Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette

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de La Reinta

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Sam 11 Fév - 13:57

Alors la robe-chemise, elle est sûrement pas à la Reine vu que ce n'est pas sa morphologie (à moins que toute jeune ado, et alors faut voir la taille de la robe).

Mais elle est trop trop belle !!

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Je dois avouer ma dissipation et paresse pour les choses sérieuses
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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Dim 12 Fév - 9:42

En voici d'autres,
de pièces de vêtements
qui vont vous ravir

Lot 123



CARACO DE DEUIL PROBABLEMENT PORTE PAR LA REINE MARIE-ANTOINETTE À LA PRISON DU TEMPLE.
Modèle à basques, en taffetas ramoneur, fermeture frontale à compères intérieurs lacés, décolleté coulissé, manches longues ajustées aux poignets. Rapiécé à l’intérieur de plusieurs pièces d’étoffes en soie à motifs différents.
Travail français de la fin du XVIIIe siècle.

Provenance : selon la tradition familiale, ce caraco aurait été porté par la reine Marie-Antoinette et lui aurait été remis après la mort du Louis XVI lors de sa captivité à la prison du Temple par ses geôliers mais ne faisant pas parti de sa garde-robe personnelle. Il fut acquit par l’actuelle propriétaire auprès de la famille Sabran-Pontevès, près de Bordeaux.

Historique : après la mort de Louis XVI, Marie-Antoinette demanda qu’on lui fît porter des vêtements de deuil, demande qui lui fut accordée dès le lendemain de la mort du roi. Dans son journal Jean-Baptiste Cléry explique : « plusieurs mémoires de la blanchisseuse Clouet témoignent de l’entretien du linge, que les princesses raccommodaient elle-même ».il était fréquent selon certaines sources que la reine elle-même rapièce ses propres vêtements usées, ce qui explique les pièces d’étoffes intérieures. Voir dans le catalogue de l’exposition « Modes & Révolutions », au Palais Galliera, du 8 février au 7 mai 1989, page 28 : « c’était au dire de Cléry, surtout les vêtements qui manquaient à la famille royale. Mes princesses les raccommodaient chaque jour… »

Référence : voir dans le catalogue de l’exposition « Marie-Antoinette» organisée au Japon, en 1996, un corsage de deuil se rapprochant de celui que nous mettons en vente mais ayant appartenu à Madame Royale, prêté par le Musée Carnavalet et portant le n° d’inventaire : OM.1540, page 93 sous le n°150.

estimation 2 000 € / 3 000 €

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Dim 12 Fév - 9:48

Lot 124



SERRE-TÊTE PORTÉ PAR LA REINE MARIE-ANTOINETTE, LORS DE SA CAPTIVITÉ À LA PRISON DU TEMPLE.
En fine toile de lin blanc transparent (linon) retenue par deux cordelettes, brodé au fil rouge des initiales I. H., avec épinglée au serre-tête une note manuscrite de la main de Jean-Baptiste Cant Hanet dit Cléry : « Serre-tête de la reine ».

On y joint une enveloppe portant l’inscription manuscrite de la main d’Alain Bancel (1927-2002) : « papiers de Cléry épinglés sur la chemise de Louis XVI et le serre-tête de la reine, vente Victor Gille [(1884-1964), fils de Philippe Gille]». Bon état général

Provenance :
- Collection de Jean-Baptiste Cléry (1759-1809), dernier valet de chambre du roi Louis XVI au Temple, puis au service du duc de Normandie (futur Louis XVII).
- Collection Philippe Gille [(1831-1901), secrétaire du théâtre Lyrique], acquis par ce dernier le 13 février 1882 auprès de M. Giovanelli, demeurant à Paris, qui épousa la petite-fille de Cléry (branche Grem de Cléry) et c’est par voie de succession que ces reliques royales sont tombées en sa possession. Voir en référence, l’ouvrage d’Armand Dayot, « La Révolution Française », Paris, 1896, page 190, puis à son fils Victor Gille (1884-1964).
- Vente à Rouen, du 10 mars 1896 sous le n°3 (collection de Mme. Le Besnier, née Cléry de Gaillard, petite-fille de Cléry, le fidèle valet de chambre de Louis XVI).
- Vente à Paris – Étude Pecheteau - 20 mai 1965, sous le n°45. Vente de la collection Victor Gille.
- Collection Alain Bancel - Étude Piasa - 21 mai 2003, sous le n°191.

Exposition :
- « Marie-Antoinette de son temps », Galerie Sedelmeyer, 1894, sous le n°38, ancienne collection de Jean-Baptiste Cléry, prêté alors par Monsieur Philippe Gille.
- « Louis XVI et son image » – Mairie du IIe arrondissement de Paris, 1986, sous le n°216.
- « Louis XVII », Mairie du Ve arrondissement de Paris, 1987, sous le n°269.

Historique : les initiales I.H. brodées sur le serre-tête de la reine, sont les mêmes que l’on retrouve brodées sur la chemise portée par le roi le matin du 21 janvier 1793, voir la vente de la collection Alain Bancel du 21 mai 2003, sous le n°186. Selon certaines sources il s’agirait des initiales de Cléry, né Jean-Baptiste Cant Hanet. Le « I » pour Jean-Baptiste et le « H » pour Hanet. On trouve aussi sur d’autres pièces appartenant au roi Louis XVI et à la reine Marie-Antoinette les initiales brodées H.C. pour Hanet Cléry.

estimation 4 000 € / 6 000 €

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Dim 12 Fév - 9:50

Lot 131

MARIE-ANTOINETTE, reine de France (1755-1793).
Cadre reliquaire, contenant au centre une fleur de lys tissée en cannetilles et sequins d’or, provenant d’un ornement qui devait à l’origine être fixé sur un manteau de cour, probablement porté par la reine. Au-dessous de laquelle se trouve une mèche de cheveux blonds, conservée dans un tulle de soie de couleur noir, retenu par un fil d’or. Sur la partie haute apparaissent les profils des rois de France : de Clovis Ier à Louis XVIII et au centre une gravure ornée des profils du roi Louis XVI, de la reine Marie-Antoinette, de Madame Royale et du Dauphin, avec au bas du cadre une étiquette portant l’inscription manuscrite en partie effacée : « Cheveux provenant de M…. Lys royal provenant du manteau … de l’infortunée reine Marie-Antoinette ». Travail français du XIXe siècle.
A vue : H. : 33 cm – L. : 24, 5 cm.
Cadre : H. : 42 cm – L. : 32, 5 cm.

estimation 1500 - 2000

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Dim 12 Fév - 10:05

Le suivant n'est pas une relique
mais une spéciale dédicace Wink Wink
aux nombreux fans de cette petite oeuvre

Lot 127

GOWER Ronald, Lord (1845-1916).
La reine Marie-Antoinette de France partant pour l’échafaud.
Buste en plâtre à patine terre-cuite, reposant sur un socle en bois noirci, signé au dos et daté 1875. Petits accidents et manque, mais bon état général.
H. : 46, 5 cm – L. : 23, 5 cm.

estimation 1000 - 1500 Wink

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Maria Cosway

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Dim 12 Fév - 12:33

I am !!

I love this Gower bust !

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On matters of style, swim with the current, on matters of principle, stand like a rock.
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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Lun 13 Fév - 11:44

C'est donc reparti pour les reliques !!

Lot 153





VESTE D’UN HABIT A LA FRANÇAISE AYANT APPARTENU AU PREMIER DAUPHIN, LOUIS-JOSEPH, DAUPHIN DE FRANCE (1781-1789).
Modèle à basques et petit col droit en gros de Tours bleu canard brodé de guirlandes de fleurettes et graminées le long de la boutonnière soie crème et vert pomme, le col et soulignant les basques et le poches. Onze boutons en pareil. Bel état, petits accidents et manques sur la doublure, quelques boutons manquants, bon état général.

On y joint une carte postale autographe signée : « la duchesse de Vendôme », adressée à Monsieur d’Arnaville, datée du 6 janvier 1928, ornée d’un portrait de Madame Elisabeth, d’après une miniature peinte par Melle Capet, 1 page, in-8. Ainsi qu’une lettre autographe signée « Maurice Leloir », adressée à Monsieur d’Arnaville, datée du 17 juin 1928, 1 page, in-8, conservée avec son enveloppe. Evoquant dans les deux cas cette veste.
Largeur aux épaules : 22 cm ; H. 75 cm.
Travail français vers 1780/1790

Textes : Duchesse de Vendôme : « Cher d’Arnaville, pour votre charmante épouse et pour vous tous mes vœux bien sincères pour 1928 et merci des vôtres. Je vous enverrai un de ces jours la précieuse relique confié pendant les bombardements et gardée avec soins. J’espère que votre santé est meilleure et se remettra complétement en toute rapidité. Mille bons souvenirs »
Maurice Leloir : « Cher monsieur d’Arnaville, j’ai écrit à Madame Crapemon … qui s’occupe de l’exposition La … et j’ai averti que c’est vous qui reprendrez le 30 à la de la journée l’habit du Dauphin dans son cadre. Je suis dans la fièvre du départ (…) »

Provenance : ancienne collection de la duchesse de Vendôme, née princesse Henriette de Belgique (1870-1948). Puis offerte par elle à Monsieur d’Arnaville.

Histoire : Maurice Leloir (1853-1940), mena une carrière de peintre d’histoire et d’illustrateur, mais reste surtout célèbre comme l’un des plus importants collectionneurs de mode. Il participa à de nombreuses expositions dont celle pour l’Exposition Universelle de 1900.

Estimation : 5 000 € / 7 000 €

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Lun 13 Fév - 11:46

Lot 154


FRAGMENT D’ÉTOFFE PROVENANT D’UNE VESTE PORTÉE PAR LE JEUNE LOUIS XVII DURANT SA CAPTIVITÉ À LA PRISON DU TEMPLE.
LOUIS-CHARLES, DUC DE NORMANDIE, DAUPHIN DE FRANCE, PUIS LOUIS XVII (1785-1795).
En serge de laine de couleur vieux rose, retenu par un cachet de cire rouge aux armes de France et noté « Fermes du roi », appliqué sur une feuille de papier portant l’inscription manuscrite : « … lors de sa détention au Temple en 1792 et 93 ». Porte au dos une inscription manuscrite postérieure « Relique conservée par Madame de Rambaud, une des gouvernantes de Louis XVII depuis sa naissance à Versailles jusqu’au Temple. Elle la donna à Naundorff sous la Restauration, avec d’autres souvenirs du Dauphin lorsqu’elle l’hébergea chez elle. Cette relique fut ensuite conservée par la famille de Naundorff au château de Henegauen, puis après la guerre en 1914, où ce château fut bombardé, en Belgique ». L’ensemble est conservé dans un encadrement ancien en bois doré.
Traces d’humidité, mais bon état général.
A vue : H. : 4, 5 cm - L. : 13 cm.
Cadre : H. : 18 cm – L. : 23, 5 cm

Provenance : ancienne collection de Madame Agathe de Rambaud (1764-1853), femme de chambre des enfants de France, puis berceuse du duc de Normandie qui devint dauphin de France à la mort de son frère ainé, et dont elle s’occupa de sa naissance jusqu’à son entrée à la prison du Temple.
DEMANDER PLUS D'INFORMATION

Thème : Textiles AJOUTER CE THÈME À MES ALERTES

Estimation : 2 000 € / 3 000 €


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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Lun 13 Fév - 11:50

Lot 181


COFFRET-NÉCESSAIRE PROVENANT DE LA FAMILLE DE MADAME CAMPAN.
Formant écritoire et boite à ouvrage, en placage de loupe de tuya dans des encadrements de palissandre et d’ébène, le couvercle à décor de clous facettés en acier, orné au centre d’un panier fleuri, dans un médaillon dont le cadre forme un serpent, et de frises de perles en acier. Les deux poignées latérales, sont en forme de serpent. Le premier couvercle, ouvrant est foncé d’une vitre protégeant neuf aquarelles par Balthazar Wigand représentant les rues et places de la ville de Vienne : Der Hohermark, Am Hof, Lobkowitzische Pallats, Der Neumarkt, Der Graben et quatre places : Universitat, Josephs, Burg et Michaels. Le fond découvre un nécessaire de couture avec onze casiers dont l’un ouvrant, avec son porte épingles en velours bleu. Au total vingt bobines, de deux tailles, en ébène de fils de soie de plusieurs teintes, plusieurs de fils dorés, un nécessaire en acier facetté de pique, ciseaux, poinçon tire-bouchon, un étau à vis etc… quatre pièces et diverses pièces. La deuxième partie formant l’écritoire s’ouvre de l’autre côté et découvre une partie gainée d’un maroquin rouge et un casier contenant des encriers en cristal taillés à pointes de diamant avec leurs bouchons en acier, deux petits bougeoirs en ébène et une petite pendulette borne, en palissandre ornée d‘un décor en acier, le cadran émaillé blanc, chiffres Bréguet, mouvement à coq signé de J. Mayer & Cie à Vienne. La troisième partie, est un tiroir situé dans la base, s’ouvrant par ressort, manœuvré par l’une des serrures à secret découvrant des casiers à aquarelle et un pupitre pliant.
Bon état, quelques petits accidents. Avec sa clef en acier.
Travail viennois du début du XIXe siècle.
L. : 38, 2 cm – L. : 25, 6 cm – H. : 14 cm.
Balthazard Wigand, (1771-1846), miniaturiste autrichien, spécialiste des vues de Vienne

Provenance : D’après la tradition familiale, ce coffret aurait appartenu à Madame Campan (1752-1822). Vu les dates et autres coffrets similaires, à la mode sous le 1er Empire, c’est tout à fait plausible, d’après la généalogie de la famille actuellement propriétaire. D’après le catalogue de l’exposition du château de Versailles de 1955, il fut offert à Madame Campan qui le légua à Madame Limare, sa secrétaire, puis par testament à Madame Harlé, arrière-petite-nièce de Madame Campan, hérité par les actuels propriétaires.

Expositions : « Marie-Antoinette, Archiduchesse, Dauphine et Reine » au château de Versailles du 16 mai et 2 novembre 1955, sous le n° 545 du catalogue. Puis en 1972 à La Malmaison lors de l’exposition consacrée à Madame Campan.

Références : un coffret très proche orné lui aussi d’une décoration en acier était passé en vente à Tours. Il portait une inscription de Mayer de la ville de Cartbaad et Vienne avec la date de 1809. Un autre coffret, lui aussi très proche par sa décoration, exécuté par Rémond pour l’Impératrice Joséphine en 1806 pour son boudoir au palais des Tuileries, est conservé à la Malmaison. Un nécessaire similaire, par Biennais avait été offert par l’impératrice Marie-Louise à l’une de ses dames d’honneur (Vente Me Osenat 12 avril 2015). Un coffret conservé au musée de l’Osterreichisches de Vienne, comporte les mêmes poignées en forme de serpent.

Historique : Jeanne-Louise-Henriette Campan, née Henriette Genet le 2 octobre 1752 à Paris et morte le 16 mars 1822 à Mantes. Elle est d’abord nommée lectrice des filles de Louis XV en octobre 1768, puis est attachée à la personne de Marie-Antoinette et reçoit le titre de « Femme de chambre » en 1770 et de « Première femme de chambre » le 13 juillet 1786. Elle fonde alors à Saint-Germain-en-Laye, le 13 thermidor an II (31 juillet 1794), l’« Institution nationale de Saint-Germain », rue de Poissy, un pensionnat de jeunes filles. Le 6 prairial An III (25 mai 1795), elle loue l’hôtel de Rohan, à Saint-Germain-en-Laye, à Madame de Bonnenfant. L’institution y est transférée le 1er juillet 1795. Cette institution devient bientôt florissante et reçoit les filles de la haute bourgeoisie et Hortense de Beauharnais, future reine de Hollande y arrive en fructidor An III (août-septembre 1795). Les sœurs et les filles adoptives du général Bonaparte, Pauline et Caroline Bonaparte, Stéphanie de Beauharnais, future grande-duchesse de Bade, mais aussi Stéphanie Tascher de La Pagerie, future duchesse d’Arenberg, Émilie de Beauharnais et Zoé Talon, future comtesse du Cayla, y sont pensionnaires. Le 10 juillet 1796, le lendemain de son mariage avec Joséphine de Beauharnais, le général Bonaparte rend visite à l’institution. Le 29 avril 1798, le général Bonaparte et son épouse rendent de nouveau visite à l’institution pour conclure le mariage d’Émilie de Beauharnais avec Antoine Marie Chamans (1769-1830), futur comte de Lavalette. Le mariage est célébré le 18 mai. Le 9 février 1805, l’Empereur reçoit Madame Campan et l’entretient de son projet de Maison d’éducation de la Légion d’honneur. Le 9 frimaire An XIV (30 novembre 1805), le Conseil d’État adopte le projet d’établissement de Maisons d’Éducation pour les jeunes filles des membres de l’ordre de la Légion d’honneur. Le 16 frimaire, au camp d’Austerlitz, Napoléon Ier décide d’adopter les enfants des militaires tués au cours de la bataille et d’assurer leur éducation. Il signe le 24 frimaire (15 décembre 1805), au château de Schönbrunn, le décret qui a été adopté par le Conseil d’État. Il destine le Palais impérial de Saint-Germain pour les filles. Le 10 juillet 1806, Napoléon Ier signe le décret destinant le château d’Écouen pour la maison d’éducation de la Légion d’honneur pour les filles à la place du château de Chambord qui avait été d’abord choisi. Le décret du 3 mars 1807 désigne les 108 premières filles devant entrer dans cette maison. Napoléon signe un décret le 5 septembre 1807 nommant Madame Campan dame directrice de la « Maison impériale d’Écouen ». Elle arrive en octobre 1807 au château d’Écouen. A la Restauration considérée comme trop proche de Napoléon, elle tombe en disgrâce et se retire à Mantes en mars 1816 avec Madame Voisin.

Estimation : 8 000 € / 10 000 €

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Sido Scorpion

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Jeu 16 Fév - 16:44

Mentionné dans Le Point :


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Avais-je atteint ici ce qu'on ne recommence point ?
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madame antoine

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Mer 22 Fév - 6:59

Bien chers Amis du Boudoir de Marie-Antoinette,

Nous rappelons cette intéressante vente.

Bien à vous

madame antoine

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Plus rien ne peut plus me faire de mal à présent
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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Dim 26 Fév - 12:01

Quelques résultats sont tombés Wink
http://www.coutaubegarie.com/html/index.jsp?id=77855&lng=&npp=150

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madame antoine

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Dim 18 Juin - 11:44

Bonjour à tous les Amis du Boudoir de Marie-Antoinette,

Notre attention a également été attirée par une vente ayant lieu Mardi 23 Juin prochain sous l'égide de la Maison Delorme & Collin du Bocage.
http://www.collindubocage.com/

Il y sera présenté des lots de grande qualité et des souvenirs historiques tels que cette relique.





Prison du Temple, août 1792 - 1795
JEU DE DAMES ET DE JACQUET [TRIC TRAC] DANS SON COFFRET UTILISÉ PAR LA FAMILLE ROYALE DE FRANCE pendant sa détention à la tour du Temple.


Exceptionnel et émouvant souvenir de la vie en captivité du Roi Louis XVI, de la Reine Marie-Antoinette, du Dauphin, de Madame Royale et de Madame Elisabeth.

Marqueterie de bois teinté.
H. 9 cm ; L. 28,1 cm ; larg. 18,5 cm (37 cm ouvert)
17 jetons noirs et 14 jetons blancs pour le jeu de dames
30 jetons pour le jeu de jacquet
1 paire de dés avec traces d’initiales sous couronne sur face du chiffre six pour chacun d’eux.
(petits accidents et manques au damier)


[u]Provenance
:
- Jacques Albert Barthélémy (1745-1813), archiviste de l’Ordre de Malte à la Tour du Temple.
- Sa fille puis son arrière-petit-fils, Auguste Blavot.
- 1907 : à l'exception du coffret contenant le jeux de dames et de jacquet, une partie des objets à l’usage de la famille royale à la Tour du Temple, et possédée par monsieur et madame Auguste Blavot, furent remis au musée Carnavalet.
- Avant sa mort en 1927, madame veuve Auguste Blavot offrit le jeu de dames et de jacquet à son filleul : monsieur Henri Dutertre.
- 1934 : succession de monsieur et madame Auguste Blavot, une partie du mobilier provenant de la Tour du Temple est vendue à l’hôtel Drouot le 17 mars 1934 (dont trois chaises citées en provenance du 2e étage de la petite Tour du Temple, une glace et un trumeau du 3e étage), le jeu de dames et de jacquet n’y figure pas car il avait été antérieurement offert à monsieur Henri Dutertre.
- 1956 : vente du jeu de dames et de jacquet par monsieur Henri Dutertre à mademoiselle Marie-Louise Venet pour la somme de 50 000 francs.
- 1963 : revente du jeu de dames et de jacquet par mademoiselle Marie-Louise Venet à Yvonne Aulas, épouse Joly puis Delamare, gérante de son immeuble, en règlement de loyers impayés.
- 2009 : décès de madame Yvonne Delamare, née Aulas.
- puis ses héritiers.

Jacques Albert Barthélémy fut l’archiviste de la Tour du Temple. Avocat au Parlement de Paris, secrétaire et affilié à l’Ordre Souverain de Malte, il fut conservateur des archives du dit Ordre au Grand Prieuré de France.

Lors de l’arrivée de la famille royale en août 1792, Barthélémy fut expulsé de son appartement de la Tour du Temple, sans possibilité de prendre ses effets personnels et mobilier. Après la Terreur et trois longues années de procédure, Barthélémy put récupérer ses effets personnels et mobilier, dont le jeu de dames et de jacquet que nous présentons aujourd’hui et qui servit à la Famille royale pendant sa détention.

LENOTRE (G.) et CASTELOT (A.)., Les grandes heures de la révolution française. Perrin, 1962 : "[...] Louis XVI fait ensuite une partie de tric-trac, de dames ou de piquet avec la Reine ou Madame Elisabeth, tandis que les enfants jouent dans l’antichambre. [...]".


Cette relique est estimée entre 4.000 et 6.000 €.


Nous noterons également ce meuble exceptionnel.













Commode en acajou par Riesener

Arch. Nat. O1 3319 (journal du Garde-Meuble), fol.207 r° v°

Elle est de forme rectangulaire à ressaut central, en acajou et placage d’acajou moucheté, ouvrant à cinq tiroirs. Ils sont répartis par un rang de trois petits tiroirs en partie haute et deux grands tiroirs dissimulant la traverse intermédiaire, en partie basse. Ils sont encadrés par des montants en pans coupés en retrait et incurvés, soulignés de moulures formants des réserves en élégie. Les côtés légèrement évasés en partie postérieur annoncent les montants arrière en ressaut.

Elle repose sur une base moulurée en ressaut formant tablier et larges pieds.
Décor de moulures d’acajou.
Bâtit de chêne.


Époque Louis XVI

Marbre blanc mouluré d’un cavet (restauré).
Belle ornementation de bronzes ciselés et dorés associés : larges sabots sur talons carrés à décor de feuilles, entrées de serrures écusson, entrées de serrures ajourées de guirlandes de fleurs et anneaux aux lauriers à pastilles.
Haut. : 87 cm - Larg. : 136 cm - Prof. : 59,5 cm
(restaurations d’usage)


Provenance :
- Numéro d’inventaire à l’encre au dos : N° 2889 correspondant à la livraison par Jean-Henri Riesener le 17 mars 1777 pour servir aux logements du Garde-Meubles de la Couronne, place Louis XV (place de la Concorde) - Arch. Nat. O1 3319 (journal du Garde-Meuble), fol.207 r° v°
- Famille aristocratique de Bretagne, de la Révolution à nos jours
- Hotel des ventes de Bretagne, 2014

Jean-Henri Riesener, reçu Maître le 23 janvier 1768
Note manuscrite de Monsieur le Chevalier de Fontanieu, intendant et contrôleur du mobilier de la couronne : ordre du 20 mars 1777
(une copie sera jointe au bordereau).
Certaines dates et certaines commandes royales vont nous aider à apprécier la commode que nous présentons.

En 1768, Riesener reçoit la Maîtrise
Dans l’année 1769, il finit le bureau du Roi Louis XV commencé par son maître J. F. Oeben.
En 1774, Riesener reçoit le titre d’Ébéniste ordinaire du Roi. Pendant 15 à 17 ans, de 1769 à 1784, Riesener fournira le Garde Meubles Royal et Marie-Antoinette la Reine. C’est la plus belle, des périodes du maître.

Notre commode est datée du 17 mars 1777 dans les archives du Garde Meuble sous le n° d’inventaire 2889. Elle est destinée pour servir aux logements du garde meubles de la Couronne, et se situe bien dans les plus belles années de sa carrière.


Le bâti est soigné, monté en chêne, à l’image de la qualité de Riesener. Le dessus est lisse assemblé à queues d’aronde dans les côtés. Le dos est composé de deux grands panneaux embrevés dans un cadre, lui-même glissé en rainures dans les montants arrière. Les tiroirs eux aussi montés en chêne sur quartier, dit aussi de Hongrie. Ce montage est identique au bâti de la commode de la chambre du Roi, conservée au Musée de Sèvres.

Le dessin et le registre décoratif de Riesener sont parfaitement représentés. Les proportions sont fortes et en même temps légères. Cet ensemble d’acajou de couleur soutenue est puissant, mais les formes et la variété des acajous lui donne beaucoup d’élégance. Il a l’Art et la Manière de choisir les essences afin de créer des volumes. Ici, c’est l’acajou moucheté dans des tableaux (dont le central en relief), souligné par des cadres moulurés en acajou en bois de fils plus clair qui crée le relief.

Une particularité de composition chez Riesener : les demis-cadres soulignant le ressaut central. Cette composition et ses variantes se retrouve sur presque toutes ses commodes.

La maîtrise et l’art du maître se retrouvent également dans la réalisation des montants. Sur notre commode, les pans coupés avant présentent une double difficulté : ils sont en ressaut mais aussi incurvés. Autre spécificité de l’ébéniste : l’amorce des montants arrière.

Le registre des bronzes chez Riesener est un univers complet. Hérité de son maître J. F. Oeben, il dispose d’une forge pour le fer (serrures, compas, mécanisme secrets...) et d’un four pour la réalisation des bronzes.

Les ciselures sont d’une grande finesse, proche de l’orfèvrerie. Riesener dessine est réalise ses modèles qui se distinguent de ceux de tous ses confrères. Nous avons un exemple typique sur les grands tiroirs de notre commode avec les deux grandes entrées de serrure composées de guirlandes ajourées.

Autre bronze tout à fait particulier qui se retrouve sur plusieurs commodes de cette période (1774- 1784) : les sabots en chausson en feuilles d’eau ou en feuilles d’acanthe.

Notre commode est un modèle unique, sur commande du Garde meuble, à rapprocher de la commande de Marie-Antoinette du 15 mai 1784, soit 6 ans plus tard.


Ce meuble est estimé entre 300.000 et 400.000 €.

Il y aura également des tableaux et portraits de diverses personnalités d'époque que nous mettrons directement dans les rubriques concernées du Boudoir.

Bien à vous

madame antoine

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Dim 18 Juin - 21:57

Tant que nous en sommes aux ventes intéressantes Wink
une splendeur d'après Gouthière


notice Cool
D’après Pierre GOUTHIERE (1732-1813) ou François REMOND (1747-1812) Lustre en bronze doré aux enfants musiciens, à douze lumières en enroulement feuillagés à rosaces tournoyantes, le fût à cannelures et feuilles d’acanthe terminé par une grenade en partie basse, à cannelures en spirales et flamme au sommet ; retenu par des chaînettes. Style Louis XVI. Haut. : 133 cm Diam. : 80 cm A la fin du XIXe siècle, ce modèle à succès fût notamment répété par la maison Beurdeley ainsi que par Henry Dasson (répertorié à la galerie Tobogan Antique à Paris). Un exemplaire du XVIIIe siècle est aujourd’hui conservé dans le cabinet intérieur de la Reine dit « Cabinet doré » de Marie Antoinette au château de Versailles. Bibliographie : Modèle illustré dans H. Ottomeyer et Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, Vol. I, p. 238, fig. 4.4.1. Dessin préparatoire, conservé au Musée des Arts Décoratifs, illustré dans ibid p. 238, fig. 4.4.2.

salle Rossini Paris jeudi
3 à 5000

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Craufurd&Sullivan

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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   Mer 21 Juin - 16:16

Intéressant panel de ventes.

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Il y a si peu de gens qui nous témoignent un vrai attachement!
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MessageSujet: Re: Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette   

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Vente de Souvenirs Historiques - aux enchères plusieurs reliques de la Reine Marie-Antoinette
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