Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Questions sur le Manifeste de Brunswick

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 20:46

Shocked
Citation :
 Vous connaissez déjà les évènements du 20 juin. Notre position devient de plus en plus critique. Il n’y a que violence et rage d’un côté, faiblesse et inertie de l’autre.
L’on ne peut compter ni sur la garde nationale, ni sur l’armée ; on ne sait s’il faut rester à Paris ou se jeter ailleurs.
Il est plus que temps que les puissances parlent fortement.
Le 14 juillet et jours suivants peuvent être l’époque d’un deuil général pour la France, et de regrets pour les puissances qui auront été trop lentes pour s’expliquer.
Tout est perdu si on n’arrête pas les factieux par la crainte d’une punition prochaine.
Ils veulent à tout prix la république. Pour y arriver, ils ont résolu d’assassiner le roi.
Il serait nécessaire qu’un manifeste rendît l’Assemblée nationale et Paris responsable de ses jours et ceux de sa famille.
Malgré tous ces dangers, nous ne changerons pas de résolution. Vous devez y compter autant que je compte sur votre attachement.
Je me plais à croire que je partage le sentiment qui vous attachait à ma mère.
Voilà le moment de m’en donner une grande preuve en sauvant moi et les miens, moi s’il en est temps.



Fersen à Marie-Antoinette. Le 10 juillet 1792

M. Lasserez et M. Léonard sont arrivés et m’ont remis vos lettres.
(...)
On hâte le plus tôt possible les opérations. L’arrivée des Prussiens est déjà un peu accélérée, et dans les premiers jours d’août, on pourra commencer.
Mais de parler fortement dans ce moment, sans être prêt à agir de même pour soutenir son dire, serait une mesure qui manquerait son effet.
(....)
On aura soin que le manifeste soit le mieux possible. Nous nous en occupons. On y rendra la ville de Paris responsable de la sûreté du roi et de sa famille.



Fersen à Marie-Antoinette le 12 juillet 1792

J’ai reçu toutes vos lettres et les trois blancs-seings...
(...)
On travaille au manifeste. J’en ai fait faire un par M. de Limon, qu’il a donné à M. de Mercy, sans qu’il sache que c’est de moi.
Il est fort bien et tel qu’on peut le désirer. On ne promet rien à personne, aucun parti n’est dégoûté, on ne s’engage à rien, et on rend Paris responsable de la sûreté du roi et de sa famille.



Marie-Antoinette à Fersen. Le 24 juillet 1792

(...)
Dites donc à M. de Mercy que les jours du roi et de la reine sont dans le plus grand danger ; qu’un délai d’un jour peut produire des malheurs incaculabes, qu’il faut envoyer le manifeste sur le champ, qu’on l’attend avec une extrême impatience, que nécessairement il ralliera beaucoup de monde autour du roi et le mettra en sûreté ; qu’autrement personne ne peut en répondre pendant vingt-quatre heures : la troupe des assassins grossit sans cesse.



Le comte de Fersen à Marie-Antoinette. Le 26 juillet 1792
(...)
Le manifeste est fait, et voici ce qu'en dit, au baron de Breteuil, M. de Bouillé, qui l'a vu : "On suit entièrement vos principes, et j'ose dire les nôtres, pour le manifeste et le plan général, malgré les intrigues dont j'ai été témoin, et dont j'ai ri, étant bien sûr, d'après ce que je savais, qu'elles ne prévaudraient pas".
(...)
Nous avons insisté pour que le manifeste soit menaçant, surtout pour ce qui regarde la responsabilité sur les personnes royales, et qu'il n'y soit jamais question de Constitution ou de gouvernement.



Fersen à Marie-Antoinette. Le 3 août 1792

(...) Vous avez déjà le manifeste, et vous devez en être content.
de Limon, qui l'a fait, a du mérite. Il a été traité à merveille par le roi de Prusse, l'empereur et leur ministres, même par les princes.


Etc. etc...
Pour te paraphraser, so what ?

Entre les demandes de Marie Antoinette et le texte final, il y a de la marge !  

Manifeste de Brunswick



Charles Guillaume de Brunswick



1792


« Déclaration de SAS le duc régnant de Brunswick-Lunebourg, commandant les armées combinées de LL.MM. L'Empereur et le roi de Prusse, adressée aux habitants de la France.

Leurs majestés l'empereur et le roi de Prusse m'ayant confié le commandement des armées combinées qu'ils ont fait rassembler sur les frontières de France, j'ai voulu annoncer aux habitants de ce royaume les motifs qui ont déterminé les mesures des deux souverains, et les intentions qui les guident.

Après avoir supprimé arbitrairement les droits et possessions des princes allemands en Alsace et en Lorraine, troublé et renversé dans l'intérieur le bon ordre et le gouvernement légitime, exercé contre la personne sacré du roi et contre son auguste famille des attentats et des violences qui se sont encore perpétués et renouvelés de jour en jour, ceux qui ont usurpé les rênes de l'administration ont enfin comblé la mesure en faisant déclarer une guerre injuste à sa majesté l'empereur, et en attaquant ses provinces situées aux Pays-Bas : quelques-unes des possessions de l'empire germanique ont été enveloppés dans cette oppression, et plusieurs autres n'ont échappé au même danger qu'en cédant aux menaces impérieuses du parti dominant et de ses émissaires.

Sa Majesté le roi de Prusse, unie avec Sa Majesté Impériale par les liens d'une alliance étroite et défensive, et membre prépondérant elle-même du corps germanique, n'a donc pu se dispenser de marcher au secours de son allié et de ses co-états ; et c'est sous ce double rapport qu'elle prend la défense de ce monarque et de l'Allemagne.

À ces grands intérêts se joint encore un but également important, et qui tient à cœur aux deux souverains, c'est de faire cesse l'anarchie dans l'intérieur de la France, d'arrêter les attaques portées au trône et à l'autel, de rétablir le pouvoir légal, de rendre au roi la sûreté et la liberté dont il est privé, et de le mettre en état d'exercer l'autorité légitime qui lui est due.

Convaincus que la partie saine de la nation française abhorre les excès d'une faction qui la subjugue, et que le plus grand nombre des habitants attend avec impatience le moment du secours pour se déclarer ouvertement contre les entreprises odieuses de leurs oppresseurs, Sa Majesté l'Empereur et Sa Majesté le Roi de Prusse les appellent et les invitent à retourner sans délai aux voies de la raison et de la justice, de l'ordre et de la paix. C'est dans ces vues que moi, soussigné, général commandant en chef des deux armées, déclare :


1° Qu'entraînés dans la guerre présente par des circonstances irrésistibles, les deux cours alliées ne se proposent d'autre but que le bonheur de la France, sans prétendre s'enrichir par des conquêtes.

2° Qu'elles n'entendent point s'immiscer dans le gouvernement intérieur de la France, mais qu'elles veulent uniquement délivrer le roi, la reine et la famille royale, de leur captivité, et procurer à sa majesté très chrétienne la sûreté nécessaire pour qu'elle puisse faire sans danger, sans obstacle, les convocations qu'elle jugera à propos, et travailler à assurer le bonheur de ses sujets, suivant ses promesses et autant qu'il dépendra d'elle.

3° Que les armées combinées protégeront les villes, bourgs et villages, et les personnes et les biens de tous ceux qui se soumettront au roi, et qu'elles concourront au rétablissement instantané de l'ordre et de la police dans toute la France.

4° que les gardes nationales sont sommées de veiller provisoirement à la tranquillité des villes et des campagnes, à la sûreté des personnes et des biens de tous les Français, jusqu'à l'arrivée des troupes de leurs majestés impériale et royale ou jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné, sous peine d'en être personnellement responsables ; qu'au contraire, ceux des gardes nationaux qui auront combattu contre les troupes des deux cours alliées et qui seront pris les armes à la main, seront traités en ennemis, et punis comme rebelles à leur roi et comme perturbateurs du repos public.

5° que les généraux, officiers, bas-officiers et soldats des troupes de ligne française sont également sommés de revenir à leur ancienne fidélité, et de se soumettre sur-le-champ au roi leur légitime souverain.

6° que les membres des départements, des districts et des municipalités seront également responsables, sur leur tête et sur leurs biens, de tous les délits, incendies, assassinats, pillages et voies de fait qu'ils laisseront commettre ou qu'ils ne se seront pas notoirement efforcés d'empêcher dans leur territoire ; qu'ils seront également tenus de continuer provisoirement leurs fonctions jusqu'à ce que sa majesté très chrétienne, remis en pleine liberté, y ait pourvu ultérieurement, ou qu'il en ait été autrement ordonné en son nom dans l'intervalle.

7° que les habitants des villes, bourgs et villages qui oseraient se défendre contre les troupes de leurs majestés impériale et royale, et tirer sur elles soit en rase campagne, soit par les fenêtres, portes et ouvertures de leurs maisons, seront punis sur-le-champ suivant la rigueur du droit de la guerre, et leurs maisons démolies ou brûlées. Tous les habitants au contraire, desdites villes, bourgs et villages qui s'empresseront de se soumettre à leur roi, en ouvrant leurs portes aux troupes de leurs majestés, seront à l'instant sous leur sauvegarde immédiate...

8° La ville de Paris et tous ses habitants sans distinction seront tenus de se soumettre sur-le-champ et sans délai au roi, de mettre ce prince en pleine et entière liberté, et de lui assurer, ainsi qu'à toutes les personnes royales, l'inviolabilité et le respect auxquels le droit de la nature et des gens oblige les sujets envers les souverains ; leurs Majestés impériale et royale rendant personnellement responsables de tous les événements, sur leur tête, pour être jugés militairement, sans espoir de pardon, tous les membres de l'Assemblée nationale, du département, du district, de la municipalité et de la garde nationale de Paris, les juges de paix et tous autres qu'il appartiendra, déclarant en outre, leursdites majestés, sur leur foi et parole d'empereur et de roi, que si le château des Tuileries est forcé ou insulté, que s'il est fait la moindre violence, le moindre outrage à leurs Majestés, le roi, la reine et la famille royale, s'il n'est pas pourvu immédiatement à leur sûreté, à leur conservation et à leur liberté, elles en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale, et les révoltés coupables d'attentats aux supplices qu'ils auront mérités. Leurs Majestés impériale et royale promettent au contraire aux habitants de la ville de Paris d'employer leurs bons offices auprès de sa majesté très chrétienne pour obtenir le pardon de leurs torts et de leurs erreurs, et de prendre les mesures les plus rigoureuses pour assurer leurs personnes et leurs biens s'ils obéissent promptement et exactement à l'injonction ci-dessus.

Enfin, Leurs Majestés, ne pouvant reconnaître pour lois en France, que celles qui émaneront du roi jouissant d'une liberté parfaite, protestent d'avance contre l'authenticité de toutes les déclarations qui pourraient être faites au nom de Sa Majesté Très Chrétienne tant que sa personne sacrée, celle de la reine et de toute la famille royale ne seront pas réellement sûreté, à l'effet de quoi leurs majestés... invitent et sollicitent Sa Majesté Très Chrétienne de désigner la ville de son royaume la plus voisine de ses frontières dans laquelle elle jugera à propos de se retirer sous une bonne et sûre escorte, afin que Sa Majesté puisse en toute sûreté appeler auprès d'elle les ministres et les conseillers qu'il lui plaira de désigner, faire telles convocations qui lui paraîtront convenables, pourvoir au rétablissement de bon ordre...

Par ces raisons, je requiers et exhorte tous les habitants du royaume, de la manière la plus forte et la plus instante, de ne pas s'opposer à la marche et aux opérations des troupes que je commande, mais de leur accorder plutôt partout une libre entrée et toute bonne volonté, aide et assistance que les circonstances pourront exiger. »

Donné au quartier-général de Coblentz, le 25 juillet 1792.

Signé, Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick-Lunebourg.

http://fr.wikisource.org/wiki/Manifeste_de_Brunswick

Marie Antoinette n'a jamais cautionné le texte rédigé par Fersen, pour la bonne raison qu'il ne le lui a jamais fait lire. Bercée par les belles promesses de son ami, elle ne pouvait savoir que la teneur de ce document était si démesurée.

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 20:49

Voilà ! Entre sa demande, bien compréhensible, et le résultat, il y a une marge... Qui l'entraîne en prison, tue son mari, la sépare de ses enfants, l'envoie à l'échafaud... Sad
Revenir en haut Aller en bas
Chou d'amour
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 31650
Age : 35
Localisation : Lyon
Date d'inscription : 22/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 20:49

Avec ce manifeste Fersen a clairement et considérablement sous-estimé la motivation des révolutionnaires et l'encrage des idées nouvelles parmi la population. Il a naïvement cru que les provinces allaient accueillir en héros des armées étrangères
Je pense que Marie-Antoinette en cautionnait le fond, quant à la forme là par contre oui étant donné qu'elle ne l'a pas lu, à priori, difficile de la rendre complice des maladresses de style de Fersen (et le mot "maladresse" est gentil ).

_________________
Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme c'est le contraire!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://maria-antonia.justgoo.com
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 20:52

Comme je disais, quoi... Le mec qui a rien vu passer.

Pourtant, aux premiers remous, il se piquait d'idées libérales. Un peu comme les bobos qui se toquent de décroissance. Rolling Eyes

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 20:54

Le problème est que si elle n'avait pas supplié Fersen d'envoyer un manifeste, quelle qu'en soit la teneur, il n'y aurait certainement pas eu de 10 août. Sad
Revenir en haut Aller en bas
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:00

olivia a écrit:
Le problème est que si elle n'avait pas supplié Fersen d'envoyer un manifeste, quelle qu'en soit la teneur, il n'y aurait certainement pas eu de 10 août. Sad
Boh... La situation était si tendue qu'elle allait péter, de toute manière. Fersen se fait dans son manifeste l'écho des excès des contrerévolutionnaires, qui, bien à l'abri derrière leurs montagnes, se montaient la tête à tous les vents. La demande de Marie Antoinette n'est jamais qu'un prétexte, à mon avis. Les ultras, Fersen ou un autre, auraient bien fini par mettre le feu aux poudres.

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chou d'amour
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 31650
Age : 35
Localisation : Lyon
Date d'inscription : 22/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:05

pimprenelle a écrit:
olivia a écrit:
Le problème est que si elle n'avait pas supplié Fersen d'envoyer un manifeste, quelle qu'en soit la teneur, il n'y aurait certainement pas eu de 10 août. Sad
Boh... La situation était si tendue qu'elle allait péter, de toute manière. Fersen se fait dans son manifeste l'écho des excès des contrerévolutionnaires, qui, bien à l'abri derrière leurs montagnes, se montaient la tête à tous les vents. La demande de Marie Antoinette n'est jamais qu'un prétexte, à mon avis. Les ultras, Fersen ou un autre, auraient bien fini par mettre le feu aux poudres.

Oui je le pense aussi. Ce manifeste n'a été que l'étincelle qui a engendré le 10 août, mais sans cette étincelle il y en aurait eu une autre peu après. La poudre et la mèche étaient déjà bien là
Fersen avec ce manifeste a pris énormément de risque, du moins il en a fait prendre énormément à la France du coup à la famille royale...

_________________
Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme c'est le contraire!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://maria-antonia.justgoo.com
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:17

Le manifeste de Brunswick est la preuve qui manquait aux révolutionnaires du double-jeu royal. Ce sera même l'élément principal d'accusation contre Louis XVI et Marie-Antoinette.
Après, évidemment, ce n'était qu'un prétexte. Autre chose aurait mis le feu aux poudres, très vite. Bien que...

Néanmoins, à sa réception Louis XVI savait que tout était fini. Il va demander un confesseur et tenter un dernier appel au peuple.
Moi ce qui me fait mal, douloureusement mal, c'est cette sorte de coup de poignard qui provient de sa femme elle-même. Sans que Marie-Antoinette ne comprenne vraisemblablement la portée de ses actes. Si elle l'a lu, va-t-elle s'apercevoir que sa confiance, une fois de plus, envers Fersen n'était pas méritée ? Sad
Revenir en haut Aller en bas
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:24

olivia a écrit:
Le manifeste de Brunswick est la preuve qui manquait aux révolutionnaires du double-jeu royal. Ce sera même l'élément principal d'accusation contre Louis XVI et Marie-Antoinette.
Après, évidemment, ce n'était qu'un prétexte. Autre chose aurait mis le feu aux poudres, très vite. Bien que...

Néanmoins, à sa réception Louis XVI savait que tout était fini. Il va demander un confesseur et tenter un dernier appel au peuple.
Moi ce qui me fait mal, douloureusement mal, c'est cette sorte de coup de poignard qui provient de sa femme elle-même. Sans que Marie-Antoinette ne comprenne vraisemblablement la portée de ses actes. Si elle l'a lu, va-t-elle s'apercevoir que sa confiance, une fois de plus, envers Fersen n'était pas méritée ? Sad
Oups ! T'es branchée sur le canal GDC, ce soir ? Shocked

Marie Antoinette n'a poignardé personne. Elle a appelé les puissances européennes à l'aide et demandé instamment que l'on veille sur sa sécurité. Fersen a pondu un machin outrecuidant qui n'aurait dû engager que lui mais, hélas, a foutu la couronne française dans une merde noire. Tout ça parce qu'il n'a rien compris...

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chou d'amour
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 31650
Age : 35
Localisation : Lyon
Date d'inscription : 22/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:25

Marie-Antoinette avait sa vision des événements et son raisonnement était tronqué par le fait qu'elle et sa famille étaient en danger. De ce fait oui elle n'a pas compris elle non plus à quel point une intervention étrangère pouvait être néfaste. Elle voyait les révolutionnaires comme des ennemis qui trompaient le peuple et qui pouvaient être renversés par la force. Or c'était bien plus compliqué que ça.
Mais le problème c'est que Marie-Antoinette n'avait pas tous les éléments pour comprendre de tels événements, car entre ce que lui cachait Louis XVI, ce qu'on cachait à Louis XVI et les mauvais conseils de Fersen il était forcé qu'elle se trompe. Après la question est de savoir si elle aurait dû prendre de telles initiatives malgré ce manque d'information réaliste...ça...qui ne l'aurait pas tenté à sa place sachant qu'elle était en danger de mort? Selon moi c'est ce critère là qui change tout : elle était en danger de mort et donc fatalement ça implique des prises de risques qui peuvent nous sembler après coup et avec le recul absurdes Very Happy

_________________
Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme c'est le contraire!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://maria-antonia.justgoo.com
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:32

Mais si elle n'avait pas supplié Fersen, l'aurait-il écrit ?
Si elle n'avait pas exprimé sa peur, son désespoir à ce point, aurait-il été aussi vindicatif ? Shocked Shocked

Elle a sa part de responsabilités, c'est indéniable !

Quand je parle de coup de poignard dans le dos de Louis XVI, comprenons-nous bien : il fait tout pour calmer le jeu, que ce soit une réussite ou un échec, ce n'est pas le propos, mais enfin, il tente désespérément de ménager la chèvre et le chou. Il a d'un côté les jacobins et de l'autre ses frères. Ce qui est suffisamment difficile à gérer !
Et paf, par qui arrive ce qui fiche tout en l'air ? Par Fersen, aux ordres de Marie-Antoinette ! Sad
Moi ça me fait un mal qu'il est difficile d'imaginer...

Mais attention, je n'en veux pas pour autant à Marie-Antoinette : comme je l'ai dit plus haut, je ne vois pas comment une femme terrorisée aurait pu réagir autrement. Sad
Revenir en haut Aller en bas
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:33

Chou d'amour a écrit:
Marie-Antoinette avait sa vision des événements et son raisonnement était tronqué par le fait qu'elle et sa famille étaient en danger. De ce fait oui elle n'a pas compris elle non plus à quel point une intervention étrangère pouvait être néfaste. Elle voyait les révolutionnaires comme des ennemis qui trompaient le peuple et qui pouvaient être renversés par la force. Or c'était bien plus compliqué que ça.
Mais le problème c'est que Marie-Antoinette n'avait pas tous les éléments pour comprendre de tels événements, car entre ce que lui cachait Louis XVI, ce qu'on cachait à Louis XVI et les mauvais conseils de Fersen il était forcé qu'elle se trompe. Après la question est de savoir si elle aurait dû prendre de telles initiatives malgré ce manque d'information réaliste...ça...qui ne l'aurait pas tenté à sa place sachant qu'elle était en danger de mort? Selon moi c'est ce critère là qui change tout : elle était en danger de mort et donc fatalement ça implique des prises de risques qui peuvent nous sembler après coup et avec le recul absurdes Very Happy
Elle n'appelle pas à la force, mais bien à parler fortement. Elle veut que les puissances européennes fassent peur aux factieux. Elle ne demande pas d'intervention armée. Et elle fait très bien la disctinction entre les gens ordinaires et les révolutionnaires qui les abusent constamment.

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:35

olivia a écrit:
Mais si elle n'avait pas supplié Fersen, l'aurait-il écrit ?
Si elle n'avait pas exprimé sa peur, son désespoir à ce point, aurait-il été aussi vindicatif ? Shocked Shocked

Elle a sa part de responsabilités, c'est indéniable !

Quand je parle de coup de poignard dans le dos de Louis XVI, comprenons-nous bien : il fait tout pour calmer le jeu, que ce soit une réussite ou un échec, ce n'est pas le propos, mais enfin, il tente désespérément de ménager la chèvre et le chou. Il a d'un côté les jacobins et de l'autre ses frères. Ce qui est suffisamment difficile à gérer !
Et paf, par qui arrive ce qui fiche tout en l'air ? Par Fersen, aux ordres de Marie-Antoinette ! Sad
Moi ça me fait un mal qu'il est difficile d'imaginer...

Mais attention, je n'en veux pas pour autant à Marie-Antoinette : comme je l'ai dit plus haut, je ne vois pas comment une femme terrorisée aurait pu réagir autrement. Sad
Non, je ne suis pas d'accord avec toi. Marie Antoinette demande un manifeste qui impressionne les factieux, leur fasse peur et garantisse la sécurité de la famille royale. Pas ce torchon incendiaire.

De plus, nous savons qu'elle était l'agent occulte de son mari. Quelle part a-t-il jouée dans cette affaire ?

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer


Dernière édition par pimprenelle le Lun 2 Jan - 21:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:36

pimprenelle a écrit:

Elle n'appelle pas à la force, mais bien à parler fortement. Elle veut que les puissances européennes fassent peur aux factieux. Elle ne demande pas d'intervention armée. Et elle fait très bien la disctinction entre les gens ordinaires et les révolutionnaires qui les abusent constamment.


Ca je suis complètement d'accord. Malheureusement pour elle Fersen ne faisait pas le même distinguo...
Revenir en haut Aller en bas
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:38

L'a rien vu passer.

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chou d'amour
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 31650
Age : 35
Localisation : Lyon
Date d'inscription : 22/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:42

pimprenelle a écrit:
Chou d'amour a écrit:
Marie-Antoinette avait sa vision des événements et son raisonnement était tronqué par le fait qu'elle et sa famille étaient en danger. De ce fait oui elle n'a pas compris elle non plus à quel point une intervention étrangère pouvait être néfaste. Elle voyait les révolutionnaires comme des ennemis qui trompaient le peuple et qui pouvaient être renversés par la force. Or c'était bien plus compliqué que ça.
Mais le problème c'est que Marie-Antoinette n'avait pas tous les éléments pour comprendre de tels événements, car entre ce que lui cachait Louis XVI, ce qu'on cachait à Louis XVI et les mauvais conseils de Fersen il était forcé qu'elle se trompe. Après la question est de savoir si elle aurait dû prendre de telles initiatives malgré ce manque d'information réaliste...ça...qui ne l'aurait pas tenté à sa place sachant qu'elle était en danger de mort? Selon moi c'est ce critère là qui change tout : elle était en danger de mort et donc fatalement ça implique des prises de risques qui peuvent nous sembler après coup et avec le recul absurdes Very Happy
Elle n'appelle pas à la force, mais bien à parler fortement. Elle veut que les puissances européennes fassent peur aux factieux. Elle ne demande pas d'intervention armée. Et elle fait très bien la disctinction entre les gens ordinaires et les révolutionnaires qui les abusent constamment.

En effet, mais à cette époque, comme faire peur sans menace d'intervention armée?
Je pense qu'elle n'exluait pas ce fait là, bien au contraire même. Par contre Fersen a été bien trop hostile dans son manifeste, et bien trop menaçant si bien bien que la peur désirée des révolutionnaires et même du peuple s'est transformée en élan national de défense contre les étrangers.

_________________
Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme c'est le contraire!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://maria-antonia.justgoo.com
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 21:44

pimprenelle a écrit:
De plus, nous savons qu'elle était l'agent occulte de son mari. Quelle part a-t-il joué dans cette affaire ?

Ça ok, qu'il l'ait utilisée pour une politique secrète, j'adhère aussi complètement à cette idée. Mais jusqu'où ? Shocked Je ne pense pas non plus qu'il relisait toutes ses lettres. Elle a très bien pu faire preuve d'initiative. Sans l'aval de Louis XVI. Il a pu très bien refuser toute idée d'intervention armée, même simple réunion militaire qui aurait servie à raisonner les Français. Je pense que techniquement, il aurait pu en sentir le danger. Pas Marie-Antoinette. On la sait entêtée et suivant ses émotions et intuitions sans écouter quiconque.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 22:31

Chou d'amour a écrit:

En effet, mais à cette époque, comme faire peur sans menace d'intervention armée?
Je pense qu'elle n'exluait pas ce fait là, bien au contraire même.
Oui. La guerre est déjà déclarée de toutes les manières.
Et c’est un merdier noir : les Autrichiens ont écrasé les troupes françaises lors des premiers combats, ils ont un pied sur le territoire français, les généraux Français se barrent à l’étranger (dont Dumouriez), les Jacobins sont parvenus à mettre à genoux les Girondins (qui jouaient triple jeu), Louis XVI avait refusé de sanctionner les décrets sur les prêtres réfractaires et l’appel des fédérés, il venait de virer les ministres Girondins pour nommer un ministère feuillant, La Fayette menaçait à l’Assemblée les ennemis de l’intérieur comme de l'extérieur , la patrie est déclarée en danger, et toutes les sections de Paris se sont déjà prononçées pour la déchéance du roi.
Une négociation ou une menace soft n’étaient vraiment plus de mises à cette époque...
Plus du tout d’actualité ! Rolling Eyes

Bien sûr, le manifeste est tout à fait incendiaire. Beaucoup trop !
Il ne fait qu’attiser davantage le feu, mais la maison royale brûle de tous côtés depuis bien longtemps.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 22:41

olivia a écrit:

Elle a très bien pu faire preuve d'initiative. Sans l'aval de Louis XVI. Il a pu très bien refuser toute idée d'intervention armée, même simple réunion militaire qui aurait servie à raisonner les Français. Je pense que techniquement, il aurait pu en sentir le danger. Pas Marie-Antoinette. On la sait entêtée et suivant ses émotions et intuitions sans écouter quiconque.
Oui mais bon...l’a-t-il fait ?
Je veux dire après le manifeste ?
S’est-il exprimé pour tout stopper ?
Que fait-il ?

Pour moi, il sait. Ou laisse faire, de toutes les manières...

La presse royaliste et les partisans du roi crient haut et fort que la vengeance sera terrible contre les Jacobins et les Parisiens !
Les sections s’attendent à une St Bathélémy des patriotes, et l’équilibre (précaire) du pouvoir de 1791 est déjà mort alors... Rolling Eyes
Revenir en haut Aller en bas
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Lun 2 Jan - 23:57

Chou d'amour a écrit:
En effet, mais à cette époque, comme faire peur sans menace d'intervention armée?
Je pense qu'elle n'exluait pas ce fait là, bien au contraire même. Par contre Fersen a été bien trop hostile dans son manifeste, et bien trop menaçant si bien bien que la peur désirée des révolutionnaires et même du peuple s'est transformée en élan national de défense contre les étrangers.
C'est vrai que, de toute manière, la France est en guerre contre l'Europe entière, à ce moment-là. Shocked

Mais, dans l'absolu, ce que Marie Antoinette voyait bien, c'était un rassemblement de troupes alliées aux frontières, pour impressionner les factieux.

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pimprenelle
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 39327
Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Mar 3 Jan - 0:03

olivia a écrit:
pimprenelle a écrit:
De plus, nous savons qu'elle était l'agent occulte de son mari. Quelle part a-t-il joué dans cette affaire ?

Ça ok, qu'il l'ait utilisée pour une politique secrète, j'adhère aussi complètement à cette idée. Mais jusqu'où ? Shocked Je ne pense pas non plus qu'il relisait toutes ses lettres. Elle a très bien pu faire preuve d'initiative. Sans l'aval de Louis XVI. Il a pu très bien refuser toute idée d'intervention armée, même simple réunion militaire qui aurait servie à raisonner les Français. Je pense que techniquement, il aurait pu en sentir le danger. Pas Marie-Antoinette. On la sait entêtée et suivant ses émotions et intuitions sans écouter quiconque.
Pour une fois, je ne partage pas ton analyse. Je pense que Louis a utilisé Antoinette pour faire tout ce que sa position à lui interdisait. Il a, à mon sens, bien plus joué double jeu qu'elle. Mirabeau, Barnave, Fersen... Louis était toujours là, dans l'ombre, dictant ses volontés à sa femme. Il avait des limites qu'elle n'avait pas, et ça la faisait enrager. Mais, lui, au contraire, l'impétuosité de son autrichienne de femme l'aidait grandement.

Il était schmet de chez schmet, Loulou.

_________________
rien que la mort peut me faire cesser de vous aimer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Mar 3 Jan - 10:39

pimprenelle a écrit:
Mais, dans l'absolu, ce que Marie Antoinette voyait bien, c'était un rassemblement de troupes alliées aux frontières, pour impressionner les factieux.
Pas dans l’absolu, mais plutôt l’année précédente : avec l’épisode de Varennes, et la déclaration de Pillnitz. On s’agite en effet sur les frontières...
Ce n’est plus d’actualité pour ce qui concerne ce sujet : la guerre annoncée depuis un moment déjà est déclarée.
Les dés sont jetés pour ce qui concerne « l’extérieur » ; et en France Louis XVI s’est foutu tous les partis politiques à dos et a refusé le soutien de La Fayette.
Il n’y a plus d’autres choix !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Mar 3 Jan - 10:49

pimprenelle a écrit:

Pour une fois, je ne partage pas ton analyse. Je pense que Louis a utilisé Antoinette pour faire tout ce que sa position à lui interdisait. Il a, à mon sens, bien plus joué double jeu qu'elle. Mirabeau, Barnave, Fersen... Louis était toujours là, dans l'ombre, dictant ses volontés à sa femme. Il avait des limites qu'elle n'avait pas, et ça la faisait enrager. Mais, lui, au contraire, l'impétuosité de son autrichienne de femme l'aidait grandement.
Il était schmet de chez schmet, Loulou.
Oui.
Ceci dit, et pour une fois que je prends sa défense ( Rolling Eyes ) : il était vraiment dans la merde !
Pardonnez-moi si je suis grossier. Embarassed
Impossible de trouver des appuis à l’intérieur : Jacobins et Girondins se tiraient la bourre, à ses dépends ; les Feuillants renoncent, La Fayette menace, les sans- culottes ne veulent plus de lui, et les royalistes purs jus se disent trahis par toutes ses reculades et désaveux.
Et il craint, c’est vrai, la menace extérieure : il ne veut pas que sa France soit envahie par les Autrichiens et encore moins par les Prussiens ; quant aux émigrés et en particuliers à ses frères il ne leur fait pas plus confiance.
Bref sa situation est chaotique : par sa faute, pour partie, mais aussi à cause de la dynamique des évènements.


Dernière édition par la nuit, la neige le Mar 3 Jan - 10:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Mar 3 Jan - 10:53

pimprenelle a écrit:
Je pense que Louis a utilisé Antoinette pour faire tout ce que sa position à lui interdisait. Il a, à mon sens, bien plus joué double jeu qu'elle. Mirabeau, Barnave, Fersen... Louis était toujours là, dans l'ombre, dictant ses volontés à sa femme. Il avait des limites qu'elle n'avait pas, et ça la faisait enrager. Mais, lui, au contraire, l'impétuosité de son autrichienne de femme l'aidait grandement.

Je crois au contraire qu'à ce moment-là, Louis XVI était complètement dépassé, largué, presque annihilé .
A l'époque du double-jeu avec Barnave, Marie-Antoinette a la bride sur le cou . Elle se débat désespérément et affronte seule la tempête.

.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   Mar 3 Jan - 11:37

Je pense aussi qu'à l'époque de Sa liaison épistolaire avec Barnave, Marie-Antoinette essaie de jouer les cartes qui s'offrent à Elle (depuis le retour de Varennes) étant donné la dépression de Louis XVI qui ne croit plus en rien , ni surtout en lui... Conseillée de l'extérieur par Fersen, Elle fait tant bien que mal pour ne pas laisser sombrer la monarchie qu'on Lui a transmise en mission lors de Son mariage...
Mais il est vrai que cette mise sur les railles de la politique se fait assez brusquement... dans tous les sens du terme !

Bien à vous.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Questions sur le Manifeste de Brunswick   

Revenir en haut Aller en bas
 
Questions sur le Manifeste de Brunswick
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» Je me pose pas mal de questions sur "le rêve éveillé"
» Questions générales aux Témoins de Jéhovah, Catholiques, Adventistes du Septième Jour, Baptistes, Pentecôtistes, et autres.
» questions diverses sur l operation
» Petites questions toutes betes aux lycéens de LLG
» les 10 questions existentielles

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Boudoir de Marie-Antoinette :: Contexte social et économique :: La Révolution-
Sauter vers: