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 La révolution française acte 2

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The Collector

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MessageSujet: La révolution française acte 2   Mar 28 Mar - 12:53

La révolution française acte 2

Ou et après la prise de la bastille ? Wink

Moins d'un mois après la prise de la Bastille, le 7 août 1789, Denis Barthélémy, le maire de Rognac, dans une lettre adressée au commissaire des communes de Provence, se montre rassurant car "ici tout se passe dans la plus grande concordance et la paix" ce qui ne l'empêche pas de solliciter dans la même missive, armes et munitions "afin de pourvoir à notre sécurité". En 1793 la Convention Nationale, qui a tout pouvoir dans le pays, se dote du tribunal révolutionnaire, afin de juger les crimes commis contre la République. Robespierre partisan de la déchristianisation du pays, érige alors la terreur en système. L'arbitraire et les exécutions de masse sont alors les socles de la dictature mise en place. Ce pouvoir d'exception, reposant sur la force et la répression à l'encontre des opposants, traque les "contre révolutionnaires".

La mise en place de Comités de surveillance dont la fonction est de lister les suspects

Afin de les faire arrêter, les Comités de Surveillance, dont la fonction est de lister les suspects, sont mis en place dans toutes les villes et tous les villages à travers le pays. Justice expéditive et sans appel, au verdict exécutable en moins de 24h. "A Rognac le comité local de surveillance est composé de 12 membres, en majorité des paysans, dont certains sont illettrés, ce qui ne les empêche pas de chasser les supposés opposants", note Patrick Bernard. Une phrase entendue, une attitude équivoque, les dénonciations vont bon train entre villageois.

Comme cela était prévisible, certains en profitent pour régler des comptes personnels, pour servir d'exutoire à leur jalousie, pour s'approprier à moindre coût, des biens jalousés chez leurs voisins. Une fois le suspect détecté, un rapport établit les faits, qui sont examinés par le comité. Si les membres de celui-ci les approuvent par vote, le document est envoyé aux instances départementales qui rendent leur verdict. Les 1ères cibles sont les membres du clergé et notamment les prêtres des paroisses. Ces derniers doivent alors prêter allégeance aux nouvelles idées. Dans la négative, la situation se complique pour les réfractaires. Certains, parmi les ecclésiastiques, pour éviter la sentence suprême choisissent la solution de la soumission, ce qui fut le cas du curé de Rognac, qui épousa les idées révolutionnaires en tenant un vibrant discours sur le parvis de l'église, face au conseil de communauté réuni pour la circonstance. Comme le relate l'historien local, il devait "avoir à l'esprit le destin de son homologue de Berre, Henri Cisson, qui fut arrêté quelque temps plus tôt et accusé d'avoir des idées contraires à la révolution. Jugé par le tribunal criminel révolutionnaire du département qui siégeait à Marseille, il fut exécuté, le 17 décembre 1793, sur l'échafaud au lendemain de sa condamnation".


La statue de Ste Marie Madeleine sur le fronton de l'église St Jacques.
PHOTO R.T.


La chasse aux contre-révolutionnaires ne se limita pas seulement aux hommes d'église

La chasse aux contre-révolutionnaires ne se limita pas seulement aux hommes d'église. Elle eut pour dommages associés, entre autres, des dégradations des lieux de cultes. C'est la constatation que l'on fait aujourd'hui encore lorsqu'on l'observe pour ce qui est de la statue de Sainte Marie-Madeleine, qui trône sur le fronton de l'église de la ville, sur laquelle on note qu'elle n'a plus de mains. Toutefois à ce sujet deux hypothèses sont avancées. La 1ère, la plus facile, met en cause les émeutiers les plus virulents. La seconde fait référence à la vie de la Sainte relatée dans l'une des versions des écritures saintes. Selon les évangiles Marie-Madeleine, fut le 1er témoin de la résurrection du Christ. Sans toutefois le reconnaître, elle voulut le toucher, ce que lui déconseilla le Christ en lui rétorquant, toujours selon les évangiles, par la fameuse phrase, "Noli me tangere" ce que l'on peut traduire par "ne me touche pas". Ce serait là un acte volontaire de la part du sculpteur afin de rappeler cet épisode. A chacun de se faire son opinion.

Concernant le curé Chapus, il reprendra sa place à la tête de la paroisse en 1797, jurant soumission et obéissance aux lois de la République.

Robert Truffot
http://www.laprovence.com/article/edition-vitrolles-marignane/4377974/histoire-la-revolution-francaise-acte-2.html

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