Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Marie Antoinette and Gender Studies

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pimprenelle
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MessageSujet: Marie Antoinette and Gender Studies   Lun 10 Mar - 10:41

La question posée par Cécile sur les études de genres m'a donné envie d'ouvrir un fil à ce sujet. Il est communément accepté, maintenant, que Marie Antoinette a été victime de misogynie. Les accusations portées contre elle, en effet, frappaient sur des clous bien enfoncés, ceux des reproches adressés à l'Eve Eternelle: user de sa séduction charnelle pour asseoir son pouvoir.

Il me paraît évident aussi que la différence de traitements infligés au roi et à la reine trouvent là aussi leur explication. Louis XVI bénéficiait encore du respect dû à ce qui avait été sa fonction, certes... mais aussi de la considération masculine. Tandis qu'en Marie Antoinette ont été soulevées et rabaissées toutes les caractéristiques de la féminité.

Voici un article qui n'y va pas par 4 chemins:

"Marie Antoinette: a victim of the revolution or of the masculine gender?"
by Lorenzo Crivellin


Federico Zeri was right on saying that before dying he would have liked to write a thesis to demonstrate that the History doesn’t exist. There are only sequences of contingent episodes (the chronicles) which are lived and accomplished as they happen. Only afterwards men try to catalogue everything and to find a link through historical events to create a sort of account according to the needs of a precise moment. Actually history is often revised in order to suit political requests properly.

The upside-down history of Marie Antoinette begins with her head showed to the people by the executioner, while the eyelids still move: in fact the brain activity is maintained for a couple of minutes after the cut of the head. Her vivid eyes stare at the exulting crowd, though imprinting those souls with thoughts and reflection. Due to this useless murder the French suffered for a serious sense of guilty and the tons of books written through the years haven’t washed away the shame yet.

The Austrian were not less guilty as they didn’t even try to save the daughter of Maria Teresa from her cruel destiny.

The guillotine made a lot of innocent victims, no ‘right’ motivations justified such a similar brutality. It was the result of an extreme wrath and slanders as well.

We are not describing the Middle Age but the end of 18th century, a period full of culture, intellectually alive, where scientists and artists were taken into great consideration. Due to the flourishing of new ideas and scientific discoveries we can consider 1700 closer to our century than the 1800.

The male gender with his old way of thinking has been trying to find excuses to feel free from the blame: “She was a nasty woman” men used to say to justify the murder of an innocent. Fortunately the real feminism has been growing strong through the centuries, gaining awareness and a new point of view: women got rid of the guilt to play the role of protagonists. Most of the modern essays about that unlucky Queen are written by women. The usual iconography shows the image of this woman consumed by the suffering but still dignified in affronting her horrible death; soon before she is pictured on a carriage, her hands tied-up while she is reaching the gallows. David, a painter as well as revolutionary and chameleon, quickly sketches her in black and white: soon after he became the official painter of the newly consecrated Emperor, Napoleon I.

Before being taken to the gallows the Queen was imprisoned at the Conciergerie, where she wasn’t even allowed to change her underwear without being constantly observed by a “cannibal” of the Terror. At that period when an “enemy of the revolution” was killed it was used to grill some parts of the body or to cook them in “Venetian style”.

The culture of that historical period produced a well-known author, De Sade, whose wicked work is still an inspiration for various sexy-shops.

Lucifer, the fallen Angel, chose the role of Satan definitely and enjoyed witnessing the terror.

The trial of Marie Antoinette was memorable because of all the slanders against her, she was even accused of sexual intercourse with her son, but none of the people in the court believed such a miserable lie. Even Robesbierre became furious on knowing that. Her lawyers were scared by the Jacobins so acted as dummies.

Before the trial she is showed us prisoner of the temple, widower, separated from her children. Here Marie Antoinette had to witness the horrible execution of her best friend, the Princess of Lamballe: on following the “usage” the poor woman was literally disembowelled and her head pierced through a stick. Needless to say, the Queen fainted. A sort of educator looked after the Dauphin (the Crown Prince) who taught him how to drink alcohol, to swear, to sing obscene songs not to mention other indecent activities.

The Prince successfully past his “examination” when he said:
"Est-ce que ces sacrées p..... -là ne sont pas encore guillotinées ?" (1) (“Are those crowned p.... not beheaded yet?” )

Having been at the Jacobins mercy, the Dauphin change his mind completely, he was another person and ready to support the false accusation against his mother. Then he was abandoned and, without the proper medical cures, died alone. His sister left the prison after many months and had to be taught to speak again. The sister of Louis XVI was beheaded like the rest of the family.

This is the end of the first act.

(1) This episode was eye-witnessed and reported by DAUJON (G. Lenotre " Le Roi Louis 17 et l'enigme du temple" Librairie Acadèmique Perrin 1932.)

http://www.madamedepompadour.com/_eng_pomp/galleria/articoli/mar_ant.htm

M'en vais voir illico s'il y a un acte 2, parce que c'est passionnant!   

Attention toutefois à l'épisode de l'exhibition de la tête de Madame de Lamballe. La plupart des témoins et historiens disent que la reine n'a rien vu.

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pimprenelle
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MessageSujet: Re: Marie Antoinette and Gender Studies   Lun 10 Mar - 10:45

Je n'avais pas vu que cet article existe aussi en français. Le voici.  Very Happy 

"Marie Antoinette, victime de la révolution ou du machisme?"  
par Lorenzo Crivellin


Mon rêve est d’écrire une thèse afin de démontrer que l'histoire n'existe pas. Ils existent seulement des faits contingents (chroniques) qui sont vécus et terminés au présent.

C’est seulement plus tard que l'homme compte de cataloguer tous et pour créer une tourne logique des événements, afin de construire l'histoire selon les conditions du moment (en effet, quelquefois l'histoire est récrite par des exigences politiques).

L'histoire inverse de Marie Antoinette commence avec le bourreau qui tient sa tête pour les cheveux. Les paupiéres des yeux battaient encore (on a démontré scientifiquement que le cerveau d'une tête decoupée reste encore vivant pendant deux minutes).

Ces yeux encore vivants regardent la foule, elle voit la foule qui exulte, lui insulte, elle sent les cris de plus en plus faibles.
Ce regard marquera la conscience des hommes et fera refléchir celle des femmes.

Pour ce " crime inutile " les français souffrent encore aujourd'hui d'un complexe de culpabilité qui se devine dans les fleuves d’écrits des contemporains qui ne réussissent pas enlever de son dos un poids qui les écrase. Autre sentiment de culpabilité ont les Autrichiens, qu'ils n'ont pas remué le petit doigt afin de sauvegarder la fille de Marie Thérese.

Beaucoup de victimes de la guillotine étaient plus innocentes que Marie Antoinette. Pour ce fait de chronique les justifications historiques ne sont pas suffisantes, parce qu’elle ne sont pas à même d’annuler une culpabilité collective, des remords collectifs, le produit de la calomnie.

Nous ne sont pas en train de parler du Moyen ge, nous sommes en train de parler de la fin du dix-huitième siècle, l’Eoque la plus riche de culture, d’inventions, d'art et de découvertes, plus proche à nous que le dix-neuvième siècle. Pour ce " crime inutile " le machisme vieu et contemporain cherche à trouver des excuses pour se disculper: " au fond elle était une malhonnête " mais le féminisme, qui entre-temps a marché beaucoup, a pris conscience de ceci. La plupart des écrits modernes, en France, sur Marie Antoinette, sont écrits par des femmes.

Peu avant de lui décapiter, sur le plancher nous voyons une femme détruite par les douleurs, âgée prématurément mais digne. Peu avant encore nous voyons Marie Antoinette sur le chariot qui est menée à l'échafaud avec les mains attachées derrière le dos. Un révolutionnaire-camaleonte-peintre, (David), le bras gauche de Robespierre, dessine la scène au crayon. Ce caméléon méchant deviendra le peintre officiel de la cour du néo-Empereur Napoléon.

Avant d'être menée à l'échafaud, captive au Conciergerie, où la reine de France ne pouvait changer non plus ses sous-vêtements sans être observée par une " cannibale " * de la terreur.

(* dans cette période, quand un " ennemi de la révolution " était tué, certains parties de la victime étaient grillées ou cuites à la Venitienne).

Dans cette période la culture de la terreur avait produit un auteur épique: (De Sade) qui écrivait des infamies et sera le maître inspirateur des modernes sexy-shops. Lucifero qui était un ange devient Satana (le calomniateur). Comme il avait promis l'humanité glissait vers sa gueule.

Le procès à Marie Antoinette est resté mémorable à cause des mensonges et des falsités . On a construite une accusation de pédophilie vers son propre fils, auquelle non plus les marchandes de poisson présentes au procès n’ont cru, elle qui étaient payées pour animer la court avec leurs insultes. Même Robespierre a monté sur ses grands chevaux quand il l'a su. Ses avocats jouaient un rôle sécondaire, terrorisés par les Jacobins.

Avant le procès nous lui voyons comme prisonnière au temple, veuve, séparée du fils et de la fille. Le dauphin (maintenant roi héréditaire de la France) avait été déjà confié à un " éducateur " qui avait la tâche de lui laver le cerveau, en lui apprenant à jurer, boire, chanter des chansons d'obscene, et..... d’autres activités indécentes.

Il a supporté les examens et ils l'ont favorisé quand il a dit
"Est-ce que ces sacrées p...-là ne sont pas encore guillotinées"(1)

Ils le laisseront mourir mal, seul et sans traitements médicaux desquels il avait besoin. La soeur alors sera libérée après beaucoup de temps et il lui fallira un traitement afin de recommencer à parler. On exécutera la soeur de Louis XVI à la guillotine.

Au temple Marie Antoinette rencontre sa plus chère amie (la Princesse de Lamballe) dans une occasion digne d'un film de l’horreur. La pauvre est littéralement éventrée, sa tête (selon la mode) coupée et placée sur une lance. Mainteneant on appelle la reine à la fenêtre et on lui montre ces restes macabres. La reine s’évanouit.

Fin du premier acte.

(1) témoignage et rélation oculaires de DAUJON (G. Lenotre " le ROI Louis 17 et l’enigme du temple " Librairie Académique Perrin 1932.

http://www.madamedepompadour.com/_fra_pomp/home.htm

Hélas non, il n'y a pas encore de suite...  Sad 

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MessageSujet: Re: Marie Antoinette and Gender Studies   Lun 10 Mar - 20:51

Intéressant ce sujet en effet!

Tu as raison Pim, Marie-Antoinette a été victime de sexisme en tant que femme quant à son rôle dans la monarchie et pendant la Révolution. Mais en fait tu vois je pense que Louis XVI aussi l'a été en tant qu'homme : on lui a reproché d'être faible, de ne pas se faire respecter et de se faire conduire par sa femme ce qui a nuit à sa réputation d'homme et de roi, lui qui passait aussi pour un impuissant. C'est aussi une forme de sexisme inversé  Very Happy 

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MessageSujet: Re: Marie Antoinette and Gender Studies   Lun 10 Mar - 20:56

Absolument! Je n'y avais jamais pensé mais tu as raison, Chou. Ce dont on accusait l'un se répercutait sur l'autre en creux. A Marie Antoinette trop puissante correspondait Louis XVI impuissant.

C'est tout aussi insupportable!

Ca me met en colère, quand on attaque Loulou sur ce plan-là. Bon sang! Il a quand même été père de 4 enfants, il a bien fallu qu'il les fasse, non?

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MessageSujet: Re: Marie Antoinette and Gender Studies   Lun 10 Mar - 21:28

En effet   

Ils ont tous les deux été victimes des clichés hommes/femmes en somme  Rolling Eyes  L'une supposée la fermer et faire de la dentelle, l'autre supposé cumuler les maîtresses, faire 15 enfants et s'adonner à la dictature politique musclée   

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