Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 14 juillet 1789: Le "Rien" du journal de Louis XVI

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yann sinclair

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MessageSujet: 14 juillet 1789: Le "Rien" du journal de Louis XVI   Jeu 13 Juil - 13:58






Ainsi le mardi 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, Louis XVI avait écrit dans son journal un simple mot: Rien

Certains en tirent des conclusions hâtives, comme si le roi n’avait porté aucun intérêt à la prise de la Bastille.

Le journal que tenait Louis XVI était en fait un compte-rendu de ses journées de chasse à Versailles et des événements auquel il prenait part.

Le tout en une ligne par jour !

Le « Rien » du 14 juillet signifie donc que le roi n’avait fait aucune prise de gibier ou n’avait participé directement à aucun événement officiel.

Au moment d’écrire son journal au 14 juillet, Louis XVI savait parfaitement ce qu’il s'était passé ce jour dans le royaume :
il n’écrivait effectivement son journal que le mois suivant à partir de notes quotidiennes du mois précédent.

C’est donc en août 1789 que le roi Louis XVI écrivit ce « Rien » du 14 juillet.


(c) Archives Nationales


Mardi 7: Chasse du cerf à Port-Royal, pris deux.
Mercredi 8: Rien.
Jeudi 9: Rien. Députation des États.
Vendredi 10: Rien. Réponse à la députation des États.
Samedi 11: Rien. Départ de M. Necker.
Dimanche 12: Vêpres et Salut. Départ de MM de Montmorin, Saint-Priest et la Luzerne


Lundi 13: Rien.


Mardi 14: Rien.


Mercredi 15: Séance à la salle des États et retour à pied.
Jeudi 16: Rien.
Vendredi 17: Voyage à Paris et à l’Hôtel de Ville.
Samedi 18: Rien.
Dimanche 19: Vêpres et salut. Retraite de MM. De Montmorin et Saint-Priest.
Lundi 20: Promenade à cheval et à pied dans le petit parc, tué dix pièces.
Mardi 21: Rien. Retraite de M. de la Luzerne. Le cerf chassait au Butard.

Extrait de la retranscription du journal de Louis XVI, du 7 au 21 juillet 1789


Ainsi le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, Louis XVI avait écrit dans son journal un simple mot : Rien.

Certains en tirent des conclusions hâtives, comme si le roi n’avait porté aucun intérêt à la prise de la Bastille.

Le journal que tenait Louis XVI était en fait un compte-rendu de ses journées de chasse à Versailles et des événements auquel il prenait part.

Le tout en une ligne par jour !

Le « Rien » du 14 juillet signifie donc que le roi n’avait fait aucune prise de gibier ou n’avait participé directement à aucun événement officiel.

Au moment d’écrire son journal au 14 juillet, Louis XVI savait parfaitement ce qu’il s'était passé ce jour dans le royaume:
il n’écrivait effectivement son journal que le mois suivant à partir de notes quotidiennes du mois précédent.

C’est donc en août 1789 que le roi Louis XVI écrivit ce « Rien » du 14 juillet.

Le 15 juillet à son réveil, apprenant la nouvelle par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, Louis XVI lui aurait demandé:
- « C’est une révolte ? »

- « Non sire, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution », lui aurait alors répondu La Rochefoucauld.



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madame antoine

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MessageSujet: Re: 14 juillet 1789: Le "Rien" du journal de Louis XVI   Sam 15 Juil - 9:17

Ce dialogue est si bien tourné qu'on peut se demander s'il est vraiment authentique.

Bien à vous

madame antoine

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yann sinclair

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MessageSujet: 14 juillet 1789: Météo   Lun 26 Fév - 17:05




Météo

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yann sinclair

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MessageSujet: 14 juillet 1789: "C'est une révolte non Sire c'est une Révolution"   Lun 26 Fév - 17:05


"C'est une révolte non Sire c'est une Révolution"

Au soir du 14 juillet 1789, la Bastille est aux mains des insurgés Parisiens.

Le Duc de Liancourt vient en informer le Roi Louis XVI.

Le grand maître de la garde-robe s’est permis de se manifester dans la nuit, pour informer le roi que la Bastille est prise et le gouverneur assassiné.

Mieux que son maître, il a compris l’importance symbolique du fait.

Et ce bref dialogue résume bien la situation.

Rappelons aussi le 14, rien. (mais carnet de chasse)

Lors de l'insurrection populaire du 14 juillet, le duc de Liancourt, « craignant pour les jours du roi et pour sa couronne », va éveiller ce prince dans la nuit de ce même jour au 15, lui fait part des événements de Paris et de la prise de la Bastille.

Son mot au roi est bien connu:

   « — Mais c'est donc une révolte ? s'écriait Louis XVI effrayé de l'agitation du peuple.
   — Non, sire, fit gravement le duc; c'est une révolution ! »
Guy Chaussinand-Nogaret, La Bastille est Prise, Paris, Éditions Complexe, 1988, p. 102

Et, après lui avoir dépeint le caractère menaçant de cette fatale insurrection, il conjure S. M. de se rendre à l'assemblée nationale, d'accorder le rappel de M. Necker, l'« idole du jour », au principal ministère, enfin d'ordonner le départ des troupes étrangères cantonnées aux environs de Versailles et de Paris.
On peut lire dans Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, tome VIII, p.  64-66:

   « Ce conseil, dont les suites étaient au-dessus de toutes prévisions, fut adopté par le roi. L'enthousiasme que la présence de ce prince infortuné excita dans la capitale, acquit au duc de Liancourt une popularité à laquelle il était loin d'aspirer, et qui nécessairement devait motiver l'éloignement de ceux des conseillers du prince qui s'étaient opposés à ce voyage. Désormais désigné dans l'opinion comme l'un des appuis des prétentions populaires, le duc de Liancourt, dont le zèle et l'attachement pour le roi ne s'étaient jamais démentis, donna l'exemple d'un rare dévouement en servant la monarchie dans les rangs de ceux mêmes qui se proposaient de la renverser »



(François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld)
(François XII de La Rochefoucauld)

Devenu chef de nom et d'armes de la maison, il fut créé duc à brevet de Liancourt en 1765.

En 1792, il devint duc de La Rochefoucauld et d'Estissac.
7ème duc de La Rochefoucauld (depuis le 4 septembre 1792 au 27 mars 1827), 2ème duc d'Estissac (du 28 mai 1783 au 27 mars 1827), 1er duc de Liancourt (en 1765 au 4 septembre 1792)

Il fut créé duc et pair le 31 août 1817, avec confirmation du 25 juillet 1822.

Membre de l'Institut de France (Académie des Sciences, membre libre 24 septembre 1821 [Correspondant 20 février 1804])


   Homme politique (opposition libérale sous la Restauration), économiste, créateur de l'École des Arts et Métiers, propagateur de la vaccine en France.
   Député aux États Généraux de 1789
   Membre et président de l'Assemblée constituante (1789).
   Pendant la nuit du 4 août, il demanda un "adoucissement" de la condition des esclaves noirs (Note de J.-M. Thiébaud).

   Né le 11 janvier 1747 au château de La Roche-Guyon (Val-d'Oise)
   Décédé le 27 mars 1827 à Paris à l'âge de 80 ans
   À ses obsèques les jeunes gens de son école furent empêchés de porter le cerceuil qui tomba dans la boue.

Parents

   Louis de La Rochefoucauld, duc d'Estissac 1695-1783
   Marie de La Rochefoucauld, dame d'Aubijoux 1718-1789


   Marié le 14 septembre 1764 avec Felicité de Lannion 1745-1830

dont
       François 1765-1848
       Alexandre-François 1767-1841
       Aglaé 1774-1789
       Gaétan 1779-1863

Ses funérailles sont marquées par de pénibles incidents. Les élèves de l'École des Arts et Métiers s'étant rendus en foule à l'église et ayant voulu porter son cercueil sur leurs épaules, sont chargés dans la rue Saint-Honoré par la gendarmerie; le cercueil tombe dans la boue, et les insignes de la pairie qui le décoraient sont foulés aux pieds. On réclame vainement une enquête: l'affaire est étouffée par le ministère. Suivant ses dernières volontés, le duc de La Rochefoucauld est enterré à Liancourt. Aujourd'hui, son premier monument funéraire a été remonté dans la ferme de Liancourt, propriété de le Fondation Arts et Métiers et son corps transféré dans un monument funéraire familial au cimetière de Liancourt.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_XII_de_La_Rochefoucauld



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MessageSujet: 14 juillet 1789: Ordonnance du Roi portant suppression de la punition des coups de plat de sabre dans ses troupes   Lun 26 Fév - 17:07


Mardi 14 juillet 1789

Ordonnance du Roi portant suppression de la punition des coups de plat de sabre dans ses troupes

Sa Majesté, depuis son ordonnance du 25 mars 1776, portant règlement sur l'administration de tous les corps, la discipline, la subordination, la police intérieure, les punitions...ayant été à porter de juger de l'effet qu'à produit, dans ses troupes, la punition des coups de plat de sabre établie par ladite ordonnance, et par son règlement du 1er juillet 1788, elle a supprimé et supprime, par la présente ordonnance, ladite punition des coups de plat de sabre; voulant, Sa Majesté, que la peine des coups de plat de sabre, soit à l'avenir remplacé par celle de la prison, ou autres punitions réglées par la discipline militaire, suivant l'exigence des cas. Mande et ordonne, Sa Majesté, aux officiers généraux ayant le commandement sur ses troupes, aux gouverneurs et lieutenants généraux de ses provinces, aux colonels et à tous autres ses officiers qu'il appartiendra, de tenir la main à l'exécution de cette présente ordonnance.

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MessageSujet: 14 juillet 1789: Nicolas Joseph Person- Victime de la Révolution française   Lun 26 Fév - 17:08




Nicolas Joseph Person, lieutenant de la compagnie d'invalides à la Bastille, tué lors de la prise de la Bastille, décapité

Nicolas Joseph Person

écuyer
Chevalier de Saint-Louis.

Inspecteur des chasses de S.A.S. Mgr le duc d'Orléans, capitaine d'infanterie,et lieutenant de la compagnie d'invalides à la Bastille,

Tué le 14 juillet 1789 à La Bastille, Paris

Marié avec Marie Catherine Briard

dont
Elisabeth Louise +/1824


Tué à La Bastille le 14 juillet 1789.


Tuetey indique plusieurs pièces le concernant à propos de sa mort, de la reconnaissance de son corps et d'objets rendus à sa veuve.
Sa tête fut sans doute coupée et, comme pour sept victimes (dont Bernard Jourdan de Launay et Jacques de Flécelles), sa dépouille fut ramenée dans la basse geôle du Châtelet.
J-C de Vaugiraud (A. Teutey, Repertoire générale des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la Révolution française, Volume 01, P. 37-38) 5i xi 2013

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MessageSujet: 14 juillet 1789: Jacques de Flécelles- Victime de la Révolution française   Lun 26 Fév - 17:09




Jacques de Flécelles, prévôt des marchands de Paris, tué d'un coup de pistolet devant l'Hôtel de ville de Paris

Son portrait par Donat Nonotte, musée Carnavalet, Paris.

Jacques de Flécelles
comte de Brégy, seigneur de Champgueffier en Brie et de La Chapelle-Iger
Intendant de Lyon (1768-1784), Intendant de Bretagne (1765-1767), Conseiller d'Etat (1784), Maître des requêtes au Conseil d'Etat, Prévôt des marchands de Paris
(Jacques de Flesselles)


Intendant de Moulins, de Rennes et de Lyon

Né le 11 novembre 1730
Assassiné le 14 juillet 1789 à Paris à l'âge de 58 ans

Parents

Jacques de Flécelles, seigneur de Champgueffier 1699-1768
Elisabeth Robinet 1705-1794


Marié en janvier 1759 avec Marie Geneviève Rose Ursule Pajot 1733



Jacques de Flesselles, comte de Brégy, seigneur de Champgueffier en Brie et de La Chapelle-Iger, né à Paris le 11 novembre 1730 d'une famille de robe picarde[1] et abattu à Paris le 14 juillet 1789, est un administrateur français. Avec le marquis de Launay, il fut, parmi les personnalités, l'une des toutes premières victimes de la Révolution française.



Gravure de 1789 dépeignant des soldats ou des miliciens portant les têtes de Jacques de Flesselles et du marquis de Launay sur des piques.

Biographie

Jacques de Flesselles était le neveu de Bossuet, évêque de Troyes. Il fut conseiller au parlement de Paris en 1752 (25 janvier), puis maître des requetes en 1755 (30 janvier) et président au grand-conseil en 1761 (16 juin), intendant de Moulins en 1762 (3 septembre), à Rennes en 1765 (31 mai)[2], puis à Lyon le 11 novembre 1767, et enfin conseiller d’État en 1784 avant de devenir le dernier prévôt des marchands de Paris en 1789. Il poursuivit avec le duc d'Aiguillon et le comte de Saint Florentin La Chalotais et en fut récompensé par sa nomination à l'intendance de Lyon[1].

Intendant de Lyon (1768-1784)

Nommé intendant de Lyon, il est aimé pour sa douceur, sa bienséance et son zèle pour les intérêts de cette grande cité. Hostile aux structures administratives périmées (consulat lyonnais, « élus » chargés de la répartition de la taille), il empiète sur leurs responsabilités pour améliorer la répartition de l'impôt, notamment la corvée. Il favorise la liberté du commerce, l'installation de manufactures, l'amélioration de l'agriculture et contribue au développement de l'école de vétérinaire de Lyon.

Il donne de fastueuses réceptions à l'hôtel de l'intendance pour conquérir la haute société lyonnaise, non sans recevoir pour ses dépenses de sévères reproches du contrôleur général des finances. Il encourage les travaux de l'Académie de Lyon, dont il devient directeur en 1771 : il y fonde plusieurs prix, dont un pour le perfectionnement de la teinture des soies en noir. Il s'intéresse aussi aux découvertes techniques : en 1783 et 1784 ont lieu à Lyon les essais du bateau à vapeur ou « pyroscaphe » de Jouffroy d'Abbans et du ballon des frères Montgolfier. Alors que la montgolfière baptisée Le Flesselles s'élève dans les airs, on apprend sa nomination à Paris[3].

Prévôt des marchands de Paris et fin tragique (21 avril-14 juillet 1789)

Le 21 avril 1789, il est appelé à succéder à Louis le Peletier comme prévôt des marchands de Paris, fonction équivalente à celle de maire de nos jours. Le 27 mai, les électeurs des trois ordres de la ville demandent à siéger à l'hôtel de ville et à participer à la gestion de la cité, ce que Jacques de Flesselles refuse comme illégal, soutenu par le ministère de Jacques Necker. Le 25 juin, cette demande est renouvelée et, sous la pression publique, Jacques de Flesselles autorise douze de ces électeurs à se joindre à la municipalité en place. La première session de cette « assemblée générale » se tient le 13 juillet. Jacques de Flesselles en est élu président. Sous la pression de la foule, il doit accepter la création d’une garde bourgeoise et annonce que 12 000 fusils vont arriver de Charleville pour équiper la troupe. Mais celle-ci n'arrive pas et il est accusé d'avoir caché au peuple l'existence de cinq milliers de livres de poudre découverts sur un bateau au port Saint-Nicolas, d'être l'auteur de toutes les fausses espérances qui portent au comble l'irritation des esprits[4].

Le 14 juillet, alors que commence la prise de la Bastille, le comité insurrectionnel installé au Palais-Royal envoie un délégué demander des armes à l'hôtel de ville. N’ayant pas trouvé d'armes mais un billet compromettant envoyé par le prévot au gouverneur de cette forteresse — « J'amuse les Parisiens avec des cocardes et des promesses ; tenez bon jusqu'au soir et vous aurez du renfort » —, le comité insurrectionnel accuse Jacques de Flesselles de connivence avec la cour et il est invité à venir se justifier. On lit en sa présence le billet au comité des électeurs. Un des membres du comité lui dit : « Sortez, M. de Flesselles, vous êtes un traître, vous avez trahi la patrie ; la patrie vous abandonne. »

Les membres décident de le conduire au Palais-Royal pour qu'il y soit jugé. Jacques de Flesselles sort sans chercher à se défendre, entouré par la foule, qui ne lui fait néanmoins pas de violence ; il traverse la place de Grève, lorsqu'au coin du quai, un jeune homme s'approche en disant : « Traitre, tu n'iras pas plus loin » et le tue d'un coup de pistolet. On le décapite et sa tête, placée au bout d’une pique, est promenée dans les rues.

Notes et références

.↑ a et b Annuaire de la noblesse de France et des Maison souveraines d'Europe [archive], 1909 disponible sur Gallica
.↑ Gazette de France [archive] disponible sur Google Livres
.↑ Article de Marc du Pouget, conservateur aux Archives du Rhône
.↑ Philippe Le Bas, Dictionnaire encyclopédique, 1842, t. 8, Firmin Didot frères, Gallica

Armes

Il porte d’azur au lion d’argent au chef d’or chargé de trois tourteaux de gueules.

Membre de l’Académie de Lyon

Donation mutuelle au dernier survivant avec sa femme, le 3 janvier 1764 (AD 03, B 779).


Plaque apposée au n° 52 de la rue de Sévigné, Paris 3e.
Sur cet emplacement s'élevait l'hôtel dans lequel demeura Jacques de Flesselles,
dernier prévôt des marchands de Paris, mis à mort devant l'hôtel de ville le 14 juillet 1789.

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MessageSujet: 14 juillet 1789: Assemblée Nationale   Lun 26 Fév - 17:10




ASSEMBLÉE NATIONALE


présidence de m. le franc de pompignan, archevêque de vienne.

Séance du mardi 14 juillet 1789

L'Assemblée, qui n'avait point levé sa séance, a repris ses délibérations à 9 heures du matin. On a proclamé les noms de tous les membres

qui avaient été élus pour former le comité des finances, et dont la liste suit:

Comité des finances.

PROVINCES. MM. Paris. Anson. Tours. Gaultier. Picardie. Du val de Grandpré. Orléans. Lebrun. Pau. Dupont. Moulins. Goyard. Alençon. Périer. Montpellier. Rocque. Soissons. Aubry-Dubouchet. Bourgogne. Volfius. Flandre et Artois. De Kitspotter. Lyon. Couder. Caen. Burdelot. Bretagne. Jarry. Auch. De Laterrade. Toulouse. La Rade. Montauban. Gouges. Strasbourg. Sçhwendt. Saint-Domingue. De Gouyd'Arcy. Limousin. Naurissart. Saintonge. De Garesché. Poitou. Biaille de Germond. Auvergne. Grenier. Bordeaux, La Fargue. Champagne. De Crancé. Hainault. Nicodème. Franche-Comté. Vernier. Rouen. Le Couteulx do Canteleu Perpignan. Roca. Provence. Lejeans. Lorraine. Marquis. Berri. Poya de PHerbey. Dauphiné. Bérenger. Metz. Mathieu de Rondeville.

CLERGÉ. NOBLESSE. MM. MM. Dtilau, archevêque d'Arles. L'abbé Gouttes. Chatizel. Gennetet. Champion de Cicé, archevêque de Bordeaux. Surade. Mayet. Longpré. L'abbé Godefroy. L'abbé Jallet. Bonnefoy. L'abbé de la Salcette. Gibert. L'abbé de Villaret. Forest de Masmoury. Le comte de Castellane. Le duc de Liancourt. Le duc d'Aiguillon. Le baron d'Harambure. Le marquis de Blacons. Le comte de Latour-du-Pin. Le marquis de Lacoste. Le comte de Croix. Le baron de Cernon. Le vicomte de Noailles Le comte de Puisaie. De Montesquiou. Le duc de Biron. Le comte de Lablache, Le comte de Laplanche-Ruillié. M. le Président a annoncé, comme un fait positif, quoiqu'il ne le tînt pas des nouveaux ministres qu'il a déclaré n'avoir point vus, que les arrangements pris par M. Necker, pour donner à l'Assemblée tous les renseignements et lui communiquer tous les papiers relatifs aux finances, subsistaient toujours ; qu'à cet effet il allait être établi un vaste dépôt à l hôtel de la guerre, et que les commissaires ou l'Assemblée ne demanderait pas une seule communication qui ne leur fût donnée. On reprend la discussion de la motion faite il y a quelques jours par M. le, marquis de Lafayette, tendant à ce qu'on mette la déclaration des droits de Vhomme à la tête de la constitution. Cette motion est longtemps débattue. Les uns veulent que la déclaration soit mise à la tête de la constitution, pour assurer'invariablement les droits de l'homme, avant d'établir ceux de la société ; d'autres veulent que cette déclaration soit mise à la suite de la constitution, pour en être comme le résultat. Il n'y arien de décidé à cet égard ; il est arrêté seulement que la constitution contiendra une déclaration des droits de l'homme. On s'occupe ensuite de régler les formes d'après lesquelles l'Assemblée travaillera à la constitution. Il y a à cet égard des motions diverses, qui toutes se réduisent à deux avis différents. Le premier avis est que tous les objets de la constitution soient d'abord divisés et classés, ensuite renvoyés aux bureaux pour y être discutés séparément. Le résultat de chaque bureau sera ensuite porté à un comité, qui en fera l'analyse et en proposera le résultat unique, qui sera soumis à la discussion et à la décision de l'Assemblée nationale. Le second avis a été qu'il soit formé un comité de huit membres pris proportionnellement dans les trois ordres. Ce comité formera un plan général et détaillé de la constitution. Il en fera le rapport à l'Assemblée, où chaque partie sera successivement soumise à la discussion. Ces deux avis donnent lieu à de longs débats. M. Pétion de Villeneuve trouve le moyen suivant plus efficace : établir un comité composé de huit membres choisis au scrutin, suivant la proportion établie parmi les ordres ; le charger d'un plan de constitution, qui passera ensuite sous les yeux de l'Assemblée. Un membre veut que l'on fasse marcher la déclaration des droits avec la constitution de la monarchie. M. le comte de Oillon. La société la plus éclairée et la plus patriotique qui ait jamais été réunie chez aucun peuple de l'univers doit s'occuper d'un ouvrage aussi important que celui de la constitution d'une monarchie. Ce travail demande une activité prudente, et veut qu'on éloigne avec soin tout ce qui pourrait porter le caractère de la précipitation ; j'adopte donc l'établissement d'un comité formé au scrutin dans les trois ordres, avec un second comité d'examen, qui révisera le plan de la constitution proposée par le premier. M. Barrère de Vieuzae. Je pense que, dans la crise funeste où l'on se trouve, le temps presse d'arrêter préalablement les articles principaux de la constitution, laissant à des temps plus calmes tous les articles qui entraîneraient dans de longues discussions. La constitution est déjà faite dans tous les esprits ; ce. ne peut être ici un enfantement laborieux; peut-être n'est-ce que l'ouvrage d'un jour, parce quelle est le résultat des lumières d'un siècle. Hâtez-vous donc d'en faire une ébauche concise et provisoire, sauf à lui donner dans un temps de calme et de fermeté les développements convenables, M. Mounier. Vous avez nommé un comité pour l'ordre du travail, et le comité a rempli cette tâche. Etablira-t-on un comité de constitution ? Mais les autres membres seront sans activité et ne profiteront pas de leurs lumières. Il serait plus facile de traiter chaque article dans les divers bureaux, dont les opinions seraient rapportées à un bureau de correspondance, qui les réunirait pour les faire juger par l'Assemblée. Quant à la déclaration des droits, elle ne doit pas être métaphysique, mais claire et simple. Dans le moment il faut s'occuper des pouvoirs et du règlement sur la forme de délibérer. M. Chapelier. Les données sur la constitution sont dans nos cahiers; les pensées et les vœux de nos commettants y sont déposés. Un comité peut les rédiger, et nous verrons si le plan proposé remplit ou contrarie nos pensées et nos mandats ; un petit nombre facilite le travail ; les bureaux examineront, l'Assemblée prononcera. M. BSuzof. Point de hon plan de constitution s'il n'est rédigé par un petit nombre. Une seule personne qui pourrait combiner les droits de l'homme en société suffirait. Je vote pour un comité de huit personnes instruites du droit public, dégagées de préjugés et d'intérêts personnels. Un député de la noblesse résume les diverses motions. Des peuples amis de la liberté, dit-il, durent à Lycurgue, Numa, Solon, Penn, chacun en particulier, des codes qui firent l'étonnement de leur siècle et le bonheur de leur nation. M. Pison du Galland veut que ce travail se fasse par bureaux soumis au comité de correspondance. La motion de M. Pétion de Villeneuve est ainsi réduite et adoptée : « Nommer au scrutin un comité de constitution, composé de huit membres seulement, suivant la proportion établie dans les ordres, lesquels membres seront chargés de présenter un projet de constitution, qui sera discuté dans les bureaux, , et reporté à l'Assemblée générale pour y être eusuite délibéré. », Pendant le dépouillement du scrutin les membres étaient rentrés dans la salle ; l'Assemblée reprend le cours de ses délibérations. M. le Président dit qu'il n'a reçu hier qu'à dix heures du soir l'arrêté pris par l'Assemblée; qu'il s'est rendu aussitôt chez le Roi pour le lui présenter; qu'il n'a point été reçu, le Roi étant passé alors chez la reine ; que ce matin il y est retourné ; qu'il a obtenu audience de Sa Majesté ; qu'il a eu l'honneur de lui remettre l'arrêté en mains propres; et que Sa Majesté lui a répondu qu'elle en examinerait le contenu. — Un membre, au nom du comité de vérification, fait le rapport des pouvoirs de M. l'évêque de Tournai et de M. l'évêque d'Ypres. Le rapporteur du comité réduit toutes les contestations qui peuvent naître de l'élection de ces deux évêques à cette seule question : Deux évêques, étrangers par la naissance et par la situation du siège de leur évéché, mais qui ont une partie de leur diocèse sur le territoire de France, et qui possèdent des fiefs dans cette même partie, peuvent-ils être électeurs ou éligibles pour les Etats généraux de France ; en un mot, être représentants de la nation ? L'avis du comité est contre les deux évêques. M. l'évêque de Tournai prend la parole, 11 parle longtemps pour défendre sa nomination.

Son discours donne lieu à. de longues discussions qui se prolongent jusqu'à trois heures. M. le' Président propose de surseoir à la .délibération, attendu qu'il est tard. En conséquence, on renvoie au soir pour prendre les voix sur cette question. Avant de suspendre les délibérations, M. le président fait annoncer à l'Assemblée le résultat du scrutin relatif à la nomination de huit membres qui doivent former le comité de constitution. La majorité des voix désigne pour commissaires MM. Mounier, de Talleyrand-Périgord, évêque d'Autun, l'abbé Sieyès, le comte de Cler-mont-Tonnerre, le comte de Lally-Tollendal, Champion de Cicé, archevêque de Bordeaux, Chapelier et Bergasse.

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MessageSujet: 14 juillet 1789: Assemblée Nationale (Soir)   Lun 26 Fév - 17:10




Séance du soir à 5 heures.


On remet sur le bureau des délibérations et adresses de la commission intermédiaire des Etats du Dauphiné, des villes de Laon, Aurillac, Joigny et Hesdin. Ces divers actes expriment les sentiments d'attachement et de ficlélité pour le roi, de respect et de reconnaissance pour l'Assemblée nationale, et d'adhésion à tous ses arrêtés. La noblesse des bailliages de Mortagne et de Vendôme a révoqué l'injonction faite à ses députés, et leur donne des pouvoirs illimités. Celle du bailliage de Vendôme a ajouté à cette démarche : elle a voté des remercîments aux 47 gentilshommes qui se sont rendus le 25 juin dernier dans la salle de l'Assemblée nationale. L'Assemblée a témoigné la plus vive satisfaction de la lecture de cet acte. L'insertion au procès-verbal en a été ordonnée au milieu des acclamations répétées. On renouvelle la motion pour l'éloignement des troupes ; elle est universellement appuyée. Quelques membres proposent en conséquence qu'il soit fait sur-le-champ une députation au Roi pour lui porter les vœux de l'Assemblée, et que tout travail, toute délibération soit suspendue jusqu'au renvoi des troupes rassemblées autour de la capitale et du lieu des séances de l'Assemblée. M. l'abbé Grégoire, curé d'Emberménil. Messieurs, vous vous rappelez avec indignation les outrages faits au monarque par çeiW qui, ayant surpris sa religion et compromis son autorité, voulaient faire régner sur les lois un prince qui ne vent régner que par les lois. Un despotisme constitutionnel voulait briser les ressorts du gouvernement, et anéantir les espérances de la nation. Les aristocrates espéraient consommer militairement leurs crimes; mais la force s'unit à la justice. Paris frémissant pensait à garantir la sûreté personnelle de ses mandataires. Le soldat français prouva que l'honneur est aussi son patriotisme, et qu'il ne pouvait être l'instrument des malheurs de ses frères. Hélas! s'il eût été animé des mêmes principes dans le temps des dissentions qui déchiraient, il y a deux siècles, le sein de la France, il eût épargné des larmes à l'humanité, et des gémissements à la postérité. Depuis l'ouverture des Etats, nous avons vécu au milieu des divisions, parce qu'on voulait ensevelir la raison sous les usages, et faire taire la justice devant L'orgueil.

Nous avons vécu au milieu des vexations, vexations même de la part des subalternes des subalternes. On vous avait ravi la police de votre salle ; des infidélités à la poste ont supprimé des envois qui devaient être remis, quel qu'en fût le contenu. On a voulu soumettre au compas de la censure les opérations de vos séances; en ce moment sont affichées, à l'entrée de cette salle, des prohibitions attentatoires à vos droits; vous avez trouvé sans cesse des intermédiaires entre le souverain et vous, tandis que vous devez travailler immédiatement avec celui à qui la nation a confié les rênes du gouvernement. Nous avons vécu au milieu des orages : qui n'a pas ouï parler des projets atroces suggérés par la fureur? C'est dans l'histoire du parlement Anglais, près d'être englouti sous les débris de son sanctuaire, qu'il faut aller chercher le modèle des attentats qu'on méditait, dit-on, contre vous ; et si les accusés n'ont pas projeté ces forfaits, au moins est-il vrai qu'on les en a crus capables : il est des vices qui reconnaissent des bornes, mais la scélératesse les franchit toutes. Il y a donc, Messieurs, des êtres si vils qu'ils feraient rougir d'être homme, si dans cette Assemblée on hes'honorait de l'être1 11 y adonc desêtres atroces qui ont l'oreille fermée à la pitié, et dont le cœur n'admet jamais les remords! Il y a donc des perfides qui prétendent nous intimider, tandis qu'aux fureurs des pervers nous opposons tranquillement l'égide du courage, et que chacun de nous se ferait gloire d'être inscrit dans le martyrologe de la patrie! Jusqu'ici l'Etat, victime des dépradations dans tous les genres, n'offrait plus qu'une nation en proie à tous les maux ; le pauvre citoyen, le triste citoyen, arrosait ses fers de ses larmes, nos campagnes de ses sueurs, sans oser parler de ses droits; et l'Etat marchait à grands pas vers sa ruine. Et lorsque la France se réveille, lorsqu'après deux siècles, la famille se réunit sous les yeux d'un Roi chéri, lorsqu'un prince issu de nos Rois, vient s'asseoir au milieu de nous, et s'honorer de la qualité de citoyen; le despotisme agonisant fait un dernier effort, il lève son bras pour nous replonger dans l'avilissement et le malheur. Vainement ferait-on couler des fleuves de sang; la révolution s'achèvera. La raison étend son empire, elle resplendit de toutes parts ; elle va consacrer les droits respectifs d'une nation idolâtre de son monarque, et d'un monarque qui dans l'amour de son peuple, trouvera son plus ferme appui. Ah! s'il fallait de nouveau nous courber sous le joug, il Vaudrait mieux sans doute fuir avec un ministre chéri au sein de l'Helvétie ou Vers les rivages de Boston, sur lesquels d'illustres chevaliers Français ont aidé à planter l'étendard de la liberté. Il est donc vrai que notre Roi est obsédé, trompé par ses ennemis et les nôtres;, et qui trompe le Roi, disait Massillon, est aussi coupable que s'il voulait le détrôner. Notre devoir exige, Messieurs, que nous nous ralliions autour de lui pour le défendre et pour relever avec lui le temple de la patrie. Il y a longtemps, Messieurs, que le peuple est victime : bientôt on connaîtra les sacrificateurs. Les nommerai-je? Non. Leurs noms ne souilleront point ma bouche; mais je demande qu'un comité soit établi pour connaître et révéler tous les crimes ministériels, pour dénoncer à la France les auteurs des maux qui affligent la patrie, pour invoquer ensuite les formes judiciaires, et livrer les coupables à la rigueur des lois. La discussion s'engage et les débats devenaient très-vifs lorsqu'on annonce M. le vicomte de IVoailles, qui arrive de Paris portant des nouvelles désastreuses. H entre dans l'Assemblée entouré d'autres députés qui se pressent autour de lui. Dès qu'il paraît il se fait le plus grand silence. Il rend compte de ce qu'il a vu; il dit que la bourgeoisie de Paris est sous les armes et dirigée dans sa discipline par les gardes françaises et les Suisses; que l'Hôtel des Invalides a été forcé; qu'on a enlevé les canons et les fusils; que les familles nobles ont été obligées de se renfermer dans leurs maisons; que la Bastille a été enlevée d'assaut; que M. deLaunay qui en était le gouverneur, et qui avait fait tirer sur les citoyens, a été pris, conduit à la Grève, massacré par le peuple, et sa tête portée au haut d'une pique. Ce récit produit dans l'Assemblée l'impression la plus triste, toute discussion cesse. On s'empresse d'envoyer une députation vers le Roi pour lui peindre l'état cruel où se trouve la capilale, et il est arrêté que M. le vicomte de Noailles sera de la députation pour soutenir par sa présence, comme témoin, les vérités qu on doit faire entendre au Roi. M. le Président sort avec la députation. M. de Lafayette prend place au bureau comme vice-président. Il observe qu'il est de la dignité comme du devoir de l'Assemblée de ne pas interrompre ses travaux et de les continuer avec le calme du courage que les circonstances ne doivent pas altérer. Plusieurs motions sont faites : les unes nour établir une correspondance, de deux en deux heures, entre Paris et l'Assemblée nationale; les autres pour que l'Assemblée soit toujours en séance jour et nuit, jusqu'après l'établissement des lois conslitutionnelles, ou du moins jusqu'après le rétablissement de la tranquillité publique. Pendant qu'on discutait ces motions, on a annoncé l'arrivée d'une députation de Paris portant des nouvelles sinistres. Aussitôt toute délibération cesse; un morne silence se répand dans toute la salle. Après un moment d'attente les deux députés sont introduits. M. Bancal des Issarts, l'un d'eux a prononcé le discours suivant : Messieurs, il est impossible à des cœurs Français, vivement affectés dans ce moment, de vous peindre les malheurs de leur patrie. Pardonnez le désordre de nos idées dans une circonstance des plus désastreuses. L'établissement de la garde bourgeoise qui avait été fait hier, fort heureusement, avait procuré une nuit assez tranquille. Par le compte des opérations des districts, rendu au comité permanent, il est constant que plusieurs particuliers non enrégimentés ont été désarmés, et leurs armes apportées, soit aux districts, soit à l'Hôtel-de-Ville. Ce matin, un escadron de hussards, qui s'est présenté dans le faubourg Saint-Antoine, a répandu une alarme générale, et excité la fureur au peuple. 11 s'est porté dans le quartier de la Bastille pour connaître les intentions du gouverneur. Sur l'avis qui en a été donné au comité, il a invité M. de Rulhière, commandant de la garde de Paris, et deux compagnies de gardes françaises, à aller au secours des citoyens qu'on disait avoir été attaqués par les hussards; à peine étaient-ils arrivés que les hussards ont disparu. Bientôt après une partie du peuple a appris au comité que le gouverneur de la Bastille avait fait tirer sur les citoyens. Cle même peuple s'était emparé de trois invalides de la Bastille, qu'il a amenés à l'Hôtel-de-Ville, et que le comité a fait mettre en sûreté dans les prisons de l'hôtel. Le comité, voulant prévenir les malheurs qui allaient arriver à la Bastille, y a envoyé trois députations, l'une composée de M. l'abbé Fauchet et de trois autres membres du comité, pour conjurer le marquis de Launay de ne point faire tirer le canon de la Bastille, et afin de calmer le peuple, lui proposer de recevoir une garde bourgeoise. Ces messieurs, après avoir couru le plus grand danger, sont revenus sans avoir eu aucun succès. Une autre députation s'y est présentée avec un drapeau et un tambour, et a fait le signal de la paix. On l'a laissée pénétrer dans une cour de la Bastille ; et bientôt, une décharge a fait tomber à ses côtés des citoyens morts ou blessés. M. de Corny, procureur du Roi et de la ville, était de cette députation, et à son retour a instruit le comité de ce fait. Nous sommes partis sans avoir entendu le résultat des démarches de la troisième députation. Mais, Messieurs, une heure avant notre départ, nous avons vu le spectacle le plus alarmant. Une Eartie du peuple, qui avait été témoin des mâl- eurs arrivés a la Bastille, s'est portée à l'Hôtel-de-Ville, est entrée dans la salle du comité, et a demandé à grands cris le siège de la Bastille. Dans ce moment le comité a jugé que notre départ était nécessaire, et que nous ne devions pas perdre un instant pour faire part aux généreux représentants de la nation la plus généreuse de l'univers, de la douleur profonde de tous les habitants de la capitale, et les supplier de nous aider de leurs lumières et de leur patriotisme; Pendant l'intervalle qui s'est écoulé entre la députation vers le gouverneur de la Bastille, et son retour à l'Hôtel-ae-Ville, plusieurs citoyens armés ont amené au comité deux courriers, l'un chargé de la dépêche du ministère de la guerre, contenant des lettres adressées à M. de Sombreuil, gouverneur des Invalides, et à M# Bertier, intendant de l'armée; l'autre chargé d'une lettre adressée au gouverneur de la Bastille. Le peuple demandait à grands cris l'ouverture de toutes les lettres, le comité est parvenu à sauver la dépêche du ministère de la guerre. Quant à la lettre au gouverneur de la Bastille, elle avait été ouverte par le peuple qui a exigé que le comité en fît la lecture j elle contenait ordre à ce gouverneur de tenir jusqu'à la dernière extrémité, qu'il avait des forces suffisantes pour se défendre. « Voici. Messieurs l'arrêté que le comité nous a chargés d'avoir l'honneur de vous présenter. « Le comité permanent de la sûreté publique, assemblé à l'Hôtel-de-Ville, a arrêté qu'il serait en correspondance journalière avec l'Assemblée nationale; « Et de députer M. Ganilh, avocat au parlement, et M. Bancal des Issarts, ancien notairé, tous deux électeurs de la ville de Paris, et membres du comité; « A l'effet de peindre à l'Assemblée nationale l'état affreux où est la ville de Paris; les malheurs arrivés aux environs de la Bastille; l'inutilité des députations qui ont été envoyées par le comité au gouverneur de la Bastille, avec un tambour et un drapeau pour y porter des paroles de paix, et demander que le canon de la Bastille ne soit point dirigé contre les citoyens; la mort de plusieurs citoyens tués par le feu de la Bastille ; la demande faite par une multitude de citoyens assemblés, d'en faire le siège ; les massacres qui peuvent en être la suite; et de supplier l'Assemblée nationale de vouloir bien peser dans sa sagesse, le plus promptement qu'il lui sera possible, le moyen d'éviter à la ville de Paris les horreurs de la guerre civile. « Enfin, d'exposer à l'Assemblée nationale que l'établissement de la milice bourgeoise, et les mesures prises hier, tant par l'Assemblée des électeurs que par le comité, ont procuré à la villle une nuit plus tranquille qu'elle n'avait pu l'espérer d'après le nombre considérable des particuliers qui s'étaient armés le dimanche et le lundi avant l'établissement de ladite milice ; que par le compte rendu par différents districts, il est constant que nombre de ces particuliers ont été désarmés et ramenés à l'ordre par la milice bourgeoise. Fait au comité le 14 juillet 1789. » « Signé,: de Flesselles, prévôt des marchands, et résident du comité; Moreau de Saint-Merry; ancai des Issarts; Rouen, échevin; Vergue, échevin; Chignard; Fauchet, et Ganilh. » « Nous soussigné, électeur de Paris, membre du comité permanent, et député par ce comité, à l'Assemblée nationale, certifions la copie ci-dessus et de l'autre part, conforme au procès-verbal de la délibération dudit comité. A Versailles ce 14 juillet 1789. « Signé : Bancal des Issarts. > M. le marquis de I^afayelfe, vice-président, a répondu aux députés : Messieurs, l'Assemblée nationale, pénétrée des malheurs publics,, n'a cessé de s'occuper jour et nuit du moyen de les prévenir ou de les arrêter. Dans ce moment même, son président, à la tête d'une députation nombreuse, est chez le Roi, et lui porte de notre part les instances les plus vives pour l'éloignement des troupes. Je vous invite, Messieurs, à rester I parmi nous, pour être témoins du rapport qui va nous être fait. Un vœu général s'est manifesté pour que, sans attendre le retour de la première députation, une seconde fût envoyée au Roi, l'instruisît des détails qu'on venait d'entendre, et lui portât l'arrêté qui avait été pris par le comité de l'Hôtel-de-Ville. M. le marquis de Afiontesquiou observe qu'il est nécessaire, avant de faire partir la seconde députation, d'entendre la réponse qui aura été faite à la première. Un avis a été ouvert pour mander les ministres, et pour commencer à exécuter la déclaration par laquelle l'Assemblée les avait hier rendus responsables de tous les malheurs qui pouvaient arriver. La seconde députation a été nommée. Comme elle se disposait à sortir, la première est rentrée. M. Le Franc de Pompignan, président, a rendu compte, et la réponse écrite que le Roi lui avait remise a été lue £ haute voix. Elle était ainsi conçue : « Je me suis sans cesse occupé de toutes les mesures propres à rétablir la tranquillité dans Paris. J'avais, en conséquence, donné ordre au prévôt des marchands et aux officiers municipaux de se rendre ici, pour concerter avec eux les dispositions nécessaires. Instruit depuis de la formation d'une garde bourgeoise, j'ai donné des ordres à des officiers généraux de se mettre à la tête de cette garde, afin de l'aider de leur expérience, et seconder le zèle des bons citoyens. J'ai également ordonné que les troupes qui sont au Champ-de-Mars s'écartent de Paris. Les inquiétudes que vous me témoignez sur les désordres de cette ville, doivent être dans tous les cœurs, et affectent vivement le mien. » 11 a été demandé de toutes parts que la seconde députation partît ; et elle s'est rendue auprès du Roi. Elle est revenue peu de temps après ayant eu une prompte audience de Sa majesté. M. M^eclere de Juigné, archevêque de Paris, qui avait porté la parole, et qui, après avoir conjuré le Roi de se rendre aux vœux de l'Assemblée, lui avait lu en entier l'arrêté pris à l'Hôtel-de-Ville, a rendu compte de la réponse verbale de Sa Majesté, qui portait en substance : « Messieurs, vous déchirez mon cœur de plus en plus par le récit que vous me faites des malheurs de Paris : il n'est pas possible de croire que les ordres qui ont été donnés aux troupes en soient la cause. Vous savez la réponse que j'ai faite à votre précédente députation; je n'ai rien à y ajouter. » Il a été proposé d'envoyer demain, dès huit heures du matin, une nouvelle députation à Sa Majesté. Différentes questions ont commencé à être agitées relativement à l'objet de cette nouvelle députation. M. le Président s'étant retiré, M. le vice-président, après avoir entendu quelques discussions, a observé que ce qui était le plus instant, était de renvoyer les députés de Paris munis d'une réponse de l'Assemblée nationale. L'Assemblée a fait aussitôt l'arrêté suivant, dont elle leur a remis une expédition. « L'Assemblée nationale, profondément affectée des malheurs qu'elle n'avait que trop prévus, n'a cessé de demander a Sa Majesté la retraite entière et absolue des troupes extraordinairement rassemblées dans la capitale et aux environs. Elle a encore envoyé dans ce jour deux députations au Roi sur cet objet, dont elle ne cesse de s'occuper nuit et jour. Elle, fait part aux électeurs des deux réponses qu'elle a reçues. Elle renouvellera demain les mêmes démarches ; elle les fera plus pressantes encore, s'il est possible : elle ne cessera de les répéter, et de tenter de nouveaux efforts, jusqu'à ce qu'ils aient eu le succès qu'elle a droit d'attendre et de la justice de sa réclamation, et du cœur du Roi, lorsque des impressions étrangères n'en arrêteront plus les mouvements. » Attendu qu'il était près de deux heures du matin, la délibération a cessé ; mais M. le vice-piré-sident a annoncé que la séance tenait toujours, et qu'en cas de nécessité, les délibérations seraient reprises d'un instant à l'autre.

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MessageSujet: 14 juillet 1789: prise de la Bastille   Lun 26 Fév - 17:11


Les Parisiens excédés par les restrictions et l'immobilisme du roi Louis XVI, se révoltent.

A la recherche d'armes ils envahissent d'abord l'Hôtel des Invalides puis se ruent vers la prison de la Bastille.

Le gouverneur de Launay qui détient les clés de la forteresse est sommé de les remettre aux insurgés.

Mais certains révolutionnaires réussissent à pénétrer dans l'enceinte et De Launay ordonne d'ouvrir le feu.

Plus de 80 Parisiens sont tués.

En fin d'après-midi le gouverneur capitule, il est tué une heure plus tard.

La prise de la Bastille marque le point de départ du mouvement révolutionnaire français.

Le symbole de l'arbitraire royal est tombé, l'Ancien régime touche à sa fin.

Le peuple brûle les barrières d'octroi et s'empare de la Bastille à Paris qui détenait, à ce moment, sept prisonniers.


Le gouverneur de la forteresse, Launay, trois officiers et trois invalides sont massacrés par la foule.

Flesselles, prévôt des marchands, accusé de trahison, est lui aussi massacré.


Distribution des armes à la population parisienne sur l'esplanade des Invalides


attaque et prise de la Bastille


Ancien forteresse située à Paris à la porte Saint-Antoine.


Construite sous Charles V en 1370.


Cette citadelle militaire, flanquée de huit tours massives, devint prison d'état sous Richelieu. Rasée en 1790


Elle marque, le 14 juillet 1789, le passage de la révolution parlementaire à la révolution populaire parisienne.


Les concession faites par Louis XVI au Tiers état furent désapprouvées par la cour et la menace d'un complot aristocratique précipita les événements.


Dès le 26 juin, des régiment suisses et allemands avaient été concentrés autour de Versailles et de Paris.


Le renvoi de Necker, remplacé par le baron de Breteuil provoqua la fermeture de la bourse.


Avec l'appui des banquiers fut constituée une milice bourgeoise, en même temps qu'était nommé un Comité permanent à hôtel de ville.


La milice et la foule furent armées.


Comme le gouverneur de la Bastille (Jourdan de Launay*), avait refusé de livrer des armes et qu'une députation y avait été accueillie à coups de fusil, la prison d'état, symbole de l'arbitraire de l'ancien Régime, fut assiégée, prise et détruite par le peuple, Launay sa garnison et le prévôt des marchands, Flesselles*, furent massacrés.


Cet acte révolutionnaire eut pour conséquence le renvoi des troupes de Paris.



La prise de la Bastille


massacre de son gouverneur



https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard-Ren%C3%A9_Jourdan_de_Launay

Bernard René JORDAN de Launay

Gentilhomme français

né à Paris le 9 avril 1740
décédé le 14 juillet 1789 au bout d'une pique



Fils du gouverneur de la Bastille, il succéda à son père en 1776.


Ayant refusé de livrer des armes pour la milice bourgeoise et le peuple, et ayant même, croit-on, ordonné de tirer sur la délégation de parlementaires qui venaient le trouver, il fut massacré après la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.


meurtre du prévôt des marchands Flesselles



https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_Flesselles


Jacques de Flesselles

Administrateur français

né à Paris en 1721
décédé à Paris le 14 juillet 1789 Place de Grève à Paris


Maître de requêtes, puis intendant, successivement à Moulins, en Bretagne et à Lyon, il devint prévôt des marchands de Paris peu avant la Révolution, et fut tué par les émeutiers révolutionnaire lors de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 pour s'être opposé au mouvement populaire.


Le tocsin sonne à Paris, dès 7 heures du matin.


Depuis la veille dix-huit canons de calibre 8 de la Bastille sont braqués sur le quartier Saint-Antoine.


Une foule imposante s'est massée autour de la forteresse.


Vers 13h30

Quelques citoyens parviennent à briser à coup de haches les balanciers des chaînes du premier pont-levis.


Le pont s'abat et la foule pénètre dans la cour, mais doit reculer, accueillie par un déluge de balles.


Vers 15h30

Les gardes françaises viennent à leur aide, traînant derrière eux cinq canons.


Une autre troupe de patriotes armés arrivent encore, tirant les canons des Tuileries.

Bientôt la Bastille tombe.

Au soir de ce 14 juillet 1789, la Bastille est aux mains des insurgés Parisiens.

Le grand maître de la garde-robe s’est permis de se manifester dans la nuit, pour informer le roi que la Bastille est prise et le gouverneur assassiné.

Mieux que son maître, il a compris l’importance symbolique du fait.

Et ce bref dialogue résume bien la situation.

Rappelons aussi le 14, rien. (mais carnet de chasse)



https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_XII_de_La_Rochefoucauld

François XII Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld, duc de Liancourt, puis 7e duc de La Rochefoucauld vient en informer le Roi Louis XVI « craignant pour les jours du roi et pour sa couronne », va éveiller ce prince dans la nuit de ce même jour au 15, lui fait part des événements de Paris et de la prise de la Bastille.
Son mot au roi est bien connu:
Celui-ci lui demande: "Mais, c'est une révolte ?"; et Liancourt de répondre au Roi, de manière visionnaire: "Non Sire, c'est une révolution !"

Et, après lui avoir dépeint le caractère menaçant de cette fatale insurrection, il conjure S. M. de se rendre à l'assemblée nationale, d'accorder le rappel de M. Necker, l'« idole du jour », au principal ministère, enfin d'ordonner le départ des troupes étrangères cantonnées aux environs de Versailles et de Paris

Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert: les Le Tellier, Vauban, Turgot- et l'avènement du libéralisme, PUQ, 1987 (ISBN 978-2-7605-0461-5,[archive])
https://books.google.fr/books?id=7-vFKDLGHh8C&pg=PA600&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

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MessageSujet: 14 juillet 1789 - "Prise" de la Bastille - Révolution dite française    Lun 26 Fév - 17:12





http://royalistes.net/ L'association Démocratie Royale a pour but de faire connaître l'idée royale et le roi de France: Louis XX


Le 14 juillet, la prise de la Bastille est un mythe républicain.
Les Français n'étaient ni révolutionnaires, ni républicains: « Nous n'étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 » Camille Desmoulins

Avant 1789 tous les Français étaient royalistes.
La Bastille n'a pas été prise, elle s'est rendue afin de ne pas massacrer les agitateurs.
Elle n'était en rien le symbole de l'absolutisme, il n'y avait le 14 juillet que 7 prisonniers: 4 faussaires, 1 libertin et deux fous.

Launey Gouverneur de la Bastille a ouvert les portes aux émeutiers, en remerciement d'avoir voulu négocier avec eux, il s'est fait massacrer: Harcelé de coups, massacré au sabre.
Sa tête est coupée au couteau par l'aide cuisinier Desnot, est promenée au bout d'une pique et on but son sang, acte qui va se généraliser.

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MessageSujet: 14 juillet 1789: Prise de la Bastille - Bernard Jourdan de Launay - Victime de la Révolution française   Lun 26 Fév - 17:13




Le gouverneur de la forteresse, Launay, trois officiers et trois invalides sont arrêtés et conduits sous escorte à l'hôtel de ville et sont massacrés par la foule.

Bernard Jourdan de Launay
(Bernard René Jourdan de Launay)


Marquis de Launay
Seigneur de La Bretonnière
Gouverneur de la Bastille
Mousquetaire du roi
Officier aux Gardes-Françaises


Né le 9 avril 1740 au Château de la Bastille à Paris
Baptisé le 9 avril 1740 en la Paroisse Saint Paul de Paris
Assassiné le 14 juillet 1789 à La Bastille à Paris à l'âge de 49 ans

Parents

René Jourdan, seigneur de Launay 1673-1749
Charlotte Renée Aubry d'Armanville +1759


Marié en 1763 avec Ursule Philippe +/1765

dont

Ursule 1764-1839

Remarié le 21 avril 1768, Saint-Gervais Saint-Protais à Paris avec Geneviève Thérèse Le Boursier 1740-1798

dont
Charlotte Gabrielle 1770


1783: Témoin au mariage de Louis Gabriel Le Sénéchal de Kercado, comte de Carcado 1716-1785 et de Adélaïde Raymonde de Malézieu 1754

Né à la Bastille où son père était gouverneur, il est d’abord admis aux mousquetaires du roi en 1748, puis aux gardes-françaises. En 1776, il succède à M. de Jumilhac comme gouverneur de la Bastille. Le 19 décembre 1778, il commet déjà une grosse bévue: comme les ordres n’arrivaient pas, il ne fait pas tonner le canon – comme le voulait la tradition – afin de saluer la naissance de la fille de Louis XVI (Madame Royale).

Le 14 juillet 1789, lors de la prise de la Bastille, il est massacré par les patriotes malgré la tentative de médiation de Corny, sa tête sera dit-on, découpée au canif par un garçon cuisinier nommé Desnot, avant d'être promenée au bout d'une pique dans les rues de la capitale; c'est l'une des premières victimes de la Révolution.


Cet événement a fait l'objet d'une toile du peintre Charles Thévenin.

Un des officiers assiégés, le lieutenant Deflue, laissera ce portrait peu flatteur:
« C’était un homme sans grandes connaissances militaires, sans expérience et de peu de cœur. (…) Dès le premier jour, j’appris à connaître cet homme par tous les préparatifs qu’il faisait pour la défense de son poste et qui ne rimaient à rien, et par son inquiétude continuelle et son irrésolution, je vis clairement que nous serions bien mal commandés si nous étions attaqués. Il était tellement frappé de terreur que la nuit, il prenait pour des ennemis les ombres des arbres et des autres objets environnants. Les Messieurs de l’état-major, le lieutenant du roi, le major de la place et moi-même, nous lui faisions très souvent des représentations, d’une part pour le tranquilliser sur la faiblesse de la garnison dont il se plaignait sans cesse, et d’autre part pour l’engager à ne pas se préoccuper de détails insignifiants et à ne pas négliger les choses importantes. Il nous écoutait, paraissait nous approuver et ensuite il agissait tout autrement, puis, un instant après, il changeait d’avis; en un mot, dans tous ses faits et gestes, il faisait preuve de la plus grande irrésolution [2] »
La situation était telle d’ailleurs que le baron Besenval, commandant militaire de l'Île de France, avait en vain demandé au maréchal de Broglie de le remplacer par un officier plus sûr et plus ferme.


Le marquis de Launay, gouverneur de la Bastille, capturé par les assaillants le 14 juillet 1789, par Charles Thévenin, Musée Carnavalet

Le marquis Bernard-René Jourdan de Launay (1740-1789), fils d'un gouverneur de la Bastille, en devient lui-même gouverneur, et à ce titre commande le 14 juillet 1789 la petite garnison de la prison-forteresse. Après la prise de la Bastille il sera massacré par les patriotes.

Bien que les historiens aient pris l'habitude d'orthographier "Launay", il est à noter que l'intéressé signait "Launey"

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard-Ren%C3%A9_Jourdan_de_Launay


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MessageSujet: 14 juillet 1789: (heure par heure)   Lun 26 Fév - 17:14




Prise de la Bastille à Paris qui détenait, à ce moment, sept prisonniers.


Le gouverneur de la forteresse, Launay, trois officiers et trois invalides sont massacrés par la foule.


Flesselles, prévôt des marchands, accusé de trahison, est lui aussi massacré.


Le 15 juillet au matin, le roi annonce devant l’assemblée qu’il a donné l’ordre de retirer les troupes de Paris.



Premier assaut contre La Bastille - dessin de Prieur - Musée Carnavalet


Un cri éclate

« A la bastille ! »


Qui l’a poussé ?


Un fourrier des gardes-françaises nommé Labarthe, a-t-on dit, et plusieurs de ses camarades.


Cinq ou six cents hommes répètent après eux:

« A la Bastille ! »


Puis, traînant leurs canons, dressant leurs mousquets et leurs piques, par la rue Saint-Antoine ils se portent sur la citadelle pour y trouver d’autres armes.


Du Palais-Royal, une autre colonne accourt.


La Bastille, on en fait après l’événement le symbole du despotisme, l’abominable donjon où agonisaient des malheureux, coupables seulement d’avoir déplu au tyran ou à ses maîtresses.

En vérité, l’ancien château de Charles V, avec ses huit tours grises couronnées de canons rouillés, n’est plus qu’une prison de luxe où le roi fait enfermer pour quelques semaines, bien nourris, bien logés, recevant des visites et parfois même pourvus de permissions de sortie, des fils de famille extravagants ou des libellistes sans mesure.

Elle est commandée par un galant homme, Jourdan de Launay, qui dispose seulement de trente-deux Suisses et de quatre-vingt-deux invalides.

Il n’a que pour deux jours de vivres et d’eau.



Maillard va chercher le billet où Launay, gouverneur de La Bastille, offre sa reddition - aquatinte de Janinet



Le Comité permanent de l’Hôtel de ville, craignant de voir la populace s’emparer de la forteresse, afin de lui ôter tout prétexte, envoie un officier et deux sous-officiers demander à Launay de retirer ses canons des embrasures. Le gouverneur les retient à déjeuner et fait reculer les pièces.


Ne voyant pas revenir ses émissaires, le Comité en envoie un autre, un avocat de Reims, l’électeur Thuriot, chargé de la même requête. Thuriot, dogue brutal, outrepasse sa mission et harangue de haut la garnison, la somme même de se rendre, au nom « de la nation et de la patrie »



Launay promet de ne pas faire feu sur la foule qui bat les rues, si elle n’attaque pas.

Thuriot est hué par elle quand il sort.

A une heure et demie, un millier d’hommes en armes entourent la forteresse et derrière eux un océan de badauds.

Des coups de feu partent ça et là.


On entend marteler ce refrain:

« Nous voulons la Bastille ! »


Un brasseur du faubourg Saint-Antoine, très populaire, le gros Santerre, propose d’y mettre feu.

Il fait chercher des charrettes de paille et de l’huile.

Cependant deux anciens soldats se faufilent jusqu’au toit du corps-de-garde et abattent à coups de hache le pont-levis qui donne accès à la première des deux cours, dite cour du Gouvernement.

Les plus enragés s’y précipitent. Launay alors commande de tirer.

Le peuple crie à la trahison, car il croit que c’est Launay qui a fait lui-même abaisser le pont-levis pour attirer les assaillants dans un piège.

On relève une quinzaine de blessés qu’on transporte à l’Hôtel de ville.

Rue de la Contrescarpe, la foule regarde la fumée qui entoure la forteresse - peinture anonyme, école française du temps - collection particulière

Le comité permanent envoie coup sur coup deux députations à Launay pour qu’il accepte une garnison fournie par la milice bourgeoise. La première, conduite par l’abbé Fauchet, ne peut entrer à la Bastille. La seconde, dirigée par Corny, réussirait peut-être quand la fusillade reprend. A ce moment - il est quatre heures - le siège devient sérieux. Trois cent gardes-françaises, avec quatre pièces, de canon, sont arrivés au pas de course, conduits par un officier du régiment Reine-Infanterie, Elie et un ancien sous-officier, Hulin. Sous le feu des défenseurs, ils pénètrent dans la cour du Gouvernement. Elie et un mercier nommé Réole écartent les voitures chargées de paille qui commençaient de flamber.



Flesselles assassiné sur les marches de l'Hôtel de Ville - dessin de Prieur - Musée Carnavalet

Deux canons sont braqués contre le second pont-levis. Trois pièces le défendent, chargées à mitraille. Launay n’en fait partir qu’une seule. Il ne manque point de bravoure, mais de caractère. Pas un canon des tours ne tire. Sous ce chef incertain, la garnison se divise : les Suisses seuls veulent résister, les invalides ne pensent qu’à se rendre. Impressionné par leurs supplications, n’attendant plus de secours, car Besenval, dont les régiments, rien qu’en paraissant, pouvaient effondrer l’émeute, est resté coi. Launay songe à faire sauter sa poudrière.




Arrestation de Launay - dessin de Prieur - Musée Carnavalet

Deux invalides, Ferrand et Béquart, baïonnette à la main, l’empêchent. Le gouverneur se résigne alors à capituler. Franchissant le fossé sur une planche, un grand diable à tête triste, le clerc d’huissier Maillard, va chercher le billet où Launay offre sa reddition. Elie et Hulin donnent leur parole qu’il ne sera fait de mal à personne. « Bas le pont ! » crie le peuple impatient...




Le Marquis de Launay - d'après une peinture de Cagliostro


Le pont tombé, une horde se rue dans la cour intérieure, s’empare des officiers, saccage dans ces derniers recoins l’immense citadelle, court aux cahots et délivre les sept prisonniers : quatre faussaires, un sadique qu’il faudra le lendemain remettre sous clef et deux fous. On porte en triomphe ces martyrs de l’absolutisme. Traîné par les quais à la place de Grève, tête nue, en frac gris, Launay, en dépit des généreux efforts de Hulin, est massacré après s’être défendu « comme un lion ». Le garçon cuisinier Desnot lui coupe la tête avec un canif. Le corps disparaît, déchiqueté. Sont tués aussi au désespoir d’Elie qui les défend en vain, le major de Losne, l’aide-major Miray, le lieutenant Person et trois invalides, parmi lesquels ce Béquart qui pourtant avait empêché le gouverneur de faire sauter la Bastille avec les assiégeants.




Délivrance du Comte De Lorges, prisonnier à La Bastille depuis 32 ans - gravure du temps

Saoûle d’une si facile victoire, fière de ses drapeaux souillés et des cinq ou six têtes fichées sur les piques, la populace se jette alors sur l’Hôtel de ville. Elle porte au premier rang Elie, couronné de lauriers. Près de lui, un jeune ouvrier brandit le règlement et les clefs de la Bastille attachés à la baïonnette. Le Comité permanent, que blanchit la peur, entoure le prévôt Flesselles. La foule l’accuse, l’insulte. Quelques électeurs essaient en vain de le défendre. Flesselles, sommé de venir se justifier au Palais-Royal, descend bravement pour s’y rendre. Il est abattu d’un coup de pistolet comme il sort de l’Hôtel de ville. Sa tête, sur une pique, va voisiner avec celle de Launay.


Les prisonniers de La bastille sont conduits en triomphe par les rues de Paris - gravure du temps

Les vainqueurs de la Bastille ont eu quatre-vingt-dix-huit morts. C’est beaucoup moins une victoire du peuple qu’une victoire de la canaille. La faction d’Orléans s’y est activement employée, encore que l’événement ait dépassé son attente. Paris n’est pas très fier: il éprouve surtout de l’angoisse. Des bandits et des filles dansent dans le jardin du Palais-Royal autour des têtes coupées, d’un paquet d’entrailles attaché à une perche et d’un cœur entouré d’œillets blancs. Ils chantent:

« Ah ! il n’est pas de fête

Quand le cœur n’y est pas ! »




La tête de Launay hissée au bout d'une fourche - d'après le croquis au crayon de Girodet

L’abominable saturnale épouvante le vrai peuple. Le Comité permanent fait circuler sans arrêt des patrouilles par les rues dépavées où de loin en loin se dressent des barricades. Les cloches des églises sonnent le tocsin et par instants on entend le canon. Les gens se cachent dans leurs caves. Ils croient que les régiments étrangers sont arrivés pour noyer la ville dans le sang.



La journée mémorable du 14 juillet 1789 - gravure populaire

Le ministère Breteuil, le « ministère des cent heures », comme on l’appellera, est encore tout à l’illusion. Son programme est prêt. Louis XVI doit se rendre le 15 juillet à l’Assemblée ; il y renouvellera sa déclaration du 23 juin et dissoudra les Etats. La banqueroute sera déclarée, et cent millions de billets mis en circulation pour les besoins du Trésor. Les troupes doivent en même temps attaquer Paris sur sept points et occuper le Palais-Royal. Depuis deux jours, les gardes du corps ne quittent plus leurs bottes. Dans la soirée du 14, le comte d’Artois et la duchesse de Polignac viennent apporter des friandises aux deux régiments allemands campés à l’Orangerie de Versailles et boivent gaîment à leur santé.

Premier volet de notre série sur la journée du 14 juillet 1789.

Avant d'entrer dans le feu de l'action à la Bastille, petit rappel du contexte de l'époque.

Claude Quétel, auteur de «L'histoire véritable de la Bastille», plante le décor...



Le 14 juillet 1789, heure par heure (1/3)

Le décor


Deuxième épisode de notre série sur la journée du 14 juillet 1789.

Les émeutiers parisiens, armés de fusils réquisitionnés aux Invalides, prennent la direction de la Bastille.

La tension monte...

Le fil des événements avec Claude Quétel, auteur de «L'histoire véritable de la Bastille»




Le 14 juillet 1789, heure par heure (2/3)

L'assaut



Dernier volet de notre série sur la journée du 14 juillet 1789.


L'historien Claude Quétel revient sur le retentissement de la prise de la Bastille.


Dès le lendemain, les grandes cours d’Europe se figent avec effroi.


Mais à Versailles, le roi Louis XVI sous-estime la portée de l’évènement…


Le 14 juillet 1789, heure par heure 3/3.

Le symbole


3ème volet de notre série sur le 14 juillet 1789: le retentissement de la prise de la Bastille dans les jours qui suivent...


victimes de la Révolution française


Bernard René Jourdan de Launay, seigneur de La Bretonnière marquis de Launay Gouverneur de la Bastille, massacré le 14 juillet. Né le 9 avril 1740 au Château de la Bastille à Paris. Baptisé le 9 avril 1740 en la Paroisse Saint Paul à Paris, Assassiné le 14 juillet 1789 à La Bastille, Paris (victime de la Révolution française)à l'âge de 49 ans



Parents

René Jourdan, seigneur de Launay 1673-1749
Charlotte Renée Aubry d'Armanville +1759

Marié en 1763 avec Ursule Philippe +/1765

dont
Ursule 1764-1839

Remarié le 21 avril 1768 à Saint-Gervais Saint-Protais, Paris, avec Geneviève Thérèse Le Boursier 1740-1798,

dont
Charlotte Gabrielle 1770


Né à la Bastille où son père était gouverneur, il est d’abord admis aux mousquetaires du roi en 1748, puis aux gardes-françaises. En 1776, il succède à M. de Jumilhac comme gouverneur de la Bastille. Le 19 décembre 1778, il commet déjà une grosse bévue : comme les ordres n’arrivaient pas, il ne fait pas tonner le canon – comme le voulait la tradition – afin de saluer la naissance de la fille de Louis XVI (Madame Royale).

Le 14 juillet 1789, lors de la prise de la Bastille, il est massacré par les patriotes malgré la tentative de médiation de Corny, sa tête sera dit-on, découpée au canif par un garçon cuisinier nommé Desnot, avant d'être promenée au bout d'une pique dans les rues de la capitale; c'est l'une des premières victimes de la Révolution. Cet événement a fait l'objet d'une toile du peintre Charles Thévenin.
Un des officiers assiégés, le lieutenant Deflue, laissera ce portrait peu flatteur:


Joseph François Foullon, baron de Doué, dit Foulon,Conseiller dEtat ; adjoint à Broglie dans le ministère Breteuil. Intendant des Finances. Né le 26 juin 1715 à Saumur Assassiné le 22 juillet 1789 lynché le 22 juillet et pendu par le peuple de Paris après la prise de la Bastille (victime de la Révolution française) à l'âge de 74 ans



Louis Bénigne François de Bertier de Sauvigny, seigneur de Sauvigny Conseiller du roi Maître des requêtes Surintendant des finances de la reine gendre du précédent, intendant de Paris, Né le 23 mars 1737 à Paris St Nicolas des Champs. Baptisé le 24 mars 1737 à Paris (Saint-Nicolas des Champs) - Massacré le 22 juillet 1789 à Paris St Merry (victime de la Révolution française) à l'âge de 52 ans. Accusé, entre autres, de spéculations sur les grains, il fut tué, après Foullon, par les émeutiers révolutionnaires le 22 Juillet 1789.


Charles de Rouillé, et son gendre Balthazar Michel de Montesson, tous deux, massacrés à Ballon, le 22 juillet
Charles de Rouillé augmenta les richesses des Cureau, devint grand propriétaire et se donna un vernis de noblesse en achetant une charge anoblissante de secrétaire du roy. Il fut associé au bureau d'agriculture en 1766, conseiller de ville en 1770, lieutenant du maire en 1777, et porta le nom de Cureau de La Moustière, du nom d'une terre qui lui venait de sa femme.

Appelé le 22 juillet 1789 à Ballon pour tenter d'apaiser une émeute, il y fut massacré en même temps que son gendre le comte de Montesson. Ce double assassinat fut un des premiers crimes de la Révolution française.


Balthazar Michel de Montesson. Né le 14 octobre 1748 à Douillet-le-Joly - Assassiné le 22 juillet 1789 à Ballon (victime de la Révolution française) à l'âge de 40 ans


Jean Laisnay, secrétaire de l'Intendance, Bourgeois de Paris Né en 1732 - Assassiné en juillet 1789 à Paris (lynché par la foule) (victime de la Révolution française) à l'âge de 57 ans. Jean Laisnay, était bourgeois de Paris et secrétaire de l'Intendance. En juillet 1789, l'Intendant a été lynché et mis à mort par la foule. Les Laisnay, loyaux serviteurs de la royauté, logeaient à deux pas. Anne, et peut-être sa sœur Thérèse, n'ont dû leur salut qu'à leur fuite en Espagne. Ainsi, Flora Tristan la révoltée, est-elle l'enfant d'un couple de monarchistes catholiques.


Jacques Cathelineau
le Saint de l'Anjou


Généralissime de l'Armée Catholique et Royale
Né le 5 janvier 1759 à Le Pin-en-Mauges (Maine-et-Loire)
Décédé le 14 juillet 1793 à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) (victime de la Révolution française) à l'âge de 34 ans

Parents

Jean Cathelineau 1732/-1777/
Perrine Hudon 1735-1780

Marié le 4 février 1777, Le Pin-en-Mauges (Maine-et-Loire), avec Louise Godin 1751-1810

dont
Perrine 1778-1778
Jeanne Louise 1779-1780
Marie 1781-1860
Louise Perrine 1783-1872
Jacqueline Marie 1784-1784
Jacques 1785-1785
Jacques-Joseph de Cathelineau 1787-1832
Marie Rose 1788-1873
Félicité 1790-1790
Jeanne 1791-1873
Anastasie Perrine 1792-1793

Jacques Cathelineau, le saint d'Anjou, mortellement blessé à la bataille de Nantes, rendit son âme à Dieu le 14 juillet 1793 à Saint Florent le Vieil.



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MessageSujet: 14 juillet 1789   Lun 26 Fév - 17:15
















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MessageSujet: 14 juillet 1789: Tableaux résumant les exécutions qui ont eu lieu à Paris pendant la période révolutionnaire   Lun 26 Fév - 17:17

14 juillet 1789: Tableaux résumant les exécutions qui ont eu lieu à Paris pendant la période révolutionnaire




Tableaux résumant les exécutions

qui ont eu lieu à Paris
pendant la période révolutionnaire
du 14 juillet 1789 au 21 octobre 1796
Âge des exécutés nombre
Au-dessous de 18 ans 22
De 18 à 20 ans 45
De 20 à 25 ans 336
De 25 à 50 ans 1 669
De 50 à 60 ans 528
De 60 à 70 ans 103
Au-dessus de 80 ans 9
Hommes 2548
Femmes 370
Total 2918
Professions et conditions des exécutés nombre
Membres de l'épiscopat, évêques, archevêques, coadjuteurs 6
Maréchaux de France et lieutenants généraux 25
Magistrats, membres des anciens parlements 245
Ecclésiastiques, prêtres, moines, religieux 319
Membres de l'Assemblée constituante et législative 39
Membres de la Convention 45
Membre de la Commune de Paris 73
Professions libérales : financiers, avocats, médecins, notaires, employés 479
Nobles des deux sexes en dehors des désignations précédentes : officiers et soldats 365
Hommes et femmes de lettres 25
Artistes 16
Marchands des deux sexes 275
Artisans et artisanes 391
Domestiques des deux sexes : cochers, jardiniers, etc. 129
Laboureurs et cultivateurs 105



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MessageSujet: Gouvernement du château royal de la Bastille   Mer 28 Fév - 16:02



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MessageSujet: Re: 14 juillet 1789: Le "Rien" du journal de Louis XVI   

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14 juillet 1789: Le "Rien" du journal de Louis XVI
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