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 Lettre de Lady Emma Hamilton

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madame antoine

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Nombre de messages : 5199
Date d'inscription : 30/03/2014

MessageSujet: Lettre de Lady Emma Hamilton   Sam 19 Déc - 11:12

Voici une lettre de Lady Emma Hamilton.



Il s'agit en fait d'un ensemble de lettres à vendre.
http://www.gros-delettrez.com/html/fiche.jsp?id=1759501&np=2&lng=fr&npp=20&ordre=1&aff=1&r=

Lady Emma HAMILTON (1765-1815) Maîtresse d'Horatio Nelson
Ensemble de 57 lettres autographes, dont 39 signées, adressées à Susan William Nelson, soeur de l'amiral Horatio Nelson, pour 46 d'entreelles, dont 9 ont été écrites à la suite de lettres de Charlotte Nelson, sa fille. Neuf autres lettres sont adressées au Révérend William Nelson, frère de l'amiral, une à leur fils Horatio et une à leur fille Charlotte. Les lettres couvrent une période allant du 29 août 1801 au 8 janvier 1809 et forment un ensemble de plus de 150 pages de format in-4. Cette importante correspondance, restée inédite, donne une très bonne vision du caractère d'Emma Hamilton, de son niveau social, de ses souffrances et de son caractère vindicatif, de sa générosité, et surtout de l'amour qu'elle voue à Nelson, s'intéressant constamment à ses expéditions, lui rappelant leur vie à Merton et le bonheur qu'ils partagent. Les lettres rédigées avec aisance mais d'une orthographe fantaisiste et sans aucune ponctuation, couvrent principalement les années 1804 et 1805, et montrent une Emma Hamilton, malade d'anxiété, à propos des dangers courus par Nelson «Notre anxiété au sujet de la flotte nous tue, faites mon Dieu que nous ayons des nouvelles de lui, pour moi, je suis morte d'inquiétude». Elle est aussi incapable de réprimer son caractère exubérant, aimant la vie mondaine, elle s'y amuse, se justifiant en accompagnant Charlotte, nièce de Nelson, où elle peut y narguer Lady Nelson «cette méchante mésange bleue, sa plus grande ennemie». «Nous sommes invités par tant de personnes qu'il est impossible d'aller partout et je n'ai pas toujours envie de me rendre à ces invitations mais il faut que je me montre dans le monde des vivants car Tom Tit (la mésange bleue) se vante de m'isoler de la société mais au lieu de cela c'est moi qui y paraît et elle qui est en dehors». La jalousie de Lady Hamilton envers Lady Nelson et son fils Josiah Nesbit «le club», provoque chez elle des attaques au vitriol : «C'est vraiment choquant de penser que ce grand homme soit encombré de mécréants comme ces indiens sauvages envoyés pour sa malédiction......elle est fausse sournoise méchante, et lui, puérile». L'attitude de Lady Hamilton à l'égard de la carrière navale de Nelson et les risques qu'il encourt, oscille entre son désir de le voir tout abandonner «Je veux que mon Nelson quitte ce sale travail» (13 sept 1801) et une profonde fierté «Son âme grande et glorieuse ne supporte pas de perdre un instant de vue ces diables de français et j'espère pour la tranquillité de son esprit qu'il leur mettra une raclée, alors il sera heureux». Elle regrette que le gouvernement n'honore pas ses exploits «Vous voyez, ce vagabond de Lord Mayor a voté les «thanks & swords» pour la Marine et l'Armée d'Egypte et rien n'est dit de Copenhague, mais mon héros va préparer un «bullet» (boulet ) destiné à Monsieur le Comte, car il enrage». «C'est provoquant et décourageant de voir des hommes de rien recevoir des honneurs alors que pour Nelson , il n'y a pas de justice, qu'ils aillent au diable, ça me rend malade» et considérant la plainte en justice déposée par Nelson contre le comte St Vincent, en réclamation d'une somme d'argent, elle fulmine «Mon incomparable Nelson a déposé des lauriers sur sa tête et de l'argent dans sa poche et ce monstre avaricieux et ingrat veut voler Nelson, quand à moi je haie et déteste cet homme et le «Board» avec Tom Trowbridge par-dessus le marché, ils ne sont pas dignes de nettoyer les chaussures de mon honnête, noble et glorieux Nelson.» Son admiration sans borne pour Nelson n'a jamais faibli et quand il siège à la Chambre des Lords, elle observe «Je suis folle de Nelson orateur...pensez que c'est le deuxième discours de mon héros et je lui ai demandé de me le dire comme il l'a dit à la Chambre tant je ne me lasse pas de l'entendre» (4 nov 1801). Ces séjours prolongés en mer n'ont fait que renforcer ses sentiments, «Il m'écrit des choses plus tendres, plus gentilles que jamais, il me dit qu'il m'apporte un coeur tout à moi et moi j'ai plus que jamais le plaisir exquis d'être aimé par un tel ange» (janvier 1804). Lady Hamilton ne craint de provoquer la jalousie de Nelson pour piquer son intérêt et quand en 1804, elle reçoit trois offres de mariage d'un ami, d'un comte et du second fils d'un vicomte, elle fait suivre les lettres et les propositions ...à «My Lord.» Les lettres, dès 1801, donnent une image idyllique de Nelson et des Hamilton, formant un ménage à trois, à Merton «Madame Nelson est partie à l'église, Lord Nelson et votre humble servante écrivent et Sir William (Hamilton) est à la pêche, ainsi chacun fait ce qu'il lui plaît... pour dîner nous avons de la tortue, du gibier, ne salivez-vous pas?» (13 sept 1801). «C'est un très beau jour et Nelson et moi nous parlons en nous promenant». Les quatre lettres, écrites après la mort de Nelson, montrent un changement de ton. William Nelson hérita des titres et le gouvernement lui accorda une fortune conséquente. Au contraire, Lady Hamilton, bien que laissée aux bons soins de la nation, à la demande de Nelson, ne reçut rien et, incapable de réduire ses extravagances, elle sombra progressivement dans de graves difficultés, couverte de dettes. Du vivant de Nelson, Lady Hamilton entretint à ses frais, la fille de William Nelson, à Merton, elle l'a chaperonnée dans la haute société, a payé l'éducation, à Eton, de son fils Horatio, a intrigué pour l'avancement de William Nelson lui-même et a offert à toute la famille une hospitalité sans limite. Lors de son revers de fortune, William Nelson et sa famille l'ont abandonnée avec une déplorable hypocrisie, «Je pensais que vous pourriez m'écrire et j'ai été blessée, profondément blessée que vous ne veniez pas me voir mais en particulier pour les raisons données à Mr Bolton que vous ne souhaitiez pas de relation inconvenable. J'ai pleuré sur cet abandon» (17 nov 1806). En 1809 elle gardait toujours l'espoir que l'Etat lui accorderait sa demande d'assistance, étant réduite à mener une vie «très retirée» (8 janvier 1809). L'aide de l'Etat ne vint jamais et en 1815, Lady Hamilton dut fuir ses créanciers à Calais où elle mourut quelques mois plus tard dans des conditions misérables. Il est joint deux lettres signées de Sarah Nelson à son mari, le Révérend William Nelson.


madame antoine

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