Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Marie-Antoinette à travers le cinéma

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Jeu 8 Mar - 17:26

MARIE ANTOINETTE a écrit:


LE CHEVALIER DE MAISONS ROUGE de CLAUDE BARMA existe en DVD - il date de 1963 c'est le premier grand feuilleton noir et blanc de la TV passant le samedi, ce soir là la FRANCE entière était devant les postes et lors du dernier épisode, mort des héros, le lundi, on était triste de la fin du film !!!!!

je ne comprends pas que vous n'aimiez pas ce feuilleton - c'est une belle adaptation du roman de DUMAS , l'interprétation était de premier choix !!!!!


Exception, personnellement j'ai toujours beaucoup aimé ce feuilleton, notamment l'interprétation remarquable de sensibilité et de dignité d'Annie Ducaux! Very Happy Very Happy Very Happy


...
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Jeu 8 Mar - 19:11

Alors, nous sommes trois !!!

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Sam 10 Mar - 14:34

Voici un article paru dans les Inrocks :

Historien de la Révolution française et critique de cinéma, Antoine de Baecque décrypte l’extraordinaire postérité de cette reine honnie. Et recense les figures contemporaines pour lesquelles la presse a exhumé son nom.



Marie-Antoinette est partout, elle appartient à tous, biographes comme cinéastes, commissaires d'expositions autant que romanciers, éditeurs, publicitaires, créateurs de mode, artistes, et surtout publics de tout poil. Elle est tendance, en version kitsch, pop, punk, mais aussi martyre ou pécheresse. Autant la princesse était en complet décalage par rapport à la France de son temps, autant sa figure s'est épanouie dans l'imaginaire fantasmatique des différentes époques qui ont reconstitué successivement son image.

A l'angoisse de ne pas avoir de place, celle de l'étrangère, de l'individualité face à la Cour, de l'adolescente dans un monde d'adultes, a succédé la prolifération des représentations qui fait de Marie-Antoinette le personnage historique numéro 1 à l'échelle mondiale. Marie-Antoinette est une reine mal à son aise au XVIIIe siècle, mise à mort par l'accélération du temps révolutionnaire, qui trouve une adéquation avec son époque au début du XXIe siècle.

"Marie-Antoinette, comme Lady Di, représente le type même du bouc émissaire féminin"

Il faut remonter plus précisément à l'année 1997 pour comprendre l'entrée de Marie-Antoinette dans cette gloire postmoderne. C'est à travers une biographie à succès que le phénomène prend son ampleur, parue en langue anglaise en 2001 : Marie-Antoinette - The Journey d'Antonia Fraser. Pourquoi 1997 ? Fraser s'explique : "Quand j'ai commencé mes travaux sur Marie-Antoinette, Lady Diana venait juste de mourir. J'ai pensé qu'il y avait de grandes similitudes entre ces deux destins tragiques. Le besoin de plaire, une certaine frivolité apparente, des époux qui n'ont absolument pas les mêmes intérêts et un rôle de mère modèle. Marie-Antoinette est une jeune femme aux yeux bleus qui a travaillé pour être belle et séduire les Français, tout comme Diana l'a fait pour séduire les Britanniques. C'est pourquoi je crois que Marie-Antoinette, comme Lady Di, représente le type même du bouc émissaire féminin."(1)

Ce récit en miroir des deux princesses raconte l'éclat de la jeunesse dans un Versailles rigide et monumental devenu un Buckingham Palace hostile et froid, le scandale d'être femme face à l'étiquette de la cour de France puis devant l'indifférence épaisse du prince de Galles.

Le tour de force de cette révision biographique se situe exactement là : elle ne reprend pas la rengaine royaliste de la reine martyre mais transforme Marie-Antoinette en héroïne parce qu'elle devient profondément humaine, désarçonnée par la vie qu'elle mène, ou celle qu'elle ne mène pas. Ce n'est plus tant, en version ultra, une apprentie sorcière qui précipite la fin de la monarchie que la victime de la rumeur, de la réputation, en même temps qu'un pion politique que sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse, veut placer et manipuler.

Marie-Antoinette a été immédiatement haïe. Avant même son arrivée en France, Madame Adélaïde, fille de Louis XV, l'a déjà surnommée l'"Autrichienne", ce qui deviendra l'"autre chienne" dans la langue du peuple qui la déteste pour sa finesse, sa blancheur, son désir de faire de la culture, du goût, des hommes son domaine strictement réservé, donc secret et suspect. Dès lors, celle qu'on nommait en son temps Madame Déficit ou Madame Veto devient, chez Antonia Fraser, une Lady Di victime d'un conte de fées virant au cauchemar.

Toute la volonté de Marie-Antoinette consiste à résister à ce rôle victimaire d'emblée imposé, en façonnant sa propre image pour répondre à celle qu'on lui attribue, épousant et épuisant les réputations qu'on lui fait (elle sera donc femme jusqu'au bout des ongles), s'émancipant de la volonté maternelle, là encore en faisant plus que remplir le contrat imposé : réussir à faire de Louis XVI un homme, un père, un roi. Car ce qui sauve définitivement Marie-Antoinette dans ce récit de l'Ancien Régime refaçonné pour aujourd'hui, c'est d'être une mère admirable.

Elle est la reine du désamour, la reine scélérate, du moins scandaleuse par son corps, ses désirs, son ubris féminin, mais tout est sauvé par la protection des enfants, les quatre qu'elle met au monde, tous écrasés par la tragédie : le dauphin qui meurt en juin 1789 à 7 ans, Louis XVII qui disparaît à la prison du Temple en 1795 à 10 ans, Madame Royale qui vivra vieille fille, toujours digne mais jamais heureuse, Sophie-Béatrice, morte à 11 mois. La "fureur utérine" de la princesse débauchée, selon les pamphlets obscènes qui prolifèrent un temps, se métamorphose en bonne hystérie puisqu'elle est maternelle. La reine est sauvée.

Cette figure contemporaine, Sofia Coppola la met en scène dans son film Marie-Antoinette en 2006. Le scénario commence par ces mots : "Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié." Il s'agit de montrer la découverte, mi-terrorisée, mi-amusée, des règles et des moeurs de Versailles, chicaneries, hiérarchies, interdits, étiquette, rumeurs, veuleries, caprices, clans et divisions.

Face à ce monde ancien, la princesse et le prince sont deux adolescents qui se retranchent dans leur monde clos, à force d'immaturité et d'inconscience du monde extérieur. La reine mode et moderne oublie sa paire de Converse au milieu des souliers d'époque, modernité d'une pauvre petite fille riche qui tient dans l'indépendance vis-à-vis de l'étiquette, dans la revendication du privé, dans le souci de soi, dans la médiatisation de son image à travers son apparence et ses bonnes oeuvres. Là où l'on retrouve Lady Di avant la lettre...

Marie-Antoinette : d'abord une femme politique

De quoi cette Marie-Antoinette-là est-elle le nom aujourd'hui ? La psychologisation de tout rapport social. Dans ce portrait hypercontemporain, tout fabrique du psychologique : le caractère privé du personnage, son humanité, sa féminité, son goût pour l'art et la culture, sa passion maternelle, sa dignité devant l'épreuve et face à la mort. Voici la sculpture d'une psyché, individualité irréductible qui éclaire une "personnalité" en proposant à tous, et surtout à toutes, une identification possible.

C'est également le contresens de notre temps : toujours vouloir comprendre via une destinée et non plus par l'histoire. Car le contexte historique est implacable avec Marie-Antoinette. L'historienne Mona Ozouf le rappelle avec force. Quand on sépare la reine de France de ses avatars d'aujourd'hui, elle reprend place dans la tradition.

"La liberté de Marie-Antoinette, écrit Ozouf, loin d'être celle d'une volonté réfléchie, est tout juste celle d'un caprice. La championne du retrait dans la vie privée est loin de s'être tenue à l'écart de la décision politique."(2)
Il faut donc balayer la grande complaisance : Marie-Antoinette est d'abord une femme politique.

L'histoire le rappelle sans cesse : la reine impose Loménie de Brienne aux Finances après l'échec de la réforme Calonne (1786), elle veut fuir la France dès juillet 1789 pour tourner l'Europe contre les preneurs de la Bastille, elle organise en 1791 la fuite vers Varennes, elle traite avec Mirabeau puis Barnave tout en tentant de mobiliser les armées étrangères pour sauver la Couronne.

Marie-Antoinette n'est pas une jolie potiche moderne, ni une intériorité valant modèle de psychologie féminine, ni une pure extériorité scandaleuse (l'apparence, rien que l'apparence). C'est une personnalité double, mêlant l'enfant gâtée et l'activiste politique. Et si les Français haïssaient, et haïssent toujours parfois (et heureusement) Marie-Antoinette, c'est parce qu'ils associent les malheurs du pays à son train de vie fastueux.

Marie-Antoinette, autant qu'une psyché révélatrice de notre époque, reste la reine des aristocrates. En ce sens, davantage qu'à Lady Di, c'est à une autre princesse contemporaine qu'on doit associer la reine de France. En mai 2009, le Daily Mail anglais avait malicieusement tracé cette généalogie des first ladies, surnommant la femme de Nicolas Sarkozy "Carla-Antoinette" : "Elle se pavane dans les rues de Paris en plein coeur de la crise financière. C'est une multimillionnaire qui fait peu pour les autres et est complètement déconnectée de la réalité." 1789 ou 2012 ? On ne saurait mieux décrire les résurgences historiques de Marie-Antoinette.

Antoine de Baecque


Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Sam 10 Mar - 17:07

Ces gens qui ne cessent de prétendre que la reine était "déconnectée des réalités" comme s'ils l'avaient côtoyée Rolling Eyes ... Et que dire de Louis XIV qui a ruiné la France?? C'était quelqu'un de simple peut-être?
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Sam 10 Mar - 18:06

Et cette sempiternelle comparaison avec Lady Di... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Sam 10 Mar - 19:15

Sempiternelle? pas vraiment : c'est Evelyne Lever qui a lancé la mode...en 2006! Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Sam 10 Mar - 19:35

Mais si la biographie d'Antonia Fraser date de 1997 ? Shocked
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Sam 10 Mar - 19:41

C'est Antonia Fraser l'auteur de ce rapprochement? je ne m'en souvenais plus...J'ai surtout entendu Evelyne Lever le faire en parlant de la Barbie-Antoinette de Coppola... Rolling Eyes

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Sam 10 Mar - 19:48

Tu ne lis pas les articles que tu postes ?

Citation :
Il faut remonter plus précisément à l'année 1997 pour comprendre l'entrée de Marie-Antoinette dans cette gloire postmoderne. C'est à travers une biographie à succès que le phénomène prend son ampleur, parue en langue anglaise en 2001 : Marie-Antoinette - The Journey d'Antonia Fraser. Pourquoi 1997 ? Fraser s'explique : "Quand j'ai commencé mes travaux sur Marie-Antoinette, Lady Diana venait juste de mourir. J'ai pensé qu'il y avait de grandes similitudes entre ces deux destins tragiques. Le besoin de plaire, une certaine frivolité apparente, des époux qui n'ont absolument pas les mêmes intérêts et un rôle de mère modèle. Marie-Antoinette est une jeune femme aux yeux bleus qui a travaillé pour être belle et séduire les Français, tout comme Diana l'a fait pour séduire les Britanniques. C'est pourquoi je crois que Marie-Antoinette, comme Lady Di, représente le type même du bouc émissaire féminin."(1)

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mar 13 Mar - 15:16

Tiens ? Moi aussi, j'associe cette comparaison ridicule à Evelyne Lever. Peut-être parce que Lady Fraser a l'excuse d'être anglaise.

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mar 13 Mar - 15:30

Marie-Antoinette est une jeune femme aux yeux bleus qui a travaillé pour être belle et séduire les Français .....

Difficile de faire plus réducteur !
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mar 13 Mar - 15:32

Oui, c'est le moins qu'on puisse dire !!! Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mar 13 Mar - 19:24

Citation :
Marie-Antoinette est une jeune femme aux yeux bleus qui a travaillé pour être belle et séduire les Français .....

Difficile de faire plus réducteur !  

Et encore tu es gentille, moi je dirais que c'est complètement c... ! Shocked
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mar 13 Mar - 19:30

Tu as raison, je suis trop bonne ! Quelle niaiserie !!! Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mar 13 Mar - 20:03

je crois l'avoir raconté, mais je deviens parfois gaga !!!!! pas LADY !!!

il y a quelques mois j'ai reçu des jeunes filles faisant un travail pour le bac sur MARIE ANTOINETTE - elle me demande comment elle était ressentie comme" pipaule" !!!!!!à son époque, et si nous pouvions la comparer à une demoiselle moderne !!!

j'ai évoqué l'image de LADY D et j'ai eu la surprise de constater, qu'âgées de 16 ans, elles ne la connaissaient pas !!!!!!! je me suis rabattue sur Miss HILTON !!!!!

Amicalement MARIE ANTOINETTE
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mer 28 Mar - 11:29

Affiche du film pour Marie-Antoinette: Das Leben einer Königin (1922) mettant en vedette Diana Karenne dans le rôle de la Reine:



Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mer 28 Mar - 11:56

Voilà qui est intéressant !
Seul l'esthétique du visage permet de dater l'affiche. On y reconnait une mise en valeur des traits à la Edna Purviance ! Wink
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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Jeu 16 Jan - 10:17

Un témoignage très émouvant et une rareté: cette vidéo des apparitions du petit Louis XVII dans La nuit de l'été constituée et mise en ligne par la soeur de l'acteur:  Very Happy 


https://www.youtube.com/watch?v=vBDo-DtfnxY&gl=BE

Voilà qui me permet de voir quelques extraits de ce film que je n'ai jamais trouvé.  Very Happy

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Lun 27 Jan - 8:51

Un petit recensement d'actrices qui ont incarné Marie Antoinette, avec notamment Lise Delamare et Lana Marconi.
http://www.20minutes.fr/cinema/diaporama-2161-marie-antoinette-lecran/toutes-les-photos


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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Dim 9 Fév - 23:22

Casting et photos du film "La nuit de Varennes" de Stellio Lorenzi, dans la série "La caméra explore le temps" -1960:







Robert Lombard Louis XVI Eleonore Hirt Marie Antoinette Jacques Castelot Choiseul Marc Cassot Drouet Georges Riquier Sauce François Darbon RaDet Maurice Garrel Pultier Charles Lavialle Coquillard André Thorent Bayon Roger Crouzet Justin Georges Gilles Léger Reignez Hubert Noël De Raigecourt Robert Bazil Jean leblanc André Weber Wacquant Marc De Georgi Roland Arlette Gilbert Mme Sauce Jean Ozenne Léonard Raymond Meunier Guillaume André Rouyer Tony, le dragon Roland Ménard Romeuf François Vibert Destez Philippe Mareuil Coguilat Dimitri Dineff Roerig Michel Trévières un postillon Jean Allain un postillon Colette Castel Mme Brunier

Présentation de l'émission par Alain DECAUX et André CASTELOT. Reconstitution de la nuit mémorable du 21 au 22 juin 1791, qui marqua, par l'arrestation à Varennes de la famille royale en fuite, la chute de la monarchie française vieille de six siècles. Mots clés : France ; histoire ; reconstitution historique ; chute ; monarchie ; arrestation ; roi ; Louis XVI ; famille (royale) ; voyage (fuite) ; Meuse ; Argonne ; Varennes en Argonne ; auberge ; république (première République) ; Révolution française ; 18ème siècle

http://php88.free.fr/bdff/image_film.php?ID=9231

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Lun 10 Fév - 8:09

Invité a écrit:
Annie Ducaux interprète une Marie-Antoinette, dans la dernière année de Sa vie, pleine de dignité malgré le jeu le jeu qui a vielli, dans le film de Claude Barma de 1963, "Le Chevalier de Maison-Rouge".



Bien à vous.
Quelques photos du film:






http://guillotine.cultureforum.net/t125p465-la-veuve-va-au-cinema-films

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Ven 14 Fév - 23:55

On connaît la chanson ! 1/2, Guillaume Roubaud-Quashie

Récemment invité à Bruxelles aux côtés de Maïté Mola, vice-présidente du PGE, et de l’excellent historien Pascal Dupuy, j’ai été amené à revoir ce très grand film qu’est La Marseillaise. Chronique de quelques faits ayant contribué à la chute de la Monarchie. C’est bien sûr un film sur la Révolution française – nourri aux meilleures sources – mais c’est aussi un film du Front populaire (1937-1938).


Ce n’est pas le lieu pour en vanter les qualités artistiques et saluer, après Aragon, ce saisissant « réalisme lumineux ». Mais, par bien des aspects, ce chef-d’œuvre a toute sa place dans notre revue politique.
Car entre mille fortes questions, il pose celle des conditions et des contours du rassemblement social qui vint à bout d’un ordre millénaire. Car entre mille questions, il pose celle de la construction de l’unité victorieuse.


Nous sommes dans un village provençal de 1790. Un misérable paysan travaille une terre qui ne lui appartient pas ; un pigeon survient et mange ses récoltes ; le paysan l’abat mais, surpris la fronde à la main, est arrêté et jugé. C’est cette scène judiciaire qui va nous retenir : le petit propriétaire terrien, par ailleurs maire du village, Paul Girault, y fait face au seigneur du lieu.
« Le seigneur — Laissez les paysans tuer nos pigeons et bientôt ils brûleront nos châteaux.
Le maire — Ah oui ! Vous avouez donc que e sont vos biens et vos titres féodaux que vous défendez […].
Le seigneur — Détruisez-les, ces droits féodaux après lesquels vous en avez tant, et c’en est fait de cette hiérarchie sociale […] dont vous êtes tout de même un bénéficiaire.
Le maire — Hum hum… un bien petit bénéficiaire ! Oh mais je la connais la chanson ! Allez ! Elle consiste à vouloir me faire croire que si vos privilèges disparaissent, mon petit bien les suivra. Et que si je veux conserver ma modeste aisance, je dois me faire le défenseur des abus dont vous vivez. Enfin bref, que nos deux causes, celle du grand seigneur possédant la moitié de la contrée, et celle de Paul Girault, ancien premier maître sur les vaisseaux de Sa Majesté, sont solidaires. Tenez… »
Tout l’avenir de la Révolution se joue là, dans cette question : dans quel camp s’inscrira le petit propriétaire ? Celui des classes populaires et la Révolution triomphe (comme ici) ; celui de la classe dominante (ici, la noblesse) et le vieux monde poursuit sa vieille route.


Cette question des frontières du « eux » et du « nous » appartient assurément au XVIIIe siècle mais, mutatis mutandis, elle est une question toujours aussi décisive pendant le Front populaire si on veut bien se rappeler que le fascisme tente alors (non sans succès…) de prendre le pouvoir en s’appuyant sur ces classes moyennes et que les communistes, en ce domaine, sont engagés dans ce que Maurice Thorez appelle une formidable « course de vitesse ». On déploie alors tout un arsenal stratégique qui va de l’argumentation et des revendications politiques ciblant spécifiquement ce public à la création d’un quotidien comme Ce soir dont on confie la direction à des intellectuels susceptibles de capter leur oreille (ô combien quand les directeurs ont pour nom Louis Aragon et Jean-Richard Bloch), en passant par la réorientation de L’Humanité et la mise en avant de figures non ouvrières.


Mais assez d’histoire ! Cette Marseillaise a-t-elle encore quelque chose à nous dire (à nous chanter) trois quarts de siècle plus tard ? Poser la question, c’est y répondre… Qui n’entend ce message sans cesse susurré à ce monde de la « modeste aisance » : vous avez plus à perdre avec les classes populaires qui vont vous taxer jusqu’à rendre gorge, plutôt qu’à rester, avec nous, les très riches, qui sommes, dans le fond, comme vous. Qui ne voit les unes du Point désignant à ses lecteurs (et qui sont-ils si ce n’est, précisément, ces moyens à la « modeste aisance » ?) les ennemis communs : le cheminot, le chômeur, le fraudeur pauvre ? Disons les choses clairement : la grande bourgeoisie ne cesse de travailler à lier à elle ce monde divers et nombreux de la « modeste aisance », ces millions de Paul Girault de notre temps. C’est que leur poids dans la balance de l’évolution sociale et politique est évidemment très lourd : il demeure, aujourd’hui encore, décisif.


De ce point de vue, que dire, pour notre camp ? D’abord nous féliciter de tous les dispositifs anciens et récents dont nous sommes dotés pour ne pas abandonner ces divisions fournies aux dangereuses sirènes : de la fondation Gabriel-Péri aux Lettres françaises en passant par La Pensée (non que ces structures s’adressent exclusivement à ces portions sociales mais on comprend bien quel rôle privilégié peut être le leur dans ce segment social, tant que notre société restera aussi inégalitaire en matière culturelle). Sont-ils assez connus ? appropriés ? méthodiquement ouverts à toutes les richesses disponibles ? articulés ? Sans doute avons-nous là plus que des marges de progression mais le problème, perçu, est et sera affronté.
Il y aurait bien des pistes à évoquer encore mais la place manque et il faut conclure.


Diviser pour régner, c’est l’éternelle devise des puissants : les coins qu’ils enfoncent dans le grand camp qui a intérêt à s’unir face à eux, varient avec le temps et il nous appartient de les analyser pour mieux construire les outils adaptés à leur expulsion. Du travail donc, encore et toujours – on y reviendra donc le mois prochain. Qui connaît la chanson d’aujourd’hui ?

Rédacteur en chef

http://blogs.mediapart.fr/edition/la-revue-du-projet/article/140214/connait-la-chanson-12-guillaume-roubaud-quashie

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mer 19 Fév - 21:25

Un film dont je n'avais jamais entendu parler:

Waffen für Amerika
Drama, D 1976




Genre:
Historiendrama
Land:
D
Jahr:
1976
Regie
Heinz Schirk


Darsteller:


  • Mogens von Gadow -  Louis XVI.
    Christine Böhm  - Marie-Antoinette
    Walter Rilla  -  Maurepas
    Arno Assmann-   Benjamin Franklin
    Hans-Michael Rehberg  - Beaumarchais
    Rolf Becker -  Hautecloque
    Wolfgang Wahl  - Jules de Polignac
    Sky Dumont (Du Mont)-  Graf Axel Fersen


Plus de photos en suivant le lien:  http://www.tvspielfilm.de/kino/filmarchiv/film/waffen-fuer-amerika,4065172,ApplicationMovie.html

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mer 19 Fév - 21:31


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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   Mer 19 Fév - 21:36

La même actrice qui a joué la reine dans l'inénarrable film suivant:


http://vivelareine.tumblr.com/post/49983544206

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MessageSujet: Re: Marie-Antoinette à travers le cinéma   

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