Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 17 juin 1789: Proclamation de l'Assemblée nationale

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yann sinclair

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MessageSujet: 17 juin 1789: Proclamation de l'Assemblée nationale   Lun 12 Juin - 16:07


Très déçus par les discours du roi et de son ministre Necker, les députés du Tiers-État se proclament Assemblée nationale après une proposition de Sieyès, le Tiers état

Le Tiers-Etat décide, par 481 voix contre 119, la dénomination proposée par Legrand, député du Berry : l'Assemblée nationales est née. Jean-Sylvain Bailly devient son président.


Ce jour-là, 17 juin, Sieyès domine tout le débat.


Les Communes, affirme-t-il, représentent « les quatre-vingt-seize centièmes de la nation ».


Seuls leurs pouvoirs ont été vérifiés.


Les chambres du clergé et de la noblesse ne sauraient s’opposer à leurs délibérations, ni la Couronne y appliquer un veto.


Il conclut en réclamant le nom d’Assemblée nationale.


Sa motion est votée par quatre cent quatre-vingt-onze voix contre quatre-vingt-neuf. La représentation du peuple se dresse ainsi, face au roi.


La répercussion est immédiate. Le duc d’Orléans, Clermont-Ferrand, La Fayette, d’Aiguillon.


La Tour-Maubourg, La Rochefoucauld, Mathieu de Montmorency, Alexandre de Lameth, Adrien Duport demandent la réunion de la noblesse au Tiers.


Lally-Tollendal est le plus éloquent.


Fils du gouverneur de l’Inde assassiné sous Louis XV par un procès inique, il a passé sa jeunesse dans des fourrés de procédure pour obtenir la réhabilitation de son père.


Il est beau, aimable, un peu trop joufflu, « le plus gras des hommes sensibles », dit-on de lui.


Il retrouve souvent du bon sens.


Mais la réunion rencontre encore chez les nobles une majorité d’adversaires.


Le conseiller d’Esprémesnil réclame même la dissolution des Etats généraux.


La discussion est si violente qu’un partisan de la résistance, Caylus, met l’épée à la main.


Philippe d’Orléans s’évanouit.


Une fois de plus, la réunion est rejetée.


Cependant la chambre du clergé, elle, la vote, entraînée par plusieurs prélats.


Une foule énorme, massée autour de l’hôtel des Menus, porte en triomphe les « bons » évêques.


Derrière, suit la grosse troupe des curés démocrates, épanouis de joie.


Les gardes françaises refusent de tirer sur le peuple le 23 juin 1789 - gravure du temps


Le roi et la reine sont venus à Marly passer les premiers jours de leur deuil.


Complètement dominé par Marie-Antoinette, que son chagrin aigrit, entouré du parti de résistance aveugle dont le garde des sceaux Barentin et le comte d’Artois sont les chefs, Louis reçoit les exhortations de l’archevêque de Paris, Mgr de Juigné, du cardinal de La Rochefoucauld, du duc de Luxembourg, qui lui montrent sa couronne en péril, s’il ne dissout et sans délai les Etats généraux.


Le Parlement, se sentant perdu, a fait savoir qu’il entérinera toutes les mesures financières jugées utiles.


Le roi convoque les ministres pour arrêter une décision.


En carrosse avec ses collègues et amis Saint-Priest et Montmorin, Necker leur confie qu’il va conseiller au souverain d’autoriser la réunion des ordres pour toute discussion d’intérêt général, sous la réserve de sa sanction, d’accorder aux Etats le droit de modifier la constitution du royaume, à condition que la législature reste composée de deux Chambres au moins, de déclarer abolis les privilèges en matière d’impôt, enfin d’ouvrir également à tous les citoyens les emplois civils et militaires.


Programme incomplet sans doute, mais qui déjà forme un tout consistant.


Il eût été reçu avec enthousiasme le 5 mai.


Aujourd’hui les esprits sont devenus plus exigeants.


Il peut encore servir de base, si l’on ne tarde point.


Mgr de Juigny, Archevêque de Paris - dessin anonyme B.N. Estampes


Dès qu’il arrive à Marly, la reine mande Necker.


Pressé par elle et par les deux frères du roi de renoncer à son projet, il tient bon.

Le Genevois montre là du caractère.


Il continue d’en montrer au Conseil où, dans une séance longue et animée, en dépit des protestations du ministre de la guerre Puységur et de Barentin, Louis XVI finit par pencher en sa faveur.


Soudain un officier entre, parle bas au roi qui se lève, s’excuse et sort.


- C’est la reine qui l’envoie chercher; il n’y a rien de fait ! souffle Necker à son voisin Montmorin.


Marie-Antoinette, en effet, conjure le roi de suspendre sa décision.


Bien plus que Louis, elle est opposée d’instinct aux concessions.


Elle les juge pleines de honte et de danger.


Elle se piète opiniâtrement, sans soupçonner du reste ce que veulent les Français, ce qu’est la vraie France.


Ses instances, ses arguments persuadent le roi.


De retour au Conseil, il arrête tout. Necker veut insister...


Le monarque, rompant la séance, lui ferme la bouche.



17 juin 1789

Déclaration du Tiers sur la constitution de l'Assemblée constituante.


TEXTE

L'Assemblée déclare que l'oeuvre commune de la restauration nationale peut et doit être commencée sans retard par les députés présents... La dénomination d'Assemblée constituante est la seule qui convienne à l'Assemblée, soit parce que les membres qui la composent sont envoyés directement par la presque totalité de la nation, soit parce que la représentation étant une et indivisible, aucun des députés, dans quelque ordre ou classe qu'il soit choisi, n'a le droit d'exercer ses fonctions séparément de la présent Assemblée.



Les États généraux, sur proposition de Sieyès, se transforment en Assemblée nationale.


Le 17 juin,
le Tiers état
se proclama
Assemblée nationale,
le 27
le Clergé et la Noblesse
se joignent à lui et
le 7 juillet,
l'assemblée se déclara constituante
pour mettre fin
à la monarchie absolue et l'ancien régime*

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MessageSujet: Re: 17 juin 1789: Proclamation de l'Assemblée nationale   Lun 12 Juin - 17:06

Un grand pas vers la démocratie ! Very Happy

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