Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Fersen or not Fersen

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Ven 7 Sep - 20:53

Citation :
les Américaines, les bonnes cathos,  

A vous lire, on pourrait croire que ces protestants puritains américains sont "cathos"  Suspect
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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Ven 7 Sep - 21:58

Citation :
C'est très courant chez les ados : elles veulent rester vierges, les Américaines, les bonnes cathos, comme aussi beaucoup de musulmanes. Alors elles font tout ce qu'il y a autour... Suspect

Citation :
Citation :
les Américaines, les bonnes cathos,  

A vous lire, on pourrait croire que ces protestants puritains américains sont "cathos"  Suspect

Bah non justement, d'où ma virgule. je ne les confonds pas non plus avec les musulmanes.  Shocked
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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Sam 23 Nov - 18:24

Dans le livre-journal de Madame Eloffe, Gustave-Armand-Henri de Reiset(1821-1905) commente l'époque de la dame et l'entourage de la Reine qui fut pour la plupart sa clientèle.
Voici ce que Reiset conte à propos d'Axel de Fersen :
Le comte de Fersen a joué un si grand rôle comme ami dévoué de la Reine, que je crois de mon devoir de consacrer ici quelques lignes en l'honneur de ce gentilhomme, qui était un véritable chevalier.
(...) Il était de haute taille et d'une figure très régulière. La première fois qu'il vit la Reine
(Marie-Antoinette était encore Dauphine ! ) , il fut frappé de sa beauté, et Marie-Antoinette de son côté le distingua; elle avait vite compris ce que pouvait être le dévouement d'un pareil homme doué de tant de belles qualités.
Il n'en fallait pas davantage pour répandre les mauvais bruits qui ont couru alors, à propos de l'intimité de la Reine et de ce bon et loyal ami.
Jamais, cependant, il n'y a rien eu de répréhensible dans leurs rapports mutuels; nous les avons étudiés dans tous les ouvrages du temps avec le plus grand soin et toute l'impartialité dont nous sommes capable; le comte de Fersen avait pour la Reine l'affection la plus respectueuse et la plus dévouée; pour elle il aurait donné sa vie sans jamais hésiter; la Reine s'intéressait également à lui, et lui avait donné sa confiance; le Roi , de son côté, reconnaissait dans M. de Fersen un homme de bon conseil et estimait fort son noble caractère; il s'était ouvert à lui de ses projets de fuite, sachant que personne ne pouvait mieux le servir et le seconder en cette difficile circonstance.
Il est une chose à regretter, c'est que le comte de Fersen n'ait pas accompagné jusqu'au bout la famille royale dans ce voyage de Varennes; il était homme d'énergie et capable de sauver le Roi malgré lui, et même de lui tenir tête quand il aurait fallu en venir aux mesures de rigueur que Louis XVI , pour épargner l'effusion de sang, ne pouvait se résigner à prendre.
Voilà quel était l'homme qui avait préparé et dirigé cette affaire de Varennes; on comprend la douleur qu'il ressentit à la nouvelle de l'insuccès de ce triste voyage. Il voyait clairement la marche de la Révolution et ne se faisait aucune illusion sur le sort réservé au Roi et à la Reine. C'est pourquoi , pendant son séjour à l'étranger, lorsqu'il ne pouvait venir à Paris où il était trop connu , il fit tout ce qu'un ami pouvait faire pour sauver la famille royale.
Je regrette beaucoup que M. le baron de Klinckowström , qui a publié en 1878 les papiers du comte de Fersen , son grand-oncle, n'ait pas voulu accepter ma proposition de soumettre à des hommes capables et experts en écritures les passages des lettres qu'il laisse en blanc dans la publication qu'il en a faite, parce qu'ils ont été raturés. Dans un sentiments assurément bien respectable , M; de Klinckowström n'a pas voulu qu'on touchât aux autographes dont son oncle avait jugé à propos d'effacer quelques lignes; ces suppressions ont cependant donné lieu à d'injustes suppositions . Je suis persuadé que sous ces ratures on ne trouveraitrien qui ne pourrait être divulgué pour le plus grand honneur de la Reine et du comte. Ils avaient sans doute , je le répète, l'un pour l'autre une grande amitié; mais elle était bien placée de part et d'autre , car sous le rapport des affections la Reine était une femme admirable; elle n'abandonnait jamais quelqu'un après l'avoir pris une fois en amitié.
Que de faussetés n'a-t-on pas imprimées sur ces sentiments de la Reine ! Je suis assez âgé pour avoir vécu avec bien des personnes qui avaient connu le comte de Fersen et Marie-Antoinette , et je n'en ai trouvé aucune qui ait jamais suspecté leurs relations. Sans doute la Reine voyait son ami au plaisir, mais quel mal y a-t-il à cela? Elle le lui avoue même dans la lettre du 7 décembre 1791. "Il est absolument impossible, dit-elle, que vous veniez ici dans ce moment: ce serait risquer notre bonheur , et quand je le dis, on peut m'en croire, car j'ai un extrême désir de vous voir."


Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Sam 23 Nov - 19:13

Je poursuis .

Le comte de Fersen, de son côté , lui écrivait :
"Je sais que la confiance ne se donne pas, et je suis loin d'en demander plus que vous ne voulez m'en accorder; votre intérêt seul me guidera toujours, et si vous pouvez suspecter les vues et les projets du baron de Breteuil, j'ai la vanité de croire que ma conduite passée doit vous en ôter la possibilité à mon égard et doit vous convaincre de la pureté des miens et du zèle, de l'attachement et du dévouement que je vous ai consacrés; mon unique désir est de vous servir."
Ce langage n'est pas celui d'un homme coupable, mais d'un être dévoué qui écrit à une femme qui lui est chère et qu'il veut chevarelesquement sauver.
Je le répète, j'ai lu tous les pamphlets, j'ai vu toutes les gravures qui ont été publiées à cet égard; mais , en face de tout cela, grâce à l'excès des calomnies et de ces injures, je conclus que la Reine a toujours été d'une grande honnêteté, attachée à ses devoirs d'épouse et de mère. Ceux qui avaient intérêt à faire éclater la Révolution ont partout été les seuls à faire courir les plus mauvais bruits; pour renverser le trône, il leur fallait des prétextes; pour soulever les passions populaires, il leur était utile d'inventer quelque atrocité révoltante. Il fallait enfin une raison pour s'attaquer aux têtes royales; on ne pouvait rien trouver à imputer au Roi, c'est alors qu'on fut obligé d'accoler au nom de Marie-Antoinette les noms de l'infâme Messaline et de la cruelle Frédégonde; l'attaque est si grossière, les calomnies sont si outrées qu'elles tournent à la honte de leurs inventeurs.
C'est surtout aujourd'hui qu'il est impossible de juger Marie-Antoinette , maintenant que les passions commencent à s'éteindre pour faire place à la raison. Sans doute, elle avait les légèretés naïves d'une jeune femme, belle, adulée de tous, qui ne croit pas au mal ; c'est ce qui ressort clairement de la correspondance secrète de M. de Mercy, mais les gens de bonne foi ne peuvent pas croire aux calomnies dont l'exagération même démontre la fausseté; il faut , pour s'y laisser prendre , être décidé à croire le mal quand même.
En écrivant son testament, la Reine arrête avec plaisir (Shocked ?) sa pensée sur le souvenir de ses amis; si ses affections n'avaient pas toujours été pures, elle n'aurait pas, à cette heure solennelle, écrit cette phrase:
"J'avais des amis, etc, ..."
en se rappelant sans aucun doute ses liaisons innocentes avec le prince Georges de Hesse, le comte de Fersen, et les princesses de Hesse et de Mecklembourg.
On ne peut donc lui reprocher d'avoir eu des amis. Quelle est la femme la plus vertueuse et la meilleure, je le demande, qui n'ait pas reçu, pour ses qualités, des hommages semblables de la part d'hommes dévoués, capables de faire pour elle ce que M. de Fersen a fait pour la Reine Marie-Antoinette?


Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Sam 23 Nov - 19:27

Merci pour ce témoignage. Very Happy 
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pimprenelle
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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Sam 23 Nov - 21:51

En effet, c'est un avis donné avec recul et mesure. Very Happy Dommage que les modernes s'emballent, à présent...

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Sam 23 Nov - 23:16

Comme tu le dis, Pim , Alma Söderhjelm (née en 1870 : le rapport avec la cour de Louis XVI s'éloigne donc logiquement ! ) n'a écrit son étude sur Marie-Antoinette et Fersen en 1930 ... et c'est depuis qu'outre les ennemis de la Reine qui voulaient La voir répudiée et enfermée dans un couvent, Ses amis aussi se sont plu à voir dans les échanges de Marie-Antoinette et son ami des sentiments qui ressemblaient à autre chose que de l'Amitié... Rolling Eyes  

Bien à vous.
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pimprenelle
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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Dim 24 Nov - 17:19

Oui, Söderjhelm l'hystérique et Zweig l'apprenti freudien... avec des amis pareils, Marie Antoinette n'a plus besoin d'ennemis !  

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le beau lauzun

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Ven 24 Oct - 11:15

Sophie Piper peinte en miniature :

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de La Reinta

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Jeu 11 Aoû - 12:39

Lisez donc ceci

Axel de Fersen, le prince charmant de Marie-Antoinette

uhhhmmm ça commence bien .....

J'espère que le rose ne vous gave pas    

30 janvier 1774. Comme Louis XV et La Pompadour trente ans auparavant, Marie-Antoinette et Axel de Fersen se rencontrent au bal masqué, à l'Opéra. Instant magique où, sous l'étoffe des déguisements, les sentiments se dévoilent et le désir palpite. La Dauphine de France aurait murmuré à son cavalier d'un soir: "Je vous aime"

Elle a 19 ans et lui, autant. Beau et blond comme un ange, ce jeune noble suédois accomplit comme il se doit son tour d'Europe dans les cours européennes. Est-elle éprise? S'est-elle entichée un peu vite du premier galant venu? La rumeur n'épargne guère l'archiduchesse autrichienne. On prête aussitôt une idylle aux deux jeunes gens. Pourtant, Fersen quitte très vite Versailles.  

Il n'y reparaîtra que quatre ans plus tard. Août 1778. Marie-Antoinette est une reine de France moquée pour sa frivolité, son goût immodéré des fêtes et ses dépenses somptuaires, quand l'élégant comte de Fersen resurgit inopinément dans sa vie. Cette "âme brûlante sous une écorce de glace", selon le bon mot d'une de ses amies, passe pour un séducteur impénitent doté d'une nature chevaleresque. En le revoyant, Marie-Antoinette, enceinte de cinq mois, s'écrie: "Ah! c'est une vieille connaissance!"

Un amour indéfectible
Elle et lui se redécouvrent avant qu'il n'embarque pour l'Amérique, en mars 1780, batailler contre les Anglais. Ils ont tant en commun: ils vivent la nuit, aiment la dépense et cultivent l'insouciance de la jeunesse. La médisance publique se chargera de colporter la liaison des deux tourtereaux.

À son retour à Versailles, en juin 1783, Fersen et Marie-Antoinette, encore enceinte, roucoulent de nouveau, mais les sentiments ont pris le pas sur la sensualité. Leur amour est désormais pur, entier, romantique. "Jamais, on ne m'a aimé comme cela", confiera-t-il.

Huit ans plus tard, Fersen sera encore là pour escorter "sa" reine lors de la fuite à Varennes, en 1791. Jusqu'au bout, l'incomparable "ami" de Marie-Antoinette tentera de la soustraire à son sort funeste. Il intrigue à Vienne, échafaude un nouveau plan d'évasion, oeuvre à la formation d'une coalition européenne pour restaurer la royauté en France. En vain. La Veuve Capet est décapitée le 16 octobre 1793. Jusqu'à la fin de sa vie, chaque 16 octobre, Fersen passera la journée à pleurer celle qui, à ses yeux, incarnait le "modèle des reines et des femmes".

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sexualite/axel-de-fersen-le-prince-charmant-de-marie-antoinette_1810161.html

Ouais bon je suis assez d'accord avec ça. Ceux deux là étaient in love. Ils avaient les mêmes goûts, les sorties, les fêtes, les bals, la musique, les fringues... En fait, Axel était l'homme parfait ! Celui qui vous aide à choisir et commente vos tenues. Qui a son 06 ?

Bon après ..... Le côté amour indéfectible ils en font trop. Rolling Eyes Tout était défectible au siècle du rococo !

_________________
Je dois avouer ma dissipation et paresse pour les choses sérieuses
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Lady Marmelade

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Mer 23 Nov - 12:06

Voilà !!!!!! Puisqu'ils le disent , le proclament , le hurlent dans L'Express- Sexualité , c'est sûr : Marie-Antoinette et Axel étaient amants !!!!

.

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juul

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Mar 29 Nov - 13:18

De nouvelles choses dans l affaire ?

_________________
Tæl til 94
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Sido Scorpion

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Mer 30 Nov - 1:16

Je ne crois pas mais des lettres décryptées sont publiées dans le livre dont je viens de poster la référence.  Very Happy

_________________
Avais-je atteint ici ce qu'on ne recommence point ?
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decadenzia

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Jeu 1 Déc - 12:10

Quel livre ? Smile

Je ne comprends plus rien. Embarassed

_________________
flower  .....she keeps Moët et Chandon in her pretty cabinet..... flower
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Mr T

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MessageSujet: Re: Fersen or not Fersen   Mar 6 Déc - 13:15

Fersen ? Un autre charmant opportuniste !

_________________
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