Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?

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pepe12547

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Sam 17 Mar - 19:05

Le film a suscité un intérêt pour Marie-Antoinette. Voici une vidéo inspirée par Sofia Coppola.
Belle femme éprouve une douce journée comme Marie Antoinette-Kirsten Dunst.
Excellente idée Quelle femme ne voudrait pas être au moins un jour comme une reine?
Marie Antoinette n'a pas eu à jouer la reine. Marie-Antoinette était reine.
Marie Antoinette a essayé d'être fermière à Hameau.



N'est-ce pas gentil? Elle est trop belle.
https://www.youtube.com/watch?v=9_eDTdv6SuU
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Lucrezia P

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Dim 18 Mar - 9:35

D'accord avec vous sur ce point : il est essentiel que Marie-Antoinette ne tombe jamais dans l'oubli.

_________________
Je préfère l'original à la copie
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pepe12547

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Dim 18 Mar - 9:41

Lucrezia P a écrit:
D'accord avec vous sur ce point : il est essentiel que Marie-Antoinette ne tombe jamais dans l'oubli.





Oui Nous le voulons tous. Si la reine veut écrire et parler, tourner des films. Si sa mode est imitée. Ce ne sera pas oublié.
C'est la même chose qu'avec les célébrités d'aujourd'hui.
Sofia Coppola crée un intérêt pour la reine.
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flower power

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Sam 7 Avr - 14:24

Un peu en écho à l'article ptg par Madame Antoinette à la d'avant :
http://maria-antonia.justgoo.com/t5067p175-que-penser-du-marie-antoinette-de-sofia-coppola

Attention ! Je dis pas que c'est mon avis.

Que reste-t-il de Sofia Coppola ?

L'avantage des rétrospectives, c'est qu'elles incitent à la remise en question. S'agissant de Sofia Coppola, petite chérie du cinéma indépendant couronnée de gloire dès "Virgin Suicides", son premier long-métrage sorti il y a près de vingt ans, l'expérience s'avère d'autant plus pertinente que la réalisatrice essuya l'an dernier avec "les Proies" le plus grand flop de sa carrière. Pas un bide spectaculaire, bien clivant, bien saignant, non, une sortie de piste presque anonyme, limite feutrée, qui suppose qu'avec les années, sa légende s'est peu à peu dégonflée. Sofia Coppola serait-elle devenue ringarde au moment précis où le cinéma américain, en plein traumatisme Harvey Weinstein, se cherche des totems féminins ? Ou n'a-t-elle pas toujours été un peu surestimée ?

L'ultramodernité dépassée ?
Histoire d'un soldat yankee vampirisé par les jeunes filles d'un pensionnat sudiste durant la guerre de Sécession, "les Proies" n'échappe guère à cette règle immuable qui traverse chacun de ses récits : Sofia Coppola raconte toujours l'histoire d'un biotope au bord de l'explosion, d'un moment qui se meurt. "Virgin Suicides" ? La mort de cinq adolescentes dans une banlieue pavillonnaire des années 1970, souvenir raconté par l'un de leurs soupirants. "Marie Antoinette" ? La jeunesse dorée de la reine avant qu'elle ne soit balayée par les premiers auspices de la Révolution. "Somewhere" ? Le ras-le-bol d'un acteur à la mode quant à son quotidien oisif et glamour. "The Bling Ring" ? Les derniers jours d'anonymat (et d'amitié) d'une bande de jeunes cambrioleurs obsédés par la célébrité.

"Lost in Translation" ? Un moment de transit durant lequel éclot une intense bluette entre une jeune épouse délaissée et un vieil acteur venu cachetonner à Tokyo. Derrière cette petite mort, le film, qu'on craignait de revoir par peur d'altérer le bon souvenir qu'il nous laissa quinze ans plus tôt (il reste son meilleur à nos yeux), en raconte une autre, presque malgré lui : celle d'une ère technologique dont la cinéaste capture les ultimes soubresauts. Bob (Bill Murray) passe ainsi sa semaine à échanger des fax avec sa femme, pendant que Charlotte (Scarlett Johansson) ne prend pas la moindre photo lors de ses visites pittoresques. Sans doute parce que la mise en scène enchâsse à cette hygiène de la communication et du voyage un nouvel art de vivre, qui préfigure les réflexes des utilisateurs d'Instagram. Nul besoin pour Scarlett Johansson de prendre des selfies, le film tout entier s'en charge à sa place. "Lost in Translation" (comme "Virgin Suicides" ou le beau "Somewhere") peut se voir comme une addition de moments gracieux, langoureux et subrepticement burlesques, un feuilleté d'instants mignons, jolis, en décalage contrôlé conforme aux futurs strips du réseau social : une cérémonie exotique dans un temple qui retient l'œil de Charlotte, des plats disposés autour d'un réchaud dans un restaurant, la belle piscine de l'hôtel, un baiser volé, une observation amusante…

"The Bling Ring", lui, marque une rupture. Si Sofia Coppola filme le début d'une époque inféodée à la télé-réalité, à l'hystérie et au narcissisme médiatique, son approche est, au mieux, contemporaine, au pire, historique. De l'icône racornie Paris Hilton aux premiers selfies mal ajustés qu'exécutent les membres du Bling Ring, chaque motif, chaque geste apparaît presque vintage. Comme si l'ultramodernité qu'elle inventa il y a quinze ans l'avait rattrapée aujourd'hui.

La tentation du huis clos toxique
L'autre évidence obsessionnelle des films de Sofia Coppola, c'est sa manie de ne filmer que des tribus en vase clos : pensionnat de jeunes filles ("les Proies"), ados aisés ("The Bling Ring"), reines et courtisanes ("Marie Antoinette"), cercle fermé du show-biz ("Lost in Translation" et "Somewhere").

A la rigueur, on pourrait croire que seul "A Very Murray Christmas", show de Noël plutôt bien fichu tourné en 2015 pour Netflix, échappe de peu aux règles asphyxiantes d'un monde sous cloche. Coincé dans un hôtel un soir de tempête, le personnage de Bill Murray est contraint de faire participer à son émission clients et employés de l'établissement. Mais en confiant à ses copains ces rôles de vrais-faux outsiders (Jason Schwartzman, les membres du groupe Phoenix, dont son mari), le film conserve in fine ses réflexes claniques et ses frontières de carré VIP.

Fille de (Francis Ford), femme de (Spike Jonze, puis Thomas Mars), amie d'enfance de Zoe Cassavetes (la fille de John), Sofia Coppola n'est pas dupe, et ne fait pas semblant non plus. Dans ses films, deux images récurrentes illustrent bien l'ambivalence de la vie en microcosme. Il y a toujours un fou rire naissant déclenché par le spectacle d'un personnage ridicule ; et d'innombrables plans en voiture, où les héros rêvassent, les yeux absorbés par l'extérieur, séparés du réel par une vitre protectrice. Dans l'un ou l'autre cas, on s'y repaît d'une complicité en béton armé, comme on éprouve très vite le besoin d'aller respirer un air moins vicié, de regarder ailleurs.


Sofia Coppola, avec Harris Savides, sur le tournage de "Somewhere" en 2010
(American Zoetrope/The Kobal Collection/Biciocchi, Franco)

Plus que le vide, l'ennui, les pères absents ou les mères castratrices, autres motifs chéris, la tentation du huis clos toxique reste celui qui fragilise le plus le cinéma de Sofia Coppola. L'échec des "Proies", geste alternatif puisque remake du film d'un autre (celui, génial, de Don Siegel), en est la preuve. Au lieu de se tourner vers un autre horizon (le film originel jouait d'une moiteur sexuelle salace, loin, très loin des amours platoniques coppolesques), la cinéaste opte au contraire pour le repli sur soi, ramenant le sujet à une version rabougrie de son surmoi d'auteur. Bonne nouvelle : "les Proies" n'est pas programmé par TCM et au moins trois films sur cinq valent toujours la peine d'être revus : "Virgin Suicides", "Lost in Translation" et "Somewhere".

Guillaume Loison
https://www.nouvelobs.com/



  • JOURNÉE SPÉCIALE - Samedi 7 avril sur TCM Cinéma

    15.30 Virgin Suicides (1999) de Sofia Coppola, avec James Woods, Kathleen Turner, Kirsten Dunst, Josh Hartnett & Hanna Hall

    17.10 Marie-Antoinette (2006) de Sofia Coppola, avec Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Asia Argento, Rip Torn & Molly Shannon

    19.15 The Bling Ring (2013) de Sofia Coppola, avec Emma Watson, Katie Chang, Israel Broussard, Claire Julien & Leslie Mann

    20.45 Lost In Translation (2003) de Sofia Coppola, avec Scarlett Johansson, Bill Murray, Giovanni Ribisi

    22.30 Somewhere (2010) de Sofia Coppola, avec Stephen Dorff, Elle Fanning & Chris Pontius


    TOUS LES SAMEDIS DÈS 20h45

    SAMEDI 14 AVRIL
    20.45 Marie-Antoinette
    22.50 The Virgin Suicides

    SAMEDI 21 AVRIL
    20.45 The Bling Ring
    22.15 Lost In Translation

    SAMEDI 28 AVRIL
    20.45 Somewhere
    22.25 Marie-Antoinette



C'est vrai que Sofia on a beau être méga fan à la fin ça lasse. Rolling Eyes

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cassos

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Mar 24 Avr - 10:24

Close-Up on Sofia Coppola’s "Marie Antoinette" (dites-le en rose )



In 2006, Juicy Couture, the clothing brand synonymous with velour tracksuits, released their first fragrance. Instantly beloved by teen girls, available at Walmart, Juicy Couture’s eponymous fragrance smells like tropical punch with base notes of dessert tray (caramel, crème brûlée, and vanilla)—synthetic aromas that choked high school hallways for at least half a decade hence. The print campaign for the fragrance features pastel hues, ribbons, puppies, and a rebellious rococo wardrobe. In it, a model wears a towering, cotton candy wig—as if she not only smells but is also slowly becoming edible.

That same year, Sofia Coppola’s Marie Antoinette premiered at the Cannes Film Festival. Similarities between this historic-ish film and the Juicy Couture ad campaign are striking. Depending on who you talk to, Marie Antoinette is as empty as an empty bottle of perfume, or as powerful as a multi-million-dollar ad campaign. What no one argues over: the target audience. Sofia Coppola makes films for young women, serves them up like cake and laces the icing with dissent. Marie Antoinette may look like it’s selling something, but it’s pushing revolution.  

Marie Antoinette (Kirsten Dunst) is 14 when we meet her, preparing to move from her native Austria to Versailles, to marry the French Dauphin, played by Jason Schwartzman who, as always, looks simultaneously adolescent and middle-aged. The first and most cruel affront she receives from the French people is the confiscation if her pet pug, followed by the indignity of being strip searched in the woods—all in preparation to be an almost-queen.

When Marie Antoinette arrives at Versailles and is not immediately a success, it is because she is not immediately pregnant. Her prince is clueless, also childish—and the couple remains childless for several years. In the meantime, Marie Antoinette develops hobbies outside of wifehood: gambling, shopping, eating cake. Here she becomes the Marie Antoinette of caricature, frivolous, bored, extravagant. Everything that makes her memory fodder for perfume ads 250 years in the future.

This, more than French history, is what interests Coppola, the process by which a woman becomes a myth. On some level, this process is the same as maturation. Often called a chronicler of young womanhood, it’s more accurate to say Coppola is a chronicler of the myths of young womanhood.  

Because so many young girls are told, by children’s books or pop songs or parents with poor taste in pet names, that they are princesses, Marie Antoinette is not a historical film but an allegorical one. The political clout of a princess is low and functions almost wholly in backchannels and imperceptible tactics, the more invisible, the better. Marie Antoinette finds her power at court is gained and restrained almost simultaneously, a perfect allegory for the way young womanhood is at once exalted and preyed upon.  
Coppola has always been preoccupied by the intersection between personhood and adulation: in The Virgin Suicides, we hear of the Lisbon sisters through the voices of boys who idolized them. Lost in Translation is about two people in love with, and in desperate need of, the idea of each other.

In Somewhere, a failed father figure is also a movie star and, with decreasing intensity, the object of his daughter’s admiration. Marie Antoinette may be based on an historical figure, but it’s a film more concerned with the eternal problem of becoming a woman in the public sphere; the young queen navigates a perplexing world in which rules are not known until they are broken, as when she claps at the opera and finds its not customary. Familiar terrain for anyone making their initial forays in to the ever-fraught realm of womanhood, or, more loosely, adulthood.

In many ways, Marie Antoinette was the urtext of the millennial aesthetic, the pink dream worlds of Petra Collins and Glossier. The imagery that took hold of the popular consciousness around the film’s release was of candy-colored, almost apocalyptic decadence. My favourite rumor about Marie Antoinette is that the color scheme was inspired by Ladurée, the Parisian purveyor of macaroons. Ladurée is name checked on Gossip Girl and exactly the type of place a person would go if they were 16 and visiting Paris for the first time. Ladurée is chic in the way Juicy Couture is couture. That Coppola dressed her film in the colors of self-conscious luxury is deft, and also rebellious. Coppola is wise enough to fashion to know that macaroons and ribbons are gauche, but original enough to embrace them anyway. A tendency to prioritize aesthetics is one of the most enduring criticisms of Coppola’s work, something she leans in to with Marie Antoinette.

Sofia Coppola has famously said, “I think you can be substantial and interested in frivolity.” Having to state something so obvious is not only annoying, but the crux of Coppola’s importance to a certain group of (mostly) girls. Specifically, those reaching womanhood and finding that, to be taken seriously, compromise is key—achieving an ineffable balance between femininity and renouncing it. Marie Antoinette proposes an alternative, hedonistic and frivolous as its anti-heroine. The film is a toothache. The destructive, even defiant, potential of frivolity is the political message of a film said to contain none. Marie Antoinette rebels against her station by exaggerating the trappings of it—a tactic that, while probably unconscious, is particularly striking to viewers growing up in an era of Rookie magazine and the new Teen Vogue, publications that champion an uncompromised mixture of frivolity and substance.  

Versailles was the ultimate gilded cage and Coppola’s sympathies lie with her title character, a girl burdened with luxurious but incredibly limited options. Marie Antoinette bedecked herself in the symbols of her own entrapment—was reviled and, eventually, killed for it. In Coppola’s hands, the chain of events is doomed and sadly relevant. The catch-22 of being a princess or a girl is the same: one is expected to defer and, later, scorned for being indifferent. In such circumstances, who wouldn’t buy shoes and get their hair done, pretend to be a peasant, gamble? Here, existence is as precarious as a champagne tower.

The film’s final shot is of a trashed bedroom, chandelier on the ground. It looks the aftermath of an amazing party, we know it was a riot.
https://mubi.com/notebook/posts/eat-the-rich-close-up-on-sofia-coppola-s-marie-antoinette
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Comte de Lautreamont

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Mar 12 Juin - 9:11

Pour changer des traditionnels "j'aime" ou "j'aime pas", une analyse objective Wink

LE COMMENTAIRE
Céline Dion, l’apôtre de l’inertie, a déclaré qu’on ne change pas. D’après elle, on ne fait que mettre les costumes d’autres sur soi. Apparemment, même la charge d’une robe de Reine de France n’a pas suffit à éclipser l’espièglerie de Marie-Antoinette. Céline Dion a ajouté qu’on n’oublie jamais. C’est sûr, le peuple n’oublie pas. Il coupe les têtes.

LE PITCH
Marie-Antoinette (Kirsten Dunst) débarque en France.

L’HISTOIRE
La jeune Marie-Antoinette apprend qu’elle doit se marier à Louis Auguste (Jason Schwartzman) pour préserver la santé de l’alliance franco-autrichienne. À son arrivée à la frontière on lui demande de se séparer de tout : sa suite, sa robe et son petit chien.

À son arrivée à Versailles, tout le monde la dévisage. L’ambassadeur Mercy (Steve Coogan) tente de la familiariser avec les codes.

This is ridiculous.

This, Madame, is Versailles!


Le dauphin n’est visiblement pas très dégourdi. Le mariage n’est pas encore consommé. La Cour murmure. L’Autriche tremble. Marie-Antoinette ignore régulièrement la Comtesse du Barry (Asia Argento), ce qui ne fait pas ses affaires. La pression monte. La mère de Marie-Antoinette lui écrit régulièrement.


I’m extremely concerned with your situation.

Marie-Antoinette essaie de garder son enthousiasme mais son originalité et sa spontanéité sont moyennement appréciées. Les enjeux qui minent la France et l’Autriche ont du mal à la passionner. Et le mariage patauge toujours. Louis XV (Rip Torn) demande aux docteurs de s’en mêler pour stimuler le jeune homme. Elle a besoin d’offrir un héritier pour sécuriser sa position. Les nuits se succèdent, rien n’y fait. Louis-Auguste tente des sorties timides puis se ravise à chaque fois. Les rumeurs vont bon train : Marie Antoinette serait stérile, peut-être frigide. Le Roi préférerait les hommes.

Marie-Antoinette ne veut plus se battre. Elle fait le choix de l’insouciance, sous l’influence de la Duchesse de Polignac (Rose Byrne). Elle joue, boit, s’orne de bijoux et se gave de gateaux. Elle sort à Paris en douce pour aller faire la fête. Elle y rencontre le Comte Fersen (Jamie Dornan).

Le Roi contracte la petite vérole. Les choses vont s’accélérer. Louis devient XVI.

Marie-Antoinette dépense sans compter. Elle papillonne et continue de faire la fête jusqu’au petit matin. Ces soirées ne suffisent pas à atténuer son désespoir. Tandis que Louis se fait retourner la tête par ses conseillers, parmi lesquels le Comte de Vergennes (Guillaume Gallienne), sans se rendre compte que les impôts étouffent son peuple.

Après une discussion diplomatique avec le frère de Marie-Antoinette (Danny Huston), Louis se met au travail et permet à Marie-Antoinette de lui donner une petite Marie-Thérèse.

La Reine commence à passer son temps au Petit Trianon avec ses prétendants. Raumont (Tom Hardy) s’inquiète néanmoins de l’intérêt que Marie-Antoinette prononce à l’égard de Fersen. Une Reine ne rend pas service à son Roi en le trompant, ni à son pays.

Les caisses sont vides. Le peuple manque de pain. La caricature se moque du couple royal. Les choses vont s’accélérer de nouveau. Marie-Antoinette a beau donner un dauphin à la France, la colère gronde.

Marie-Antoinette est isolée. La Cour ne la suit plus dans ses applaudissements. Il est déjà trop tard. La sécurité du couple n’est plus assurée. Le Roi refuse de fuir. La Reine reste à ses côtés. Le peuple ne leur épargnera pas leur dilettantisme. Adieu Versailles.

I’m saying goodbye.

Direction la Conciergerie.


L’EXPLICATION
Marie-Antoinette, c’est ne pas réussir à se mettre au niveau.

Dans Wall-Street, Bud Fox se regarde dans la glace avant de partir à l’abordage. Il sait qu’il doit se faire violence pour convaincre Gordon Gekko de travailler avec lui. Il met de l’intensité en se rappelant l’enjeu. La vie est faite de quelques moments – à ne pas rater évidemment. C’est quasiment une question de vie ou de mort. Cela le motive suffisamment pour performer. Ces moments, qu’ils se provoquent ou qu’ils s’imposent à nous, il ne faut effectivement pas les rater. Marie-Antoinette (et Louis XVI) vont se planter dans les grandes largeurs.

La tâche qui incombe à Marie-Antoinette est très lourde, il faut le souligner. Son pays tout entier dépend de la réussite de son mariage arrangé avec Louis Auguste. À l’époque, on ne s’offusque pas trop de ces pratiques car on se marie quand même toujours entre gens de bonne famille. Elle hérite néanmoins d’un cas tant Louis Auguste n’est pas entreprenant. Ce n’est pas un mauvais bougre comme King Joffrey. Louis Auguste est simplement un souverain ‘normal’ et ça n’est pas assez. Son rôle est de montrer un peu de fermeté et d’assurance. Un Roi ça ne bégaye (cf The King’s Speech), ça ordonne (cf Emmanuel Macron). Lui manque cruellement de caractère, ce qui se traduit par son impuissance. Marie-Antoinette se sent seule. Elle doit presque tout faire pour deux. Le poids sur ses frêles épaules est donc énorme – déjà que s’imposer à Paris n’est pas facile.

Everything depends on the wife.

Ce couple n’a rien demandé, c’est vrai. Ils sont une erreur de casting, divin quand même. Auraient-ils préféré naître du côté du Tiers-État? Ces deux-là ne sont tout simplement pas prêts. Lorsque Marie-Antoinette quitte son pays, elle n’est encore qu’une enfant qui a besoin de couper le cordon. On dirait Cécile de Volange (cf Les Liaisons Dangereuses). À l’échelle de Paris, on dirait une provinciale. Elle n’a pas l’étoffe. Et Louis tremble au moment de recevoir sa couronne.

Dear God guide us and protect us, we’re too young to reign.

Qu’ils ne soient pas prêts n’est pas le problème. On peut se préparer une vie entière et ne pas être prêt au bon moment – sauf ceux qui sont nés comme ça. Ce n’est pas le problème puisque de toute façon, ils n’ont pas le choix. Ils ont l’obligation de délivrer. Le véritable problème c’est qu’ils n’arrivent pas à élever leur niveau pour être à la hauteur de la tâche. Lorsqu’ils sont confrontés à la difficulté, ils ne se transcendent pas. Ils ne savent pas se faire mal. Louis Auguste n’arrive pas à trancher comme il devrait le faire, quitte à déplaire à certains. Marie-Antoinette quant à elle enchaîne les erreurs. Son analyse de la situation est mauvaise. Elle ne parvient pas à exciter la loque qui partage son lit. Elle le trompe ouvertement. Elle se détourne de ses devoirs en se fourvoyant dans des orgies plutôt que de s’occuper des affaires diplomatiques du pays. Elle dépense l’argent qu’elle n’a pas (cf Madame Bovary), en méprisant le peuple. Elle ne voit pas la menace arriver. Pourtant le peuple, on ne peut le mépriser qu’un temps. Marie-Antoinette une adolescente négligente, pas une Reine. On ne peut pas profiter des privilèges de droits divins sans assumer les responsabilités qui vont avec. Donc elle paie de sa vie.

Marie-Antoinette aura au moins la dignité d’assumer les conséquences de ses erreurs.


Bien vu !
Ca vient d'ici : https://explicationdefilm.com/2018/06/09/marie-antoinette/

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Mar 12 Juin - 9:32

analyse intéressante Shocked
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de La Reinta

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Jeu 12 Juil - 8:49

Celle-ci elle est inspirée !!!!



Elle s'appelle Eastern State Penitentiary's Marie Antoinette
et c'est aux States pour Bastille Day.

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Jeu 12 Juil - 9:51

Laid, insultant
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pimprenelle
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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Jeu 12 Juil - 10:06

pepe12547 a écrit:
Laid, insultant

Certes... mais clairement dérivé du film de Sofia Coppola ! Rolling Eyes

Du rose chimique, du champagne... La vision que la cinéaste a imposée salira encore Marie Antoinette pendant quelques générations, hélas...

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pepe12547

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Jeu 12 Juil - 10:17

pimprenelle a écrit:
pepe12547 a écrit:
Laid, insultant

Certes... mais clairement dérivé du film de Sofia Coppola ! Rolling Eyes

Du rose chimique, du champagne... La vision que la cinéaste a imposée salira encore Marie Antoinette pendant quelques générations, hélas...
Chère Pimprenelle, oui, malheureusement tu as raison, Il est très nécessaire de faire un nouveau film.
Le nouveau document français est déjà très bon.
Nous devons attendre un nouveau film sur Maria Antoinette.
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pimprenelle
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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Jeu 12 Juil - 10:28

Entièrement d'accord avec vous. Very Happy

Le documentaire de Sylvie Faiveley est intéressant, c'est vrai. Mais ce n'est pas un film à proprement parler, c'est plutôt un documentaire... et, là, il y a trop d'informations douteuses qui décrédibilisent l'ensemble, malheureusement.

Nous en avons discuté ici :
http://maria-antonia.justgoo.com/t22911p50-en-exclusivite-le-versailles-secret-de-marie-antoinette-docu-arte

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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   Jeu 12 Juil - 10:46

J'ai été très déçu du film aussi. Au revoir reine Crying or Very sad Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?   

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Que penser du Marie Antoinette de Sofia Coppola?
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