Le Boudoir de Marie-Antoinette

Prenons une tasse de thé dans les jardins du Petit Trianon
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Den Duvel

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 15/05/2016

MessageSujet: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    Dim 4 Juin - 21:28

Histoire • Rois de France, de Balzac : L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII

C'est en 1837 que Balzac publia Rois de France, un ouvrage concis fort intéressant, consacré aux six derniers « Louis » rois de France, de Louis XIII à Louis XVIII. Malheureusement peu réédité par la suite, cet ouvrage était devenu, de ce fait, indisponible, depuis 1950.

L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII (pages 96 à 99)



Louis XVII naquit à Versailles, le 27 mars 1785, et porta jusqu'à la mort de son frère aîné le titre de duc de Normandie. Ce fut en 1789 qu'il devint dauphin. La Révolution commençait d’éclater ; souvent le jeune prince dut interrompre ses jeux enfantins aux hurlements farouches d'une tourbe sanguinaire pour aller se réfugier dans le sein maternel, d'où l'étiquette ne le bannissait plus, comme aux jours de tranquillité. A peine âgé de cinq ans, on conspirait déjà contre sa vie. On voulait égorger le louveteau.

C'était ainsi que ce royal enfant, héritier de toute la beauté bourbonienne, était nommé par ces fougueux cannibales, par ces monstres éclos, on ne sait comment, dans l'orage révolutionnaire, et qui n'avaient pas même figure humaine. Pendant les journées des 5 et 6 octobre 1789, il courut les plus grands périls. La reine le tenait dans ses bras lorsqu'elle se présenta au peuple sur son balcon. Point d'enfants ! s'écria-t-on. Ce cri était un horrible présage pour l'avenir du dauphin et pour celui du trône. Il ne s'accomplit que trop bien. Trop enfant encore pour partager les angoisses morales auxquelles étaient soumis ses augustes parents, le jeune prince eut bientôt à souffrir les privations physiques qui sont si funestes dans un âge tendre. Il lui arriva de demander vainement du pain. Il lui fallut aussi dire adieu aux bosquets et aux pelouses de Trianon, et demeurer toute la journée renfermé dans les appartements des Tuileries.

Peut-être a-t-on le droit de reprocher à Louis XVI de n'avoir pas tout tenté pour mettre son fils à l'abri de la fureur populaire ; mais il est certain que jusqu'au dernier moment ce monarque, dans sa bonté excessive, méconnut l'audace des factieux. Que n'eût-on pas dû attendre d'un prince qui, doué des qualités les plus nobles et les plus heureuses, eût été instruit à de telles épreuves ?

Enfermé dans la prison du Temple avec le roi et la reine, le jeune Louis-Charles hérita, le 21 janvier 1793, des droits de son père à la couronne de France. Tandis que ce pauvre enfant grelottait sous les voûtes sombres et humides de sa prison, et que, tout ému au souvenir des derniers et solennels baisers de son père, il essuyait dans un douloureux silence les larmes de sa mère, son oncle, le comte de Provence, depuis Louis XVIII, proclamait son avènement au trône de ses ancêtres. Louis XVIII était reconnu par toutes les puissances de l'Europe, et les Vendéens prenaient les armes en son nom.

Le jeune prince ne pouvait comprendre ni toute la magnificence de ses droits ni tout le malheur de sa destinée. La Convention, qui avait assuré à Louis XVI, près de mourir, que la nation française, toujours magnanime, pourvoirait au sort de sa famille, ordonna, pour première preuve de sa sollicitude, que Louis fut séparé de sa mère. Marie-Antoinette s'opposa énergiquement à cette nouvelle atrocité, et ne céda que sur la menace que les municipaux lui firent de tuer le prince dans ses bras si elle ne le laissait emmener.

Alors commença le martyr du royal enfant. La Convention le remit entre les mains du cordonnier Simon et de sa femme, qu'elle qualifia dérisoirement des titres d'instituteur et de gouvernante. C'étaient là les plaisanteries de la Révolution. Cet exécrable couple se montra digne de la confiance de la nation représentée par les comités conventionnels, et mit tout en œuvre pour dégrader les facultés morales et physiques du fils de Louis XVI. On frémit en lisant le récit authentique des traitements barbares et infâmes auxquels il fut soumis.

Non content de lui faire subir la faim, le froid et l'humiliation, de l'accabler de coups, de le priver d'air, de distractions, d'exercice, et de le laisser dans le dénuement le plus pénible, Simon prenait plaisir à lui faire boire des liqueurs fortes et à lui enseigner des chansons et des propos obscènes. Mais sa barbarie servait d'antidote à son immoralité. Le jeune prince donna plusieurs fois des preuves d'une élévation de sentiments et d'idées bien étonnants pour son âge, et dont la perversité de son gardien n'avait pu détruire au moins le germe. Simon lui ayant demandé ce qu'il ferait si les Vendéens le délivraient : « Je vous pardonnerais », répondit-il.

Le marasme fut le résultat naturel de la malpropreté et des souffrances continuelles où vivait le prince. Pendant plus d'un an, il fut privé de linge et dépourvu des soins les plus indispensables. Le temps pendant lequel il résista prouve combien il était fortement constitué. Comme beaucoup de ses aïeux, il eût réuni toutes les qualités favorables pour occuper noblement le trône. La Révolution du 9 Thermidor, qui ouvrit tant de prisons et rendit à la société tant de victimes déjà désignées au bourreau, ne changea rien au sort du jeune roi. La Convention, qui savait faire tomber les têtes des rois, ignorait comment on élevait leurs enfants ; et en conséquence elle infligeait à ces enfants une agonie de plusieurs années. Nous ne craignons pas de le dire : la mort lente et ténébreuse du jeune Louis XVII est une tâche plus horrible pour la France que la mort sanglante et éclatante du vertueux Louis XVI.

Ce ne fut que lorsque l'état du prince fut désespéré que les comités songèrent à lui faire envoyer un médecin, qui déclara qu'on avait trop tard eu recours à lui. Ce médecin était le célèbre Dussault. Il mourut peu de jours après. Du Mangin et Pelletan, qui le remplacèrent, partagèrent son opinion. Louis XVII expira le 8 juin 1795. Il était âgé de dix ans et deux mois... » •


http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/06/02/histoire-rois-de-france-de-balzac-iv-5950308.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pilayrou

avatar

Nombre de messages : 237
Date d'inscription : 22/12/2014

MessageSujet: Re: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    Lun 5 Juin - 11:16

Patience... J'attends un papier prouvant qu'un enfant sorti du Temple alla faire une promenade vers les Amériques en 1796.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
komakoma

avatar

Nombre de messages : 27
Date d'inscription : 21/12/2016

MessageSujet: Re: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    Mar 20 Juin - 9:24

Vous avez des nouvelles ? Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pilayrou

avatar

Nombre de messages : 237
Date d'inscription : 22/12/2014

MessageSujet: Re: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    Mar 20 Juin - 17:38

Ah !!!!! Lorient n'a rien. Brest n'a rien. J'attends Nantes (mais il n'y a pas d'Archives Militaires à Nantes). Sur la liste d'embarquement à Rochefort, tout le monde est là : le secrétaire de Leblanc; le domestique de Leblanc; Laurent (du Temple). Mais pas de Leblanc ! Je cherche.

Leblanc aurait-il embarqué sur un autre navire avec son "neveu" ? J'en doute. Les autres commissaires de la République sont à bord du Wattignies. Pendant la traversée, ils ont du travailler !

Aubry/Bonneval dit qu'ils ont embarqué à Nantes. Mais comme "Le roi perdu" est une énigme à décrypter !

A bientôt !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bourbon powah

avatar

Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 21/02/2015

MessageSujet: Re: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    Mar 27 Juin - 9:01

Et maintenant ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pilayrou

avatar

Nombre de messages : 237
Date d'inscription : 22/12/2014

MessageSujet: Re: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    Mar 27 Juin - 10:24

Stand by.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bourbon powah

avatar

Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 21/02/2015

MessageSujet: Re: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    Hier à 10:38

Ah ? Sad Sad
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pilayrou

avatar

Nombre de messages : 237
Date d'inscription : 22/12/2014

MessageSujet: Re: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    Hier à 11:02

J'attends de Nantes deux réponses.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII    

Revenir en haut Aller en bas
 
L’infanticide perpétré à l'encontre du petit roi Louis XVII
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [4ème] Cherche deux textes dans des manuels
» Louis XVII est il mort au temple ?
» Arisème petit prêcheur
» La méthode hypothètico-déductive en géographie et petit lexique méthodiste
» Petit cèpe "de ville" ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Boudoir de Marie-Antoinette :: Marie-Antoinette et sa famille :: Ses enfants-
Sauter vers: