Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 27 juillet 1794 (9 thermidor an II) chute et arrestation de Maximilien de Robespierre.

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yann sinclair

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MessageSujet: 27 juillet 1794 (9 thermidor an II) chute et arrestation de Maximilien de Robespierre.   Mer 26 Juil - 18:47

Ce jour-là, la guillotine revient place de la Révolution pour Maximilien de Robespierre

chute et arrestation de Maximilien de Robespierre

À la Convention, le 9 thermidor

Tous les députés de la Plaine sont présents. Collot d’Herbois, le président, ouvre la séance à onze heures. Après lecture de la correspondance, vers midi, Saint-Just monte à la tribune.

   « Je ne suis d’aucune faction, je les combattrai toutes. Vos Comités de sûreté générale et de salut public m’avaient chargé de vous faire un rapport sur les causes de la commotion sensible qu’avait éprouvé l’opinion publique dans ces derniers temps. La confiance des deux comités m’honorait ; mais quelqu’un cette nuit a flétri mon cœur et je ne veux parler qu’à vous… On a voulu répandre que le gouvernement était divisé : il ne l’est pas ; une altération politique, que je vais vous rendre, a seulement eu lieu. »

À ce moment, Tallien l’interrompt :

  « Hier un membre du gouvernement s’en est isolé et a prononcé un discours en son nom particulier ; aujourd’hui, un autre fait la même chose… Je demande que le rideau soit entièrement déchiré ! »

Grand tumulte. Au même instant, les membres du Comité de salut public pénètrent dans la salle. Billaud-Varenne, escalade la tribune et interrompt Tallien. il s'étonne de voir Saint-Just à la Convention alors que celui-ci avait promis de soumettre son discours aux comités, il attaque ensuite Robespierre avec vigueur et lorsque celui-ci veut lui répondre, il est couvert par les cris de « À bas le tyran ! ». Dans le vacarme et la confusion, Billaud demande l’arrestation d’Hanriot et de son état-major, ainsi que du président du Tribunal révolutionnaire. Cette fois, Robespierre veut absolument parler. Il monte à la tribune, il en est empêché par les mêmes cris. Collot donne alors la parole à Barère qui fait voter un décret ôtant à Hanriot le commandement de la garde nationale. Vadier lui succède à la tribune et revient sur l’affaire Théot, Tallien, qui veut en finir, demande qu’on « ramène la discussion à son vrai point ».

Robespierre tente d'intervenir, de nouveau les huées des députés couvrent sa voix. Tallien reprend son réquisitoire. Robespierre veut avoir la parole et s'insurge. « Pour la dernière fois, président d’assassins, je te demande la parole - Tu n’auras la parole qu’à ton tour » répond Thuriot qui a remplacé Collot à la présidence.

Louis Louchet député montagnard et dantoniste de l’Aveyron demande le premier un décret d’arrestation contre Robespierre. Hâtivement le président met la motion aux voix et la déclare aussitôt votée à l’unanimité. Louvet demande que la motion vaille aussi pour Couthon, Saint-Just et Augustin Robespierre. Le Bas demande à partager leur sort. Barère monte à nouveau à la tribune avec un décret proposé par le Comité de salut public : il comporte l’arrestation des deux Robespierre, Saint-Just, Couthon, Le Bas, ainsi que de Dumas, Hanriot, Boulanger, Lavalette, Dufresse, Daubigny et Sijas. Les députés arrêtés sont conduits au Comité de sûreté générale aux environs de quatre heures de l’après-midi.

À la Convention, le 9 thermidor

Tous les députés de la Plaine sont présents. Collot d’Herbois, le président, ouvre la séance à onze heures. Après lecture de la correspondance, vers midi, Saint-Just monte à la tribune.

  « Je ne suis d’aucune faction, je les combattrai toutes. Vos Comités de sûreté générale et de salut public m’avaient chargé de vous faire un rapport sur les causes de la commotion sensible qu’avait éprouvé l’opinion publique dans ces derniers temps. La confiance des deux comités m’honorait ; mais quelqu’un cette nuit a flétri mon cœur et je ne veux parler qu’à vous… On a voulu répandre que le gouvernement était divisé: il ne l’est pas; une altération politique, que je vais vous rendre, a seulement eu lieu. »

À ce moment, Tallien l’interrompt :

   « Hier un membre du gouvernement s’en est isolé et a prononcé un discours en son nom particulier; aujourd’hui, un autre fait la même chose… Je demande que le rideau soit entièrement déchiré ! »

Grand tumulte. Au même instant, les membres du Comité de salut public pénètrent dans la salle. Billaud-Varenne, escalade la tribune et interrompt Tallien. il s'étonne de voir Saint-Just à la Convention alors que celui-ci avait promis de soumettre son discours aux comités, il attaque ensuite Robespierre avec vigueur et lorsque celui-ci veut lui répondre, il est couvert par les cris de « À bas le tyran ! ». Dans le vacarme et la confusion, Billaud demande l’arrestation d’Hanriot et de son état-major, ainsi que du président du Tribunal révolutionnaire. Cette fois, Robespierre veut absolument parler. Il monte à la tribune, il en est empêché par les mêmes cris. Collot donne alors la parole à Barère qui fait voter un décret ôtant à Hanriot le commandement de la garde nationale. Vadier lui succède à la tribune et revient sur l’affaire Théot, Tallien, qui veut en finir, demande qu’on « ramène la discussion à son vrai point ».

Robespierre tente d'intervenir, de nouveau les huées des députés couvrent sa voix. Tallien reprend son réquisitoire. Robespierre veut avoir la parole et s'insurge. « Pour la dernière fois, président d’assassins, je te demande la parole - Tu n’auras la parole qu’à ton tour » répond Thuriot qui a remplacé Collot à la présidence.

Louis Louchet député montagnard et dantoniste de l’Aveyron demande le premier un décret d’arrestation contre Robespierre. Hâtivement le président met la motion aux voix et la déclare aussitôt votée à l’unanimité. Louvet demande que la motion vaille aussi pour Couthon, Saint-Just et Augustin Robespierre. Le Bas demande à partager leur sort. Barère monte à nouveau à la tribune avec un décret proposé par le Comité de salut public: il comporte l’arrestation des deux Robespierre, Saint-Just, Couthon, Le Bas, ainsi que de Dumas, Hanriot, Boulanger, Lavalette, Dufresse, Daubigny et Sijas. Les députés arrêtés sont conduits au Comité de sûreté générale aux environs de quatre heures de l’après-midi.

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MessageSujet: Re: 27 juillet 1794 (9 thermidor an II) chute et arrestation de Maximilien de Robespierre.   Dim 13 Aoû - 15:27

A mettre en rapport avec ce superbe article de notre ami Yann, l'avis de quelques politiques sur Maxou.

Bruno Retailleau, président du conseil régional des Pays de la Loire : « Robespierre, le virtuose de la Terreur, fut le fossoyeur des idéaux de la Révolution française. Il a habilement retourné le sens des mots liberté, égalité, fraternité pour en faire des armes au service d'une idéologie sanguinaire. En incarnant parfaitement cette idée prométhéenne autant que faustienne de la table rase, il inaugure en fait la matrice des totalitarismes modernes. »

Jean-Luc Mélenchon, député de La France insoumise : « Disqualifier Robespierre, c'est depuis toujours disqualifier la Révolution, et à travers celle-ci son œuvre libératrice, les principes d'action politique qui ont triomphé avec elle. »

Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille : « Il n'y a pas de révolution sans excès. Les origines de Robespierre, sa formation professionnelle, son domicile rue Duphot ne le prédisposaient pas à tant de violence, tant de tyrannie, tant de barbarie. Il ira, lui aussi, à l'échafaud avec une importante blessure au visage. Pour moi, il appartient à la même catégorie de personnes que le conventionnel Fréron qui voulait boucher le port de Marseille, brûler la forêt de la Sainte-Baume et qui en a été empêché par Napoléon. Cependant, Fréron déclara Marseille Ville-sans-nom. »

Pierre Moscovici, commissaire européen : « La justice sociale et la démocratie directe ne peuvent pas excuser la Terreur et l'autoritarisme. »

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste : « Si la révolution est un bloc, nul n'ignore la Terreur et Robespierre. Ce dernier était le modèle de Lénine en cette année anniversaire de 1917, comment l'oublier alors que l'opposition de gauche au stalinisme, les dissidents en Russie et en Europe de l'Est, et surtout les hommes de Solidarnosc préféraient Danton ? On se souviendra de Gérard Depardieu immortalisant ce dernier dans le rôle-titre du réalisateur polonais Andrzej Wajda. L'historien François Furet nous dit que Robespierre fut l'architecte de la Terreur. À ce titre, il représente un épisode épouvantable de notre grande Révolution. D'autres historiens, comme Albert Soboul, Albert Mathiez ou Claude Manceron, seront plus indulgents en le présentant comme un défenseur de la paix refusant la guerre contre l'Autriche et ne recourant à la Terreur que devant la double menace des monarchies coalisées et des insurrections fédéralistes et vendéennes.
On veut voir dans le Montagnard l'homme de la démocratie directe, du droit de vote pour tous. S'il est toujours possible ou souhaitable de prendre du recul pour juger et faire l'histoire, peut-on, comme Jean-Luc Mélenchon, faire de Robespierre son héros. Évidemment, quand Emmanuel Macron se réclame de la Révolution, le champ des possibles est infini et rien n'a de sens. Mais la Terreur, tout de même, ce n'est pas neutre. La théorisation de la déchristianisation via le culte de l'être suprême, ce n'est pas rien... surtout lorsqu'elle débouche sur la grande Terreur (la loi de Prairial). L'Incorruptible – son surnom –, évidemment, cela en jette. Mais que d'actes arbitraires ont été commis par cet homme moins romantique que Saint-Just, moins orateur que Danton, moins concepteur que Condorcet ou Sieyès, moins littéraire que Desmoulin. Ils sont nombreux à lui être supérieurs dans cette révolution qui forgea la France. Alors, pourquoi ce culte à Robespierre ? Pour se convaincre que la radicalité révolutionnaire est incarnée dans cet homme tout entier. Mais alors, pourquoi pas Hébert ou Marat ? Il y a une fascination pour Robespierre chez de nombreux révolutionnaires, car, comme Louis XIV ou Napoléon incarnaient le pouvoir absolu, Robespierre incarne la révolution absolue. J'ai toujours pensé pour ma part qu'il fallait se méfier de tout ce qui se voulait absolu. Discutant avec François Mitterrand à l'Élysée, où il m'avait convié tandis que j'étais alors jeune étudiant, nous évoquâmes la Révolution. Il me dit dans un demi-sourire : Quand elle vient, il faut la faire. Mais dans le Marais. Car ça se termine toujours mal. Il n était pas tout à fait robespierriste. Moi non plus. »

çui là c'est pas la concision qui l'étouffe  

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