Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
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 Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen

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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Sam 31 Mar - 15:38

Les archives nationales ont acheté le 15 juillet 1982 un ensemble de documents qui faisait partie de la correspondance secrète de Marie-Antoinette avec le comte Axel de Fersen. Ces documents étaient la propriété de la famille Klinckowström. Le baron Rudolf de Klinckowström publia ces lettres dans l'ouvrage : Le comte de Fersen et la cour de France, Paris, 1877-1878, 2 vol. Il détruisit ensuite les lettres autographes de Marie-Antoinette à l'exeption de 4 lettres qui sont conservées aux archives nationales sous forme de microfilm, cote 440 AP/1.

J'ai pu tirer une copie papier assez bonne de ces lettres microfilmées que je vous donne en lecture avec le texte que j'ai déchiffré, avec peut-être quelques erreurs de lecture.

Dossier Marie-Antoinette AN AP 440/1
Quatre lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Première lettre du 31 octobre 1791 (8 pages)
Page 1

<p>

Ce 31 octobre


J’ai reçu hier tous vos papiers par M. de Bridge, l’écriture est parfaitement sortie avec l’eau que j’ai fait chercher chez l’apothicaire. Il faut que celle que l’on nous a envoyée de là bas fut évaporée mais cela est égal à présent. Je vais tâcher de répondre à tout en abrégé et je répondrai aussi souvent que j’en aurai le temps jusqu’à jeudi que l’homme qui se charge de cette lettre partira.

J’ai été si pressée la dernière fois que je vous ai écrit que je n’ai pu vous parler de
M. Crawford, dites lui bien que nous savons la manière parfaite dont il est pour nous, que je me suis toujours plu à croire à son attachement, mais que dans l’affreuse position où nous sommes, chaque nouvelle preuve d’intérêt est un titre de plus, bien doux à notre reconnaissance.


La lettre de Monsieur au baron nous a étonné et révolté, mais il faut avoir patience et dans ce moment, pas trop montrer sa colère. Je vais pourtant la copier pour la montrer à ma sœur, je suis curieuse de savoir comment elle la justifiera, au milieu de tout ce qui se passe, c’est une enfer que notre intérieur, il n’y a pas moyen d’y rien dire avec les meilleures intentions du monde. Ma sœur est tellement indiscrète, entourée d’intrigants et surtout dominé par ses frères au dehors, qu’il n’y a pas moyen de se parler, ou il faudrait quereller tout le jour. Je vois que l’ambition des gens qui entourent Monsieur le perdra entièrement. Il a cru dans le premier moment qu’il était tout, et il aura beau faire, jamais il ne jouera de rôle, son frère aura toujours la confiance et l’avantage sur lui dans tous les partis, par la constance et l’invariabilité de sa conduite, il est bien malheur que Monsieur ne soit pas revenu tout de suite quand nous avons été arrêté, il aurait suivi alors la marche qu’il avait toujours annoncé, de ne vouloir jamais nous quitter et il nous aurait épargné beaucoup de peines et de malheurs qui vont peut-être résulter des sommations que nous allons être forcé de lui faire pour sa rentrée à laquelle nous.



En haut, à gauche de la première page manuscrite, on peut déchiffrer : ….oct 1791…..Mercy

Questions : Qui est le baron ? Le baron de Batz ?

Qui est M. de Brige ou Bridge ?

M. Cravford ou Crawford : S’agit-il de Quentin Crawford (1749-1819), l’ami de
Marie-Antoinette qui aida Fersen à organiser la fuite à Varennes ?


Les 7 autres pages de cette première lettre vont suivre
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 15:44

Merci de votre travail ! Very Happy

Voila donc la célèbre lettre où Marie Antoinette parle de l'indiscretion de Madame Elisabeth.
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 15:49

oui, il s'agit de CRAWFORD - dont l'épouse était "la maitresse" d'AXEL DE FERSEN - lors du départ le 21 Juin 1792, AXEL a fait un détour par la rue de clichy pour vérifier que la berline était partie vers la route d'Allemagne et attendait la voiture en dehors de l'octroi !!!!

Pour le BARON, je penserais au BARON DFE BRETEUIL !!!!!! BATZ ne semblait pas avoir des relations privilégiées avec MONSIEUR déjà hors de France et comploteur dans l'âme !!!!

Pour ce qui est la "soeur trop indiscrète" il s'agit de MADAME ELISABETH et les "engeu..." entre les deux belles-soeurs étaient courantes !!!!
Le Roi, pour éviter ces scènes, disait à un interlocuteur qui lui demandait de solutionner un problème politique - .... allez voir ma femme et ma soeur !!!!!!

Amicalement MARIE ANTOINETTE

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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Sam 31 Mar - 16:16

Merci chère Marie-Antoinette pour toutes ces précisions, vous étes une bibliothèque à vous seule.

Au fait, connaisez-vous cette lettre du 31 octobre 1791, et Evelyne Lever en fait-elle mention dans son livre sur la cortrespondance de Marie-Antoinette ?

Dossier Marie-Antoinette AN AP 440/1
Quatre lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Première lettre du 31 octobre 1791 (8 pages)
Page 2



sentons bien que surtout de cette manière, il ne pourra pas consentir. Nous gémissons depuis longtemps du nombre des émigrants, nous en sentons l’inconvénient tant pour l’intérieur du royaume que pour les princes mêmes, ce qui est affreux, c’est la manière dont on trompe et a trompé tous ces honnêtes gens à qui il ne restera bientôt que la ressource de la rage et du désespoir. Ceux qui ont eu assez de confiance en nous pour nous consulter ont été arrêtés, ou au moins s’ils ont crû de leur honneur de partir, nous leurs avons dit vérité, mais que voulez-vous le ton et la manière est pour ne pas faire nos volontés, de dire que nous ne sommes pas libres, ce qui est bien vrai mais que par conséquent nous ne pouvons pas dire ce que nous pensons et qu’il faut agir à l’inverse, c’est le sort qu’a eu le mémoire envoyé par nous à mes frères, et que vous avez vu et approuvé. La réponse est que nous avons été forcés d’écrire ce mémoire, que tels ne peuvent être nos sentiments, et que par conséquent, on n’en tiendra aucun compte, et après cela on veut que nous ayons de la confiance, que nous parlions franchement, c’est absolument dire, faites toutes nos volontés, et alors nous vous servirons, mais rien sans cela. Comme il est pourtant possible qu’ils fassent dans ce moment-ci des sottises qui perdraient tout, je crois qu’il faut à tout prix les arrêter, et comme j’espère d’après ce que vos papiers annoncent et la lettre de M. de Mercy, que le congrès pourra avoir lieu. Je crois qu’il faudrait leur envoyer d’ici quelqu’un de sûr, qui pu leur montrer le danger et l’extravagance de leur projet, leur montrer en même temps notre véritable position et nos désirs en leur prouvant que la seule marche à suivre pour nous, est dans ce moment de gagner ici la confiance du peuple, que cela est nécessaire, utile même pour tout projet quelconque, qu’il faut que pour cela tout marche ensemble, et que ces puissances ne pouvant pas venir au secours de la France dans de
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 16:38

MARIE ANTOINETTE a écrit:


Pour le BARON, je penserais au BARON DFE BRETEUIL !!!!!!


Oui, oui ! Il s'agit bien du Baron de Breteuil qui a toute la confiance de Louis XVI .
Il est son porte-parole auprès de l'empereur, basé à Soleure, avec Marc de Bombelles pour bras droit .

Eléonore est toujours Mme Sullivan et non pas l'épouse de Crawford . Sinon, du reste, comment pourrait-elle proposer à Fersen de l'épouser après l'exécution de Marie-Antoinette ?

Il fallait vraiment être insensé pour espérer que Monsieur, ce félon abject, retourne sur ses pas pour regagner Paris et rejoindre son frère arrêté par les sans-culottes à Varennes ! Rolling Eyes
Comment l'idée a-t-elle pu seulement en effleuré Louis XVI ?!!! C'est pourtant ce que suggère la lettre de Marie-Antoinette .

.
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 16:41

Merci, cher Berry, pour ces illustrations !
Cette lettre est, en effet, citée dans le bouquin de Lever...
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 16:46

Berry a écrit:
Merci chère Marie-Antoinette pour toutes ces précisions, vous étes une bibliothèque à vous seule.

Au fait, connaisez-vous cette lettre du 31 octobre 1791, et Evelyne Lever en fait-elle mention dans son livre sur la cortrespondance de Marie-Antoinette ?


C'est la suite de la page précédente . Evelyne Lever la mentionne bien dans son recueil de la correspondance de Marie-Antoinette .
Elle est d'une longueur ! vraiment une lettre-fleuve !
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 16:51

j'ai indiqué Madame SULLIVAN comme "épouse" de Monsieur CRAWFORD pour la situer à des personnes qui ne la connaitrait pas !!!!!!! elle était son épouse de la main gauche et profitait de sa fortune !!!!!

il ne faut jamais oublier que parmi les membres du boudoir, il y a des débutants sur certains sujets !!!! alors, que nous, les anciens, nous avons déjà beaucoup lu, notre mémoire bien remplier, parfois nous joue des tours pendables !!!!

amicalement MARIE ANTOINETTE
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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Sam 31 Mar - 17:02

Dossier Marie-Antoinette AN AP 440/1
Quatre lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Première lettre du 31 octobre 1791 (8 pages)
Page 3



grandes forces pendant l’hiver. Il n’y a qu’un congrès qui puisse rallier et réunir les moyens possibles pour le printemps, mais en faisant cette confidence, il faut prendre garde à leur extrême indiscrétion, pour cela il ne faut dire à la personne qui irait d’ici, que juste ce qu’on veut faire savoir là bas. M. Grime est arrivé ici, il désire me voir, mais j’ai répondu qu’il m’était impossible de le recevoir, et cela est vrai en quelque sorte, je suis trop espionnée mais je lui ai fait parler par quelqu’un qui lui dira mes raisons, et qui en même temps lui parlera de nos sentiments pour l’imp(… ?) dans les termes convenables. Il est bien intéressant qu’on parvienne à lui faire adopter l’idée du congrès par son caractère, elle y décidera toutes les puissances et elle contiendra aussi les princes. Je crains seulement la légèreté de M. de Calonne et la pétulance de M. de Nassau.

Il n’y aucun parti à tirer de cette asse(mblée ?)-ci, c’est un amas de scélérats, de fols et de bêtes, le pire de gens qui y veulent l’ordre, et un peu moins de mal que les autres n’y sont pas écoutés et n’osent pas parler. Elle est au surplus dans la boue, même dans le peuple qu’on cherche à animer de toutes les manières, mais cela ne prend plus, il n’y a que la cherté du pain qui les occupent et les décrets, les journaux, ils n’y regardent seulement pas. Il y a sur cela un changement bien visible dans Paris, et la grande majorité, sans savoir si elle veut ce régime-ci ou un autre, est lasse des troubles et veut la tranquillité. Je ne parle pas que de Paris car je crois les villes de province bien plus mauvaises dans ce moment que celle-ci, et pourtant de Coblentz on ne cesse de nous dire qu’on a de grande intelligence dans tout le royaume, mais l’affaire de Lyon nous rend circonspect et peu crédule sur de pareille annonce. Le roi de Suède en renvoyant au roi sa lettre pour la notification de son acceptation sans vouloir la lire a fait une chose que j’aurais voulu qui fut suscité

<P style="LINE-HEIGHT: 18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal>


Questions : Qui est M. Grime ?

Le congrès a-t-il eu lieu ?
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 17:10

Génial !
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 17:24

Berry a écrit:

Questions : Qui est M. Grime ?


C'est le baron de Grimm, agent secret à Paris de l'impératrice de Russie .
Il a laissé correspondance et mémoires .
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 17:30

Melchior Grimm

Friedrich Melchior, baron von Grimm, né à Ratisbonne le 26 décembre 1723 et mort à Gotha le 19 décembre 1807, est un diplomate et homme de lettres bavarois d’expression française.

Fils du surintendant du clergé luthérien de Ratisbonne, Jean Melchior Grimm, et de son épouse Sibylle Koch, Grimm commença à écrire en vers dès le lycée et commença une assez longue correspondance avec Johann Christoph Gottsched et son épouse. À l’âge de 19 ans, il adapta le roman Die asiatische Banise de Heinrich Anselm von Ziegler und Kliphausen au théâtre. Enthousiasmé, Gottsched publia la pièce dans son Deutsche Schaubühne l’année suivante, mais l’essai de la faire jouer fut un échec tant artistique qu’économique : cette production en cinq actes et en vers fut critiquée par Lessing et sifflée par le public. Désormais, Grimm se consacra surtout à l’explication, la critique et la traduction d’ouvrages français, s’occupant particulièrement des œuvres de Voltaire qui s’écriera un jour, en parlant de lui : « De quoi s’avise donc ce Bohémien d’avoir plus d’esprit que nous ? »

Il poussa ses études assez loin à l’université de Leipzig, où il fut l’élève du professeur Johann August Ernesti, qui lui communiqua son goût pour la littérature classique. Après des études de droit public, il fut précepteur du fils du baron de Schomberg qu’il accompagna à Paris puis se mit au service du prince de Saxe-Gotha dont il devint le lecteur, en 1748. Il devint ensuite secrétaire du comte August Heinrich von Friesen. Il ne tarda pas à se faire connaître des milieux littéraires, grâce au Petit Prophète de Boehmisch-Broda, une satire où il prenait la défense de l’opéra italien. Peut-être avait-il moins de goût pour l’opéra italien que pour l’actrice. Introduit dans le monde par Rousseau, il fréquenta assidûment le salon de Louise d'Épinay dont il fut l’amant (1753) après avoir été celui de la cantatrice Marie Fel, situations qui seront pour beaucoup dans l’ascension sociale d’un homme sans parchemins ni rentes qui devait finir par s’appeler plus tard M. de Grimm, puis le baron Grimm.

Le comte de Frièse, neveu du maréchal Maurice de Saxe, le prit pour secrétaire et pour confident, et lui alloua des appointements qui le mirent à même d’offrir, chaque semaine, à ses amis intimes des diners préconisés par Marmontel qui était du nombre. Grimm avait en lui l’étoffe d’un mondain, d’un conseiller aulique, d’un diplomate : partisan du faste et de la galanterie, il recherchait les femmes, qui ne le repoussaient pas trop. Il avait pourtant un extérieur médiocre, des yeux proéminents, une épaule un peu forte, le nez de côté, (du bon côté, à ce que raconte Meister, un de ses familiers) : l’art comblait en lui les lacunes de la nature. Aussi, son caractère opiniâtre ainsi que sa manie de se farder pour tenter de remédier aux ravages de l’âge, l’avaient fait surnommer par le vieux Gauffecourt en riant « Tyran le Blanc ».

Avec ses amis Diderot et l’abbé Raynal, il tiendra, de 1753 à 1773, une chronique de la vie intellectuelle parisienne qu’il adresse aux souverains étrangers, notamment Catherine II de Russie. Il écrit par ailleurs dans le Mercure de France.

Critique littéraire et surtout musical honorable, Grimm n’a cependant pas laissé de traces dans l’histoire de la littérature. Sa grande sociabilité, sa capacité à se situer intelligemment entre le monde des Lumières parisien et les cours éclairées d’Europe, mais aussi ses dons de séducteur, lui ont assuré une réussite que beaucoup jugent imméritée :

« En réalité, sauf en musique où cet Allemand avait ses propres lumières, Frédéric Melchior Grimm était avant tout une habile éponge, qui sut assez bien pasticher le tour railleur de ses amis parisiens pour pouvoir briller dans les « compagnies » et épater les cours étrangères. » Cette impression est très largement partagée par Rousseau qui lui reprocha de jouer au grand seigneur, de tutoyer insolemment ses domestiques, de leur jeter son argent à la tête, de se laver et de se baigner à l’excès, de se nettoyer les ongles plus qu’il ne convenait à un citoyen libre, de remplir de céruse le creux de ses joues amaigries, à la façon d’une petite-maitresse ou d’une coquette surannée : « Voilà comment, après m’avoir si longtemps trompé, cet homme enfin quitta pour moi son masque, persuadé que, dans l’état où il avait amené les choses, il cessait d’en avoir besoin. Soulagé de la crainte injuste envers ce misérable, je l’abandonnai à son propre cœur, et cessai de penser à lui. »

Après qu’il eut abandonné sa Correspondance littéraire, Grimm voyagea dans toute l’Europe (Russie, Allemagne, Danemark, Italie, Prusse…) où il sera choyé et avantagé de différentes manières. Il servira d’ambassadeur (chargé, pour 24 000 livres de rente, de défendre les intérêts de Francfort à Paris), d’entremetteur, et pour finir, l’Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche le fera baron en 1774. Il a été le sujet de la Lettre apologétique de l'abbé Raynal à Monsieur Grimm de Diderot.

En 1791, Grimm fait un bref retour à Paris pour récupérer ses biens avant que ceux-ci ne soient confisqués par la Révolution dont il n’embrasse pas les principes. Il s’installe à Hambourg, où il est ministre pour Catherine II, puis à Gotha et meurt presque aveugle dans un relatif oubli.

Il était le frère d’Ulrich Grimm qui devint plus tard surintendant de Ratisbonne et l’ancêtre de Karl von Grimm qui fut président de la société coloniale allemande.


MERCI WIKI !

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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 20:37

Merci pour ces autographes !

Rien que sur la première page, j'ai pu repérer deux "s'a" pour le verbe "savoir". C'est curieux, cette manie que Marie Antoinette avait d'orthographier ainsi "s'avoir". Shocked

Pour vos questions, je rejoins mes copains : oui, Cravfurd (on dirait que la reine l'écrit ainsià, c'est Quentin, l'amant d'Eléonore Sullivan, qui est elle-même la maîtresse de Fersen. Vous suivez ?

La lettre est en effet répertoriée dans l'édition Lever, aux pp 656-660.

Je n'ai encore lu dans le lexte que la page 1 que vous avez postée. Quelle saloperie, ce Monsieur !

J'y retourne !

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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 20:48

Dans la troisième page, encore un "s'avoir", un "jdée" et une abréviation "jmp" pour impératrice. Marie Antoinette confondait ainsi parfois les "i" et les "j". Very Happy

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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Sam 31 Mar - 22:14

Citation :
C'est le baron de Grimm, agent secret à Paris de l'impératrice de Russie .
Il a laissé correspondance et mémoires .

Merci chère Eléonore d'avoir éclairé ma lanterne. J'ignorais totalement ce monsieur Grimm que Marie-Antoinette orthographie Grime, raison pour laquelle je n'ai rien trouvé sur Internet.

Je vais continuer à poster la suite de cette lettre, mais avez-vous une idée sur ce congrès qui devait réunir toutes les puissances européennes ?
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 22:25

Pimprenelle a écrit:

Dans la troisième page, encore un "s'avoir", un "jdée" et une abréviation "jmp" pour impératrice. Marie Antoinette confondait ainsi parfois les "i" et les "j".
Merci Pimprenelle pour le sens de l'abréviation "Jmp". Je pensais effectivement à Impératrice. A l'époque le I majuscule est souvent remplacé par le J majuscule alors qu'en minuscules ils sont bien différenciés.
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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Sam 31 Mar - 22:42

Dossier Marie-Antoinette AN AP 440/1
Quatre lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Première lettre du 31 octobre 1791 (8 pages)
Page 4



partout de même, mais seul, je crains qu’il n’y ait de l’imprudence à cette démarche, du reste il est impossible d’être plus touché que nous le sommes de la franchise, de la loyauté et de la noblesse de sa conduite envers nous, et j’espère qu’un jour nous jouirons enfin de tout ce qu’il veut bien faire pour nous.

Je viens de lire deux dépêches d’Esp(agne ?), l’une du 13 octobre, l’autre du 20, elles sont fort bien, et je crois qu’elle ne fera aucune difficulté pour le congrès, cette idée entrait même dans une partie de son plan, mais elle veut avant que le roi soit libre et puisse aller partout où il voudra. Cette idée est impossible car on dira toujours ici qu’il est le maître d’aller où bon lui semblera, mais il ne le peut pas de faite parce qu’outre sa sortie d’ici qui serait dangereuse, et où il serait peut-être obligé de laisser sa femme et son fils, sa sureté personnelle ne serait nulle part plus qu’ici, puisqu’il n’y a pas une ville, pas une troupe sur laquelle on puisse compter. Il me parait au contraire que ce n’est qu’en cherchant a gagner chaque jour d’avantage la popularité et sa confiance qu’on parviendra, une fois le congrès établi, à pouvoir s’y joindre, au moins aller sur les frontières pour être en quelque sorte chargé nous même des intérêts de ce pays-ci. Si nous gagnions jamais ce point, c’est tout, et c’est à ce seul but que nous devons tendre, mais pour cela toutes mes actions journalières doivent se réunir pour inspirer la confiance. Le malheur c’est que nous ne sommes secondé ici par personne or nous, et que quelques efforts que je fasse, seule je ne peux pas faire tout ce que je voudrais, et que je sens pourtant si nécessaire pour le bien général. L’Esp(agne ?) avait encore une autre idée, mais que je crois détestable, c’est de laisser entrer les princes avec tous les français, soutenus seulement par le roi de Suède, comme
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 22:43

Berry a écrit:
avez-vous une idée sur ce congrès qui devait réunir toutes les puissances européennes ?

Dans la volonté de la reine de n'opposer à la Révolution qu'un congrès des puissances européennes faisant une déclaration d'intimidation sur le mode :
Les puissances unies déclarent qu'il n'est pas indifférent à l'Europe, vu la position et l'importance de la France dans le continent, que la France soit une monarchie ou une république ... que les monarchies de l'Europe ne peuvent souffrir que les anciens traités conclus avec la France, devenus partie intégrante du droit européen, soient l'objet de l'influence réelle ou présumée d'une force armée ou d'une émeute populaire .....
( les Goncourt: Histoire de Marie-Antoinette ), les émigrés croient discerner nettement l'influence des constitutionnels, et surtout celle de Barnave , avec lequel Marie-Antoinette entretient une correspondance assidue depuis le retour de Varennes .
Ainsi les prisonniers des Tuileries prêtaient l'oreille aux conseils de leurs ennemis ! ... Au lieu d'une invasion étrangère qui, sans doute, eût tout emporté, ils souhaitaient un congrès ! ( Kunstler : Fersen et son secret )

.

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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Sam 31 Mar - 22:56

On peut penser aussi que Louis XVI et Marie-Antoinette aient préféré voir les puissances européennes discuter de la nouvelle situation en France, qui en effet remettait en cause les traités préalablement passés, plutôt que de se retrouver avec une armée coalisée entrer en France, aidée des émigrés revanchards.

Le pire, c'est qu'au final, Marie-Antoinette l'aura enfin son fameux congrès : à Vienne en plus, réglant enfin la question... en 1814...

Tout ça pour ça... Sad
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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Sam 31 Mar - 23:06

Dossier Marie-Antoinette AN AP 440/1
Quatre lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Première lettre du 31 octobre 1791 (8 pages)
Page 5



notre alliée, et déclarer par un manifeste qu’ils ne viennent point faire la guerre, mais pour rallier tout bon français à leur parti, et se déclarer protecteur de la vrai liberté française. Les grandes puissances fourniraient tout l’argent nécessaire pour cette opération, et resteraient-elles dehors avec un nombre de troupes assez considérables pour en imposer, mais ne rien faire pour qu’on ne puisse pas prendre prétexte d’une invasion et crainte de démembrement, mais tout cela n’est pas praticable comme cela, et je crois que si l’emp(ereur ?) se dépêche d’annoncer le congrès, c’est la seule manière convenable et utile de finir tout ceci. Je n’entends point pourquoi vous désirez qu’on retire tout de suite les minis(tres ?) et amb(assadeurs ?), il me semble que ce congrès étant censé, au moins dans le premier moment, d’être réuni, tant pour les affaires qui intéressent toutes les puissances de l’Europe, que pour celle de la France, il n’y a pas de raison à cette prompte retraite, et puis est t’on sûr que toutes les puissances en agiront de même et croit-on que l’Angleterre, la Hollande conduites par elle et la Prusse même pour déjouer les autres ne laisseront pas peut-être leurs ministres. Alors il y aurait une désunion dans les opinions de l’Europe qui ne pourrait que nuire à nos affaires. Je peux me tromper, mais je crois qu’il n’y a qu’un grand accord, au moins en apparence qui puisse en imposer ici. Méfiez vous du Danemark, d’après les dépêches, il paraît détestable, surtout pour la Russie et la Suède. Il faut que je me sois mal expliquée sur les gardes du corps, notre intention n’est pas de le rappeler, mais seulement qu’ils ne fassent pas corps, et que si l’on
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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Sam 31 Mar - 23:25

Dossier Marie-Antoinette AN AP 440/1
Quatre lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Première lettre du 31 octobre 1791 (8 pages)
Page 6



ne fait rien cet hiver, des officiers, ou ceux qui sont les plus riches entre eux reviennent ici pour se montrer ; la même chose existe pour les émigrants. Je sais parfaitement qu’une foi sortis, et de cette manière encore, il est impossible qu’ils reviennent, mais c’est un grand malheur, et encore plus grand pour le reste de la France que pour Paris, car les provinces restent livrées absolument à elles seules, ou à une horde de scélérats et de factieux. Dans la position où nous sommes, avec la méfiance affreuse qu’on cherche à entretenir, tout joue contre nous. Il est impossible que nous ne fassions pas publiquement tout ce qu’il faut pour faire rentrer tout le monde. L’arrêté des parlements, proposé au conseil des princes est fou, je ne suis pas étonné qu’il ait été rejeté, il me semble que les meilleures têtes de celui de Paris se refusent à toute extravagance, et ne veulent pas même sortir d’ici. J’ai très bien compris ce qui regarde le chiffre, mais il faudra toujours mettre les deux points quand les deux mots finiront en même temps et laisser les j: et les v. cela facilitera pour nous. La lettre sautée ne servira que si nous écrivons par des occasions. Nous avons bien lu tout ce qui était en blanc mais dorénavant le roi dispense de la cérémonie, cela sera plus facile en mettant vous simplement.
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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Dim 1 Avr - 0:11

Dossier Marie-Antoinette AN AP 440/1
Quatre lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Première lettre du 31 octobre 1791 (8 pages)
Page 7



je désire bien aussi que ce soit l’évêq(ue ?) ou quelqu’autre écriture lisible qui écrive ces lettres et non pas vous, qui êtes déjà excédé d’écriture.

Il faudrait par la première occasion sur nous, mander exactement ce que nous avons d’argent dehors, tant à Brux(elles ?) qu’en Hollande, et le nom des banquiers. Mandez-moi aussi ce que nous devons à Mme de Korf, de quel temps et comment le lui faire tenir, puisque le Maréchal de Castries est bien. Le baron pourrait convenir avec lui de tout ce qui nous intéresse et de nos idées, il irait à Coblentz parler de notre part à nos frères, nous chercherons à trouver quelqu’un à lui envoyer de notre part pour l’autoriser, mais il faudrait lui apprendre le chiffre et trouver un livre. J’en chargerai la personne que nous enverrons, je voudrais que ce fût le baron de Viohe, mais je ne sais pas s’il le voudra.

Je crois que M. Puisigniaux et le comte Etienne vont revenir. Informez-vous si cela de bonne occasion pour écrire.

On met sur les rangs pour les affaires étrangères Mrs Odune et Cokelie, je ne les connais pas du tout, mais le plus sûr sera de ne jamais rien traiter par lui, ne parlez pas de ces deux hommes, il n’est pas sûr même qu’on les prenne.



Ce 7 novembre


J’espère enfin que cette lettre partira après demain, elle devait



Help : Qui connaît : M. Puisigniaux, le cmte Etienne, les proposés ministres, Odune et Cokelie. L'écriture des noms donnée par Marie-Antoinette est peut-être aproximative !
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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Dim 1 Avr - 0:34

Dossier Marie-Antoinette AN AP 440/1
Quatre lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Première lettre du 31 octobre 1791 (8 pages)
Page 8



l’être vue, mais la personne a été retardée pour ses affaires et qui mieux aime attendre pour qu’elle fut remise surement. La personne qui part demain matin et qui remettra une lettre en chiffre doit revenir bientôt. Je crois que c’est une occasion sûre. Est-il vrai que le roi de Suède envoie un ministre aux princes à Coblentz. Je crains bien qu’on exige du roi, ici d’écrire au roi de Suède une lettre de sa main sur les affaires présentes mais si cela arrive, cela ne sera qu’une preuve de plus de sa non liberté, point de ministre encore Madame de Staël se démène bien pour M. de Nar(bonne ?). Je n’ai jamais vu d’intrigue plus forte et plus embrouillée. La réponse de l’emp(ereur ?) à l’acceptation contient, dit-on (car je ne l’ai pas encore vue) une très bonne phrase, et qui peut préparer au congrès pourvu qu’il la soutienne et qu’il se dépêche à l’annoncer , car malgré le calme apparent de Coblentz, les têtes sont bien animées, et il y a à craindre que les princes ne puissent plus les contenir. Dans peu il faut que je donne ma lettre demain matin. Je vais donc la finir, adieu.

N° 13, suit un texte chiffré de cinq lignes.



Bien que Marie-Antoinette ne chiffre qu'une lettre sur deux, le décryptage de ces cinq lignes est loin d'être évident !
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MessageSujet: Les lettres autographes de Marie-Antoinette aux Arch nat   Dim 1 Avr - 0:53

Lettres autographes de Marie-Antoinette à Fersen
Troisième lettre : billet secret du 28 décembre 1791, reçu le 3 janvier 1792



De Narbonne a eu une idée folle que je croyais tombée, d’engager le duc de Brunswick à venir commander l’armée. Cette idée est si fort hors de sens que j’ai cru qu’on n’en parlerait plus. Hier j’ai appris qu’on allait envoyer le petit de Custine pour traiter cette affaire. Le comte de Ségur pourrait bien être chargé d’en parler aussi sans que nous le sachions. Je vous préviens de taire cela pour n’être pas grondé, et que le baron et vous puissiez prendre vos précautions. Je ne doute pas que le duc refuse, et c’est même un service. Adieu. Je n’ai point encore le paquet….



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pimprenelle
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MessageSujet: Re: Correspondance entre Marie Antoinette et Fersen   Dim 1 Avr - 8:57

Berry a écrit:
je désire bien aussi que ce soit l’évêq(ue ?) ou quelqu’autre écriture lisible qui écrive ces lettres et non pas vous, qui êtes déjà excédé d’écriture.

Il faudrait par la première occasion sur nous, mander exactement ce que nous avons d’argent dehors, tant à Brux(elles ?) qu’en Hollande, et le nom des banquiers. Mandez-moi aussi ce que nous devons à Mme de Korf, de quel temps et comment le lui faire tenir, puisque le Maréchal de Castries est bien. Le baron pourrait convenir avec lui de tout ce qui nous intéresse et de nos idées, il irait à Coblentz parler de notre part à nos frères, nous chercherons à trouver quelqu’un à lui envoyer de notre part pour l’autoriser, mais il faudrait lui apprendre le chiffre et trouver un livre. J’en chargerai la personne que nous enverrons, je voudrais que ce fût le baron de Viohe, mais je ne sais pas s’il le voudra.

Je crois que M. Puisigniaux et le comte Etienne vont revenir. Informez-vous si cela de bonne occasion pour écrire.

On met sur les rangs pour les affaires étrangères Mrs Odune et Cokelie, je ne les connais pas du tout, mais le plus sûr sera de ne jamais rien traiter par lui, ne parlez pas de ces deux hommes, il n’est pas sûr même qu’on les prenne.



Ce 7 novembre


J’espère enfin que cette lettre partira après demain, elle devait



Help : Qui connaît : M. Puisigniaux, le cmte Etienne, les proposés ministres, Odune et Cokelie. L'écriture des noms donnée par Marie-Antoinette est peut-être aproximative !
Madame Lever lit aussi "évèque" et précise qu'il s'agit de Mg d'Agoult, évèque de Pamiers, proche de Breteuil qui avait émigré au début de la révolution. Il était chargé des missions confidentielles de la reine et les princes ne l'aimaient pas.

"De quel tems"... Evelyne Lever orthographie aussi "temps", mais ça n'a pas beaucoup de sens. Je me demande si la reine n'a pas voulu écrire "de quel tant" ?

Les illustres inconnus seraient O' Dunn et O'Kelly. Rien pour le premier, mais O'Kelly était plénipotentiaire de France à Mayence depuis 1780.

Rien pour Puimachin, mais Etienne, c'est Etienne de Durfort Duras, selon le petit Lever non illustré.

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