Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette

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pimprenelle
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MessageSujet: Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette   Ven 31 Oct - 8:39

Lors de cette fameuse vente dont nous vous avons parlé ici, passera ce brouillon écrit par Madame Campan alors qu'elle rédigeait ses souvenirs sur Marie Antoinette. Et, précisément, sur la page mise en ligne, la femme de chambre décrit des sentiments qui ont pu agiter notre reine...





Manuscrit autographe; 1 page et demie in-4 avec ratures et corrections. Brouillon pour ses Mémoires sur Marie-Antoinette.«Peut-être Marie-Antoinette jouissoit elle avec trop d'épanchement du bonheur d'avoir rendu le jeune monarque à des formes moins brusques et même à des usages polis. Un jour le Roi entra dans la chambre de la Reine où se trouvoient des Dames du Palais et quelques grands officiers. Il étoit habillé avec soin et fort bien peigné il se présenta avec noblesse et salua de bonne grace. La Reine en fut charmée. Elle jouissoit de son ouvrage et dit comme Roxelane dans les 3 Sultannes en parlant de Soliman, voyez mesdames pour un enfant mal élevé, comme le Roi est devenu poli et gracieux»... Puis elle note ses souvenirs sur les paroles de la Reine en public: «La Reine répondoit aux harangues et s'exprimoit d'une maniere noble et précise. Depuis longtemps les Princesses de la Maison de Bourbon ne répondoient plus dans ces cérémonies qu'en remuant les levres et feignant de parler assés bas pour n'être pas entendues»... Mais lorsque la Reine connaissait le sens des discours qui lui seraient adressés, «Elle écrivoit le matin ses réponses et sans les apprendre avec exactitude Elle fixoit d'une manière plus précise ce qu'Elle devoit dire»...Librairie Les Autographes, 2002.
http://catalogue.drouot.com/html/d/fiche.jsp?id=4386283

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pimprenelle
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MessageSujet: Re: Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette   Ven 31 Oct - 8:50

Il s'agit ici d'une lettre de Madame Campan, toujours proposée à cette vente:





.Lettre autographe, Mantes sur Seine 19 juillet 1816, à une «chère et bonne élève»; 8 pages in-8 (légère brunissure au 2e feuillet).Belle et longue lettre autobiographique.Sa lettre la plonge dans ses souvenirs... «Après une vie fort laborieuse et que j'ai cherché à rendre utile, tourmentée par les événemens, fatiguée comme on ne peut manquer de l'être, d'avoir à rencontrer ici bas tant d'injustes procédés, je vis tranquile dans une jolie petite ville à 15 lieues de Paris, là les affections de l'âme viennent se représenter plus doucement et tout aussi profondément à la mémoire; [...] je jette mes regards sur mes deux carrières terminées, sur ces premiers vingt ans de Lectrice et de première femme auprès des vertueuses Princesse filles de Louis XV, et de la belle, et de la bonne, et de la touchante et infortunée Reine Marie-Antoinette, comblée par ces augustes Princesses, leurs bienfaits qui s'étendirent sur les miens»... Mais la faveur dont Mme Campan jouissait à la Cour lui valut une foule d'ennemis et de calomniateurs; cela ne l'a pas empêchée de rester fidèle à la famille royale «jusqu'aux derniers instans où j'ai pu le faire, prête à périr à la funeste et exécrable journée du 10 août où je ne quittai point mon auguste maîtresse. J'eus ma maison incendiée et pillée et la totalité de mes revenus annulés. - Cachée deux ans après, je me vis heureusement dégagée des quatre gendarmes qui me gardoient à la campagne et devoient me conduire à la Conciergerie le jour même de la chutte du Tiran Roberspierre. Malheureusement il ne tomba pas assés tôt pour que son odieuse puissance ne m'ait coûté la vie d'une soeur chérie [Madame Auguié, qui, devenue folle, se suicida] et celle d'un beau-frère qui laissa une autre de mes soeurs et cinq enfans sans pain»... Elle se décida alors à «former un grand Etablissement d'Education qui put pour le moins supléer à la destruction des monastères. Je choisis la ville de St Germain, pour me tenir éloigné du centre des intrigues, des plaisirs licencieux de ce temps, et du siege d'un gouvernement qui ne pouvoit être ni estimé ni aimé. Mes succès passèrent mes espérances. Au bout de 6 mois 60 élèves, au bout d'une année 80 et enfin 125, ma fortune indépendante ! due à mon seul travail étoit faite sans la rupture du traité d'Amiens», provoquant le départ des Anglaises et d'autres élèves; mais d'autres étaient annoncées d'Amérique, de Berlin, de Calcutta. Alors des êtres jaloux, notamment «les anciens partisans des cloîtres», se répandirent en calomnies... «Enfin la renommée de mon établissement m'attira la fille et la nièce de Me de Beauharnois qui alors ne connaissoit pas le général Bonaparte. Un an après elle le connut et l'épousa, il fit venir sa dernière soeur Caroline [...] et me la confia, ainsi que la nièce de sa nouvelle épouse, Mlle Stéphanie de Beauharnois, toutes ces élèves entrées chez moi du plein gré de leurs parens, sans intrigue, sans sollicitation de ma part»; plusieurs sont montées sur des trônes: «je pouvois les suivre dans leurs palais, je le refusai, je restai dévouée pour le reste de mes jours à l'instruction publique». La poursuite de la guerre menaçant sa maison de faillite, elle se décida à la quitter «pour prendre la direction d'Écouen [...] j'éprouvai mille peines pour le choix des Dames, et la sévère conscience m'ordonnant impérieusement d'en faire remercier plusieurs, je me brouillai avec mon grand chancelier qui seul avoit eu le droit de nomination accordé par l'Empereur. - Je fis de mon mieux à Écouen, on craignit que mon nom d'Institutrice estimée en Europe n'attirât trop la confiance particulière sur la seule maison d'Écouen, et le Ministre et les membres des Bureaux de la Légion la sacrifièrent à la nouvelle maison de St Denis. Voilà ma triste histoire»... Le Roi lui a conservé sa pension, et elle vit «paisible et solitaire à Mantes». Sa chère élève devra elle aussi «suporter des peines et des injustices»; elle-même a été calomniée dans «un infâme libelle» par un misérable, mais a été défendue au tribunal par le comte de Lally et l'avocat du Roi...Ancienne collection Patrice Hennessy (6-7 mai 1958, n° 105).
http://catalogue.drouot.com/html/d/fiche.jsp?id=4385248

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madame antoine

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MessageSujet: Re: Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette   Sam 9 Mai - 17:01

Voici une lettre autographe de Mme Campan.



JEANNE LOUISE HENRIETTE GENET CAMPAN (1752-1822)
Commande d'un tissu faite à Versailles par la femme de chambre de Marie-Antoinette.
Lettre autographe signée adressée à Mr Barbier, Versailles 23 décembre 1785 ; une page in-4 écrite à l'encre noire sur papier vergé sur laquelle est collé un morceau de pièce de tissu en soie bleue.
« Me Campan prie Monsieur Barbier de lui envoyer en étoffe blanche pareille à l'échantillon bleu ci-joint l'aunage nécessaire pour un jupon sans garniture. à Versailles ce 23 xbre 1785. Genet Campan ».

http://www.invaluable.com/auction-lot/marie-antoinette-reine-de-france-jeanne-louise-189-c-6b2f3e5b09

madame antoine

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Lady Marmelade

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MessageSujet: Re: Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette   Mar 12 Mai - 13:29

On dirait bien la même écriture. Wink

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le beau lauzun

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MessageSujet: Re: Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette   Mer 15 Juin - 11:16

Lettre de quand Mme Campan a perdu son fils

Jeanne Louise Genet, Madame CAMPAN (1752-1822) lectrice de Mesdames filles de Louis XV, secrétaire et confidente de Marie-Antoinette, institutrice et pédagogue, elle dirigea la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur d’Écouen. 2 L.A.S., février-avril 1821, au général César de Laville ; 4 pages in-4, et 2 pages in-8 avec adresse.
Lettres désespérées après le décès de son fils unique, Henri Campan, survenu en janvier.
15 février. « Il faudroit ne pas vous avoir vu et vous voir encore soigner le malheur avec la sensibilité la plus vaste et la plus touchante, pour ne pas croire à la part que vous prenez à mes affreux malheurs. Une femme âgée, une tendre mère, qui perd son fils unique a toujours été rangée parmi les êtres les plus infortunés. Et c’étoit là le sort que le Ciel me réservoit ! Après tant d’autres épreuves ! Cher enfant ! Une autre santé, et l’on auroit su comme sa mère le savoit ce qu’il y avoit de noble, de sincère, de généreux dans les qualités de son âme, ce qu’il y avoit de lumineux et d’acquis dans son esprit. Mais mon imprévoyante tendresse l’avoit fort jeune lancé sur la terre des illusions, pauvre enfant il en avoit été ébloui […] Les revers, les infortunes lui avoient tout dévoilé sur le monde, et ses qualités s’en étoient accrues – il ne vouloit plus me quitter – c’était une corde que j’avais montée à mon unisson – je la chercherai – je la chercherai vainement le reste de mes jours ». Elle évoque sa nièce Antoinette [Auguié, qu’elle avait recueillie après le décès de sa mère, et qui épousera Laville en 1823], qu’elle ne veut pas voir souffrir : « je n’ai plus que la force de souffrir moi-même »... 13 avril. Elle est sensible à ses preuves d’amitié pour « une famille qui éprouve tous les coups du sort », et prie le général de venir à Mantes « pour le moment où ma chère Antoinette se séparera de Charles. Que pourrois-je lui dire pour fortifier son âme ? Moi qui suis séparée pour toujours de mon cher Henri. [...] Que de choses sont incertaines ! Et combien celles qui nous sont désignées par la tendresse et la raison sont plus supportables que celles qui ne trouvent d’appui que dans une résignation forcée »...

Chez Adler le 23 juin Wink
http://www.auction.fr/_fr/vente/lettres-manuscrits-autographes-41963#.V2EeVUZ40r8
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Sonic Symbol

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MessageSujet: Re: Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette   Jeu 10 Nov - 21:57

Encore une lettre de Madame Campan :


Lettre Autogr. Signée à Mr LA TOUR docteur en médecine chez M. Récamier  (adresse + M.P. “72/St Germain en Laye”, An 11 (1803) - 1p in-4° - “Le cher Docteur me croit sans doute malade ou très impolie, je me porte très bien, et serais au désespoir de manquer aux égards que méritent ses bonnes qualités.” Elle l’invite à dîner : “Je le prierai aussi de se charger des dessins de Mde sa Soeur. Mille tendres et sincères compliments au studieux et aimable Docteur.” – 200/ 250 € 

http://www.millon.com/html/index.jsp?id=79719&lng=fr&npp=10000

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madame antoine

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MessageSujet: Re: Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette   Sam 12 Nov - 10:08

Cher Sonic Symbol,

Merci pour la référence. Nous renverrons également au catalogue général car la vente dans son ensemble proposera des pièces intéressantes concernant la Famille Royale.

Bien à vous

madame antoine

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MessageSujet: Re: Lettres, brouillons et souvenirs de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette   

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