au prince Eugène et fit partie de sa vente après-décès.

[1]. Notice des tableaux de fleurs peints par Mme Vallayer-Coster (…) provenant du cabinet de feu M. et Mad. Coster, vente à Paris, 1824, introduction par Paillet

Estimation : 25 000 € / 30 000 €    

Catalogue de la vente Cool
http://www.artcurial.com/fr/asp/searchresults.asp?pg=1&ps=18&st=D&sale_no=3034+++

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The Collector

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Sam 11 Mar - 16:12

Chez OSENAT le 26 mars
L'Empire à Fontainebleau
http://www.osenat.fr/

Des pièces uniques
des autographes
des éventails
des bagues
en veux-tu en voilà

L'on retiendra plus particulièrement

Lot 123
d'après Charles André Van Loo, Ecole française du XVIIIème siècle
« Louis XV (1710-1774), roi de France, en armure et manteau d’hermine à semi de fleurs de lys »

Huile sur toile réentoilée 41 x 32.5 cm
Cadre doré
Estimation : 2 000 € / 2 200 €  

Lot 132
Jacques-Joseph de GAULT (1738-1812)
« Double portraits figurant Louis-Joseph de France (22 octobre 1781-4 juin 1789) et son frère cadet Louis-Charles de France (27 mars 1785-8 juin 1795) en bustes vers la droite et vers la gauche. »
Deux miniatures rectangulaires en grisaille sur ivoire.

Hauteur: 3,5cm Largeur: 3cm Cadre: Haut. 23cm larg. 22cm
Bibliographie : A propos de Jacques-Joseph de Gault, inventeur des miniatures en grisaille à l’imitation des camées à l’antique, on consultera Lemoine-Bouchard et le catalogue des tabatières du Musée du Louvre par Monsieur Serge Grandjean pour des miniatures en grisaille et ornant des tabatières livrées à la Famille Royale dont l’artiste était Fournisseur ainsi que des « Menus plaisirs »
Estimation : 2 500 € / 3 000 €  Wink

Lot 133
relique
Morceau de grand cordon de l’Ordre du Saint Esprit enlevé par un de ses pages lors de leur licenciement en 1792
Accompagné de deux billets manuscrits sur l’un : « dernier cordon bleu de Louis XVI enlevé par un de ses pages et partagé entre eux au moment de leur licenciement en 92. »

Et l’autre, au dos : « par Madame de Hustere (ou Hustene). Morceaux du dernier cordon bleu qu’à porté Louis 16 il m’est donnée par Mr perrer le jeune qui le tenoit des mains d’un page du Roi. Le page était cousin germain à perrer et se nommoit … je suis faché de ne l’avoir pas mis en écrit quand il me l’a nommé et je ne puis m’en resouvenir, j’en ai bien du regret. » Dimension du fragment : 10 x 1 cm
Présenté sous verre.
Cadre doré.
Estimation : 800 € / 1 000 €

Lot 134
Nécessaire à flacons à sels
En forme de livre recouvert de maroquin bordeaux décoré au petit fer à l’or orné sur les plats des armes de la Reine Marie Antoinette sous couronne.
Dos frappé « PENSEE CHRET ».


Ouvert il présente deux flacons en verre, à bouchons à vis en argent.
Usures d’usage. Fin du XVIIIe siècle (manque l’entonnoir). 9,5 x 5 cm
On y joint deux médaillons à suspendre en terre cuite, d’après du Vivier représentant Louis XVI et Marie Antoinette.
malheureusement non présentés  Cool
Diamètre : 7,5 cm (Petits éclats).
œuvre en rapport : Un nécessaire à parfum, à bouchons en or, d’un modèle similaire, Christie’s « Collection Marie Antoinette », 3 novembre 2015, n° 33.
Estimation : 4 000 € / 5 000 €

Lot 135
Ecole Autrichienne de la fin du XVIIIème siècle.
« Le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en costume de Sacre.»

Porte l’inscription à l’une « Ludwig XVI. Konig Von Frankreich und Navarra. Geb. Den 23 Aug. succ. Seinel Grosvater Ludwig XV. Den 10 may 1174. » Et sur l’autre «Maria Antonie Konigin von Frankreich u. Navarra. Erzherzogin V. Oeserreich Kaiser Joseph II Schwester Geb d 2 Nov 1755.»
Deux gravures aquarellées. 31 cm x 20 cm
Estimation : 200 € / 250 € Very Happy

Lot 138
« La Reine Marie-Antoinette » Bague en or

Chaton orné d’une fine miniature ovale représentant la reine de ¾ face. Gravée au dos « Marie Antoinette à la duchesse de Polignac 1780 ».
B.E. Fin du XVIIIe siècle.

Biographies : Marie Antoinette d’Autriche (1755-1793) Fille de l’empereur François Ier et de Marie-Thérèse d’Autriche, elle est mariée à 15 ans au Dauphin Louis (futur Louis XVI), à qui elle donnera quatre enfants, dont le futur Louis XVII. Reine en 1774, elle se rend impopulaire du fait de sa supposée frivolité et de la calomnie qui l’atteint injustement dans l’affaire du Collier (1785-1786). Elle prend un grand ascendant sur le faible Louis XVI, qu’elle pousse à résister aux révolutionnaires. Instigatrice de la fuite à Varennes (1791), elle communique les plans militaires à la cour de Vienne (1792), et la haine des patriotes la poursuit. Elle montrera une grande dignité dans le malheur. Incarcérée au Temple le 13 août 1792, puis à la Conciergerie en 1793, elle est condamnée à mort et guillotinée le 16 octobre.
Yolande Martine Gabrielle de Polastron, comtesse puis duchesse de Polignac, est née le 8 septembre 1749 à Paris et morte le 9 décembre 1793 à Vienne. Amie et confidente de la reine Marie-Antoinette, elle est l’une des étoiles et l’un des personnages les plus emblématiques de la cour royale sous le règne de Louis XVI.
Estimation : 4 000 € / 6 000 € Rolling Eyes
hors de portée

aussi beaucoup de lots concernant Napoléon
avis à ses nombreux fans

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madame antoine

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Dim 12 Mar - 7:49

Vendredi 24 Mars prochain à Paris sera mise en vente une intéressante caricature.





Période révolutionnaire, fin du XVIIIe siècle. Scène satirique représentant Marie-Antoinette, reine de France. Diorama en cire. 12 x 10,5 cm.

http://www.drouot-morand.com/

Le lot est estimé entre 300 et 400 €.

madame antoine

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The Collector

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Sam 18 Mar - 16:03

Infos sur une magnifique vente de 2012

Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851), dite « Madame Royale » et son frère le Dauphin, Louis-Joseph (1781-1789). Gravure ancienne les représentant dans un paysage forestier, d’après le tableau peint par Elisabeth Vigée-Lebrun, en 1784. Conservée dans un cadre ancien en bois doré. Petites usures au cadre, bon état. Epoque : Restauration. A vue H. : 45 cm – L. : 34 cm.


Marie-Antoinette, reine de France. Miniature ovale sur ivoire, la représentant en buste légèrement de trois-quarts, portant une robe bleue, d’après le célèbre portrait de Madame Elisabeth Vigée-Lebrun, datant de 1785 et actuellement conservé au Musée de Versailles. Petites usures, mais bon état dans l’ensemble. Epoque : Restauration. H. : 14 cm – L. : 11 cm


La Famille royale. Portrait médaillon rond à suspendre, contenant une scène peinte sur ivoire représentant au centre d’une étoile les trois portraits vus de profils du roi Louis XVI, de la reine Marie-Antoinette et du Dauphin, futur Louis XVII. Encadrement postérieur en bois doré. Bon état. Travail français de la fin du XIXe siècle. Diam. : 7 cm.
http://magasinsdeco.fr/marie-antoinette-vente-de-souvenirs-historiques/

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Sido Scorpion

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Lun 20 Mar - 21:06

madame antoine a écrit:
Il est intéressant de constater qu'une autre grande maison, Sotheby's, présente également une vente prestigieuse, celle de la Collection Balkany.
http://www.sothebys.com/fr/auctions/2016/robert-de-balkany-rue-de-varenne-paris-pf1660.html
https://www.connaissancedesarts.com/design-et-decoration/chez-un-seigneur-de-la-jet-set-la-collection-de-balkany-1149219/
http://www.lefigaro.fr/culture/encheres/2016/05/19/03016-20160519ARTFIG00349-une-vente-a-paris-sous-les-ors-du-xviiie.php

Bien à vous

madame antoine
Robert de Balkany, acte II

Après Sotheby’s, c’est au tour de Christie’s d’accueillir une partie de la collection de Robert de Balkany



En septembre dernier, trois journées avaient été nécessaires à Sotheby’s, associée à la maison de ventes volontaires parisienne Leclère, pour adjuger à Paris la quasi-totalité des 706 lots que Robert de Balkany (1931-2015), un entrepreneur français d’origine hongroise ayant fait fortune en France dans la construction de centres commerciaux à l’américaine, avait rassemblés dans son hôtel de la rue de Varenne.

Comptant aussi bien des tableaux de maîtres anciens et du mobilier que des décors peints ou des pièces d’horlogerie, l’ensemble avait généré un chiffre d’affaires de pratiquement 20 millions d’euros (soit 95 % du montant espéré) ; et ce notamment grâce au J. Paul Getty Museum de Los Angeles, qui n’avait pas hésité à débourser quelque 2,5 millions d’euros pour s’offrir un cabinet romain du XVIIe siècle ayant appartenu au pape Paul V Borghèse puis au roi Georges IV. De très beaux montants avaient également été proposés pour la petite soixantaine de pendules et cartels que Robert de Balkany avait collectionnés avec patience, dont 255.000 euros rien que pour une impressionnante pendule-régulateur astronomique datant du début du XXe siècle, copie d’une célèbre pièce que Louis XV avait fait installer au château de Versailles vers 1754…

Côte d’Azur et Rome
Quelques jours seulement avant que ces trois vacations aient lieu chez Sotheby’s, Christie’s avait de son côté très intelligemment exposé dans son enseigne parisienne certaines des plus belles pièces qui seraient mises en vente à Londres par ses soins en mars 2017. Ayant également entretenu des liens très forts avec Robert de Balkany, cette dernière avait en effet obtenu le privilège de procéder à la dispersion du contenu de deux autres de ses propriétés. Et non des moindres, puisqu’il s’agissait d’un château situé sur la French Riviera (le château Balsan, construit au début du XXe siècle) et d’un palais romain de la fin du XVIe siècle (le palazzo Lancellotti, près de la place Navone).

Parmi les œuvres les plus importantes à avoir été extraites de ces luxueuses demeures, l’on avait ainsi pu voir en avant-première six toiles que Gaspare Diziani avait réalisées au XVIIIe siècle sur le thème de la vie d’Alexandre le Grand ; attendues entre 120.000 et 180.000 livres sterling, celles-ci constitueront le deuxième lot le plus important parmi les 716 qui seront proposés à la vente les 22 et 23 mars prochains.

A priori, seul un candélabre à neuf lumières illustrant de façon grandiose le combat mené par Hercule contre l’hydre de Lerne devrait faire mieux, avec une fourchette d’estimation comprise entre 400.000 et 600.000 livres. Un chiffre qui s’explique par une provenance assez exceptionnelle : celui-ci fut réalisé vers 1825 par Edward Farrell pour le compte du duc Frederick d’York, dont le frère aîné régna sur le Royaume-Uni sous le nom de Georges IV…

À tous les prix
Selon Toby Woolley, spécialiste de tout ce qui concerne l’horlogerie chez Christie’s, les férus de mécaniques ancienne auront également plus d’une occasion de s’offrir sur l’une ou l’autre rareté durant ces deux jours de ventes aux enchères. En tête d’affiche, l’on retrouvera ainsi une pendule française datant de la fin du XVIIIe siècle et au mécanisme signé soit par Étienne Le Noir II, membre d’une célèbre famille de maîtres-horlogers parisiens, soit par son fils Pierre-Étienne. Estimée entre 80.000 et 120.000 livres, celle-ci représente le Jour et la Nuit, d’après le modèle exécuté vers 1530 par Michel-Ange à Florence.

Mais que les amateurs aux bourses moins garnies se rassurent, il y aura aussi une foule de pièces qui partiront normalement pour des sommes bien plus abordables, à l’image de cette pendulette de table fabriquée à Londres vers 1790 par un certain « Diego Evans », très vraisemblablement destinée au marché espagnol. On en attend entre 800 et 1.200 livres. Une ravissante petite boîte en porphyre de Suède (Blyberg) datant des environs de 1810 est quant à elle prisée entre 1.000 et 1.500 livres.

Dans le même ordre de prix, il sera également possible d’enchérir sur un étonnant modèle de château en ivoirine de fabrication allemande (milieu du XXe siècle), canons de défense compris. Christie’s en espère entre 2.000 et 3.000 livres.
Source

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Avais-je atteint ici ce qu'on ne recommence point ?
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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Ven 31 Mar - 9:16

Quelques belles ventes en vue Cool

@ Dessins, Tableaux anciens et XIXème, Mobilier & Objets d'Art, Collection de Céramiques de Mr X.
Hôtel des Ventes de Monte-Carlo
le 08 Avril 2017 à 14h30

nous épinglerons rabbit

Lot 124

Epoque XVIIIème siècle, Louis XVI.
Plateau écritoire en acajou à petite bordure cabaret.
Il repose sur quatre pieds fuselés.
Epoque XVIIIème siècle, Louis XVI.

Porte sous le plateau le sceau en creux du garde-meuble de la Reine Marie-Antoinette.



Selon la tradition familiale, ce plateau aurait été donné à un aïeul de l’actuel propriétaire par une dame de compagnie de la Reine Marie-Antoinette. Selon la tradition familiale, ce plateau aurait été donné.

59 x 39,5 x ht 15 cm
estimation 3 000 € / 5 000 €


@ Tableaux Anciens, Miniatures, Mobilier et Objets d'Art
chez Ader à Paris
le 14 Avril 2017 à 14h

Lot 204


Pendule à l’Amérique en bronze patiné et doré, la figure de sauvage avec un crocodile aux pieds et un palmier à sa gauche, la base en doucine à guirlandes et nœud de ruban.
Le cadran signé de De Verberie à Paris.
Époque Consulat.
H : 48 cm, L : 37 cm, P : 15 cm

Avec la pendule à l’Afrique, ce modèle de la toute fin du XVIIIe siècle demeure l’un des plus emblématiques parmi les pendules dites «au sauvage» dont la mode ne cesse qu’à la Restauration. Décliné sous différentes formes, une variante symbolisant l’Afrique voit le serpent disparaître et le palmier remplacé par une panthère (vente Paris, Fauves Paris, le 8 décembre 2016, lot 9). Une autre variante reprend une composition identique reposant cette fois sur une base plus haute en forme d’arche (anciennement à la Galerie Redding, Suisse).

En littérature on en retrouve l’écho chez François-René de Chateaubriand avec son Atala, chez Jacques-Henri Bernardin de Saint Pierre bien sûr et Jean-Jacques Rousseau pour ne citer qu’eux. Le premier exemple de cette vogue correspond à la livraison à la reine Marie-Antoinette en 1784 par l’horloger Furet d’une pendule automate à la tête de négresse (collection particulière  Razz ).

Le bronzier Jean-Simon Deverberie se fit une spécialité de ce thème et l’on répertorie au début du XIXe siècle un nombre important de sujets plus pittoresques les uns que les autres. Il déposa le dessin de ce modèle dès 1799 prouvant qu’il en était bien le propriétaire.

Les modèles à l’Amérique (palmier et serpent) semblent plus rares que ceux à la panthère et à la tortue. Parmi les exemplaires aujourd’hui conservés, il est intéressant de mentionner celui vendu à Paris, étude Bailly-Pommery, le 26 novembre 2007 ainsi que celui également vendu à Paris, étude Gros et Delettrez, le 31 mai 2006.
estimation 22 000 € / 25 000 €  What a Face


enfin last but not least  
@ Provenant de la collection de Monsieur A. B. après décès et à divers Tableaux Anciens & XIXe siècle ...
chez Kohn à Paris
le 13 Avril 2017 à 14h00

Lot 67


COIFFEUSE
Par Jacques BIRCKLÉ (1734-1803)
Reçu Maître Ébéniste en 1764
Paris, époque Louis XVI
Bâti de sapin, placage de bois de rose, d’amarante, de sycomore, de bois teinté vert, de bois tabac, et bronzes dorés
Estampillé J. BIRCKLE
H. 78 cm, L. 92 cm, P. 51 cm
Restaurations d’usage
Nécessaire incomplet et rapporté


Cette coiffeuse, aux formes rectilignes caractéristiques des productions parisiennes néoclassiques, présente une riche et foisonnante marqueterie sur toutes ses faces. Elle ouvre en façade par une tirette d’écriture et quatre tiroirs. Le plateau est constitué d’un abattant central à fond de glace et de deux volets latéraux découvrant des compartiments accueillant un nécessaire en porcelaine et verre. Elle pose sur quatre pieds en gaine fuselée terminée par des sabots à roulette.

Portant la marque de Jacques Bircklé, ébéniste parisien reçu Maître en 1764, cette coiffeuse témoigne de l’intérêt pour une marqueterie soignée d’une grande préciosité, principe que l’on retrouve sur d’autres meubles signés par l’artiste, notamment une petite coiffeuse très proche de notre modèle conservée en mains privées.

Les façades s’ornent sur fond de bois tabac de vases fleuris dans des encadrements de bois de rose. Le plateau accueille quant à lui sur ses deux faces, une marqueterie d’une grande richesse. Ainsi, le centre est constitué d’instruments de musique et partitions liés ensemble par un noeud rubané. Ce motif peut être rapproché du décor visible sur la façade de la commode demi-lune de Bircklé conservée au Musée du Petit Palais à Paris . Sur les volets latéraux, deux grands vases godronnés desquels s’échappent des feuillages posent sur un sol en dallage noir et blanc. Ce dernier motif est repris sur d’autres meubles de Bircklé, notamment un secrétaire à abattant passé sur le marché parisien en 2013.
On y retrouve également cet encadrement constitué de réserves ovales à quartefeuilles et écoinçons visible sur les trois volets de notre plateau. A noter que le motif de dallage, visible dans le décor en un trompe l’oeil composé d’un bureau de style Louis XV sur un dallage noir et blanc et sur lequel sont posés divers objets, et que Pierre Kjellberg nomme « sa presque exclusivité » (cf. Le Mobilier Français du XVIIIe siècle, éditions de l’Amateur,1989, p. 69).

Ouvert, les volets offrent une variété de petits objets usuels posés négligemment, lettres cachetées, ouvrages, dés à jouer, gobelets, coffrets et bouteilles. Ces décors sont d’une grande fraîcheur, en dépit d’une perspective plutôt maladroite, caractéristique de l’ébéniste.

Sa clientèle fut essentiellement privée et ce n’est que tardivement, entre 1785 et 1789, que Bircklé fournit les membres de la famille royale, Marie Antoinette pour le Château de Saint-Cloud, Madame Elisabeth pour Montreuil, le Duc d’Orléans ou la Duchesse  tongue  de Lamballe.
Excellant dans l’art de la marqueterie, Bircklé compose vases de fleurs, urnes, draperies, rubans, trophées de la musique, attributs divers, scènes à l’antique dans des tons clairs et vifs contrastant avec sur des fonds de placage sombres. Les bronzes sont généralement réduits au strict minimum, entrées de serrure et sabots.
estimation 15 000 € / 20 000 €

Lot 81
nous en reparlerons
http://maria-antonia.justgoo.com/t867p50-la-guimard#118289

Lot 84

PAIRE DE PORTE-TORCHÈRES « AUX SIRÈNES »
Attribué à    Georges JACOB (1739-1814)
Reçu Maître Menuisier en sièges en 1769
Paris, époque Louis XVI, vers 1780
Bois redoré
H. 161 cm, L. 52 cm

Ce rare modèle de porte-torchères, en bois sculpté et doré, se distingue par l’extrême finesse du traitement de son décor et l’inventivité de son iconographie permettant de l’attribuer au grand menuisier Georges Jacob.
Le support de torchère, de forme circulaire, est ceint d’une frise de rais-de-coeur. Le fût balustre est rythmé de cannelures rudentées de feuilles de laurier et de chêne. Il repose sur un hexagone sculpté de rinceaux. La base triangulaire est agrémentée de
trois sirènes soutenant un vase d’où émerge le fût. Au centre apparaît dans une cavité circulaire une fleurette épanouie. L’ensemble de la composition est assis sur trois pieds en boule aplatie ornés de feuillages.
Au regard de l’élégance de notre modèle, de la délicatesse des détails et de l’originalité de l’iconographie, il convient d’attribuer notre oeuvre au travail de Georges Jacob qui oeuvra à cette période pour les plus grands personnages du Royaume. Les sirènes figurant en partie basse répondent à l’engouement de l’époque pour les turqueries, lancé par le Comte d’Artois pour la réalisation de son premier Boudoir Turc au Temple en 1776. En 1781, ce dernier passe commande à Georges Jacob, pour son Second Cabinet Turc au Château de Versailles, d’une console en bois doré, sculptée sur les montants de sirènes adossées.

La sirène semble un motif récurrent dans l’Oeuvre de Jacob comme on peut le voir par exemple dans la duchesse brisée estampillée par le Maître, réalisée entre 1780 et 1785 et conservée au Musée Jacquemard-André (fig. 3). Le visage des jeunes femmes est traité de façon similaire dans les sphinges ornant une suite de sièges réalisée pour le Cabinet de la Méridienne de Marie-Antoinette commandée au Maître vers 1785. Il convient d’indiquer qu’un modèle de sirène, très proche de celle de notre oeuvre, apparaît sur les consoles d’accotoirs d’un fauteuil d’une maquette en cire exécutée vers 1780 et attribuée à Gilles-François Martin, modeleur du Garde-Meuble de la Couronne sous la direction de l’architecte Jacques Gondoin (1737-1818) et destiné au pavillon du Belvedère de Marie-Antoinette à Versailles.
Il est hautement probable que nos porte-torchères, compte tenu de leur décor, soit le produit de l’imagination d’un ornemaniste et marchand-mercier comme Jean-Demosthène Dugourc (1749-1825), nommé en 1780 Dessinateur du Cabinet de Monsieur, frère du Roi. Il est à l’origine notamment du goût « arabesque » qui ésigne le style développé dans les arts décoratifs de ces années 1780 où se multiplient les figures féminines terminées en enroulement d’acanthes, adossées ou affrontés de part et d’autre d’un vase. Signalons à ce propos la paire de girandoles à femme-satyre réalisée vers 1785 par François Rémond et conservée aujourd’hui au Château de Windsor . On y voit trois jeunes femmes, le corps se prolongeant par des feuillages et des pieds de bouc, soutenant un vase. Sous l’objet figure un cercle ouvragé, comme un similaire apparaît dans notre oeuvre sculpté d’une fleurette. Elles arborent la même expression que nos sirènes, empreinte de mélancolie et d’une certaine résignation. Les porte-torchères sous le règne de Louis XVI demeurent relativement rares. Dans sa forme et sa composition, notre oeuvre peut être rapprochée de celle conservée au Musée des Arts Décoratifs de Paris. La Residenz de Munich conserve une paire de guéridons porte-torchères estampillée du Maître et datée vers 1781, attestant ainsi que Georges Jacob réalisa dans sa carrière ce type de mobilier.
estimation 100 000 € / 150 000 €  affraid

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madame antoine

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Dim 9 Avr - 11:13

Bien chers Amis du Boudoir de Marie-Antoinette,

Nous signalerons cette vente organisée par la Maison Coutau-Begarie qui se aura lieu le 21 Avril prochain.

ETOFFES - COSTUMES ANCIENS - DENTELLES - BRODERIES BLANCHES
http://www.coutaubegarie.com/html/calendrier.jsp?t=f

Bien à vous

madame antoine

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Jeu 13 Avr - 16:36

Quelles merveilles ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Ventes aux enchères   Hier à 10:39

A épingler
cette vente de Souvenirs Historiques
Vendredi 19 mai à 14h00 à Cannes Cool

http://www.azurencherescannes.com/
catalogue pas encore disponible  Rolling Eyes

Déjà quelques lots Very Happy


MARIE-ANTOINETTE, reine de France. Portrait fixé sous verre de forme rectangulaire, représentant la souveraine portant une importante coiffe, et conservé dans un encadrement ancien en bois noirci.
Légères usures du temps, mais bon état général.  
Travail français de la fin du XVIIIe siècle.
A vue : H. : 24 cm - L. : 18 cm. Cadre : H. : 29 cm - L. : 23 cm.


MARIE-ANTOINETTE, reine de France. Portrait médaillon fixé sous verre, de forme ronde, représentant un profil de la souveraine, la tête tournée vers la gauche, conservé dans un encadrement moderne en bois, peint à décor de faux marbre.
Légères usures du temps, mais bon état général.  
Travail français de la fin du XVIIIe siècle.
A vue : Diam. : 15, 5 cm. Cadre : Diam. : 24 cm.



Louis XVI et Marie-Antoinette. Paire de bas reliefs les représentant en dioramas dans des médaillons ronds, à fond de velours brun, au centre d’un paysage animé de personnages et d’animaux disposés sur deux registres. Les souverains sont représentés jeunes, en costumes de cour, comme accoudés à un balcon, à l’époque de leur accession au trône, vers 1775. Leurs visages sont en cire colorée, avec des cheveux probablement naturels et des vêtements en fils d’argent et d’or. Les personnages et les animaux sont principalement en cire colorée et en verre filé. Les fleurs et les arbustes en papier découpé. Le fond et les côtés en miroir sont très richement décorés de coquillages et de paillettes de couleur. L’encadrement d’origine est en carton doublé de papier vert à baguette en bois mouluré et doré.
Un des dos porte une étiquette avec la mention manuscrite à l’encre : « Appartenant à M. Philippe Romely ».
Rare et intéressant travail de Nevers de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle.
H. : 37 cm – L. : 31, 5 cm – P. : 14, 5 cm.

estimations et infos à suivre tongue

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Ventes aux enchères
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