Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 On a retrouvé la navire de Barbe Noire!

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pimprenelle
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Date d'inscription : 23/05/2007

MessageSujet: On a retrouvé la navire de Barbe Noire!    Sam 27 Mai - 11:30

Hardi, mousaillons ! C'est officiel!

Le navire retrouvé au large de la Caroline du Nord est bien celui de Barbe Noire


Un canon en fonte découvert sur le navire de Barbe Noire, le Queen Anne's Revenge.
PHOTOGRAPHIE DE ROBERT R. CLARK


Après 15 ans d’incertitudes, les autorités ont confirmé que l’épave du navire retrouvée au large des côtes de Caroline du Nord est bien celle du redoutable pirate du 18e siècle, Barbe Noire.

Le Queen Anne’s Revenge (« la vengeance de la reine Anne ») s’est échoué sur un banc de sable à proximité de Beaufort en 1718, 9 ans après la création de la ville. Barbe Noire et son équipage y ont abandonné le navire et ont survécu.

Jusqu’à récemment, le Département des ressources culturelles de la Caroline du Nord prenait soin de préciser que l’épave, découverte en 1995, « était probablement » le Queen Anne’s Revenge.

Après examen complet des éléments, il est désormais possible d'affirmer qu’il s’agit bien là du navire de l’un des pirates les plus féroces et les plus hauts en couleur de l’histoire.

« Il n’y a pas eu UN moment de grande révélation », a expliqué Claire Aubel, coordinatrice des relations publiques des musées maritimes de Caroline du Nord. « Il y a eu une succession de découvertes et une déduction évidente, tirée des différents indices. »

Deux preuves essentielles comme l’envergure de l’épave ainsi que les nombreuses armes découvertes dans les décombres, ont permis d’ôter les doutes de l’équipe.


Selon Claire Aubel, on ne connaît aucun autre navire de cette taille qui naviguait dans la région à cette époque et seul un bateau pirate pouvait être à ce point armé.


LE BUTIN DÉCOUVERT SUR L'ÉPAVE MÈNE TOUT DROIT À BARBE NOIRE

En l’espace de quelques années, Barbe Noire a joui d’une infâme réputation, sévissant dans la mer des Caraïbes et au large des côtes de l’Amérique coloniale. Il a trouvé la mort en 1718, lors d’une bataille contre des navires britanniques dans la baie de Pamlico en Caroline du Nord.

Certains historiens le soupçonnent d'avoir délibérément fait couler le navire afin de s’emparer du précieux butin.

Depuis le début des fouilles en 1997, le trésor a permis aux archéologues de relier l’épave à Barbe Noire. Parmi les principaux artefacts découverts se trouvent :

- des poids d’apothicaire estampillés de minuscules fleurs de lys, symbole de la royauté française du 18e siècle. Le Queen Anne’s Revenge était à l’origine en effet un navire français, Le Concorde, dont Barbe Noire s’est emparé en 1717. Ce dernier a forcé le chirurgien du Concorde à rejoindre l’équipage des pirates : à cette époque, il est fort probable qu’un chirurgien ait possédé des poids d’apothicaire ;

- une petite quantité d’or découverte au milieu de plombs. Selon les archéologues, un membre d’équipage français pourrait avoir dissimulé de l’or dans un canon afin que les pirates de Barbe Noire ne le découvrent pas ;

- une cloche gravée de l’année 1705.


L’IDENTITÉ DU NAVIRE DE BARBE NOIRE NE FAISAIT AUCUN DOUTE

D’après Erik Goldstein, conservateur des arts et de la numismatique (l’étude des pièces de monnaie et billets de banque) auprès de la Colonial Williamsburg Foundation de Virginie, cette limitation de responsabilité quant à l’identification de l’épave était plus due au strict respect de l’examen scientifique qu’à de sérieux doutes sur l’identité du navire. Les archéologues étudiant l’épave ont toujours été certains de son identité.

Les autorités « ont juste pris des mesures de sécurité », a affirmé Erik Goldstein. « Au début d’une excavation, à moins de découvrir quelque chose tel qu’une cloche de navire dont le nom est gravé dessus, il faut un certain temps pour reconstituer le puzzle et rassembler toutes les preuves. C’était tout à fait responsable de procéder ainsi. »

« Deux raisons ont permis d’ôter les doutes officiels qui planaient sur l’identité de l’épave », a ajouté David Moore, conservateur en charge de l’archéologie sous-marine au musée maritime de Caroline du Nord situé à Beaufort.

D’une part, le musée a récemment lancé l’exposition intitulée « Le Queen Anne’s Revenge de Barbe Noire » qui regroupe de nombreux artefacts issus du navire. Si l’identité du navire n’avait pas été confirmée, les conservateurs auraient dû intituler l’exposition « Artefacts du supposé Queen Anne’s Revenge », a-t-il expliqué.

D’autre part, l’abandon des précautions officielles pourrait permettre au musée d’obtenir des financements privés et d’ainsi poursuivre les fouilles de l’épave, a ajouté le conservateur. L’État débloque certes des fonds mais les budgets amoindris pourraient bénéficier de l'apport financier de généreux mécènes.

http://www.nationalgeographic.fr/histoire/2017/05/le-navire-retrouve-au-large-de-la-caroline-du-nord-est-bien-celui-de-barbe-noire



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madame antoine

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Date d'inscription : 30/03/2014

MessageSujet: Re: On a retrouvé la navire de Barbe Noire!    Lun 15 Jan - 9:39

Il a été fait des découvertes vraiment très intéressantes dans cet environnement.

Des fragments de textes vieux de 300 ans retrouvés dans l’épave du navire de Barbe Noire

Après trois siècles passés sous la mer, de fragiles fragments de papier provenant du plus célèbre des bateaux du pirate Barbe Noire, ont pu être sauvés.


La capture du pirate Barbe Noire par le lieutenant Maynard, sur le site d'Ocracoke Bay, en 1718.
Ainsi qu'un des fragments de papier du XVIIIe siècle découverts sur l'épave du Queen Ann's Revenge, son navire.
CCRÉDITS: SIPA / COURTESY OF THE NORTH CAROLINA DEPARTMENT OF NATURAL AND CULTURAL RESOURCES


On sait que les pirates chantaient une bouteille de rhum à la main… mais lisaient-ils ? Grâce à une récente découverte, les chercheurs ont acquis une certitude: s’ils n’avaient pas de goût particulier pour la lecture, ils utilisaient des pages de livres pour charger leurs armes ! Pour preuve, les 16 minuscules fragments de papier récupérés en 2016 parmi les vestiges boueux d’éléments d’armes à feu remontés de l’épave du Queen Anne’s Revenge, le navire amiral de l'un des plus célèbres pirates britanniques du XVIIe-XVIIIe siècle, Edward Teach, plus connu sous le nom de Barbe Noire* (lire encadré).

Après trois siècles passés sous les eaux dans l’épave du bâtiment découvert en 1996 au large de la Caroline du Nord (Etats-Unis), ces confettis qui se décomposent généralement très vite au fond des mers, ont pu être sauvés d’une destruction totale. Ceci grâce aux efforts conjugués des conservateurs du Laboratoire des ressources naturelles et culturelles de Greenville, en Caroline du Nord, associés aux experts en conservation du papier, et chercheurs de l’université du Delaware (Newark) du programme Winterthur spécialisés dans les encres et les textes.



Fragments de papier couverts de vase retrouvés à l'intérieur d'une chambre
de culasse d'arme à feu remontée de l'épave du navire de Barbe Noire.
© Courtesy of the North Carolina Department of Natural and Cultural Resources


"Ces amas de papier et chiffons ont été découverts dans la chambre de culasse d’une arme à feu", explique Erik Farrel, conservateur au Queen Anne’s Revenge Lab, joint par Sciences et Avenir. C'est lors du nettoyage du bloc métallique recouvert de concrétions que les fragments de papier sans doute utilisés comme bourre ont été retrouvés à l’arrière de l'arme, derrière le canon, où ils assuraient une meilleure étanchéité du mécanisme d’explosion lors du tir.

Une fois la désintégration de ces fragiles documents jugulés, les chercheurs ont constaté que du texte imprimé était encore visible sur sept des échantillons sauvegardés ! Mais les quelques mots repérés allaient-ils permettre d’identifier le texte d’origine ? Un défi relevé haut la main.



Parmi les 16 fragments de papier sauvés et restaurés, le mot "Hilo" a conduit les chercheurs
à retrouver le texte d'origine, un livre d'Edward Cooke, daté de 1712.
© Courtesy of the North Carolina Department of Natural and Cultural Resources


Tels des détectives, les scientifiques se sont attelés à la tâche durant des mois. Après avoir isolé plusieurs mots, en particulier celui de "Hilo", une ville du Pérou, qui leur a permis de déterminer que ces passages provenaient d’une première édition du Voyage à la mer du Sud* du capitaine Edward Cooke publié en 1712. Un récit qui décrivait l’expédition menée par le capitaine anglais Woode Rogers, dont le point d’orgue était le sauvetage d’un marin écossais du nom d’Alexander Selkirk, retrouvé sur l’île Juan Fernandez, où il avait été abandonné pendant quatre ans et douze et jours. Autrement dit, l'histoire qui sera à l'origine du célèbre roman Robinson Crusoé, publié par Daniel Defoe en 1719 !

C’est la première fois que l’on retrouve des vestiges de livres sur un navire pirate, qui plus est celui du terrible Barbe Noire ! Des textes pour faire parler la poudre !


* "A Voyage to the South Sean and Round the World, Perform’d in the Years 1708, 1709, 1710, and 1711", Edward Cooke.


Gravure du Pirate Barbe Noire, Capitaine du Queen Ann's Revenge.
©Courtesy of the North Carolina Department of Natural and Cultural Resources.


Barbe Noire, un pirate mythique
Connu sous le nom de Barbe Noire, le pirate britannique Edward Teach, sans doute né vers 1660 et que l’on dit éduqué traînait une réputation épouvantable. "Il ornait sa barbe de rubans et de mèches de chanvre, tout en portant un sabre et six pistolets en bandoulière", raconte l’historien Philippe Hrodej, maître de conférences à l’Université de Bretagne Sud. Il sévissait entre les Caraïbes et la côte Atlantique de l'Amérique du Nord. Parmi ses prises les plus prestigieuses figure un bâtiment négrier nantais, le Concorde. Barbe Noire le rebaptise en Queen Ann’s Revenge, lui ajoute 20 canons, et en fait le plus puissant vaisseau de sa flotte avec plus de 300 hommes d'équipage ! Grâce à cette frégate, il s’empare de nombreux navires marchands, qu'il brûle le plus souvent après les avoir pillés. Il semble que Barbe Noire ait volontairement fait échouer leQueen Ann’s Revenge dans les eaux peu profondes de l’anse Beaufort (Caroline du Nord) pour ne conserver qu’un équipage réduit. Il abandonnera ainsi sur une côte déserte de nombreux "Frères de la côte" afin de partager avec le moins d'hommes possible un trésor qu’il disait n’être connu que du seul Diable… Edward Teach, dont la tête est mise à prix, sera tué lors d’une expédition punitive montée contre lui par la Royal Navy le 21 novembre 1718. Sa tête sera exposée, pendue au sommet d’une vergue.

Par Bernadette Arnaud
https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/des-fragments-de-texte-vieux-de-300-ans-retrouves-sur-l-epave-du-navire-du-pirate-barbe-noire_119782

Bien à vous

madame antoine

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